A la une



Petit enfant
toi qui vois grand
tu ne connais rien de ce néant
de l'étendue de l'océan
de la violence du vent
Reste innocent
de la profondeur du gouffre
de la folie qui étouffe
de la peur qui ronge
et habite les songes
de la conséquence des nuits blanches
de la transparence de la souffrance
Reste innocent!

Ce soir un foule de souvenir remonte dans ma memoire
et au jardin secret de mon amour
je decouvre encore des tresor de bonheur
je me revois lorsque j avais 17 ans
perdu dans un monde qui semblait bien grand
alorsque mon seul souci etait de quitter

pardon père,
que par moments, si noires
étaient mes pensées
envers toi.
qu’au bout du désespoir
j’avais avancé:
malheur à toi.
pardonne-moi mon père
de m’être emporté intèrieurement
sur toi.
parce qu’au fond de moi
je souffrais
de te décevoir.

pardon père,
de ne pas être à la hauteur
de tes espérances.
les circonstances de la vie
et ses malheurs
ne m’ont pas laissé
la moindre chance.
ne m’ont pas épargné
leur lot de misères et de. . .
souffrances.
alors. . .
pardonne-moi mon père
de m’être emporté interieurement
sur toi.
parce qu’au fond de moi
je souffrais
en silence.

pardon père,
si indigne étaient envers toi
mon attitude.
si ingrate, si égoiste,
et j’en passe des similitudes.
mais la culpabilité me rongeait.
ça c’est une certitude.
alors. . .
pardonne-moi mon père
de m’être emporté interieurement
sur toi.
parce qu’en vérité,
je souffrais
de solitude.

pardon père,
si je te paraissais si froid
si glacial.
en réalité crois-moi,
mon amour pour toi n’a pas. . .
d’égal.
alors. . .
si je me suis emporté interieurement
sur toi,
c’est qu’au fond de moi
je souffrais d’être. . .
moi-même.
différent et. . . anormal.

pardonne-moi mon père.
pardonne-moi tout.
mes blessures, mon indifférence.
ton fils je le suis aprés tout.
mériterais-je ton pardon,
ta clémence?
sans quoi je porterais ce fardeau
jusqu’à ma mort, ma. . .
révérence.



Mauvaise graine

Un jour tu es venu nous chercher
Dans cet orphelinat à Chantepie
Etait-ce pour nous aimer
Non car plus tard, je l'ai compris
Tu disais que nous n'étions rien
Que des enfants d'alcooliques
Tu nous as donné du chagrin
De la peur, c'était plus pratique

A l'école, on ne travaillait pas
T'es-tu seulement demandé pourquoi
Moi, pourtant, j'aimais étudier
Mais j'étais toujours partit dans mes pensées
Je rêvais, je rêvais que quelqu'un viendrait
Pour me donner un peu d'amour et de tendresse
Pour tous ces soirs ou je pleurais
Mais tu avais cette rudesse
Envers ma soeur et moi
Comme si nous n'avions pas de sentiments
Dis-moi donc pourquoi
Nous n'étions que des enfants!

Nous n'avions pas le droit de demander
De nouveaux vêtements, de nouveaux jouets
Pour cela tu étais pourtant payée
Mais sur ce sujet tu te taisais
Nous n'étions au courant de rien
Et ça t'arrangeais bien
Tu disais que l'on devais s'estimer heureuse
D'avoir un toit, et à manger chaque jour
Tu répétais que nous étions paresseuse
Alors que le travail, chez toi, était notre parcourt
Pourquoi tant de préjuger
Pourquoi si peu d'amour
Sauras-tu un jour me l'expliquer ?

Pour nos vêtements, tu nous donnais ce que tu trouvais
Je me souviens de ces pantalons que tu nous obligeais à porter
A l'école tout le monde, de nous, riait
Même certain professeur, nous étions la risée
Tu avais pourtant l'argent chaque trimestre pour nous habiller
Mais c'était plus drôle de nous voir pleurer
Ce que tu disais, c'est que ça coûtait cher
Et que tu n'avais pas les moyens
Aussi que nous n'étions pas "sortit de la cuisse de Jupiter"
Une réflexion que tu aimais bien
Foutaise tout ce charabia
Tu t'es bien foutu de nous
Vu qu'on ne savait pas
On acceptait tout

Il existait des jours ou je croyais à ton amour
Ces jours où tu paraissais gentil
Mais ce n'était que faut semblant et surtout bien court On dit que lorsqu'on est petit
On croit que les adultes ont la science infuse
Et c'est ce que je croyais moi à l'époque
J'ai cru à toutes tes ruses
Mais je devenais qu'une loque
J'avais même finit par imaginer
Que d'aimer était un péché
Même si au fond de moi, je savais que je me trompais
C'est le chemin que toi, tu me donnais

Lorsqu'il est parti, mon père
Te souviens-tu de ce que tu as dit
"priez pour qu'il n'aille pas en enfer"
Et que toi, bien-sûr, t'irais au Paradis
Avais-tu seulement pesé le poid de tes mots
Avais tu réalisé la souffrance qui venait s'ajouter à nos maux
Non ! Car nous n'avions pas le droit de pleurer
Juste celui de prier !
Lorsque je suis parti, j'ai appris
Que tu ne voulais pas nous apprendre sa mort
Je voudrais savoir mamie
De quel droit et sans remords
Tu as pu agir ainsi

Je ne sais pas ce que tu attendais de nous
Je ne sais pas pourquoi tu agissais comme ça
Je croyais que ça se passait comme ça partout
Du moins pour les enfants sans maman ni papa
Tu nous as appris à avoir des préjugés
A ne respecter que ceux qui le méritaient
Toi, il fallait t'aimer
Etre toujours à "ton chevet"
En nous prenant chez toi
Tu as fait ta "bonne action"
Mais on devait payer pour ça
Et pour toi c'était normal, car nous étions dans ta maison
Pauvre de toi, quelle désolation

Et toi l'homme que je n'ose citer
Toi qui nous as, sans regret
Prise pour de simples objets
N'as-tu jamais su nous aimer
Dans ce jardin maudit
Notre corps tu as pris
Tu as bien profité de notre ignorance
Tu as bien profité de notre enfance
A chaque fois que tu avais envie
On devait accepter et sans un cri
Toi qui te croyais tout permi
Bien réelle était ta folie

Vous, qui n'avez cessé de nous humilier
J'aimerais bien vous demander
Que saviez-vous de nous
Jamais un réconfort, jamais un regard doux
Vous, qui disiez notre coeur feignant de souffrir
"Au lieu de faire la gueule, faites donc un sourire"
Mais sourire pour quelle raison
Pour votre accueil chaleureux et plein d'amour
Pour votre sincérité et votre compréhension
Alors là, pour un sourire, j'accoure

Vous qui disiez notre chance
Saviez-vous nos souffrances
Saviez-vous nos pleurs
Saviez-vous nos chagrins
Saviez-vous nos peurs
Saviez-vous nos lendemains
Non bien?sûr, vous ne saviez rien
Vu que vous étiez au coeur de nos malheurs

Vous ne vouliez surtout pas
Que l'on soit des enfants comme les autres
Suivre vos directives était notre seul choix
Mais vivre était notre seule faute
Et c'est vous qui avez décidé cela
Nous faisions toujours ce que vous vouliez
Pour ne pas vous fâcher
Notre erreur à été de vous écouter
Et de ne jamais parler
Vous avez voulu nous dominer
Mais grâce au ciel, pour moi ça n'a pas marché
Et c'est mon corps qui a réagi
En faisant ce que tu appelais "du cinéma"
Tu vois chère mamie
J'étais humaine au même titre que toi

Mais tu as réussit avec ma soeur
Ce en quoi tu as échoué avec moi
Tu a brouillé son coeur
Ses propres pensées, elle n'en a pas
Tu l'as forcée à se séparer de sa vrai famille
Comme tu l'avais fait quant j'habitais chez toi
Tu ne nous a jamais considérées comme tes filles
Alors pourquoi jouer à ce jeu là
Tu disais souvent que nous étions de la mauvaise graine
Et si aujourd'hui, je n'ai plus de haine
Il me reste un sentiment à votre égard
Celui de la pitié

Je dois avouer que quelque-part
J'ai quand-même appris quelque chose
J'ai appris comment ne pas agir
Pour ne pas faire souffrir
Et que l'amour est la meilleur des proses


Si tout ce que je viens de vous dire
Vous choque et vous blesse
Essayez de réfléchir
A la blessure de notre jeunesse
Peut-être qu'enfin vous comprendrez
Que la seule chose que l'on voulait
C'était d'être aimée
Avec respect et dignité

Vous vous dites croyant et pratiquant
Mais vous ne savez pas ce qu'est la tolérance
Le respect, la compréhension, la présence
Pour un enfant séparé de ses parents

J'espère qu'un jour vous réaliserez
Tout le mal que vous avez causé
Pour moi c'est du passé
Mais pour ma soeur c'est une question qui reste posée

Je n'ai pas dit tout ce que j'avais sur le coeur
Car je serais loin d'avoir terminé
Alors je retourne à mon bonheur
En espérant qu'un jour vous comprendrez
Ce que ma soeur et moi avons dû endurer.


un texte que j ai envoye aux personnes concernee, il y a quelques annee...

merci de m avoir lu......

Sarasa



Bonjour!

J'ai été diagnostiqué fybromialgique en mars dernier. Soulagé et en même temps inquiète des symptomes qui m'envahisssent. Plus le temps passe plus les douleurs et leurs intensité augmentent. Je compare cela a la violence dans un couple. Au début ça s'insinue tranquillement. De temps en temps la douleur te frappe mais tu oublies. Avec le temps les crises se font de plus en plus nombreuses, douloureuses, les périodes de rémissions se font de plus en plus rares. Pour laisser place à la peur que rien ne redeviennne comme avant. Tu te dis: je vais m'organiser pour ne plus que ça arrive, je vais faire attention à ce que je fais. Et vlan!!! Sans avoir rien fait de spécial, la douleur reviend frapper. Toutefois tu gardes espoir qu'avec le temps les choses s'améliorent. Alors tu t'enfermes dans ton silence avec l'espoir

L’Association québécoise Plaidoyer-Victimes (AQPV), qui défend depuis maintenant 20 ans les droits des personnes victimes d’actes criminels, organise son 4e colloque sous le thème « 20 ans d’actions pour Plaidoyer-Victimes (1984-2004). Les victimes d’actes criminels : agir dans le respect de la personne », qui



Bonjour.Je suis de Belgique. J'ai 14ans et demi et moi même j'ai subi des moqueries, de la violence verbale...

Tout a commencé quand je rentrais en secondaire. Ma 1ere année a été très difficile. J'ai longtemps reçu des moqueries, de la part d'autres élèves, profs,... Je ne répondais pas face à ça. Je me taisais et prenais sur moi même.

Pendant cette année, j'ai tout gardé pour moi. J'tais beaucoup trop timide et introvertie pour en discuter avec quelqu'un...

Et pendant tout ce temps, j'ai souffert en silence.je pleurais les soirs, j'étais démotivée et déprimée toute la journée.

Certains amis ont remarqué que je n'allais pas bien. Mais rien n'y fait, je n'ai pas voulu d'aide, je n'en ai pas demandé.

Pourquoi ? je ne sais pas.
Je me suis très fort rnfermée sur moi-même, ce qui n'étais pas la meillure solution. Mais ce n'était pas un choix... plutôt une conséquence.
J'ai même longtemps pensé au suicide.
Car je n'en pouvais plus.

A dorce d'avoir tout gardé pour soi, un blocage se crée et empêche les mots de sortir...

l'année suivante, ça s'est moins produit. les moqueries diminuèrent, mais moi, je n'avais rien oublié. tous ces mauvais souvenirs me hantaient toujours, et les idées noires étaient toujours au rendez-vous.

Une année encore après, c'était pareil.

Voilà, 3ans après le commencement de tout cela, ma souffrance, j'ai encore tout en tête, je ressens les moqueries comme au premier jour.

Des fois je voudrais me tuer, juste pour oublier et avoir la paix. Car il n'y a pas un jour ou je n'y pesne pas, ou ça ne me fait déprimer. C'est vraiment très inssuportable. J'en fini parfois par ne plus me supporter et me détester moi même.

Tou ça m'a valu : un regard différent sur la vie et tout ce qui m'entourent ( pessimisme ) , une sensibilité + importance, une perte de confiance en l'être humain, en moi même... ect


Aujourd'hui, depuis 3mois, je suis suivie par un psychologue... Mais pour l'instant, aucun changement n'est apparu. Je sais qu'il me faudra sûrement beaucoup de temps pour arriver à gérer tout ça. Mais peut être le temps me tuera... La souffrance psychologique aura pris le dessus et m'aurait tuée...

En tout cas, je n'ai qu'une chose à dire aux ( futures) victimes : briser le silence, ne garder pas tout pour vous. Parlez -en , à des gens de confiance, sui vous aidera, mais réagissez avant que la souffrance ne s'enfonce trop loin dans votre âme, dans votre coeur. ne laissez pas " gagner" les accusés. PARLEZ EN, ne faîtes pas l'erreur que j'ai commise. Et je vous souhaite bon courage, car du courage il faut en avoir. Et puis, un jour tous ces gens sans scrupules, qui osent nous insulter et se moquer de nous, payerons le prix, quel qu'il en soit.



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