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Le DSM-5, la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1) dont le lancement par l'American Psychiatric Association (APA) est prévu pour le 22 mai, ne prend pas suffisamment en compte les influences sociales sur la santé mentale et les diagnostics, estiment des chercheurs en sciences sociales et en santé publique dans la revue Health Affairs.

Une préoccupation qui a sous-tendu le travail de révision du manuel était l'établissement de bases neuroscientifiques pour les diagnostics. Mais en pratique, disent Helena Hansen de l'Université de New York et 11 collègues, les diagnostics continuent d'être organisés autour d'ensembles de symptômes parce que les connaissances sur les mécanismes biologiques demeurent insuffisants.

Les joueurs pathologiques souffrent d'un biais d'optimisme qui modifie leur représentation des probabilités et qui influence leurs décisions, selon une étude française publiée dans la revue Psychological Medicine. Cette caractéristique aide à expliquer et à anticiper la vulnérabilité de certaines personnes face aux jeux d'argent.

Un nombre croissant de joueurs souffrent de jeu pathologique, qui consiste en une incapacité à limiter la fréquence et la hauteur des mises dans des jeux d'argent. Un trouble qui est considéré tantôt comme un trouble du contrôle des impulsions, tantôt comme une addiction comportementale (1).

Dans le DSM-5, la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1) dont la parution est prévue pour le 22 mai, les troubles liés aux traumatismes et au stress constituent une catégorie distincte qui inclut:

  • Le trouble réactif de l'attachement
  • Le trouble d'engagement social désinhibé
  • Le trouble de stress posttraumatique
  • Le trouble de stress aigu
  • Le trouble d'adaptation
  • Autre trouble lié aux traumatismes et au stress spécifié
  • Trouble lié aux traumatismes et au stress non spécifié

Les principales différences concernant ces troubles par rapport au DSM-IV ont récemment été décrites par l'American Psychiatric Association (APA).

Les personnes atteintes de douleur chronique qui prennent plusieurs médicaments (autres que ceux de la classe des antidouleur opiacés) peuvent présenter des effets secondaires cognitifs, selon une étude présentée au congrès annuel de l'American Academy of Pain Medicine.

Cady Block de l'Université d'Alabama à Birmingham et ses collègues ont mené cette étude avec 30 personnes atteintes de douleur chronique qui prenaient en moyenne 3,93 médicaments et un groupe de comparaison de 30 personnes sans douleur et prenant en moyenne 1,20 médicaments.

Des médicaments courants qui ont des effets anticholinergiques incluent ceux qui concernent la douleur (ex.: atropine, codéine), le sommeil (alprazolam, amitriptyline), l'humeur (bupropion, l'halopéridol), l'inconfort gastro-intestinal (dimenhydrinate, lopéramide) et les problèmes cardiaques (aténolol, dipyridamole).

Les facteurs qui influencent l'estime de soi chez les jeunes adolescents diffèrent selon la classe sociale, indique une étude canadienne publiée dans le Journal of Research on Adolescence.

"L’opinion que l’on a de soi-même importe beaucoup, car elle conditionne l’épanouissement et l’intégration à la société. Ceci est d’autant plus vrai chez les adolescents, en pleine période de construction de leur identité", soulignent les chercheurs.

Pour comparer les façons dont les adolescents jugent de leur valeur, William M. Bukowski, du département de psychologie à l’Université Concordia et ses collègues, ont mené cette étude avec 317 jeunes adolescents (âgés de 9 à 11 ans) de Montréal et 547 de Barranquilla, ville du nord de la Colombie.

L'antidouleur paracétamol (appelé acétaminophène en Amérique du Nord et dont les noms commerciaux sont multiples: Doliprane, Dafalgan, Efferalgan, Tylénol…) pourrait réduire les effets psychologiques de l'anxiété concernant la condition humaine (dite angoisse existentielle), selon une étude publiée dans la revue Psychological Science.

Cette étude, soulignent les chercheurs, avance la compréhension de comment le cerveau traite différents types de douleur. "La douleur existe sous plusieurs formes, y compris la détresse ressentie lorsque nous sommes exposés à des pensées qui concernent l'incertitude existentielle et la mort", dit l'auteur principal, Daniel Randles du département de psychologie de l'Université de Colombie Britannique (Canada).

La musique peut être très bénéfique pour les personnes hospitalisées aux soins intensifs dont l’état est critique, montre une étude menée au Centre hospitalier universitaire de Sherbrooke (CHUS).

Olivier Lesur de l'Université de Sherbrooke et son équipe ont permis à 55 personnes hospitalisées aux soins intensifs d'écouter, 2 fois par jour, une heure de musique classique calme à tempo lent.

Ces personnes, intubées et ventilées mécaniquement, ont ressenti une diminution significative de leur niveau de stress.

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