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Les personnes atteintes d'un déficit cognitif léger sont plus à risque de développer une démence si elles sont atteintes de diabète ou de symptômes psychiatriques tels que la dépression, selon une étude publiée dans l'American Journal of Psychiatry.

Le déficit cognitif léger est un état entre le déclin cognitif normal lié au vieillissement et la démence dont la maladie d'Alzheimer est la forme la plus fréquente. Il touche 19% des personnes âgées de 65 ans et plus. Environ 46% des personnes atteintes développent une démence dans les 3 ans comparativement à 3% de la population générale.

Le neurologue et écrivain britannique Oliver Sacks, âgé de 81 ans, a révélé jeudi dans une tribune du New York Times, intitulée "Ma propre vie", qu'il souffrait d'un cancer en phase terminale. Il fait part de ses états d'âme et de ses projets.

Il s'est fait connaître par ses nombreux ouvrages décrivant des cas cliniques de troubles neurologiques, s'intéressant de façon détaillée à la façon dont ces troubles étaient vécus de l'intérieur par les patients et illustrant les phénomènes par de nombreuses anecdotes. Il a ainsi grandement contribué à faire connaître la neuropsychologie.

La science derrière de nombreux antidépresseurs semble être dépassée, selon les auteurs d'une étude, publiée dans la revue Neuroscience & Biobehavioral Reviews, qui remet en question les idées dominantes sur la nature de la dépression et sur ces antidépresseurs.

Paul Andrews, psychologue évolutionniste à l'Université McMaster (Ontario, Canada), et ses collègues (1) ont analysé les études liées à la théorie, qui prévaut depuis près de 50 ans, selon laquelle la dépression est liée à de faibles niveaux du neurotransmetteur sérotonine dans les espaces de communication (les synapses) entre les cellules du cerveau.

"Les médicaments de la maladie d’Alzheimer disponibles début 2015 ont une efficacité minime et transitoire", indique la revue Prescrire dans le document "Pour mieux soigner, des médicaments à écarter : bilan 2015" accompagnant son numéro de février dans lequel elle recense 71 médicaments "plus dangereux qu'utiles".

Ces médicaments "sont peu maniables en raison d’effets indésirables disproportionnés et exposent à de nombreuses interactions", ajoute-t-elle.

24% des nouveaux cas de psychose sont associés à la consommation de cannabis à forte puissance tel que le "skunk", selon une étude, menée à Londres, publiée dans The Lancet Psychiatry.

Comparativement à ceux qui ne consomment pas de cannabis, ceux qui consomment ce type de cannabis, à fort taux de THC (tétrahydrocannabinol), ont un risque de psychose d'allure schizophrénique 3 fois plus élevé et 5 fois plus élevé s'ils en consomment tous les jours.

Voici les critères diagnostiques du DSM-5, la 5ième édition du Diagnostic and statistical manual of mental disorders publié en 2013 par l’American Psychiatric Association, pour le trouble déficit de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH).

Ce trouble figure parmi les troubles dits neurodéveloppementaux. Quelques modifications ont été apportées par rapport au DSM-IV publié en 1994 (1). Mais essentiellement, les mêmes 18 symptômes sont utilisés pour le diagnostic.

La consommation de cannabis est liée à un risque accru de survenue d'un premier épisode de manie et à une exacerbation des symptômes de manie chez les personnes ayant déjà un diagnostic de trouble bipolaire, selon une étude publiée dans le Journal of Affective Disorders.

Les symptômes de manie font partie du trouble bipolaire. Ils peuvent inclure un sentiment d'exaltation persistant, une énergie accrue, une hyperactivité et un besoin réduit de sommeil.

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