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La sortie d'un livre du psychiatre Allen Frances, "Saving Normal: An Insider's Revolt Against Out-of-Control Psychiatric Diagnosis, DSM-5, Big Pharma, and the Medicalization of Ordinary Life" ("Sauver le normal: la révolte d'un initié contre les diagnostics psychiatriques incontrôlés, le DSM-5, Big Pharma et la médicalisation de la vie ordinaire") est prévue pour le 14 mai, soit quelques jours avant le lancement du fameux DSM-5, la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1), qui aura lieu vers la fin mai à l'occasion du congrès annuel de l'American Psychiatric Association.

Frances a dirigé l'équipe qui a réalisé la révision du DSM-III ayant donné lieu à l'actuel DSM-IV en 1994.

La musique est utilisée pour réguler l'humeur et le niveau d'activation dans la vie de tous les jours et pour promouvoir la santé physique et psychologique ainsi que le bien-être en milieu clinique. Mais, soulignent les auteurs d'une revue de littérature publiée dans la revue Trends in Cognitive Sciences, l'étude scientifique des effets neurochimiques de la musique n'en est encore qu'à ses débuts.

Mona Lisa Chanda et Daniel J. Levitin du département de psychologie de l'Université McGill (Montréal, Québec) ont analysé 400 études afin de dresser un état des connaissances sur le sujet.

Les systèmes cérébraux identifiés comme potentiellement impliqués sont ceux:

Une production nocturne moins importante de mélatonine, l'hormone qui favorise le sommeil, est liée à un risque accru de diabète de type 2, confirme une étude américaine publiée dans le Journal of the American Medical Association (JAMA).

La mélatonine joue un rôle important dans la synchronisation de l'horloge biologique (les rythmes circadiens) avec la tombée de la nuit. Libérée par la glande pinéale (épiphyse) du cerveau de la tombée de la nuit à la levée du jour, elle intervient dans la régulation de plusieurs processus physiologiques tels que la somnolence, la thermorégulation, la pression artérielle et le métabolisme du glucose.

La procrastination, qui consiste à retarder intentionnellement et inutilement l'accomplissement de tâches prévues malgré l'attente de conséquences négatives dans un futur plus ou moins rapproché, est de plus en plus considérée comme impliquant des échecs de la régulation de soi-même (autorégulation) et de la volonté, indiquent les auteurs d'une étude parue dans le Journal of Clinical and Experimental Neuropsychology en 2011.

Selon certaines estimations, environ 20% de la population pourrait être concernée par la procrastination chronique qui a diverses conséquences nuisibles dont non seulement les opportunités manquées, les pénalités de retard, les diagnostics médicaux tardifs, etc. mais aussi, indiquent des études, un niveau de stress plus élevé et un moindre bien-être.

Les derniers chiffres des Centers for Disease Control and Prevention américains font état d'une augmentation vertigineuse des diagnostics de trouble déficitaire de l'attention avec ou sans hyperactivité (TDAH) aux États-Unis: 19% des garçons et 10% des filles âgés de 14 à 17 ans ont déjà reçu un tel diagnostic. Dans l'ensemble, 15% des garçons et 7% des filles d'âge scolaire ont reçu le diagnostic. Ces taux représentent une augmentation de 16% depuis 2007 et de 53% dans la dernière décennie.

Environ les 2/3 des jeunes qui ont un diagnostic actuel ont reçu une ordonnance de médicaments stimulants tels que Ritalin(e) (méthylphénidate), Concerta (méthylphénidate), Adderall (amphétamine et dextroamphétamine) ou Vyvanse (lisdexamfétamine) "qui peuvent considérablement améliorer la vie des personnes atteintes de TDAH mais peuvent aussi conduire à l'addiction, l'anxiété et occasionnellement la psychose", souligne le New York Times.

Quelque 100 000 personnes meurent chaque année aux États-Unis des suites d'erreurs médicales, rapportent les Drs Leana Wen et Joshua Kosowsky, auteurs du livre When Doctors Don't Listen: How to Avoid Misdiagnoses and Unnecessary Tests. Les erreurs de diagnostics constituent la majorité de ces erreurs.

Les auteurs suggèrent une approche comportant "8 pilliers" pour construire un partenariat avec son médecin afin de parvenir à un meilleur diagnostic.

1. Racontez votre histoire

"Des études ont montré que plus de 80% des diagnostics peuvent être faits uniquement sur la base de l'histoire de la personne. Malheureusement, les médecins semblent parfois vouloir vous diriger vers une "plainte principale" qui corresponde à un livre de recette ou une série de réponses oui/non. Apprenez à raconter une histoire succincte et efficace. Préparez-la et pratiquez-la."

Leana Wen, médecin urgentiste et coauteure du livre When Doctors Don't Listen: How to Avoid Misdiagnoses and Unnecessary Tests (2013) présente une liste de "10 erreurs médicales qui peuvent vous tuer lors d'une hospitalisation". Aux États-Unis, les erreurs médicales seraient responsables de plus de 100 000 décès par année.

Les systèmes de santé sont complexes et impliquent de nombreuses personnes, ce qui laisse place à des probabilités d'erreurs. Les hôpitaux reconnaissent que les erreurs médicales constituent un problème important et mettent régulièrement en place de nouvelles mesures pour rendre les soins plus sûrs.

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