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Un seul médicament semble prévenir certaines complications et réduire la mortalité chez les personnes atteintes du diabète de type 2, estime la revue Prescrire dans son numéro de décembre.

"On ne connaît pas de médicament qui guérisse le diabète", rappellait la revue en juillet dernier. "La prise en charge du diabète de type 2", réitère-t-elle ce mois-ci, "vise à éviter ou à retarder la survenue de complications graves, parfois mortelles. Elle repose d'abord sur des mesures diététiques et de l'exercice physique."

Les personnes qui dorment moins longtemps et celles qui se couchent plus tard ont davantage tendance à être submergées par des pensées négatives répétitives, selon une étude américaine publiée dans la revue Cognitive Therapy and Research.

Elles ont tendance à se soucier excessivement de l'avenir, à trop creuser le passé et à souffrir de pensées intrusives désagréables sur lesquelles elles sentent ne pas avoir de contrôle.

"Cette personne a-t-elle l'air gentil? intelligent? têtu? Pour la plupart des gens, la perception des émotions sur un visage est évidente. C'est différent pour les personnes atteintes d'un trouble du spectre de l'autisme (TSA)", disent les auteurs d'une étude franco-québécoise publiée dans le Journal of Autism and Developmental Disorders.

"L'évaluation du visage d'un individu est un processus rapide qui influence nos relations ultérieures avec lui. Nous basons notre jugement sur une simple observation", souligne Baudouin Forgeot d'Arc du département de psychiatrie de l'Université de Montréal.

Des images de l'activité du cerveau lors de pensées sociales ont permis d'identifier les personnes atteintes d'autisme dit de haut niveau (aussi appelé syndrome d'Asperger) avec une grande précision dans une étude financée par le National Institute of Mental Health américain et publiée dans la revue PLOS One.

Les troubles psychiatriques, disent-ils, incluant l'autisme, sont diagnostiqués sur la base d'une évaluation du comportement. Mais l'imagerie cérébrale et les neurosciences cognitives sont prêtes à fournir des outils puissants, disent-ils.

Les personnes atteintes du diabète de type 2 dans la cinquantaine sont plus susceptibles de présenter un déclin cognitif dans les années qui suivent, selon une étude publiée dans la revue Annals of Internal Medicine.

Des études précédentes ont montré un lien entre le diabète et le risque de démence (dont la maladie d'Alzheimer), indiquent les chercheurs. Mais le lien avec le déclin cognitif dit lié à l'âge n'était pas clair.

Le cannabis entraîne chez certaines personnes une tendance à court terme à la paranoïa, selon une étude publiée dans la revue Schizophrenia Bulletin. Certains facteurs psychologiques favorisent cette réaction.

"La paranoïa est une pensée excessive que des personnes essaient de nous faire du tort", précisent les chercheurs. "Elle est très commune, car dans nos vies de tous les jours, nous devons évaluer si nous devons faire confiance ou se méfier, et quand nous nous trompons, c'est la paranoïa. Beaucoup de gens ont quelques pensées paranoïaques, et quelques personnes ont beaucoup de pensées paranoïaques", disent-ils.

Des chercheurs américains présentent certains signes qui peuvent indiquer un déclin des capacités à gérer leurs propres finances chez les personnes âgées atteintes d'un déficit cognitif léger.

Le déclin des capacités dans le domaine financier représente souvent un des premiers changements dans la capacité de fonctionner de façon autonome chez les personnes atteintes d'un tel déficit qui évolue vers une démence débutante, telle que la maladie d'Alzheimer, indique Daniel Marson de l'Université d'Alabama à Birmingham et ses collègues.

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