La définition varie selon les sources. Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-IV) présente de façon préliminaire, car des études sont encore nécessaires, des critères pour le Trouble dysphorique prémenstruel qui toucherait de 3 à 5 % des femmes, bien que 20 à 50% pourraient souffrir d'un syndrome menstruel qui ne rencontre pas tous les critères et une plus grande proportion en ressentiraient des symptômes au moins légers. Ce syndrome devient souvent plus important dans la trentaine et les symptômes augmentent jusqu'à la ménopause. Voici les critères:
A. Au cours de
la plupart des cycles menstruels de l'année écoulée,
cinq ou plus des symptômes suivants ont été présents
dans la plupart du temps lors de la dernière semaine de la phase
lutéale (entre l'ovulation et le début des règles).
Ils se sont améliorés au cours des premiers jours de la phase
folliculaire (qui débute avec les règles) et sont demeurés
absents pendant la première semaine après les règles.
L'un de ses symptômes doit être (1), (2), (3) ou (4):
1. Humeur dépressive marquée, sentiments de désespoir
ou autodépréciation (idées de dévalorisation).
2. Anxiété marquée, tensions, impression d'être
nouée, tendue, nerveuse
3. Labilité émotionnelle marquée (p. ex.., brusque
sentiment de tristesse, envie de pleurer, hypersensibilité au rejet)
4. Colère ou irritabilité marquée et persistante ou
augmentation des conflits interpersonnels.
5. Diminution de l'intérêt pour les activités habituelles
(p. ex., travail, école, amis, loisirs).
6. Difficultés subjectives à se concentrer.
7. Léthargie, fatigabilité excessive ou perte d'énergie
marquée.
8. Modification marquée de l'appétit, hyperphagie, envie
impérieuse de certains aliments.
9. Hypersomnie ou insomnie.
10. Sentiment d'être débordée ou perte de contrôle.
11. Autres symptômes physiques tels que tension ou gonflement des
seins, céphalées, douleurs articulaires ou musculaires, impression
d'enfler, prise de poids.
B. La perturbation interfère nettement avec le travail ou l'activité scolaire, les activités sociales habituelles et les relations avec les autres.
C. La perturbation ne correspond pas seulement à l'exacerbation des symptômes d'un autre trouble comme un trouble dépressif majeur, un trouble panique, un trouble dysthymique ou un trouble de la personnalité (bien qu'elle puisse se surajouter à chacun de ces troubles).
D. Des évaluations
quotidiennes réalisées pendant au moins deux cycles symptomatiques
consécutifs doivent confirmer la présence des critères
A, B, C.
Référence: American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel
diagnostique et statistique des troubles mentaux. Traduction française,
Paris, Masson, 1996, 1056p