Dans la relation d'aide, il s'agit des réactions que le thérapeute
vit en réponse au transfert sur lui de son client (voir tranfert).
"Altération de la perception ou de la conscience de soi
qui se manifeste par un sentiment de détachement de soi-même
et par le sentiment de percevoir son corps ou son esprit à distance
(p. ex., comme de se sentir dans un rêve)". (Cf. DSM IV, voir
plus bas)
"Altération de la perception ou de la conscience du monde
extérieur qui paraît étrange ou irréel (p. ex.,
les gens peuvent sembler étranges, mécaniques)". (Cf.
DSM IV, voir plus bas)
En psychologie clinique, Beck (qui a été influent pour introduire ce concept) et ses successeurs désignent par ce concept des connaissances élaborées à partir de l'expérience, qui constituent des croyances de base concernant des aspects importants de l'adaptation (ex.: "le monde est relativement sécuritaire", "je ne peux faire confiance en personne", "je suis talentueux", "je ne peux me débrouiller seul"). Les schémas cognitifs guident l'interprétation des nouvelles situations, interprétations qui sont souvent accessibles par l'observation des pensées automatiques.
De façon générale, on parle de somatisation
lorsque des symptômes physiques (ex: douleur à la tête,
à l'abdomen, au dos, aux articulations, à la poitrine, lors
des menstruations, durant les rapports sexuels, symptômes gastro-intestinaux,
etc.) ne peuvent être expliqués complètement par une
affection médicale ou par les effets directs d'une substance et
que l'on fait l'hypothèse que les causes de ces symptômes
seraient plutôt psychologiques. Pour le "trouble somatisation"
des critères précis doivent être rencontrés.
Dans la relation d'aide, le transfert est l'acte par
lequel un sujet reporte, de façon inadaptée à la situation
thérapeutique réelle, sur une personne traitante (psychologue,
médecin, etc.) soit une affection positive (transfert positif),
soit une hostilité (transfert négatif), qu'il éprouvait
primitivement, surtout dans l'enfance, pour une autre personne (père,
mère, etc.).
Le DSM-IV regroupe les troubles suivants parmi les troubles anxieux: le trouble panique sans agoraphobie, le trouble panique avec agoraphobie, l'agoraphobie sans antécédent de trouble panique, la phobie spécifique, la phobie sociale, le trouble obsessionnel-compulsif, l'état de stress post-traumatique (voir le Dossier), l'état de stress aigu (caractérisé par des symptômes similaires à ceux de l'état de stress post-traumatique), l'anxiété généralisée et les troubles anxieux dus à une affection médicale générale ou induit par une substance.
Certains troubles de nature anxieuse se retrouvent
dans d'autres catégories, par exemples, l'hypocondrie, l'anxiété
de séparation (dans les troubles de l'enfance), l'aversion sexuelle.
(Cf. DSM IV, voir plus bas)
Les troubles somatoformes sont la somatisation, la
conversion, le trouble douloureux, l'hypocondrie (voir Lexique et Questions
fréquentes) et la peur d'une dysmorphie corporelle. Ces troubles
sont caractérisés par la présence de symptômes
physiques qui ne peuvent s'expliquer complètement par une affection
médicale générale ou par un autre trouble mental (ex.
un trouble panique ou obsessionnel-compulsif). La catégorie trouble
somatoforme du DSM-IV n'est pas basée sur une étiologie (causes)
ou des mécanismes communs mais sur la démarche médicale
requise (exclure une affection médicale ou une substance comme cause
des symptômes physiques). Ainsi alors que l'hypocondrie est un trouble
de nature anxieuse, la conversion serait plutôt un trouble de nature
dissociative. (Cf. DSM IV, voir plus bas, John F. Kihlstrom, Dissociative
and Conversion Disorders, dans Cognitive Science and Clinical Disorders,
Academic press, 1992). )
Référence:
American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel diagnostique
et statistique des troubles mentaux. Traduction française, Paris,
Masson, 1996, 1056p.