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Les adeptes de la méditation de pleine conscience présentent une plus grande épaisseur du cortex dans des régions du cerveau responsables de la régulation de l'attention; et, une partie de ces mêmes zones est plus mince chez les personnes souffrant d'un trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH). Des chercheurs de l'Université de Montréal et de l'Université McGill établissent ce rapprochement dans un article publié dans la revue Biological Psychology.

Cette étude suggère l'intérêt de mener des études cliniques pour vérifier si des personnes aux prises avec un TDAH pourraient bénéficier des effets de la méditation. "D'autant plus que des travaux à l'aide de l'imagerie fonctionnelle ont déjà montré que la méditation pourrait améliorer les capacités d'attention de gens qui ne présentent pas un tel déficit", explique Pierre Rainville de l'Université de Montréal.

Une étude, publiée dans le Journal of Pain, a comparé les techniques cognitives les plus courantes de gestion à court terme de la douleur aiguë, soit l'acceptation, la distraction et la restructuration cognitive.

Les chercheurs s'attendaient, selon les résultats d'études précédentes, à ce que l'acceptation augmente la tolérance davantage que la distraction, et que la distraction amène une meilleure réduction de l'intensité de la douleur. Quant à l'effet de la restructuration cognitive (qui consiste à penser autrement), ses effets ont moins été étudiés.

Annika Kohl, du département de psychologie clinique et de psychothérapie de la Philipps-University de Marburg (Allemagne) et ses collègues (1) ont évalué les effets à court terme de ces méthodes avec 109 étudiantes exposées à différentes intensités de chaleur sur la peau.

La majorité des médecins de famille reçoivent peu ou pas d'informations sur les effets secondaires nocifs des médicaments lorsque visités par les représentants des compagnies pharmaceutiques, selon une étude internationale impliquant des médecins canadiens, américains et français, publiée dans le Journal of General Internal Medicine.

Pourtant, ces mêmes médecins indiquaient qu'ils allaient probablement commencer à prescrire ces médicaments, ce qui est consistant avec des études précédentes qui ont montré que les habitudes de prescription sont influencées par la promotion pharmaceutique.

Les recherches d'information sur Internet concernant les maladies et problèmes de santé mentale suivent un cycle saisonnier, selon une étude publiée dans l'American Journal of Preventive Medicine. Ce qui suggèrent que les maladies mentales sont plus fortement liées aux saisons que ce que les méthodes traditionnelles de recherche (ex. enquêtes téléphoniques) avaient permis de savoir.

John W. Ayers de l'Université de Californie à San Diego et ses collègues ont analysé toutes les requêtes d'information concernant la santé mentale aux États-Unis et en Australie entre 2006 et 2010 et les ont regroupées par types de troubles mentaux, incluant le TDAH (déficit d'attention-hyperactivité), l'anxiété, le trouble bipolaire, la dépression, les troubles alimentaires (dont l'anorexie ou la boulimie), le TOC (trouble obsessionnel compulsif), la schizophrénie et le suicide.

Des chercheurs américains présentent, dans une étude publiée dans la revue Clinical Psychological Science, une stratégie qu'ils qualifient d'étonnamment efficace pour réduire l'anxiété liée au fait de parler en public.

Apprendre à considérer autrement les signes physiques de stress tels quel les mains qui tremblent, le cœur qui bat et les mains moites aide à gérer le trac. "Le problème est que nous pensons que tout stress est mauvais", explique Jeremy Jamieson, professeur de psychologie à l'Université de Rochester. Avant de parler en public, les gens interprètent souvent les sensations associées au stress comme un signal que les choses vont mal aller.

Une croyance populaire est que les commentaires positifs constituent de meilleurs feedbacks que les commentaires négatifs, souligne la journaliste Alina Tugend, auteure du livre Better by Mistake, dans un article du New York Times intitulé You’ve Been Doing a Fantastic Job. Just One Thing … ("Tu as fait un travail formidable. Juste une chose …").

Ainsi, si l'on doit signaler quelque chose qui n'est pas correct, une règle serait de commencer par un compliment, puis de parler du problème et de terminer par un point positif. Mais donner un bon feedback est plus complexe que cela, comme le montre les études et les points de vue d'experts que rapporte la journaliste.

La sortie d'un livre du psychiatre Allen Frances, "Saving Normal: An Insider's Revolt Against Out-of-Control Psychiatric Diagnosis, DSM-5, Big Pharma, and the Medicalization of Ordinary Life" ("Sauver le normal: la révolte d'un initié contre les diagnostics psychiatriques incontrôlés, le DSM-5, Big Pharma et la médicalisation de la vie ordinaire") est prévue pour le 14 mai, soit quelques jours avant le lancement du fameux DSM-5, la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1), qui aura lieu vers la fin mai à l'occasion du congrès annuel de l'American Psychiatric Association.

Frances a dirigé l'équipe qui a réalisé la révision du DSM-III ayant donné lieu à l'actuel DSM-IV en 1994.

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