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Des criminels violents dont l'évaluation psychologique conclut à la psychopathie présentent plusieurs anomalies dans leur développement cérébral, dont un volume neuronal plus faible dans des zones associées aux émotions et au raisonnement moral, selon une étude québécoise publiée dans la revue Archives of General Psychiatry.

"Nous avons amorcé ces travaux à la suite de deux constats: les comportements violents débutent très tôt dans l'enfance et la réhabilitation ne réussit pas toujours à réduire l'agressivité", explique Sheilagh Hodgins de l'Université de Montréal.

L'accumulation compulsive de choses inutiles ("hoarding") constitue un nouveau trouble psychiatrique dans la cinquième édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (1) (DSM-5) dont la publication par l'American Psychiatric Association (APA) est prévue pour mai 2013.

Bien que les choses s'empilent, accaparant les espaces de vie, les personnes qui accumulent de façon compulsive refusent de s'en départir. Dans certains cas, elles ne reconnaissent simplement pas le chaos et le désordre comme un problème. Dans les éditions précédentes du DSM, l'accumulation excessive était considérée comme un symptôme du trouble obsessionnel-compulsif (TOC). Le DSM-5 en fait un trouble en soi.

Les gais, lesbiennes et bisexuels (GLB) qui affichent ouvertement leur orientation sexuelle ont un niveau d'hormones de stress moins élevé, ainsi que moins de symptômes d'anxiété, de dépression et de burnout, selon une étude québécoise, publiée dans la revue Psychosomatic Medicine, qui visait à comparer la santé mentale et physique des GLB avec celle des hétérosexuels.

Robert-Paul Juster et Nathan Smith Grant de l'Université McGill ainsi que Sonia Lupien de l'Université de Montréal ont mené cette étude avec 46 GLB et 41 hétérosexuels âgés en moyenne de 25 ans.

Le niveau de cortisol, l'hormone du stress, ainsi qu'une vingtaine de marqueurs biologiques étaient mesurés.

Des changements cérébraux qui se produisent naturellement avec l'âge interfèrent avec la qualité du sommeil, ce qui a pour conséquence de diminuer la capacité deformer de nouveaux souvenirs à long terme, selon une étude publiée dans Nature Neuroscience.

Des recherches précédentes ont montré que le cortex préfrontal, situé derrière le front, a tendance à perdre du volume avec l'âge, et qu'une partie de cette région contribue à maintenir la qualité du sommeil, ce qui est essentiel à la consolidation de nouveaux souvenirs. La nouvelle étude est la première à montrer directement un lien entre les changements structurels du cerveau et les problèmes de mémoire liés au sommeil.

Alors que l'on pourrait aimer adhérer au cliché selon lequel le pouvoir mènerait au mal-être, à l'aliénation de soi-même et à la solitude, ce n'est largement pas vrai, commentent les auteurs d'une étude publiée dans la revue Psychological Science.

Yona Kifer de l'Université de Tel Aviv (Israel) et ses collègues ont fait l'hypothèse qu'être en position de pouvoir au travail, avec les amis ou dans une relation amoureuse devait augmenter le sentiment de bien-être subjectif en favorisant le sentiment d'authenticité. Les personnes ayant du pouvoir étant mieux en mesure d'agir en congruence avec leurs désirs et inclinaisons, elles devraient avoir davantage l'impression d'être fidèles à elles-mêmes et ainsi plus satisfaites.

Le corps exprime les émotions intenses avec plus de précision que le visage, selon une étude publiée dans la revue Science. Les expressions faciales lorsque considérées de façon indépendante sont ambiguës.

Le psychologue Alexander Todorov de l'Université Princeton et ses collègues (1) ont mené 4 expériences dans lesquelles les participants reconnaissaient mieux les émotions liées à la défaite, la victoire, le plaisir, le deuil, la joie et la douleur lorsque des photos montraient l'expression corporelle que lorsqu'elles montraient l'expression faciale.

Dans la première expérience, les participants se faisaient montrer seulement l'expression faciale, seulement le corps ou les deux à la fois.

Comment l'altruisme a pu évoluer dans l'histoire de l'humanité malgré certains désavantages par rapport à l'égoïsme est une question qui a fait l'objet de plusieurs études dans les dernières décennies.

Selon un modèle proposé par des psychologues évolutionnistes dans la revue Evolution, il se serait développé à partir de tendances "sinistres et égoïstes". Les règles de la société pour contrôler l'égoïsme ont leur racine dans l'exploitation même qu'elles condamnent, exposent Omar Tonsi Eldakar et ses collègues de l'Université d'Arizona (1).

L'altruisme, caractérisé par la protection des ressources et du bien commun, ne se serait pas développé en réaction à l'avarice, disent les chercheurs.

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