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"Armstrong est véritablement un cas, comme on le dit en médecine d'un sujet qui présente des caractères psychologiques particuliers", commente le chroniqueur québécois Pierre Foglia dans La Presse. "Je m'en doutais", écrit-il, "mais jamais cela ne m'est apparu aussi clairement que dans la première partie de l'entrevue accordée à Mme Oprah Winfrey, jeudi soir".

"A-t-on affaire à un caractériel, à un sociopathe?", se demande-t-il. Et de citer des extraits de l'entrevue:

"Oprah: Comment avez-vous pu poursuivre en justice tous ces gens qui disaient que vous vous dopiez, alors que vous saviez très bien qu'ils disaient vrai?"

Le courant de la psychologie positive ne décrit pas suffisamment les limites des émotions positives, expose le journaliste Eric Jaffe dans la revue Observer de l'Association for Psychologial Science.

"C'est formidable de se sentir bien" mais ça l'est moins, donne-t-il en exemples, d'être dans un épisode de manie (trouble bipolaire), ou de se sentir bien quand il serait plus adapté de se sentir en colère ou anxieux, ou encore de faire de la quête du bonheur son seul but dans la vie.

En 2011, rapporte-t-il, la psychologue June Gruber de l'Université Yale et ses collègues ont publié dans la revue Perspectives on Psychological Science une analyse du "côté sombre" du bonheur, décrivant les conditions dans lesquelles les émotions positives cessent d'être utiles et commencent à être nuisibles.

Les idées sociales conservatrices sont liées à des traits de personnalité anti-sociaux, selon une étude du psychologue Marcus Avan de l'Université de Tampa (Floride), publiée dans la revue Neuroethics.

Ces traits sont le narcissisme (un sens grandiose de sa propre valeur), le machiavélisme (la manipulation et la tromperie) et la psychopathie (l'absence de remords et de culpabilité). Ils ont été surnommés la triade noire de la personnalité. Les idées conservatrices étaient 5 à 30 fois plus liées à ces traits de personnalité que les idées plus de gauche.

La plupart des étudiants n'utilisent pas les stratégies les plus efficaces pour étudier et, pire, les stratégies couramment utilisées sont parmi les moins efficaces, selon une étude publiée dans la revue Psychological Science in the Public Interest.

John Dunlosky de la Kent State University et ses collègues ont analysé 10 stratégies d'étude qu'ils ont cotées selon leur utilité.

Les stratégies de faible utilité

Les stratégies de plus faible utilité sont paradoxalement les plus recommandées et utilisées, soulignent les chercheurs.

Dans leur récent livre "The H Factor of Personality" ayant comme sous titre "Pourquoi certaines personnes sont manipulatrices, pensent que tout leur est dû, sont matérialistes et exploiteuses - et pourquoi cela concerne tout le monde" (1), les psychologues Michael Ashton et Kibeom Lee présentent le nouveau modèle de la personnalité qu'ils ont proposé en 2008 et qui a été largement considéré comme un avancement dans le domaine de la psychologie de la personnalité.

Le facteur H réfère à une dimension de la personnalité (un continuum à deux extrémités dont l'une est le contraire de l'autre) qu'ils ont appelée honnêteté / humilité. Les personnes ayant des niveaux élevés du facteur H sont sincères et sans prétention, et les personnes ayant des niveaux faibles sont trompeuses et prétentieuses.

Alors que les gens savent à quel point leur personnalité, leurs goûts et leurs idées ont changé avec les années, ils ont tendance à sous-estimer à quel point ils changeront dans l'avenir, selon des travaux publiés dans la revue Science. Ils semblent avoir l'illusion qu'ils sont devenus leur réelle et dernière version, commentent les auteurs. L'illusion de stabilité persisterait de l'adolescence à la retraite.

Daniel T. Gilbert de l'Université Harvard et ses collègues (1) rapportent une première étude qui impliquait plus de 19 000 personnes, âgées de 18 à 68 ans, qui ont passé un test de personnalité et répondu à des questions sur leurs préférences, actuelles et de 10 ans auparavant, concernant la nourriture, les vacances, les loisirs, la musique…. Il leur était aussi demandé de prédire ce que seraient leurs réponses dans 10 ans.

Consommer de l'alcool à un jeune âge augmenterait le risque de dépendance (alcoolisme), selon une étude française publiée dans la revue Neuropharmacology.

Mickaël Naassila et ses collègues de l'Institut national français de la santé et de la recherche médicale (INSERM) ont étudié, chez le rat, les effets à long terme des intoxications alcooliques répétées à l’adolescence sur la prédisposition et la motivation à consommer de l’alcool pouvant créer une addiction à l’âge adulte.

Les intoxications répétées à l’adolescence, alors que le cerveau n’a pas fini sa maturation, entraînaient une plus grande consommation d’alcool à l’âge adulte et provoquaient des modifications neurologiques à long terme.

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