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Santé Canada annonce une modification de l’étiquetage des médicaments analgésiques opioïdes à libération contrôlée qui consiste en une uniformisation et une clarification de la description de leurs risques. L’étiquetage mis à jour encourage aussi l’amélioration de la sélection et du suivi des patients, indique l'agence.

Des risques associés à ces médicaments peuvent entraîner de graves conséquences pour la santé, même aux doses recommandées, souligne le communiqué. Leur utilisation peut aussi entraîner une surdose accidentelle et la mort. Ces médicaments présentent des risques de dépendance, de mauvais usage et d'abus.

Des chercheurs ont développé et testé un programme informatique capable de mener des entretiens d'évaluation psychologique.

Une psychologue virtuelle, nommée Ellie, engage d'abord une conversation qui a pour but de créer un premier contact (ex.: d'où venez-vous?) puis passe à des questions concernant le bien-être de son interlocuteur (ex.: à quel point vous est-il facile de bien dormir?, quand avez-vous été heureux la dernière fois?). Le système peut détecter des signes de dépression ou d'anxiété à partir du langage corporel et les inflexions de la voix.

10 catégories de troubles du sommeil et de l'éveil sont décrites dans le DSM-5, la nouvelle édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1), publié par l'American Psychiatric Association et utilisé internationalement comme référence.

Les personnes atteintes de ces troubles présentent généralement une insatisfaction relativement à la qualité, l'horaire et la quantité de sommeil. Il en résulte une détresse et une altération du fonctionnement quotidien.

Les personnes qui travaillent de nuit ou en rotation de quarts rapportent souvent des problèmes de sommeil après le travail de nuit et de somnolence pendant le quart de travail. Lorsque ces problèmes sont persistants, ils sont diagnostiqués comme trouble du sommeil lié au travail de nuit (1).

Juha Liira du Finnish Institute of Occupational Health et ses collègues ont analysé les études comparant l'efficacité de médicaments comme la mélatonine et de stimulants comme la caféine à celle de placebos pour améliorer le sommeil et la vigilance chez les personnes qui travaillent de nuit ou par rotation. Leurs résultats sont publiés dans la revue Cochrane Library.

Depuis peu, l’INAMI (Institut National belge d'assurance Maladie-Invalidité) reconnait une nouvelle méthode neurochirurgicale, la stimulation cérébrale profonde, pour le traitement des cas les plus graves de troubles obsessionnel-compulsif (TOC). Les TOC représentent la quatrième pathologie psychiatrique en importance.

Six hôpitaux en Belgique sont habilités à réaliser cette opération. En Wallonie, le CHU de Charleroi est le premier à offrir le traitement.

L'agence américaine du médicament, la Food and Drug Administration (FDA), vient d'autoriser le suvorexant (Belsomra, MK-4305) du laboratoire Merck pour le traitement de l'insomnie.

Le suvorexant est un premier médicament d'une nouvelle classe. Son mode d'action est de désactiver l'éveil plutôt que d'induire le sommeil. Il est un antagoniste des récepteurs des orexines (aussi appelées hypocrétines) qui sont des neurotransmetteurs qui interviennent dans la régulation du cycle veille-sommeil. Il désactive ainsi les processus qui sous-tendent l'éveil en bloquant la capacité de ces récepteurs d'interagir avec les orexines (1).

Des chercheurs proposent un modèle de compréhension globale "des facteurs potentiellement à l'origine de l'autisme, de son développement et de ses diverses manifestations".

Selon ce modèle, dit "déclencheur - seuil - cible", présenté par le Pr Laurent Mottron de l'Université de Montréal et ses collègues (1) dans la revue Neuroscience and Biobehavioural Reviews, "l'autisme résulte d'une réaction du cerveau à un facteur génétique selon les principes de la plasticité cérébrale, qui est la capacité du cerveau à s'adapter et se remodeler."

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