Diagnostiqué Borderline depuis peu

Bonjour à tous,

Après avoir lu beaucoup de vos témoignages, très émouvants pour la plupart, et cristallisant aussi hélas souvent beaucoup de détresse, de souffrance, je m'interroge sur une phrase que m'a écrite par mail mon compagnon diagnostiqué Borderline depuis peu, suite à une violente crise et trahison de sa part envers moi :

"Tu as enfin la preuve que je ne vaux pas grand chose"

Cette phrase me fait très mal, et aussi m'interpelle.
Depuis des années, je le soutiens dans son parcours, ses décisions tant professionnelles que personnelles, afin qu'il ne se démotive pas, qu'il n'abandonne pas en cours de route par peur, complexe ou rage. Toujours, contre les critiques, je l'ai soutenu en lui disant que moi je savais que c'était quelqu'un de bien, qu'il avait beaucoup de valeur etc...
Malgré ses tempêtes intérieures, malgré ses reproches incessants, je lui disais qu'il n'était pas méchant, mais généreux, gentil, et que j'avais beaucoup d'estime pour lui.

Jusqu'au jour où il a dépassé la limite et m'a véritablement trahie.
Ce qui est très destabilisant en plus, c'est que sa trahison concerne précisément quelque chose dont il était certain que ça allait me toucher et me faire beaucoup de mal.

Alors, je suis perdue. Je me dis qu'effectivement l'homme que j'estimais tellement était en fait menteur, manipulateur et même pervers, pour cibler où cela fait le plus mal chez moi.

C'est également difficile à cerner ce qui est du ressort de la maladie et ce qui est du ressort de sa véritable personnalité...

Je l'ai quitté, et puis, comme dans beaucoup de vos témoignages, il revient, il s'accroche, comme s'il ne ressentait même pas le mal qu'il fait.

En bref: il fait le maximum pour que je le quitte, et lorsque je le quitte, il devient désespéré et me promets de se faire soigner chez un spécialiste du trouble Borderline.

Je connais à peu prêt les symptomes du trouble, mais tout de même, je me rends compte que d'avoir trop insisté sur l'estime que je lui porte m'a porté préjudice au final...

En effet, autre interrogation de ma part:

Il semblerait, enfin c'est le cas pour mon compagnon, qu'il est surtout attiré par des gens souvent peu intéressants, au sens où ces personnes recherchent sa compagnie par intérêt (pour qu'il rende un service ou pour l'utiliser par exemple), et non par sincérité et par amitié.
Il sait tout cela, il le comprend bien, et pourtant il semble plus intéressé par ces personnes hypocrites que par les gens sincères et qui veulent l'aider.
C'est très destabilisant cette attitude. Sa famille, moi-même nous sommes là pour le soutenir, souvent l'aider à ne pas se décourager, et lui nous rejette pour rechercher la compagnie de ces personnes qui n'ont aucune estime pour lui.

Peut-être au final, je devrais être aussi dure, sans états d'âme que ces gens qu'il admire, dont il est "fasciné" (c'est le terme qu'il emploie souvent à leur égard, et pourtant je ne trouve que peu d'intérêt à ces beaux parleurs hypocrites).

Au final, je crois que le fait d'être gentil, sensible, attentionné,honnête et surtout très amoureux fait fuir les malades borderline qui préfèrent des gens beaucoup plus mesquins, durs et autoritaires...

C'était ma petite expérience ....

Bonjour Lehaim,

J'espère que tu vas bien, 2mois1/2 se sont écoulés depuis nos dernières correspondances et je pense très souvent a toi.
Je regarde de temps en temps si tu as laissé des messages et je me dis alors que tout c'est amélioré, que ton compagnon a enfin accepté de suivre une thérapie où alors qu'au contraire tout va très mal et que tu touche le fond?
J'aimerai avoir de tes nouvelles car nos échanges passés cet été se sont avérés d'un grand secours en ce qui me concerne, un grand soutien morale d'une part et une aide immense pour comprendre d'autre part ...

Bien, que les mois passés ont été comme d'habitude toujours aussi tumultueux (mensonges a outrance, tromperie, fuite des responsabilités, enfantillages,dévalorisations...). Une fois de plus c'est la fuite!
Je suis a bout, je sais qu'il est en pleine dépression et s'enfonce , mais forcément ne le reconnait pas! Je ne peu tout de même pas m'engouffrer avec lui, surtout que moi même je lutte chaque jour de ma vie pour ne pas sombrer!

Chère Lehaim, j'espère de tout coeur que les choses se passent mieux pour toi et j'ai égallement de tendre penser pour Whatagirl ...

Grosses bises a vous deux si vous me liser, mais dans tout les cas je pense a vous et toutes celles qui connaissent l'enfer que l'on vie quand on est compagne de bordeline ou bordeline!!!

Nana

bonjour à toutes et à tous.
je n ai découvert ce forum qu hier, et il m a deja beuacoup apporté.
moi aussi je suis conjointe d un bordeline...
nous nous connaissons depuis 4 ans 1/2 et sommes mariés depuis 1 an 1/2. nous n avons pas d enfants meme si lui en a de son cote, si nous n en avons c est parce qu il ne peut plus en avoir et que moi j ai deja 3 fausses couches à mon actif, me semble que s est assez.
je reconnais ma souffrance dans la votre, ma souffrance jusqu à hier :
si je dis hier, c est parce qu un déclic s est produit en moi hier soir.
j ai compris que ni lui, ni moi n étions responsable de quoi que ce soit, le vrai coupable dans notre histoire c est le trouble de personnalité limite (que je me refuse à appeler maladie, car ce N EST PAS UNE MALADIE).
je pense que ma situation est tout de meme plus facile que la votre, car chez nous il n y a pas de violence, pas d insultes (à part de temps en temps, dirigées contre lui, ou si quelqu un fait du mal à quelqu un qu il aime). peut-etre est-ce parce que son trouble borderline est de type narssicique.
mais tout comme vous, il y a un cycle de rapprochement et d éloignement. il me semble pourtant, que ces différentes phases sont plus longues que pour vos conjoints, elle se produisent étalée sur plusieurs mois.
il n a jamais de reproche contre moi, à croire que (meme dans les période de crises) que je suis presque parfaite, alors pourquoi. parce qu il ne m aime plus de la meme maniere, plus comme une femme mais plutot comme une soeur !
ca n empeche que c est trés trés durs à vivre, (jusqu à hier). j ai meme fait une depression l automne passé (j ai perdu 13 kg en 3 semaines, c est tout de meme un positif pour quelqu un qui voulait faire un régime, la crise de cette année va peut etre me permettre de perdre les 10 autres kg qu il me reste encore en trop).
eh oui c est à ca que ma menée mon déclic d hier, à retrouver ma capacité d autodérision (que j avais perdue car pour lui c est me rabaisser et avoir une faible opinion de moi meme), ainsi que mon sens à pouvoir trouver le coté positif à chaque chose.
l autre différence entre vous et moi, c est que mon conjoint a conscience de son état, il n a pas encore réalisé (ou accepté) que c est ca la cause de nos problème de couple, mais je ne désespère pas, car il a accepté un thérapie de couple (il a lui meme pris le rendez-vous), ce qui est surprenant, car le mot thérapie le fait se fermer comme une huitre, et ce depuis qu il en essayer une. je vous voit parler de thérapie pour vos conjoint, oui, mais attention pas n importe laquelle. celle qu il a essayé n était pas du tout adapté au borderline, et a fait beaucoup plus de dégats qu autre chose.
en tout cas la thérapie de couple, est deja un bon début, surtout qu il a été référé par son psychiatre.
ca aussi c est un différence, il est suivt par un psy, 1/2 heures 3/4 d heure par moi, mais c est mieux que rien, au moins ca lui permet d avoir une médication. ah oui en parlant de médication : 1) trés trés dures à ajuster, un véritable enfer. 2) on vient d apprendre que celle-ci, ayant pour but de le tranquiliser, est interférée par la quantité astronomique de café qu il boit depuis quelque mois.
mes reflexions de ces dernières semaines, et la decouverte de ce forum, m ont redonnée confiance et espoir. et depuis le début, il y a une choses en laquelle je n ai jamais cessé de croire, c est la force de notre amour, c est elle qui m aide à trouver en en moi ces ressources auparvant insoupconnées, et cette force que je ne me connaissais pas.
c est sur que les périodes de crises, sont (ou jusqu à hier, parce que depuis hier je suis sereine comme je ne l ai jamais étét dans ses périodes-là) à la limite du supportable, mais ca permet de travailler sur moi, et de me découvrir un peu plus à chaque fois.
je pense que sans cette capacité à voir le coté positid des choses, et à me remettre en questions, cette semaine, j aurais atteint ma limite, et je me serais effondrée.
cela n empêche pas que j attends avec impatience que ce meme déclic se produise chez mon mari, et qu enfin, je puisse entrevoir le bout du tunnel, et l amélioration de son état, tout comme cela s est produit pour matriochka.
merci pour tout ce que cous m avez apportés et bon courage, battez vous pour ce en croit vous croyez le plus, mais pour cela, il faut d abord que vous soyez en phase avec vous meme. alors commencez par penser à vous, ensuite vous pourrez agir.
bonne chance.
bise
quebec99

[quote:a33f1d2280="nanajolie"]Tiens bon, respect toi, n'oublie pas que jusqu'a 8000km, il a une nana qui pense a toi et qui connait exactement les moments difficiles que tu vie actuellement, tout simplement parce cette nana vie les même moments difficiles, mais qu'elle se bat pour le respect d'elle même...

Oui, nanajolie...J'essaye d'y penser et je me le répete toute la journée, de ne pas flancher, de ne pas céder. C'est très dur lorsque, comme pour toi, il est complètement perdu, il souffre et on a envie de l'aider...

Comme d'habitude, dans ce cas, notre côté "bon samaritain" prend le dessus, et l'on s'oublie pour lui...Et comme tu le dis, dès qu'il sent qu'il reprend le contrôle et que la menace d'abandon s'éloigne, la pression et la panique diminue et il recommence ses comportements pathologiques et blessants...C'est courru d'avance..

Le seul espoir réside dans l'acceptation d'une thérapie...Et encore, le chemin est long...J'aimerais tellement qu'il finisse par faire cette démarche salvatrice...

je t'embrasse fort depuis 8000 kms...Courage, courage courage!

Lehaim

[quote:00e371f53f="matriochka"]Alors, Lehaim2, si tu l'aimes, ne baisse pas les bras mais protège-toi aussi. Le compagnon d'un borderline doit pouvoir mettre des limites aux débordements. Ca l'aide. Et en retour, tu verras que lentement mais sûrement il pourra commencer à recevoir ce que tu lui offres si généreusement et non seulement ça mais il commencera aussi à te le rendre.
Patience, courage, fermeté et persévérence et beaucoup d'amour.
Je te souhaite le meilleur.

Matriochka, tu sais, cela fait beaucoup de bien d'avoir un témoignage de quelqu'un qui a pris du recul sur sa maladie. Ton témoignage montre combien, lorsqu'on le souhaite, il y a un espoir dans cet enfer...

J'aimerais tellement aider mon ami à faire la même démarche que toi. Moi aussi, j'ai tout lu sur ce trouble, et moi aussi, comme l'homme que tu as rencontré, j'aimerais tellement participer et me battre à ses côtés pour l'aider...
Mais, as-tu des conseils pour qu'il accepte enfin d'entamer une thérapie? Comment as-tu enfin accepté, toi, de faire cette démarche pleine d'espoir?

Tu vois, en ce moment, depuis son départ pour une autre femme, son ex (cela est tout nouveau, auparavant, il allait se réfugier toujours chez sa soeur lorsqu'il était en crise), et mon silence depuis 6 jours, il m'envoie des mails désespérés en me disant que je lui manque, et qu'il souffre terriblement.

Alors, je ne cède pas, et je lui rappelle qu'il y a un espoir d'aller mieux s'il le décide, c'est de se faire soigner...C'est très dur, car je n'ai qu'une envie, c'est d'aller le serrer dans mes bras! Mais je sais que c'est une joie à court terme, et que cela ne règlera pas le problème principal...Alors j'essaye de tenir pour qu'il accepte enfin...Mais je ne sais pas du tout si c'est la bonne solution...

Sais-tu pourquoi il a si peur de franchir le pas? Puisque cela ne peut qu'être positif pour lui au final? Pourquoi préfère-t-il continuer à souffrir plutôt?
C'est quelque chose que je n'arrive pas à comprendre. De mon côté, je suis prête à aller également voir un psy si cela est utile pour que je l'aide...

Merci de tes messages très importants pour moi. je t'embrasse fort, et te souhaite beaucoup de bonheur à toi aussi, car tu le mérites vraiment!

Bises

Lehaim

Sujet: accompagnement d'un borderline
bonjour et merci Lehaim2.
je suis contente que mon petit témoignage ait pu t'apporter quelque chose de positif. Tu sais, du positif, il y en a.....et beaucoup mais il faut que cela sorte et il ne peut sortir qu'à partir du moment ou l'on est conscient de ce qui ne va pas et que l'on travaille dessus avec l'aide de spécialistes. Mais pas seulement ! Et là, tu peux, je te le garantis, jouer un rôle important d'accompagnatrice auprès de ton ami.
Pendant mes années d'enfer, j'ai quitté mon compagnon et ma fille (22 ans de vie commune) à qui j'ai fait supporter mes dysfonctionnements sans savoir que j'étais malade. Ensuite ayant vraiment touché le fond, j'ai eu la chance de tomber sur un psychiatre qui m'a diagnostiquée et envoyée dans un institut psychiatrique. C'est là + l'aide de ma psycholoque qui travaille aussi dans cet institut que j'ai commencé à comprendre. Mais ma grande chance, c'est qu'entetemps, il y a 3 ans, j'ai rencontré un homme extraordinaire qui a compris que j'étais malade. Il a tout lu sur cette maladie. Avec beaucoup de patience, d'amour mais de fermeté et d'équilibre, il m'a toujours soutenue et me soutient encore.
Jamais, je n'oublierais ce qu'il a fait et fait encore pour moi!!!!!!Sans cet accompagnement plein d'amour, peut-être n'aurais-je pas eu la force de continuer et de retrouver à mon tour mon équilibre petit à petit.
Alors, Lehaim2, si tu l'aimes, ne baisse pas les bras mais protège-toi aussi. Le compagnon d'un borderline doit pouvoir mettre des limites aux débordements. Ca l'aide. Et en retour, tu verras que lentement mais sûrement il pourra commencer à recevoir ce que tu lui offres si généreusement et non seulement ça mais il commencera aussi à te le rendre.
Patience, courage, fermeté et persévérence et beaucoup d'amour.
Je te souhaite le meilleur.

Bonjour Lehaim,

En ce qui concerne mon mari, avant de me connaître, il était avec une femme qui a 6 ans de plus que lui et je peu t'assurer, car je l'a connaît qu'elle aussi est franchement pas jolie. Par contre, c'est une personne très douce dont il a terriblement profité, aussi bien sur le plan financier que sur le reste...Mais elle, elle faisait semblant de tout accepter et pendant ce temps, elle avait d'autre compagnons (il l'a appris quelques mois après la rupture)...

La première fois qu'elle l'a quitté, il était en pleure complètement perdu, mais d'un autre coté lorsqu'il a senti qu'il regagnait du terrain, il recommençait a l'a tromper! Sans commentaires!!!
Quelques temps avant leur séparation, ils avaient pris un appart, cela a duré 2 mois! Elle l'a finalement quitté et m'a dit en avoir été soulager, et dit même s'être remit a vivre dès la rupture...!

Quand à moi, je pense que les gros mensonges et surtout la fréquence s'est plutôt récent (quelques mois). Bien qu'il m'a toujours menti!

Tu vois, c'est exact lorsque tu dis que ce n'est pas vraiment signifiquatif lorsqu'ils disent que l'ont est la femme de leur vie. Mon mari quand il n'est pas en crise, le dit tout le temps, comme d'ailleurs, il dit être incapable de me tromper...!

Lorsqu'on s'est revu la semaine passée, il m'envoyait des sms d'Amour a n'importe quelle heure du jour ou de la nuit. Lorsque l'on est allés au resto, il disait que j'étais la plus jolie femme de la salle (c'est vraiment qu'il avait queque chose a ce reprocher! lol) Et finallement depuis que je lui est dit pour l'appel de la jeune femme, plus aucune nouvelle! Et pourtant je suis la femme de sa vie!!!

Enfin, ce n'est pas pour te décourager, c'est juste ma propre expérience!

Ceci dit, je pense toujours comme nous l'a souligné whatagirl, qu'il ne faut pas flanché. C'est eux qui nous détruisent et non le contraire, alors c'est a eux d'assumer leurs erreurs dans leurs moments de lucidité.

Tiens bon, respect toi, n'oublie pas que jusqu'a 8000km, il a une nana qui pense a toi et qui connait exactement les moments difficiles que tu vie actuellement, tout simplement parce cette nana vie les même moments difficiles, mais qu'elle se bat pour le respect d'elle même...

Grosses bises et merci a toi et à whatagirl pour toutes vos pensées gentilles...

A bientôt les filles

Nana

[quote:cb717795dd="nanajolie"] Mais dans ces crises, il me traite de"vieille femme" et plein d'autres choses dégradantes autour du sujet, je ne sais pas si je dois considéré qu'il réagit une fois de plus comme un enfant qui refuse de voir vieillir sa mère, ou si parce qu'il sait que j'ai du mal a accepter de vieillir et ainsi me faire mal, ou peut-être les deux?!

Nanajolie, Whatagirl, j'ai lu vos derniers messages si gentils...Cela fait tellement plaisir de se comprendre malgré la distance, er se sentir tellement en phase avec vos sentiments.

Concernant le sujet du physique, j'ai également 3 ans de plus que mon ami, et celui -ci vient de partir avec son ex, qui a 55 ans!

J'étais cet après midi avec une amie de mon compagnon, complètement choquée de cette histoire. Elle m'indique qu'elle avait déjà eu l'occasion de voir cette femme, qui est très très laide, et en plus qu'elle n'a pas du tout l'air gentil et attentionné. Il semblerait donc que cela soit la vérité!

Donc, nanajolie, pas de quoi complexer pour tes quelques kilos de trop, tu vois! C'est sans doute également un symptome de la maladie, car à moi aussi, mon ami ne m'a jamais fait un seul compliment sur mon physique, jamais je n'ai pu savoir si je lui plaisais au moins un peu, alors que d'autres hommes m'en font parfois des compliments...Pourtant, il me trahit avec une vieille méchante...

Par ailleurs, suite à ce que tu m'indiquais sur le fait que tu sais qu'il t'aime, et bien pour moi, cela semble également la même chose.
Mon conjoint a dit à cette amie que j'étais la femme de sa vie et qu'il rêverait d'avoir des enfants avec moi! Quand on connait le contexte actuel (il est parti pour cette femme qui a l'âge d'être sa mère), si ce n'était pas aussi triste, cela serait risible! En tout cas, cela confirme bien leur peur de l'amour, le vrai...
Mon ami semble privilégier une histoire qui n'a aucun avenir, préférer une femme qui ne cherche qu'à se valoriser en se baladant avec un petit jeune mignon, plutôt qu'envisager une relation saine et sincère avec moi qu'il aime (au moins un peu!)...
Cette amie me disait, elle pourtant qui ne connaît rien aux symptomes borderline, que mon conjoint cherche à s'autodétruire en agissant de cette façon, et que cela était bien triste pour lui car il allait souffrir...

Quelque part, cela m'a un peu rassuré de voir que, même quelqu'un d'extérieur, ne comprend rien à ses attitudes, et se désole de le voir tout gâcher...

Whatagirl, je t'envie un peu,car je te sens bien plus avancée que moi dans la voie de l'indépendance et de la sortie du tunnel...Courage, tu as sans doute fait plus de la moitié du chemin vers la lumière...Je ne peux que t'encourager à continuer le chemin de la liberté...

Bisous Nanajolie et Whatagirl

Lehaim

PS: moi aussi j'ai dû changer mon pseudo, et je ne peux envoyer de mp non plus....

Bonjour whatagirl,

Merci pour ton gentil message et ton soutien.

Tout ce que tu dit est tellement vrai que je ne sais pas trop quoi rajouter...

Je pense avoir appris à ne plus tout accepter, et de ce fait, il pense que je suis conseillé. Mais c'est faux, personne (a part lui, avant !!!) n'a jamais réussi a dicter ma conduite et encore moins a ce sujet, c'est juste une prise de conscience avec l'énorme refus de culpabiliser.

Je sent que cette fois notre mariage est réellement en péril... il se conduit en adolescent et de ce fait va droit au carnage...(peut-être qu'il va plus mal que d'habitude?). Je ne sais pas ce qu'il veux, qu'elles sont ces attentes? Ce que je sais, c'est qu'à 40 ans , je refuse de reculer et d'aller a l'encontre de mes convictions.

Il me semble que dans ton cas aussi, ton ami est plus jeune que toi? Mon mari, lui est plus jeune de 7 ans. Je pense qu'il préfère le coté plus sécurisant que lui apporte une femme plus agée que lui (il était déjà sorti avec des femmes plus agées).
Mais dans ces crises, il me traite de"vieille femme" et plein d'autres choses dégradantes autour du sujet, je ne sais pas si je dois considéré qu'il réagit une fois de plus comme un enfant qui refuse de voir vieillir sa mère, ou si parce qu'il sait que j'ai du mal a accepter de vieillir et ainsi me faire mal, ou peut-être les deux?!
C'est d'ailleurs aussi le cas autour de mon excès de poids, et pourtant il m'a connu au même poids! alors je me dit qu'il a du rencontrer une jeune femme plus mince...? Et d'un autre coté, étant déranger moi même par ces kilos en trop, je me dit que je ne peu pas lui reprocher d'avoir envie que la personne qu'il aime soit plus désirable (je pense que celà n'est pas dû a sa maladie), c'est sa façon d'exprimer ce souhait qui est odieuse et reflète ses troubles...
Et pour te dire, loin est le moment ou je pourrais entreprendre un régime, car le stress, l'angoisse et les tourments constants ont fait que mon corps déclare plein de maux. Comme je dit et qu'il ne supporte pas; j'ai toujours"un pet de travers"!

Je te remercie beaucoup pour ton soutien car de ton côté , malgrè ta décision cà ne doit pas être toujours facile.
Alors, tiens bon...

Grosses bises

Nana

Bonjour Nanajolie et Lehaim,

A la lecture de vos derniers messages, les larmes coulent sur mon visage.

Je me revois à travers vous avec toutes mes interrogations, mon amour et mon envie de me battre pour celui que j'aimais.

Vous êtes des femmes fortes, généreuses et aimantes et ils faut que vous vous félicitiez pour cette force et cette générosité.

Vos concubins ne le savent que trop c'est pour cela d'ailleurs qu'ils en profitent quelque part pour être à chaque reprise un peu plus haineux et violents envers vous.

Ils savent que vous serez toujours là quoiqu'il arrive parce que vous êtes certainement les premières à les aimer autant et accepter autant de souffrance pour eux.

Alors pourquoi changer? Ils n'en voient pas l'intérêt puisqu'à chaque fois les bras s'ouvrent de nouveau.

C'est une sage décision que d'attendre que ce soit eux qui fassent à nouveau le premier pas et je vous encourage dans cette démarche même si c'est terrible à vivre.

Le regard des autres et le jugement ne doivent pas vous importez car c'est vous et vous seules qui êtes maîtres de votre vie et cela quel que soit la personne avec qui vous décidez de vivre quelque chose.

Il est certain que vous méritez d'être heureuses++++

Ne doutez jamais de ça

Si aujourd'hui j'ai cette force en moi c'est parce que j'ai cherché à savoir pourquoi je devais vivre la souffrance qu'est ce qui en moi faisait que je n'arrivais pas à dire stop.

Je devais comprendre comme je devais comprendre le fonctionnement du borderline et cela a été pour moi le fait déclencheur du NON je ne veux plus vivre comme ça, je veux autre chose.

Je pense bien à vous

Bises

Recoucou Lehaim,

Je suis une fois de plus en larmes en te lisant, je ressens tellement ta douleur qui est aussi la mienne...! Chère Lehaim, je suis si émue....

Ta souffrance, tes sentiments, ta générosité, ta compassion, tous çà; c'est moi...et ton ami, c'est a peu de choses près ; mon mari...

C'est arrivé également a mon mari de me dire qu'il ne m'aimait pas et qu'il ne m'avait jamais aimé, et à cette époque çà me faisait très mal, aujourd'hui je sais que ce n'est pas vrai. Je sais qu'il m'aime, et comme je le disait l'autre jour, je pense même qu'il m'aime plus que nos enfants...Je sais, c'est complètement dingue!

Lors d'une phase tranquille, il m'expliquait; que lorsqu'il dort chez sa mère, il s'endort avec l'oreiller dans les bras en guise de moi et que lorsqu'il le perd au milieu de la nuit, il se réveille toujours paniqué...Je lui est alors demandé pourquoi il résistait a sa douleur, puisqu' il avait la possibilité de tout arranger plus rapidement?! Il m'a dit qu'il ne savait pas.

Je pense que le tord que l'on a eu, c'est d'accepter beaucoup trop de choses. Il savent, que l'on un énorme potentiel pour pardonner...

C'est très étrange de faire volontairement du mal, sans avoir la moindre idée de la puissance de leur actes et surtout en déstestant plus que personne la douleur, mais en cherchant inconsciement leur destruction?!
Un vrai casse tête chinois!

Moi aussi, j'essaie de penser qu'un éventuel miracle pourrai tomber sur notre foyer, mais en vain!
Mon esprit est torturé par des millions de pensées...La douleur physique n'a rien a envier a la douleur morale!

Malgrè tout, je pense sincèrement que le problème vient de lui, c'est déjà un point positif dans l'ascension de la prise de conscience que je ne suis pas responsable de sa maladie...
D'ailleurs, à ce sujet; c'est plus fort que moi, lorsque je vois (rarement) ma belle mère , je ne peu m'empêcher de penser à cette femme qui à eu 8 enfants( 6 pères différent), sans jamais leur instruire la moindre éducation, dans un milieu très défavorisé et dans une violence extrème...
Je n'arrive pas a avoir la moindre compassion pour cette femme bête, égoiste et en plus sale...! Quel tableau!!! Elle à certainement quelque chose de bien en elle, mais je refuse de chercher!

Avec une telle mère, il a souvent dit que toutes les femmes étaient des"salopes"....!Mère, femme, fille, soeurs confondues...!
Avec les années, j'imagine qu'il pense que je suis une des rares exceptions!!! Cà n'empêche qu'il me fait souffrir, quelques fois je me dit, qu'il aurait voulu avoir quelque chose à me reprocher?!

Je te laisse pour ce soir, je suis de tout coeur avec toi, et encore: FOS...

Gros gros bisous

Nana

[quote:7f184988c7="nanajolie"]C'est une véritable prise de tête! Quelque fois, je dis aux enfants, que j'aimerai que l'on me fasse un lavage de cerveau pour effacer tout ce qui concerne mon mari. Mais tout au fond de moi, une toute petite voix, dit: NON! Surtout pas!!! Il est le plus grand Amour de ma vie! (enfants mis a part)

Quelle torture!

Bonsoir Nanajolie (0h05 à Paris),

A mon tour alors de te soutenir dans l'épreuve que tu traverses...le silence est, pour moi aussi, un moment très difficile, aussi je te comprends. Moi aussi, j'aimerais ne jamais l'avoir connu, et puis, la petite voix que tu connais toi aussi ... :oops:

Tu as raison, ne craque surtout pas. Laisse-le faire la démarche de revenir, sinon c'est la catastrophe, ils prennent toujours le dessus en se sentant en force (moi aussi, c'est exactement pareil. Il a dit une fois à ses collègues de travail qu'il adorait les rapports de force. C'est un maître dans ce genre de relations!).

Mais ensuite, essaye de garder tout le recul possible pour éviter de t'attendrir, de montrer ton amour ...
(c'est horrible ce que je dis! Comment en arriver à devoir ne pas montrer son amour si fort, par peur que cela se retourne contre soi !!??? Quelle maladie horrible, totalement absurde..c'est tellement une maladie de manque d'amour pourtant... Crying et ton mari et toi, vous avez tant besoin d'amour!)

Courage, courage courage Nanajolie, si amoureuse, si douce.....Oui, cela fait du bien d'être soutenue et ne pas avoir les voix des gens qui nous jugent faibles, et sans amour propre, qui n'arrivent pas à comprendre ces relations complexes...Cotoyer les personnes borderline semble impliquer le même genre de réactions chez les conjoints...Chaud/froid, Jekyl/Hyde, ange/monstre...Comment trouver des repères dans le bazar chaotique de leur esprit? les gens qui nous jugent devraient tester au moins une fois pour se rendre compte des violentes vagues d'émotions contradictoires que cela implique chez ceux qui les aiment...

Pour ma part, pour essayer de tenir dans ma volonté d'aller au bout cette fois-ci, je vais sans doute reprendre rendez-vous chez une psy reconnue comme spécialiste du trouble...J'espère qu'elle pourra m'expliquer (encore une fois!) ce qui se passe dans sa tête pour avoir des comportements aussi odieux, et incompréhensibles, que ce n'est pas contre moi mais à cause de ses problèmes intérieurs. Peut-être que cela me permettra de raisonner et d'éviter d'avoir au fond de moi une voix qui me dit que je ne suis pas assez gentille, assez bien pour qu'il me quitte comme cela...

Parce que, malgré tout, il y a toujours l'incertitude de savoir si c'est sa maladie ou non qui le fait agir comme cela...S'il nous aiment ou non, s'ils se moquent de nous ou s'il s'agit de comportements pathologiques...

Une jeune femme borderline m'a indiqué qu'elle était capable de déclarer brutalement et froidement, les yeux dans les yeux, à son conjoint qu'elle ne l'aimait pas et qu'elle ne l'avait même jamais aimé...Alors que pour elle, elle me disait il s'agit d'une personne dont elle est très très amoureuse...D'ailleurs, pour lui, pour sauver leur histoire, elle a décidé d'entamer une thérapie, bien qu'elle en soit terrorisée...
Cette jeune femme a beaucoup de courage et quelque part d'humilité pour accepter son diagnostic, et un recul extraordinaire sur sa maladie...Hélas, nos hommes n'ont pas autant de volonté qu'elle Crying

Nanajolie, je suis là et je pense à toi...Je te soutiens très fort...J'essaye de croire aux miracles moi... Une décision de se soigner ?:? Mais le miracle est peut-être plutôt de rencontrer un jour quelqu'un très amoureux, gentil et ...surtout pas borderline...Et pourtant, notre amour est là, parce que c'est lui :? ...

des bisous Nanajolie, je pense très fort à toi...

Lehaim

Bonjour Lehaim,

Pour moi aussi c'est une nouvelle période difficile qui semble s'annoncer, et pourtant tout comme toi je suis dans l'attente d'un appel, bien que je sois très en colère!

Depuis longtemps, je sais que je n'ai surtout pas intêret à faire le premier pas, sinon je risquerai qu'il profite de ma faiblesse pour être d'une façon ou d'une autre, odieux!
Alors comme d'habitude, je dois attendre un moment de lucidité ou de doute pour qu'il revienne calmement ou quelque fois; pas!

Pour te dire la vétité, moi aussi, j'ai pas trop le moral, je déteste ces moments de silence! Je crois, que bien qu'il m'énerve profondément lorsqu'il me dit n'importe quoi, je préfére encore l'entendre, car dans ces moments de violence verbale, j'arrive à savoir ce qui l'à touché...Ceci dit, je dois tout de même rester vigilante car pendant ces moments de détresse, il y a du vrai , mais aussi du faut afin de me faire culpabiliser...

C'est pas de la tarte tout çà! lol
C'est une véritable prise de tête! Quelque fois, je dis aux enfants, que j'aimerai que l'on me fasse un lavage de cerveau pour effacer tout ce qui concerne mon mari. Mais tout au fond de moi, une toute petite voix, dit: NON! Surtout pas!!! Il est le plus grand Amour de ma vie! (enfants mis a part)

Quelle torture!
Le problème c'est que je sais que l'on est déjà passé par tellement d'épreuves, que je me dit que rien peu nous séparer...et parallelement je sais que sans accompagnement thérapeutique c'est impossible d'espérer une quelconque amélioration...A part peut-être un miracle?! Encore faut-il y croire...!

Bon, je crois que çà va un peu mieux, çà fait du bien de pouvoir s'exprimer auprès de personnes qui connaissent votre douleur et vos interrogations.

Soyons fortes Lehaim, et restons toujours positive envers nous même...
Je t'assure, nous sommes exeptionnelles tant nous sommes courageuses...

Grosses grosses bises Lehaim

A bientôt

Nana jolie

[quote:4718945093="nanajolie"]
Lehaim, relève toi...pense a tous nos témoignages et puises ta force dans chacun de nous qui refusons de souffrir encore...

Merci Nanajolie, merci Whatagirl de ces magnifiques mots de soutien, pleins de délicatesse....

Vous le savez, vous l'avez vécu plus souvent que moi, la souffrance est intolérable...On se sent trahie, piétinée, niée, méprisée et pourtant l'on se dit quelque part qu'il a de l'amour tout tout au fond, de l'amour noyé dans sa propre soufffrance qui l'empêche de faire jaillir le beau, le bon dans sa vie...
Crying
Tout s'effondre à nouveau pour moi, un épisode banal pourtant depuis les 2 ans que, hélas, il a croisé ma route et m'a attendrie, fragile et fort, passionné, extrèmiste, sensible et spécial...Seulement un peu plus loin dans la trahison...

Avant il me quittait en me disant qu'il ne m'aimait pas pour aller se réfugier chez sa soeur.
Maintenant, il me quitte en me disant qu'il aime une femme ayant sa vie derrière elle, provocante, pas sérieuse et infidèle de son passé, un traumatisme pour lui, et des mois de médicaments et soutien familial pour s'en remettre...Mais il retourne s'y brûler les ailes, comme s'il avait tout oublié de cette expérience traumatisante...

j'ai beau tourner tout cela dans ma tête, il n'y aucune raison logique de faire cela...Sa famille qui connait cette femme, ne comprend pas du tout elle non plus...

Merci de me dire, Nanajolie et Whatagirl que cela n'est pas de ma faute, sinon je culpabiliserais encore, en me disant que c'est de ma faute, que je ne suis pas assez gentille et compréhensive...

Il m'a dit régulièrement qu'il ne me méritait pas, qu'il me faisait trop de mal, et que j'étais trop gentille avec lui...Mais cela, sans se remettre en question finalement...Arguments faciles, en fait, pour me trahir la conscience tranquille...Je m'en rends compte maintenant...

Vous avez raison, il faut que je tienne et que je ne craque pas...Et pourtant, dès que j'entends le téléphone, j'ai le coeur qui bat...C'est l'occasion définitive de rompre et arrêter de souffrir dans l'avenir...Oui vous avez raison nanajolie et Whatagirl...Mais, c'est tellement difficile Crying

Je vous embrasse de tout coeur !

Lehaim

coucou lehaim,

Nanajolie a raison bat toi, tu en as la force, on peut s'en sortir, se sortir de cette spirale infernale qui nous détruit tous les jours un peu plus

Nous ne sommes coupables de rien en ce qui concerne leur maladie et s'ils ne veulent pas changer c'est leur choix

On ne peut accepter d'être mal traitées parce qu'ils souffrent et ne veulent pas changer

La souffrance était en eux bien avant nous, encore une fois il faut aussi penser à soi et à ceux qui nous entourent notamment nos enfants.

Ils ne sont responsables de rien mais souffrent et subissent indirectement.

Une fois que la décision est définitivement prise il ne faut plus regarder derrière mais devant, ne plus céder au chantage, aux menaces, insultes etc...

Sinon c'est retour dans l'enfer!

Courage à toi

Bises

whatagirl

Hello Lehaim,

Je viens de lire tout tes derniers messages, je suis désolée que tu ailles aussi mal...Je connais tellement ta souffrance!

Cette soif de s'accompagner de femmes mauvais genre, c'est également le style de mon mari, mais d'un autre côté il a besoin de faire confiance et ce ne sont pas le genre à suciter la moindre confiance, alors comme il a horreur de souffrir il preffere ne s'y aventurer qu' a court therme!

Depuis que je l'ai revu, nous nous sommes disputés a plusieurs reprises, mais comme je dois lui sembler pas trop mal, il rappelle sans tarder bien que je dise non a ces abus... Ceci dit, il ne veux pas reprendre la vie commune...quelle absurdité! Du coup, je preffere zaper!

Il refuse le dialogue au sujet de ces trahisons, et minimise l'évidence...
Aujourd'hui, une jeune femme m'a téléphoner et bien qu'elle ne m'ai pas dit grand chose, je sais que c'est une rivale.
En se sentant découvert, il a prefferer me planter là, et partir sans rien dire (bien que j'étais toute jolie pour sortir!). Si celà m'étais arrivée plusieurs mois en arrière, j'aurai était probablement très vexée et dans un total désaroi...
Aujourd'hui, bien que je l'aime toujours, je ne culpabilise plus! Je sais, moi, ne jamais l'avoir trahie et rien que pour celà, je me dit que c'est lui qui a des problèmes...Il va au devant de son propre malheur et cette fois je refuse de trinquer de nouveau!

Alors, on verra bien, pour le moment je pense à mes projets et a me battre pour mes enfants...(J'avoue tout de même que je pense à lui sans cesse, mais differement...)

Voilà, en ce qui concerne mon cheminement personnel, encore et encore en rapport avec mon mi Ange/mi Démon de mari bordeline que j'Aime!!!

Aller courage Lehaim, tu sais que la fin de ton histoire, toi seule en décidera la fin...
Lui, il va encore revenir et ces menaces de suicide, c'est pour t'effrayer car, il sais qu'il lui faut faire un choix et c'est celà qui est terrible pour lui...Il n'est pas sans savoir au fond de lui que tu l'aimes profondement et il n'est pas non plus sans connaitre ton dévouement...
C'est comme un enfant, il lui faut commettre des bêtises, ensuite il observe la réaction, et si il te sent mal, il en rajoute...bien qu'il se sente hyper mal!

Lehaim, relève toi...pense a tous nos témoignages et puises ta force dans chacun de nous qui refusons de souffrir encore...

Je t'embrasse de tout coeur...

A bientot

Nana

[quote:9d0de346bf="whatagirl"]Je n'ai jamais reçu autant de toute ma vie et j'ai 43ans mais cette sale maladie s'il n'y a pas de travail effectué à moment donné tue tout sur son passage.

Moi de même Whatagirl, c'est bien pour cela que je suis si malheureuse. Il m'a tellement donné malgré tout, que cela est atroce ce rejet méprisant...

J'ai beau avoir lu énormément de livres sur le sujet, je n'arrive pas, concrètement à concevoir que l'on peut passer instantanément de l'amour idéalisé à la haine froide, ou pire l'indifférence totale...Et ce, sans qu'il y ait une seule raison valable Crying ...

Enfin, tu as bien raison, sans travail effectué, pas d'avenir... Crying Crying Crying

Il n'empèche, je vis un enfer en ce moment...Moi aussi, j'ai un problème avec l'abandon :? ...

[quote:6010129cc1="matriochka"]Bonjour,
Voici le témoignage d'une "borderline limite".
J'ai été diagnostiquée il y a quelques années et je peux vous dire que cette maladie est aussi épouvantable à vivre pour les malades que pour l'entourage. Mais tant que le malade n'a pas pris conscience de ce mal incontrôlable, il ne se rend compte de rien. Il souffre terriblement et fait souffrir sans comprendre ce qui se passe. Et encore moins que tout vient de lui et pas des autres!

Merci merci, Matriochka de ton témoignage émouvant, vu de "l'autre côté"...Cela m'aide beaucoup à comprendre la "logique" de mon ami.

Oui, c 'est exactement l'impression que j'ai. Mon ami est dans l'impossibilité de se remettre en question, et d'avoir la lucidité de son état.

j'ai tellement fait d'efforts pour lui, mais effectivement, j'ai l'impression qu'il ne voit même pas tout ce que je fais. Il n'en garde aucune reconnaissance, ni même souvenir on dirait!

C'est sûr que de cette façon, il peut toujours chercher l'amour s'il ne le voit pas à côté de lui...

Cependant, contrairement à toi, il ne souhaite pas ouvrir les yeux sur le fait qu'il peut avoir un problème de comportement. Je lui ai expliqué ce trouble. Je lui ai dit qu'il me semblait que ça y ressemblait beaucoup, et que c'était génial, car il pourrait donc moins souffrir à l'avenir car il existe des solutions...Je ne l'ai aps du tout jugé, mais juste informé...
Et bien non, il refuse même d'essayer de se renseigner, ou de lire quelque chose à ce sujet...

Donc, il semble avoir fait le choix de garder son comportement victimaire et de continuer à souffrir et à faire souffrir les autres....

Quel gâchis!

Bisous à toi, et courage pour ton travail sur toi-même. Tu as beaucoup de force en toi pour déjà accepter le diagnostic et ensuite persévérer.

Lehaim

Tout d'abord, je voudrais te répondre Lehaim que ce que tu vis aujourd'hui je l'ai vécu, cette haine, cette envie de me venger de ce qu'il me faisait endurer parfois me mettait hors de moi et j'étais la plus maivaise qu'il soit mais cela n'a eu pour effet que de m'anéantir un peu plus chaque jour et n'a jamais solutionné les choses.

J'ai compris que rentrer dans la spirale de la colère ou de la violence n'amène à rien sauf à l'autodestruction. Cela ne m'a pas empêché cependant de lui dire ce que je ressentais à chaque fois mais calmement.

Maintenant je ne pouvais plus supporter la fréquence des conflits et surtout j'ai vu qu'il n'était pas prêt à travailler sur lui et que c'était hélas un combat perdu d'avance.

Pour lui il est hors de question d'aller consulter un psychiatre, même s'il est conscient des choses sa peur de changer est plus forte que tout et comme c'est une décision qui lui appartient je ne voyais plus pourquoi me battre et surtout dans la souffrance et l'anéantissement.

Tu vois aujourd'hui nous nous sommes croisés en voiture, il a ouvert sa fenêtre et a craché sur mon parebrise.

Il y a quelques mois la colère m'aurait envahie d'une force que tu n'imagines même pas et je l'aurai maudit comme jamais de vive voix.

Mais aujourd'hui après avoir travaillé sur moi et compris qui était le borderline, je n'en vois plus l'intérêt. Ce serait un retour en arrière et une nouvelle destabilisation pour moi et ça jamais plus jamais.

Aujourd'hui je suis simplement triste de voir qu'il va droit dans le mur et que rien n'y personne ne peut l'arrêter.

Je ne peux qu'espérer qu'un jour il rencontre celle qui saura déclencher en lui cette envie de se battre pour s'en sortir.

Mais d'un autre côté je suis heureuse de voir que certains ou plutôt certaines acceptent de travailler pour vivre enfin le bonheur même si cela reste fragile malgré tout.

Comme tu l'écris matriochka les borderlines ont un énorme besoin d'amour mais ils savent en donner beaucoup.

Je n'ai jamais reçu autant de toute ma vie et j'ai 43ans mais cette sale maladie s'il n'y a pas de travail effectué à moment donné tue tout sur son passage.

A chacun de voir ce qu'il peut et veut vivre

Bonjour,
Voici le témoignage d'une "borderline limite".
J'ai été diagnostiquée il y a quelques années et je peux vous dire que cette maladie est aussi épouvantable à vivre pour les malades que pour l'entourage. Mais tant que le malade n'a pas pris conscience de ce mal incontrôlable, il ne se rend compte de rien. Il souffre terriblement et fait souffrir sans comprendre ce qui se passe. Et encore moins que tout vient de lui et pas des autres! MAIS CELA SE SOIGNE, HEUREUSEMENT !
J'ai tout détruit autour de moi, famille, amour, amitiés, travail et voulu me détruire aussi à plusieurs reprises. Jusqu'au jour où un pshychiatre de l'hôpital a compris de quoi je souffrais et m'a envoyée dans un institut psychiatrique où j'ai été suivie par un autre psychiatre qui connaissait très bien ce trouble. Je suis restée hospitalisée pendant 8 mois et 1/2 et travaillé sur moi. J'ai enfin pu prendre conscience de qui j'étais, de ce que j'avais fait et pourquoi.
En plus d'un traitement médicamenteux et du travail avec le psychiatre, j'avais et j'ai encore un suivi régulier avec une psychologue qui connaît aussi ce dysfonctionnement.
Je commence à me reconstruire et en même temps à reconstruire autour de moi, tout ce que j'avais rejeté, brisé........sur tous les plans et cela marche mais demande une attention à chaque instant encore.
C'est vrai aussi qu'un borderline ne sent pas qu'on l'aime et qu'il a une soif intarrissable d'amour. Mais il peut en donner beaucoup aussi !
Alors, à tous les malades borderline, à tout leur entourage, courage, patience et persévérence!

[quote:5ff44438c5="whatagirl"]
Le borderline a terriblement besoin d'être aimé c'est pour cela qu'il est prêt parfois à vivre des histoires qui le font souffrir ou bien qu'il s'entoure de gens qui ne lui apporteront rien, c'est comme ça.

Il a terriblement besoin d'être aimé! Et pourtant de l'amour il en avait de ma part!
C'est tellement affreux de réagir comme cela, comme si tout ce qu'on avait fait pour lui n'existait pas. Aucune reconnaissance, aucun souvenir même, il semblerait...Enfin, cela n'est pas la 1ere fois Sad ...Sa vie n'est remplie que de mensonges et de trahisons...
Comment croit-il pouvoir être aimé sincèrement par quelqu'un de cette façon là? Il ne trouvera que l'échec et la destruction de cette façon là!

Tu sais Whatagirl, je suis révoltée aujourd'hui ! Révoltée contre ce monstre que j'aime, tellement froid que l'on dirait un robot. Au point d'avoir envie de le frapper pour qu'il ressente enfin ce qu'il me fait subir, et qu'il cesse cette indifférence atroce!!!

Révoltée de voir qu'il détruit sa vie sans même le réaliser, et se précipite vers des échecs assurés alors qu'il se détourne de moi, de sa famille qui l'aime et veut le sauver de lui-même...

Tu dis "c'est comme ça"....Je n'arrive pas à l'accepter, j'ai trop mal! Quelle maladie peut-elle être aussi affreuse que celle-là...Et puis, après tout, est-ce dû à la maladie? Il doit bien y avoir des borderlines méchants de nature aussi?

Enfin, désolée pour ce message, j'ai trop mal Sad

Bonjour Lehaim,

Les borderlines sont bien souvent dans un prodessus d'autodestruction et de ce fait peuvent être destructeur pour l'autre.

Ils ne vivent pas les sentiments et les émotions de la même façon que nous c'est pour cela que bien souvent nous ne comprenons ps leurs réactions notamment cette indifférence et cette capacité qu'ils ont à nous effacer de leur mémoire pour trouver quelqu'un d'autre dans la foulée.

A chacune de nos séparations, il retournait surfer sur le net et discutait avec de nouvelles filles espérant à nouveau vivre quelque chose avec l'une d'entre elles.

Ou bien encore, dans son travail comme il est artisan et qu'il a beaucoup de clientes célibataires. C'est un séducteur né, il le sait et parfois en use pour rompre sa solitude.

Le borderline a terriblement besoin d'être aimé c'est pour cela qu'il est prêt parfois à vivre des histoires qui le font souffrir ou bien qu'il s'entoure de gens qui ne lui apporteront rien, c'est comme ça.

Il ne faut pas leur en vouloir et acepter de les laisser lorsqu'il n'y a plus rien à vivre.

Rester dans le passé la souffrance ou la douleur n'amène à rien. Cela nous empêche de vivre le présent.

Il ne faut pas risquer de passe à côté de sa vie.

Nous avons donné ce que nous pouvions donné et il n'y a aucun regret ni sentiment de culpabilité à avoir de ce côté là.

Il faut se dire que nos chemins se soient croisés mais que maintenant chacun doit reprendre le cour de sa vie indépendement de l'autre.

A bientôt

Biz

Poesia, j'ai bien reçu votre mp, mais le forum m'indique une "panne temporaire" lorsque je veux vous répondre. Dès que cela marche à nouveau, je vous répond bien volontier!

Le trouble de la personnalité limite est l'équivalent, dans les pays anglo-saxons, de trouble borderline...Mais, il y a divers degrés dans ce trouble, qui peut être plus ou moins marqué, extériorisé ou non. Et puis, il y a des solutions pour aller mieux, c'est de trouver un bon psychothérapeute qui connaît bien cette "maladie".[/b]

[quote:04ff290957="whatagirl"]
Le borderline passe aussi facilement de la tristesse, la déprime à l'euphorie ou l'indifférence.

Quoi que l'on fasse pour lui, il n'est pas en mesure de se rendre compte de ce que l'on donne. Bien souvent d'ailleurs ça n'est jamais assez.

Bon voila, aujourd'hui, je lui ai dit que je le quitte et que je ne veux plus jamais entendre parler de lui.

Il y a une raison à cela. Il a décidé brutalement de recommencer une liaison avec son ex, terminée assez dramatiquement il y a 5 ans. Celle-ci a l'âge d'être sa mère, un look de prostituée, et autoritaire et manipulatrice (je ne dis pas cela par dépit, c'est ce que dit toute sa famille qui la déteste). A l'époque, celle-ci l'a bien trompé, trahi et blessé au point de se retrouver lui aux urgences en état de crise hystérique terrible.

Encore une fois, je ne comprends pas son attitude. Finalement, comme d'habitude, il fait le vide avec toutes les personnes qui l'aiment sincèrement, et qui veulent l'aider à aller mieux, pour se retourner vers des gens qui l'utilisent à leur avantage...

En effet, non seulement il me quitte mais il fait aussi le vide avec toute sa famille par la même occasion, en disant que ses soeurs sont méchantes et complotent contre lui...C'est du n'importe quoi!

Bref, si mon coeur saigne d'être trahie, cela me donne une bonne raison de rompre tout lien avec lui. J'espère seulement que je ne cèderai pas cette fois-ci s'il revient. :?

Comme tu le dis, Whatagirl, les borderline n'ont absolument jamais aucune reconnaissance pour ce qu'on fait pour eux, même si on les aident dans leur travail (je ne veux pas me vanter mais sans moi, il n'aurait jamais réussi à décrocher son job actuel, et depuis qu'il l'a, je l'aidais encore le soir à rédiger ses dossiers, après mon propre travail!), ou même en soutien moral et financier.

C'est tellement dur d'être trahie par l'homme qu'on aime. Effectivemment, au final, on se dit qu'il ne faut peut-être pas tout même sur le dos de la maladie..Les borderline ont aussi une conscience pour distinguer le bien du mal, alors?

Tout n'est pas pardonnable non plus...Et au bout d'un moment les trahisons finissent par nous détruire aussi...

Il faut lutter, tu as raison Whatagirl. Nanajolie, tu as dit cela également...Mais cela fait si mal quand même Sad

Bonsoir Lehaim,

Lors de notre dernier clash il m'a envoyé par e-mail une vidéo horrible ou l'on voit quelqu'un tranché froidement la tête d'une personne qui est à terre et son commentaire était : "vois maintenant ce contre quoi je lutte".

J'avoue que je n'ai pas su comment l'interpréter était ce une menace à mon encontre ou bien l'envie de se suicider qui revient en lui?

Plusieurs fois je l'ai vu déprimé, avec des idées noires en tête. A chaque fois j'étais là pour l'entourer, l'aider.

Le lendemain il se comportait comme si rien de tout ça n'avait existé, reprenant ces attaques verbales à mon encontre.

Le borderline passe aussi facilement de la tristesse, la déprime à l'euphorie ou l'indifférence.

Quoi que l'on fasse pour lui, il n'est pas en mesure de se rendre compte de ce que l'on donne. Bien souvent d'ailleurs ça n'est jamais assez.

On passe du je te quitte à ne reste pas loin ou tu peux m'appeler si tu veux de mes nouvelles.

Et là on se retrouve à nouveau dans le je t'aime moi non plus.

On a tous connu ça et pour certains c'est encore d'actualité.

Oui c'est une sale maladie!

Bien sûr que notre entourage est malheureux, les gens qui nous aiment souffrent car ils se savent impuissants par rapport à ce que l'on vit. Ils voient bien que l'on va dans le mur comme ils savent également que c'est nous et nous seuls qui prendront la décision de mettre un terme

Un jour on m'a dit tant qu'il y aura du négatif en toi, tu attireras le négatif.

En clair tant que tu n'auras pas une image positive de toi même, tant que tu ne t'aimeras pas et ne te respecteras pas tu ne pourras pas mettre un terme à ce qui te fait souffrir et tu n'attireras à toi que des gens négatifs.

Tout cela m'a énormément fait réfléchir et m'a donné plus que tout l'envie de me sortir de cette spirale.

J'ai donc décidé de travailler pour que le positif prenne le pas sur le négatif.

On a tous la force de se battre en nous pour vivre le meilleur

Alors je dirai que la force soit avec toi

Biz

[quote:593292157e="nanajolie"]
Mon mari aussi dit de ne pas savoir ce qu'est d'être heureux!

Je ne sais pas quel sera notre avenir, mais il me semble que, quoi qu'il arrive, je l'aimerai toujours même si je parviens a enfouir un jour cet Amour au tout profond de moi...

Et pour moi tout pareil que Nanajolie, Whatagirl...

Tu vois, ce soir je suis très triste et malheureuse. Mon ami vient de me dire qu'il en a marre de notre relation, qu'il ne m'aime pas, et qu'il sera beaucoup mieux tout seul. Et que même, il a réfléchi à l'idée de se pendre, comme cela il n'y aura plus de problème...Il m'a donné tout le détail de sa pendaison envisagée Crying ...Enfin, cela est assez nouveau de me parler de suicide. En revanche, il m'a toujours dit qu'il faisait son testament (environ 3 fois par semaine à le compléter, le rectifier....), alors que, de toutes façons, il n'a rien à lui quasiment, aucun argent, aucun bien!

Comme d'habitude, brutalement et sans aucune explication logique. Il refuse mon amour, il refuse mon aide et mon soutien lorsqu'il ne va pas bien...Il fait le vide, alors qu'il aurait tellement besoin d'amour et de compréhension.

Cette maladie est absolument horrible Sad !

Et bien, comme Nanajolie, malgré tout le mal qu'il me fait, je suis mal, je saigne...Je pense à lui ce soir (22h57 à Paris)...Et je me dis, qu'il faut que j'arrête de faire du mal à ma famille qui me voit dépérir, impuissante...Qu'il faut que je le quitte, froidement, sans regrets...J'aimerais tellement, mais je n'y arrive pas!

Alors, bravo à toi Whatagirl d'avoir cette volonté très forte et cette détermination. J'essaye de prendre exemple :?

Bisous

Lehaim

Bonjour Nanajolie,

Oui j'y arrive pas totalement car la dernière séparation est trop récente mais j'y arrive.

Je suis quelqu'un qui bouge, j'ai pas mal d'amis qui sont présents et prêts de moi lorsque j'en ai besoin. Même s'il m'ont vivement déconseillé x et x fois de ne pas revenir vers mon ami et s'ils désapprouvent ma conduite, ils sont là et j'avoue que cela m'aide beaucoup.

Ensuite il y a mon travail, mes enfants et une magnétiseuse qui à chaque baisse d'énergie et de moral se charge de tout remettre en place.

C'est d'ailleurs elle qui m'a donné un jour un livre à lire qui m'a beaucoup aidé et qui m'aide encore dans mon développement personnel.

Ce livre est d'ailleurs devenu mon livre de chevet. Dans les mauvaises périodes j'en relis certains passages.

Je ne sais ce que donnerait un directlive là aujourd'hui mais je crois que non je ne replongerai pas.

Je veux lutter cette fois jusqu'au bout et ne plus laisser m'envahir par ses discours mensongers pour me récupérer car il ne se supporte pas seul et souffre.

Je ne peux présager du futur bien sûr, j'espère juste que ma volonté de ne pas repartir dans la souffrance sera la plus forte que tout.

J'ai compris que quoi que je fasse, dise ou quel que soit la puissance de mon amour pour lui, il n'y a rien de possible. Il ne veut pas changer car il a peur de se changement, il me l'a dit lui-même.

Il s'est tellement protégé pour ne pas que quoi que ce soit l'atteigne que rien ni personne ne pourra interagir sur cet état d'être.

Il va ouvrir une porte et puis il va s'empresser de la refermer par peur

C'est ce que j'ai compris récemment et c'est pour cela que je ne reviendrai pas.

Je sais qu'il est en souffrance perpétuelle donnant une image de lui à l'extérieur qui lui demande énormément d'effort. Il a une vie sociale à l'extérieur tout à fait normale. Mais lorsqu'il est avec moi il est hélas tout autre car il est lui et non pas une image.

Je connais son mal être et le pourquoi mais tant qu'il n'acceptera pas de travailler, il continuera à faire comme par le passé et ne pourra se stabiliser avec qui que ce soit.

Il n'a d'ailleurs à 35 ans jamais réussi à vivre une relation plus d'un an et encore moins partargé un quoitidien à deux.

Il a avancé c'est sûr mais seul au fil de ses rencontres mais le travail de fond n'a jamais été effectué.

Peut être rencontrera t-il un jour celle qui le touchera et arrivera à le faire réagir et surtout qui saura l'aider tout en se vivant dans la paix et la sérénité. Je ne peux que le lui souhaiter.

Je n'ai pas de regret de ne pas être celle là, je lui ai donné tout ce que je pouvais lui donner, il faut accepter que cela ne soit pas ce dont il a besoin.

L'acceptation et le détachement m'aident à vivre et comprendre cette séparation.

Voilà Nanajolie, je te souhaite toujours plus ainsi qu'à ceux qui comme nous vivent ces histoires ou l'amour se mêle à la haine et la colère.

Bonjour whatagirl,

Tu semble tenir le coup, arrive tu as libérer ton esprit et penser a autre chose qu'a ton ami?
En ce qui me concerne lorsqu'il me semble que c'est la dernière fois, mon seul centre d'intêret , c'est lui...Ca doit être pour cela que je ne parviens pas à prendre une décision ferme et définitive!

Mon mari aussi dit de ne pas savoir ce qu'est d'être heureux!
Au début, je me vexais et pensais:"et moi alors?! Avec tout ce que je te donne comme amour, tu ne parviens pas à être heureux?"), je trouvais celà tellement injuste envers moi!!!
Maintenant, je sais que ce n'est pas vis à vis de moi qu'il dit celà, mais plutôt parce qu'il a le mal de vivre...Il me semble avoir fait tout mon possible pour l'aider, alors, aujourd'hui je ne me culpabise plus du tout.

Je ne sais pas quel sera notre avenir, mais il me semble que, quoi qu'il arrive, je l'aimerai toujours même si je parviens a enfouir un jour cet Amour au tout profond de moi...

Bonne chance whatagirl, je suis de tout coeur avec toi, reste sur la voix de la lumière...

A bientôt

BIZ

Nana

Bonjour Lehaim,

J'espère que tu vas bien, pour ma part çà va pas trop mal...

Hier, il m'a demandé de le rencontrer pour discuter (toujours le même processus!), alors au début il reste sur ses points de vu, hyper désagréable et agressif,pour finalement lorsqu'il voit que je reste de marbre, passer a la phase douceur...!
Lorsque je lui demande des expliquations sur ces mensonges, il détourne le sujet jusqu'au moment il ne peu plus l'éviter et là, il dévoile juste une partie de la vérité...!
Bien qu'une partie de moi est contente de le voir, l'autre reste méfiante et écoeuré...! Il est tellement incohérent...!

Aujourd'hui, il a attendu 18h30 pour m'envoyer un SMS et m'appeller, c'est très touchant!!! pour quelqu'un qui n'a pas vu sa femme de puis 3 semaines!!! Sans compter, qu'il ne demande toujours pas pour ses enfants!!!

Des fois, j'ai l'impression qu'il s'aime lui d'abord , moi ensuite et ses enfants en dernier?!

Pour ma part aussi, mes plus grand enfants ne comprennent pas, il me voit céder a chaque fois et me trouve bien entendu: FAIBLE!

Tu as raison Lehaim, difficile de dévoiler notre Amour par risque de souffrir...Et pourtant, ils ont besoin plus que personne qu'ont les aime...
C'est bien difficile tous çà!

Depuis nos échanges, je me sens comme avoir une avance sur lui, car c'est comme ci, que j'avais la chance d'avoir le pouvoir de comprendre des choses de lui même qu'il ignore.

Je pense beaucoup a toi, et aux autre témoignages, c'est saisissant comme nos sentiments et notre émotivité envers nos compagnons sont sensiblements identhiques! Quel gachi!

Le mot d'ordre a l'heure actuel, c'est faire attention a soit en se protégeant de l'autre! Pour le moment ca semble fonctionné!
(je garde mon calme, je m'affirme et je tente de ne plus culpabiliser...!)
Je me demande bien quels seront ces réactions quand, il se rendra compte de sa perte de pouvoir, surtout qu'il est toujours dehors?!

Prend de la force, je t'en envoie de tout coeur, toi que je sens si proche de moi... Zap ces méchancetés en pensant a moi et aux autre qui vivons cette injustice de sentiments...

A bientôt tendre Lehaim

Grosses Bises

nana

Bonjour,

Je crois que nous en sommes au même point tous les 2, alors que peut-être Nanajolie et Whatagirl sont allées un peu plus loin dans la démarche de distance du fait du temps passé à côté d'un conjoint borderline...

Mais non, tu n'es pas fou, ni lâche, ni faible de céder sans cesse alors que le monde autour de nous pensent que nous sommes: idiots?, bêtes?, trop gentil? sans amour propre?...Le monde autour ne sait pas ce que c'est de cotoyer une telle personne capable du pire et du meilleur...

Et oui, j'ai l'impression on finit par avoir les mêmes symptômes qu'eux au final! Ne pas montrer nos sentiments, devenir froid et distant pour se protéger...Alors qu'on a envie d'une seule chose, les aimer et leur montrer notre amour!

Merci Whatagirl pour tes mots d'encouragement!
Douce Nanajolie, je te fais une bise. Tes mots gentils m'accompagnent et me soutiennent.

Lehaim

Bonsoir Fabrice,

Non tu n'es pas fou, tu es juste destabilisé par les mots et les actions de celle que tu aimes.

J'ai vécu ce sentiment de vide, celui ou ne sait plus ou est la raison, ou le sentiment de culpabilité m'envahissait tellement que je n'arrivais plus à savoir qui j'étais et si ce que je disais était bien ou mal.

Je perdais peu à peu mon identité.

Fuir ou rester cela t'appartient on ne peut donner de conseil car chaque histoire est différente.

C'est à toi de voir et à toi seul. Les sentiments et les ressentis sont des choses bien personnelles et propres à chacun d'entre nous.

Tout ce que je peux te dire, ce que je dis toujours c'est qu'il faut se protéger et aussi penser à soi.

Les borderlines sont vraiment des personnes très troublantes, touchantes et que l'on ne peut ou pourra oublier.

La souffrance est bien sûr présente aussi bien chez le border que chez celui qui l'accompagne.

Reste à savoir jusqu'à quel degré de souffrance sommes nous prêt à aller?

Que voulons nous?

Que nous apporte ce que nous vivons?

Et bien d'autres questions toutes aussi importantes.

Bien à toi

whatagirl

bonjour,

c'est avec une certaine tristesse que je découvre vos nouveaux témoignages parcequ'ils sont si vrai et si marqués de peine et de blessures
dans mes précédents témoignages je faisaient état de ces mêmes situations!
aprés 2 mois d'absence où la colere et la tristesse arrivaient à m'empecher de "reprendre"un qqconque contact avec elle (amie borderline) j'ai malheureusement "rechuté" et me suis laissé aller à lui parler et espérer Sad
......... les mensonges les cachoteries les non dits de retour, et toujours cet art qu'ont les border à faire croire à leurs proches que ce sont eux "les fous" "les paranos" "les indifférents" "les menteurs" et j'en passe...........
ce genre de relation rend fragile à la fois le border et le non border Sad
........je me sens tellement fragile que j'arrive à être des plus indifférent des plus froid des plus insensibles et "strict" pour éviter que quiconque entre moi!!!
quand je vous lis, je me dis "ouf" suis pas fou! mais......finalement ce genre de relation nous rend malade et malheureusement rend encore plus malade le /la borderline......... entre ce sentiment à vouloir se proteger et celui de ne pas vouloir faire mal l'autre, qui malgré tout aura mal parcequ'on se protege soit meme!
que faire ? fuire?........ et laisser l'autre se faire du mal car elle croira à l'abandon et la trahison!
.....................je ne sais plus

Bonjour à vous LEHAIM et NANAJOLIE,

A chacun de vos écrits je me retrouve.

La culpabilité vis à vis de mes enfants qui me voyaient triste et anéantie mais toujours prête à repartir malgré tout dans la souffrance.

J'ai essayé de leur parler en leur expliquant que c'était ma vie et que je ne leur imposerait jamais la vue de mon ami. Mais malgré tout ils ne pouvaient comprendre et c'est tout à fait normal car ce que nous vivons ou avons vécu n'est pas normal.

Comme toi Lehaim, je ne pouvais exprimer mon amour restant toujours sur mes gardes, n'osant m'exprimer de peur d'avoir de la colère enface. Je ne pouvais pas lui parler de ce que je faisais en dehors des moments que nous partagions car cela n'était que source de conflit tout comme il ne me parlait peu ou très rarement de ce qu'il avait vécu durant mon absence.

Les mensonges et les mauvaises fréquentations oui cela aussi faisait partie de ce que j'ai dû affronter ou supporter.

Je ne parlerai pas des incessantes séparations, des humiliations etc....

J'avais l'impression parfois de ne pas exister, d'être transparente.

Je me poserai toujours la question de savoir s'il m'a réellement aimée.

Lorsque nous rentrions en conflit, je lui demandais s'il était heureux dans ce qu'il vivait, si cette vie lui convenait. Il me répondait qu'il ne savait pas ce que c'était que d'être heureux.

Je pense que le borderline a peur de changer comme il a peur d'être abandonné. Il est prêt à vivre une relation qui le fait souffrir plutôt que de rester seul. Le manque d'amour, l'autorité, la violence ou la castration liés à l'enfance sont bien souvent la source de tous leurs maux.

La souffrance est quelque chose qui fait partie de lui qui est en lui.

Le mettre en face de la réalité et lui dire les choses c'est bien, je l'ai fait moi aussi mais nous n'avons pas à éponger ou à soigner. Seuls les professionnels en ont la capacité.

Ce qui est déroutant et démoralisant c'est notre impuissance face à leur mal être mais quelque part cela nous fait comprendre qu'il faut laisser les choses lorsqu'il n'y a plus rien à faire.

Même si cela est difficile mais c'est la seule issue pour nous sauver.

Vous n'avez pas à vous culpabiliser de donner ou d'avoir donner de l'amour, la culpabilité est un bien sale sentiment qui fait que bien souvent nous acceptons de vivre des situations comme celles que nous connaissons.

Il faur reconnaître la bonne de la mauvaise culpabilité, c'est un petit travail à faire fort intéressant et qui fait qu'un jour l'autre ne peut plus nous atteindre comme il le faisait auparavant.

L'estime et le respect de soi aussi nous aide.

Alors aimez vous et respectez vous les filles, ne perdez jamais ça de vue.

Je pense bien à vous

A bientôt

Nous ne parlions que de nous

Rebonjour whatagirl,

J'espère en effet que t'as volonté te sortiras de cette mauvaise passe, c'est important pour toi, mais surtout pour tes enfants qui ont certainement beaucoup souffert de ta souffrance( même si on ne se dévoile pas, les enfants ressentent tout et comprennent beaucoup plus de choses que l'on puisse imaginer)...
Pour ma part, malheureusement, ils étaient au première loges...! Je n'aurai certainement pas assez de toute ma vie pour leur demander pardon.

Il y a tout de même quelque chose a souhaiter, c'est qu'après une telle expérience, c'est: plus JAMAIS! J'entends par là, ne plus se remettre dans une telle situation, savoir et pouvoir démasquer ses manipulateurs qui nous détruises...

Je suis navrée si certaine personne bordeline me lise, mais sans aide thérapeutique, je pense que toute relation de couple est voué a l'échec avec cette terrible maladie...

Le bonheur, pour moi est au stade de l'idéalisation...et me parait inaccessible...

A très bientot whatagirl

Biz

nanajolie

[quote:e5b1c5b34c="whatagirl"]
Il est constamment en souffrance et de ce fait fait souffrir l'autre, il en est conscient mais il ne peut s'empêcher de reproduire encore et encore.

Il est revenu me chercher plusieurs fois pour me dire qu'il avait compris les choses et qu'il allait travailler pour changer.
.

Merci whatagirl de ton témoignage. Cela fait tellement de bien de voir que l'on est pas seule à vivre le même genre de calvaire. De voir que l'on est pas, au final, si faible et lâche que cela puisque plusieurs personnes réagissent comme nous...

Moi aussi, mon ami est assez lucide sur son état. Si un jour, il me dit qu'il va se faire soigner, le lendemain il dit le contraire...

J'ai enfin réussi à lui parler, et à lui écrire des mails assez clairs sur son état, sans jamais le juger bien sûr. Il me dit qu'il écoute, et qu'il lit ce que je lui raconte, mais pour l'instant cela n'aboutit pas vraiment.

Je lui rappelle ses cycles de crises où il part pour ensuite devoir tout recommencer à 0 de notre relation, encore et encore...Il me dit qu'il a peur de s'engager, et qu'il a besoin de réfléchir...Mais cela fait 2 ans que ça dure, et qu'on n'a jamais pu rester ensemble comme un couple normal, plus d'un mois! Il faut toujours des crises, des drames...

Je sais, tout le monde s'empresse de me le dire, qu'un jour ou l'autre il me faudra tourner la page, même la psy me l'a dit, mais pour l'instant je suis paralysée à l'idée de le perdre, même si ma raison me dit le contraire...J'ai déjà essayé de le quitter, mais j'étais tellement malheureuse, (et j'ai l'impression que lui aussi?) que j'ai craqué et cédé...

Enfin, je te souhaite d'être enfin heureuse whatagirl, toi aussi tu le mérites!

Bises

Lehaim

[quote:18c005893e="nanajolie"]
J'étais complètement aveugle, je délaissais mes enfants pour céder a ses multiples caprices, il lui arrivait de me séquestrer, de m'humilier, de m'insulter (souvent), de me taper...!!! Et a chaque fois il demandait pardon comme un enfant qui a fait une grosse bêtise...

Aujourd'hui, je suis dans l'incertitude, mais j'essaie d'être forte, je vie au jour le jour, plus question de projets...!

Merci Nanajolie de m'expliquer tout cela. Quelle force tu as en toi, pour avoir vécu tout cela et être encore capable de tellement d'écoute et de douceur.

Je te comprends tellement sur tes réactions à son égard. Moi aussi, j'ai tendance à céder lorsqu'il teste mes limites, parce que, comme toi, j'ai tellement peur de ne plus le voir...

Je commence à entrevoir ce qui pour toi est désormais une évidence : il n'y a pas de projets possibles, il n'y a pas de sentiments où l'on peut se "lâcher" et montrer toute la force de son amour...Il faut toujours se protéger (finalement avoir les même attitudes que notre conjoint borderline qui se protège violemment), ne pas trop montrer par peur de la réaction violente le jour où l'on est affectueuse et qu'il est dans une phase de distance, de rejet...

Comme c'est difficile d'aimer si fort et ne pas pouvoir l'exprimer, toujours se contraindre, ne rien montrer et faire comme notre conjoint, devenir au final, de glace en apparence...Se blinder, se retenir d'aimer pour devenir triste et terne...Et surtout pleurer toutes les larmes qu'il est possible de pleurer lorsque nous sommes dans l'attente...

Et pourtant, comme le dit si bien whatagirl :

Quote:
Dans l'amour il ne doit pas y avoir de violence et vivre c'est rire, c'est bouger, rencontrer des gens, partager dans la joie, la bonne humeur, la liberté, le respect de l'autre et surtout la sérénité.

Et pourtant, même si on s'en défend, on l'aime quand même...Pour ma part, je ne connais pas la violence physique, seulement les mots méchants, les mensonges et beaucoup de trahisons. Et bien sûr les absences récurrentes pour des personnes qui ne sont pas très recommandables...

Et aussi, toute ma famille qui ne comprend plus mon comportement, mon pardon malgré ses caprices, ses mensonges....Ma famille qui me trouve faible, et incohérente...Cela aussi est difficile lorsqu'on vit cette situation, de se sentir isolée, non comprise...

Cela me fait tellement de bien, tes mots gentils nanajolie!

Je t'embrasse fort.....Mon pseudo veut dire : "A la vie!" pour un peu d'espoir, parce que même si l'amour fait très mal, j'espère qu'il existe une issue...

Bisous Nanajolie

Rebonjour,

On n'est jamais à l'abri d'une rechute, je ne sais pas si c'est le bon mot mais effectivement le fait d'être amenés à se croiser peut autant chez lui que chez moi provoquer un trouble.

Je ne sais s'il sera le même pour chacun d'entre nous mais oui obligatoirement il y aura un trouble car aussi terrible que soient leurs colères et leurs attaques verbales, les borderlines sont capables de donner énormément d'amour.

Je savais pour l'avoir lu quelques temps après notre rencontre qu'il fallait impérativement éviter d'avoir une relation fusionnelle avec un borderline car ensuite lorsqu'il y a séparation cela est terrible pour lui. La sensation d'abandon est décuplée et la tristesse immense se qui ravive leur colère.

Le fait que j'ai des enfants à faciliter la chose dans ce sens là.

J'ai beaucoup travaillé sur moi même et c'est peut être ce qui me permet de dire que je ne veux plus de cette relation.

Encore une fois on ne peut pas dire jamais plus jamais

J'espère avoir assez de force pour lutter et dire non ou bien rester muette lors de sa prochaine tentative de reprise de contact parce que je sais qu'il ne va pas laisser tomber et je sais qu'il reste encore au fond de moi un petit quelque chose.

Mais cette fois le fait d'avoir travailler sur moi me donne un avantage et puis surtout j'ai appris à dire non et à me respecter.

Et ce n'est pas rien me connaissant.

Dans l'amour il ne doit pas y avoir de violence et vivre c'est rire, c'est bouger, rencontrer des gens, partager dans la joie, la bonne humeur, la liberté, le respect de l'autre et surtout la sérénité.

C'est de cela dont j'ai envie aujourd'hui

Il ne te faut pas douter du fait que tu es quelqu'un de bien et que tu mérites de vivre autre chose. Ce sont ces choses là qui feront qu'un jour tu n'auras même plus à résister ou à lutter parce que le moment viendra ou la séparation deviendra une évidence pour toi.

Comme tu l'as écrit nous ne sommes pas des thérapeutes et pour pouvoir aider l'autre il faut d'abord avoir régler ses propres maux.

Ne t'oublie pas

biz

Bonjour whatagirl,

Je suis ravie d'avoir fait partagé mon expérience avec d'autre personne étant plus où moins dans les même difficultés...

Je suis un peu septique lorsque tu dis avoir pris ta décision il y a deux jours.
Avec tout mon respect, si tu as toujours des sentiments pour ton ami, je ne pense pas que cette décision soit définitive...
Je pense que l'on peu mettre un therme a ce genre de situation seulement lorsque tout est éteint dans notre coeur...Surtout que tu dis habiter dans la même ville!
Moi aussi, a chaque séparation je le croise en ville, et bien que, quelques fois (avant) j'avais peur de ces réactions, maintenant lors des crises on se croise comme des inconnus (même avec nos enfants à la main)...

Au sujet de notre aide, et même si l'on déploie une énergie immense, malheureusement, nous ne sommes pas psychothérapeute...!

Tu as raison de dire que la vie n'est pas que souffrance, sauf qu'après une telle relation, les plaies sont tellement profondes qu'il faut savoir comment les pansser... En même temps il faut savoir ouvrir la porte de la liberté, franchir le seuil et ne plus jamais se retourner.
Facile a dire...

En ce moment je suis dans la période séparation, il me dit que bien qu'il m'aime encore, tout est fini.
Il tente de me culpabiliser, car lui aussi doit souffrir, mais c'est comme un enfant il doit faire sa bêtise et ensuite, si je résiste il sera totalement désorienté et alors soit il réagira violemment, soit il reviendra en étant adorable...

Je tente de tenir et de ne pas me laisser déstabiliser, mais c'est une lutte quotidienne...Un jour je m'en sortirai car je suis quelqu'un de bien et moi aussi j'ai le droit au bonheur, comme vous autre qui souffrer tant...!

COURAGE a tous et toutes... Resté zen et penser a vous avant de penser a l'autre...

BIZ

nanajolie

Bonjour,

Je suis nouvelle sur ce site et je voulais vous dire qu'à la lecture de vos expériences avec un borderline lehaim et nanajolie j'ai reconnue bien des situations vécues jusqu'à il y a 2 jours.

J'ai décidé de mettre un terme définitif à une histoire cahotique débutée il y a 1an et demi durant laquelle je suis passée de périodes de bonheur à des périodes de souffrance extrême au point de tomber malade.

Moi qui suis de nature gaie et enjouée avec un fort caractère, j'ai fini par ressembler à une loque.

Je me suis battue pour essayer d'aider mon compagnon en adoptant le comportement conseillé sur certains sites dédiés aux personnes proches du borderline mais en vain. L'idéal aurait été qu'il accepte de faire une thérapie mais il s'y refuse.

Ce n'est pas lui qui a un soucis mais l'autre.

La violence, l'intolérance et l'agressivité ont tué mon amour pour lui et pourtant je sais qu'il mérite de vivre autre chose car c'est quelqu'un de bon et de généreux. Il aurait fallu qu'il se débarasse de ses maux liés notamment à son enfance et à sa polytoxicomanie il y a bien longtemps.

Son passé guide encore sa vie aujourd'hui même s'il dit le contraire.

Il est constamment en souffrance et de ce fait fait souffrir l'autre, il en est conscient mais il ne peut s'empêcher de reproduire encore et encore.

Au début je n'osais pas m'opposer à lui quand il avait ses violentes colères mais petit à petit dans le calme je lui exprimais mon mécontentement et ne rentrais plus dans son jeu.

Nous vivions en vase clos, il a toujours refusé de rencontrer les gens qui m'entourent. Notre vie se résumait donc à son appartement et quelques sorties que nous faisions tous les 2 lorsque cela était possible.

Il est revenu me chercher plusieurs fois pour me dire qu'il avait compris les choses et qu'il allait travailler pour changer.

Effectivement il a acheté des livres, pris rendez-vous chez un kinésiologue et une magnétiseuse mais hélas, le travail n'a jamais duré.
1 seul rendez-vous de pris et pas de suite donnée

J'ai encore essuyé sa violence verbale et psychologique suite à ma décision de rompre définitivement. Je sais que malheureusement vivant dans la même ville nous serons amenés à nous croiser. Je ne sais qu'elle sera sa réaction, j'imagine violente mais aujourd'hui plus que jamais je dois me sauver.

Je suis mère de 2 enfants qu'il n'a rencontré qu'une fois et pour eux je me dois d'être en phase avec moi même. Je ne veux plus leur imposer la vue d'une loque incapable de réagir ou de m'occuper d'eux.

La vie n'est pas que souffrance. Certes, notre impuissance face au mal être de ceux que l'on aime est terrible mais il arrive un moment ou l'on doit accepter que si l'autre n'a pas envie d'être aider c'est son choix mais en aucun cas nous devons nous sacrifier pour des causes perdues.

Je pense bien à vous et vous dirais juste de ne pas oublier de vous protéger dans ce que vous vivez.

Bonjour tendre Lehaim,

Moi je suis née dans le Val d'Oise que j'ai quitté en fin 99 pour m'installer en Guadeloupe. J'ai tout quitté pour offrir une vie meilleure à mes trois enfants...!!!

En début 2002, j'ai sympatisé avec cet homme qui était différent; il semblait gentil, dynamique, sincère et par dessus tout il m'attirait physiquement avec cette allure sportive et sa tête de dur...

Et puis les choses sont allées très vite, ce qui est devait être qu'une aventure n'a pas pu prendre fin. Je suis tombée enceinte pratiquement tout de suite, mais malgrès tout, j'évitais de lui ouvrir complètement mon coeur, de ce fait il insistait pour continué la relation et était toujours agréable...
Les choses se sont gatées lorsque j'ai baissé la garde et que je lui est fait confiance, c'était trop tard j'avais laissé aller mes sentiments...Alors là, catastrophe!!!

J'étais complètement aveugle, je délaissais mes enfants pour céder a ses multiples caprices, il lui arrivait de me séquestrer, de m'humilier, de m'insulter (souvent), de me taper...!!! Et a chaque fois il demandait pardon comme un enfant qui a fait une grosse bêtise...

Petit a petit , j'ai tenté de me resaisir, je me suis mise a porté plainte pour les coups, même a les rendre(enfin essayé), je lui rendait également ses insultes et trouvais les mots justes pour lui faire autant de mal qu'il me faisait...
Ensuite, j'ai consulté un psy qui m'a expliqué que je ne devais pas rentrée dans son système de violence, le fait est que la violence physique a pratiquement disparu ( peut-être aussi a cause des plaintes). Mais en même temps il y avait tout ces départs qui me faisaient terriblement souffrir, a tel point que j'étais dans l'incapacité de m'occuper de mes enfants...

Au fil du temps mes yeux se sont ouverts , je cède moins (encore trop!),
malheureusement je pârviens de moins en moins a zapper sa violence verbale, alors je me remêt a son niveau...
Je souffre toujours beaucoup de ses fuites, mais pleure de moins en moins sauf quand il me blesse par ces actes....

Aujourd'hui, je suis dans l'incertitude, mais j'essaie d'être forte, je vie au jour le jour, plus question de projets...!

Maintenant, je sais que je ne suis plus seule et que quelqu'un, quelque part me comprends...

Merci, merci, merci, merci a toi aussi... Tiens le coup, ne serait-ce que pour toi même... Tu es quelqu'un de bien, regarde toi comme tu le mérites..

FOS
BISOUS

Nana

[quote:54e611b3bb="nanajolie"]
Je l'aimais comme une folle, c'était un amour charnelle, passionnelle, c'était "à la vie, à la mort"...Et puis en même temps je versais des litres de larmes lorsqu'il était cruel. Il était violent verbalement, moralement et quelques fois même physiquement. Puis est venu les premières fuites, j'étais terrifiée à chaque nouveau départ, je ne comprennais pas sa cruauté...
J'étais complètement sous son emprise, alors je pardonnais car je refusais de souffrir du "manque de lui"...

Avant ton message, je pensais avoir réussie a enfouir cet amour, mais je me suis rendu compte en te lisant que c'est juste une illusion...Je l'aime encore.

Gentille Nanajolie,

Moi aussi, ce que tu me dis de ton amour incroyable, si fort, si passionnel, c'est moi ...Ces larmes terribles suite à la méchanceté, la trahison, la fuite incompréhensible, c'est moi aussi....Le "manque de lui" c'est moi aussi, devenue si faible et si irrationnelle...

Comme eux, les borderline, nous avons sans doute besoin d'aimer d'un amour intense, d'un amour brulant qui n'existe peut-être (de temps en temps seulement hélas) que chez eux, que l'on dit hypersensibles...Nous leur ressemblons sans doute, pour ces extrèmes là dans les sentiments, mais sans les aspects trop négatifs. Et c'est pour cela qu'on se rapprochent d'eux, pour notre malheur...

Au départ de notre relation, j'a eu l'impression que c'était la 1ère fois de ma vie que je rencontrais un homme aussi passionné et fort dans ses sentiments. Je me suis sentie en phase, enfin. Moi qui avais toujours l'impression de vivre des histoires où j'aimais trop par rapport à l'autre...Hélas, le pire est rapidement arrivé ensuite...

Et aujourd'hui, quelques heures, quelques soirées rares, je retrouve encore l'homme généreux et adorable que j'aime, et donc je me dis qu'il n'a pas disparu, il est là, c'est sa vraie personnalité tellement enfouie sous ses défenses qui le rendent si méchant.
Mais petit à petit, comme toi, les chocs encaissés finissent par ternir cette belle histoire qui finit par devenir malsaine, mauvaise remplie de trahisons et de mensonges...

Au travers de tes messages, malgré la lassitude des blessures continuelles que tu as endurée, malgré la volonté de séparation, l'on sent encore très fort encore ton amour pour lui...

Je te souhaite beaucoup de force et de courage pour aller au bout de ta démarche si difficile parce que les sentiments sont là, encore.... Je t'envoie plein d'ondes positives !

En revanche, contrairement à toi, il ne veut pas d'enfants, car il est absolument incapable d'envisager un quelconque avenir, même à court terme. L'on dirait que son univers se limite au jour présent, tellement il est instable et change d'avis sur tout, dans l'heure, dans la journée, même les choses les plus anodines...Cela a toujours été impossible de fixer une date pour dîner avec des amis, pour accepter une invitation, car bien qu'il ait fixé souvent lui même la date, à chaque fois, il faut décommander car il change d'avis au dernier moment...Alors, pour des enfants, c'est même pas la peine d'en parler...

J'écoute tes conseils Nanajolie, me distraire...Oui tu as 100 fois raison, mais c'est ...dur lorsque mon coeur saigne d'aimer trop fort...

Mais merci, merci, merci...Je sais que pour toi, tu as besoin de tellement de force par rapport à moi, pour tes enfants...

Moi aussi, j'ai pensé à toi aujourd'hui (j'habite à Paris) et me suis souvenu de tous tes mots gentils à mon égard.

Je t'embrasse fort,

Lehaim

Bonjour Lehaim,

Je suis si émue par ton message, que tout comme la première fois que j'ai lu tes témoignages j'ai fondu en larmes tant je me reconnais en toi...

Récemment, par le biais d'internet j'ai recontacté des amis d'école et ces derniers me rappellaient combien j'étais gaie, dynamique et drôle " la fille la plus délirante". Aujourd'hui, je suis triste, maussade et effacée, toujours méfiante...

Moi aussi, je l'ai soutenu dans des tas de choses et d'ailleurs c'est les jours où je démarchais le plus, qu'il était odieux!

Je l'ai materné comme un autre enfant.
A lui aussi cà lui arrivait de fondre en larmes dans mes bras, il disait avoir souffert de l'absence de son père, de la violence de son beau-père et de sa mère...

Je l'aimais comme une folle, c'était un amour charnelle, passionnelle, c'était "à la vie, à la mort"...Et puis en même temps je versais des litres de larmes lorsqu'il était cruel. Il était violent verbalement, moralement et quelques fois même physiquement. Puis est venu les premières fuites, j'étais terrifiée à chaque nouveau départ, je ne comprennais pas sa cruauté...
J'étais complètement sous son emprise, alors je pardonnais car je refusais de souffrir du "manque de lui"...

Aujourd'hui j'ai passé la journée a faire des papiers pour officialisé la séparation et peut-être même le divorce?!

Avant ton message, je pensais avoir réussie a enfouir cet amour, mais je me suis rendu compte en te lisant que c'est juste une illusion...Je l'aime encore.

J'espère pouvoir m'en sortir...Je pense que cette fois la rupture est définitive, car il y a ces mauvaises influences, ces soit disant amis!!!

Voilà, chère confidente, je sais que ce n'est pas très gaie, mais c'est ce que je vie... Ceci dit, je ne saurai t'influencé, fait juste très attention à toi, essaie de te distraire, force toi, aller COURAGE!

A bientôt, tu es formidable...

Je pense a toi... Je t'embrasse égallement de tout coeur

Nana

[quote:80688317dd="nanajolie"]Est-ce que ton ami te parles de ces angoisses et de ces paniques? est-ce qu'il est conscient dans les moment d'acalmies de son trouble? est-qu'il te dis avoir pris conscience de ce qu'il vient de te faire vivre?
En ce qui concerne mon mari, il y a longtemps qu'il ne me parles plus de ces angoisses et semble complètement ignorer son état. D'ailleurs il me disais tout a l'heure dans un message que c'est moi qui suis folle depuis toujours.

Merci de ton très gentil message nanajolie,

Oui, je lutte, je suis malheureuse depuis 2 ans...Et je sais que tu as raison:
Il est en train de me détruire. J'étais joyeuse, j'aimais rire et j'étais résolument optimiste avant lui, et je deviens triste et terne. Je n'ai plus guère d'espoir en l'avenir.
En plus de se détruire lui, il est en train de me détruire aussi, et pourtant je me croyais forte. Avant, tout le monde me disait que j'avais beaucoup de force de caractère. Aujourd'hui, je suis faible et je n'ai plus goût à rien.... Sad

Et oui, dans certains moments de lucidité, il me dit qu'il est malheureux de m'avoir fait du mal car je ne mérite pas cela. Il me dit qu'il va me quitter pour me protéger et arrêter de me faire souffrir. Mais il revient toujours....
Il me dit parfois quand il a des crises de panique, d'angoisse, et il me demande de le serrer fort dans mes bras.
Il me demande de le soutenir pour son nouveau travail, et me répète que c'est grace à moi s'il a obtenu le poste parce que je me suis battue pour lui, pour lui donner la force de tenir et d'être tenace pendant une année entière pour décrocher son poste...Je lui ai donné toute mon énergie, je me suis battue, souvent même contre lui lorsqu'il ne voulait plus y penser, pour qu'il obtienne ce poste. Et aujourd'hui qu'il a ce poste, il est tellement stressé qu'il est odieux et me rejette comme si cela était de ma faute, sans aucune reconnaissance.

Et puis c'est désespérant, alors qu'il y a une semaine, en pleine crise de panique, il me promettait d'aller voir un psy, ce soir il vient de me dire méchamment que j'ai des idées stupides et qu'il ne veut plus du tout que je lui parle de cela.

Alors je fatigue...Mais j'ai encore de la compassion, effectivement. Sans doute qu'avec le temps et les crises, je comprends nanajolie que tu sois un peu désabusée...Et pourtant, je sans aussi que tu souffres encore; d'autant plus que tu es seule, loin de tes proches. Pour ma part, j'ai quand même un peu de la chance, car j'ai de la famille pas loin qui me comprend....

Je te trouve forte et généreuse dans ta souffrance Nanajolie. Tu as encore la gentillesse, la compassion de me parler à moi, de me dire des mots de soutien alors que tu vis un enfer de ton côté. Pour cela je te remercie énormément.

Je t'embrasse fort

Lehaim

Coucou, encore moi,

Je suis toujours aussi ravie de te lire, mais je suis complètement désabusée, tu semble souffrir tellement...!Il faut dire qu'une telle expérience n'est pas a souhaiter a qui que se soit!

Moi aussi je te comprends mais il faut que je t'avoue qu'actuellement je ne suis pas sure d'avoir encore de la compassion ( a moins que je sois trop énervée?!). Peut être aussi que j'ai un peu d'avance sur toi, par rapport aux nombre d'années?... En tout cas je me demande si cà vaut le coup! Pourquoi souffrir autant?!

Est-ce que ton ami te parles de ces angoisses et de ces paniques? est-ce qu'il est conscient dans les moment d'acalmies de son trouble? est-qu'il te dis avoir pris conscience de ce qu'il vient de te faire vivre?
En ce qui concerne mon mari, il y a longtemps qu'il ne me parles plus de ces angoisses et semble complètement ignorer son état. D'ailleurs il me disais tout a l'heure dans un message que c'est moi qui suis folle depuis toujours.

Dans mon cas, dans ces moments de fuites, quelques fois il ne me contacte pas pendant de nombreux jours et là je suis en panique total, on dirait que je preffere qu'il me dise ses horreurs plutôt que l'indifference, a force je m'agace toute seule!

Fait attention de ne pas sombrer dans la dépression, par contre je suis sure que çà n'en vaut pas la peine. J'ai déjà été traité pour celà, mais je ne veux plus de traitement, je me bats chaque jour pour relativiser ces actes. Bien que je n'y parvienne que très peu! Mais toujours mieux qu'avant! Ceci dit je suis obligée de dormir par le biais de somnifères et malgrès cà je dors que 5 à 6 heures ( je suis épuisée...) contre 3 heures les premières années au moment des crises...

Je n'ai pas eu l'occasion de t'expliquer, mais de plus je vie aux Antilles loin de mes origines (la proie idéale...!) Alors comme on dit ici douce Lehaim: FOS (force)

Et c'est de tout coeur que je pense à toi...

Bises

Nana

[quote:83ec71912e="nanajolie"]

(comme: il ne veux plus JAMAIS me voir, il ne veux plus voir ces enfants et forcément des insultes, il veut que j'entame une procédure de divorce...),

Il me repproche des choses qui me parraissais sans importance et là je me rencontre qu'il a souffert de choses complètement anodines?!
Enfin j'ai hate qu'il se calme car il est" démoniaque"...

Nana

Là aussi, la psy m'a parlé de ces reproches constants, quoi qu'on fasse et de plus en plus lorsqu'on essaye de faire de mieux en mieux pour lui. Apparemment, mais tu le sais sans doute , ceux qui souffrent de ce trouble ont beaucoup de difficulté de se remettre en cause car ils ont aucune estime d'eux, alors leur mode de défense c'est de se poser en victime et non en responsable, cela leur ferait trop de mal...

Quand aux "je ne veux plus jamais te voir", c'est un peu comme un enfant qui dit cela à sa maman parce qu'elle lui refuse son caprice. Le "jamais" est (souvent?) vite oublié...

Je suis de tout coeur avec toi Nanajolie. Les personnes ayant ce trouble souffrent tellement, on aimerait tellement les aider, mais la plupart du temps, ils refusent notre aide et nous détestent (souvent) en se rapprochant de gens égoïstes qui savent utiliser les mots justes. C'est très douloureux à vivre.

Je me débats actuellement dans ce même genre "d'enfer" avec en plus, une sensation terrible d'impuissance. Je sais que c'est une maladie et que mon ami n'est pas méchant de nature, au fond de lui, qu'au contraire il aspire à construire des choses. Et je sais qu'il y a une solution: Une thérapie adaptée ! Et cette solution il la refuse, en continuant de souffrir et en me faisant souffrir encore et encore...C'est affreux cette situation, j'ai tellement mal moi aussi de le voir souffrir d'angoisses terribles et de paniques, et je ne peux rien faire pour lui!
Et aussi, je souffre comme toi de sa méchanceté tellement forte qu'on finit par se dire que c'est un monstre parfois.

J'espère moi aussi pouvoir continuer à me connecter. J'attendrai ton retour en pensant à toi très fort.

Bisous et de la force, je te soutiens!

Bonjour Lehaim,

Ravie que tu m'es répondu, tu as raison, je suis quelqu'un d'hyper sensible et a la fois hyper forte...Beaucoup de personne me demande comment je fais avec un tel mari?! Moi même je me pose la question?!

Depuis mon dernier message, il cumule les méchancetés, il me laisse des messages terriblement méchants (comme: il ne veux plus JAMAIS me voir, il ne veux plus voir ces enfants et forcément des insultes, il veut que j'entame une procédure de divorce...), il fait égallement des choses odieuses ( il fait opposition au paiement de notre EDF)... J'ai l'impression qu'il est devenu complètement fou!!!
Et en même temps il me reproche énormément de choses et là bizarrement , il exprime tout en violence son desarroi. Il me repproche des choses qui me parraissais sans importance et là je me rencontre qu'il a souffert de choses complètement anodines?!
Enfin j'ai hate qu'il se calme car il est" démoniaque"...

Voilà pour les dernières, je ne sais pas si je pourrai correspondre avec toi dans les prochains jours car je le spouconne de vouloir couper téléphone et internet, alors le temps que je remette tout cà...

Dans tout les cas merci, et toujours et encore courage...

A bientôt j'espère...

Nana

Désolée nanajolie d'avoir mis du temps à te répondre, car petit problème de connexion....

Les symptômes que tu me mentionnes correspondent très bien aux symptômes de mon conjoint...Et ta souffrance est également la mienne, jour après jour...

En revanche, je ne suis pas du tout d'accord avec ce que t'indique ton psy à ton sujet!

J'ai également consulté un psy pour mon ami, et celle-ci m'a indiquée qu'en fait, c'était plutôt que les personnes qui vivent avec des borderline ont certains des traits (positifs!) des borderline, c'est à dire une grande sensibilité, une capacité d'empathie, de compassion et de générosité.
Quelque part, que l'on ressent la douleur du malade et qu'on comprend et qu'on veut l'aider...
Ce n'est pas du tout du masochisme, mais plutôt donc de l'extrème sensibilité et de la compassion, et aussi souvent l'un des traits négatifs du borderline, la peur de l'abandon et le besoin d'être aimé.

Si on ne quitte pas la personne, c'est que, comme elle, on est bloqué par rapport à la rupture, cela est bouleversant pour nous et comme pour les borderline, nous sommes (à des degrés divers) prêts à accepter beaucoup de choses pour ne pas le perdre....

Donc, ce n'est pas du masochisme, mais peut-être un peu de dépendance, du désir d'être aimé et de la peur de le perdre...

La psy m'a dit qu'Il ne faut surtout pas culpabiliser et se dire qu'on est méchant avec la personne, et se laisseer entrainer dans son monde cahotique. la plupart du temps, les conjoints des borderline essayent de comprendre et font pour le mieux, mais cela ne suffit pas. Une thérapie est indispensable à la personne, malgré tout notre amour et notre patience.

Je t'embrasse Nanajolie, et te souhaite bon courage. Pour ma part, je comprends très bien ta paralysie face à la rupture, je sais que c'est extrèmement pénible et douloureux. En tout cas ce n'est pas du masochisme, ni de la faiblesse, simplement des sentiments réels et honnête par rapport à ton mari, et sans doute une grande sensibilité qui te fait ressentir plus que d'autres la situation.

A très bientôt, courage

Bonjour Lehaim,

Je te remercie pour ta réponse.

Dans le cas de mon mari, celui ci s'accompagne en effet constament de personnes qui ne lui apporte rien: très souvent de jeunes personnes (femmes et hommes) a qui il donne des conseilles et se valorise...quand ce ne sont pas de jeunes gens, ils s'invente un personnage et forcement, ment sur nos problèmes de couple.

Aujourd'hui, j'ai appris par un ami commun a qui il se serait confié, que ce n'est pas pour lui qu'il est inscrit sur les sites de rencontre! (étrangement c'est son profil!!!)
Une aute amie me disait hier qu'il se plaignait de ma violence!!! (ironie certainement!!!), de nos problèmes sexuel où visiblement je refuserai de faire l'amour, je peu te dire qu'avec ce personnage cela me parait difficile de refuser(surtout afin d'éviter les problèmes) car il est très porté sur le sexe...

Je ne c'est pas si il reviendra, je me suis beaucoup énervée et lui ais laissé des messages fort désagréables (bien que se soit la vérité!)
Je me pose la même question a chaque fois et me dis qu'un jour ce sera véritablement fini...Le pire c'est que je sais que se serait mieux pour les enfants et moi, mais malgrès tout il me manque terriblement!

Un psy me disait qu'étant consciente de l'enfer que me fait vivre mon mari c'est que j'ais peur de l'abandon et qu'il y a une part de masochisme en moi?! Charmant! Car de toute façon ça ne règle pas nos problèmes et je ne suis pas sur de bien comprendre..

J'espère avoir de tes nouvelles Lehaim et te dit à bientôt...A toi aussi, courage...

Nana

Bonjour Nanajolie,

Je comprends tellement tes angoisses, tes souffrances et tes doutes nanajolie, puisque je vis la même chose que toi (depuis un peu moins longtemps environ 2 ans). Si je n'ai pas d'enfant (il n'en veut pas), c'est sans doute plus facile pour moi de ce côté là, mais sinon, il s'agit des mêmes symptômes à peu près.

Les ruptures récurrentes, dont on ne sait jamais si elles vont être définitives, la volonté de séduire, y compris des personnes (homme ou femme) qui ne le méritent pas du tout et qui profitent de lui et ne l'aiment pas, tout en me disant que je compte énormément pour lui, les achats impulsifs au dela de ses capacités financières (un appartement entre autre...!).

Je ne peux parler des enfants, puisque lui refuse absolument d'y songer. peut être d'autres personnes pourront te répondre ici?

Bon courage à toi,

Lehaim

bonjour,

Je suis mariée depuis 3ans(5ans 1/2 de fréquentation) avec un homme diagnostiqué bordeline il y a 1 an mais qui refuse tout traitement...

Mes sentiments vis a vis des problèmes qu'engendre cette maladie sont tout comme Lehaim difficilement vivable...
Notre relation dégénère bien queje l'aime toujours très fort. Il quitte le domicile conjugale régulièrement me laissant dans un tel desarroi que je délaisse tout le reste de la famille( nos 2 enfants: 4ans1/2 et 2 ans et mes 3 autre enfants).
Je parviens mieux a comprendre se trouble et ce qu'il engendre, mais me pose beaucoup de question par rapport aux enfants?

Au mois d'Avril il est parti pendant 1 mois et les enfants et moi n'avons eu aucune nouvelles tout le long de cette période...
Depuis, il est reparti 1 semaine en Mai et est reparti au début de ce mois,
ces dernières semines ont été difficiles car il était tres distant, je me suis rendu compte que ces derniers moi il avait ouvert des comptes, qu'il a fait des achats important(PC)je pense qu'il fréquente quelqu'un (il a toujours besoin de se rassuré quand a son pouvoir de séduction) et s'est inscrit sur un site de rencontre bien qu'i me dit toujours que je suis la seule femme de sa vie!!!

Donner moi votre avis S.V.P sur la relation père et enfants et ce que je peu et ne peu pas attendre de mon mari vis a vis de nos enfants?

Je suis partagée par la colère et la tritesse...

Nana

Pour revenir à la dépendance, soulevée par The_Rose, c'est très particulier quand on y pense.

-Cette dépendance est-elle particulièrement liée à la relation avec un conjoint borderline, plutôt que non borlerline?
-Cette dépendance est-elle liée à, en l'occurence, mon propre vécu et non à mon conjoint borderline?
=) En bref, la dépendance se développe-t-elle du fait de l'existence d'une relation Borderline-non borderline ?

C'est un peu difficile à analyse lorsqu'on est propre acteur de la situation :? mais il me semble que:

-1) Le conjoint borderline (enfin en ce qui concerne ma propre situation) a des phases où celui-ci est extrèmement proche et fusionnel (il est "scotché", téléphonant 20 fois par jour, engageant plein de sorties, projets (à court terme ! :? ) ensemble, acheter de beaux cadeaux...), ne pouvant se passer de moi, même 5 minutes;

-2) Cette situation tend à inciter à "baisser la garde", "se lâcher", diminuer la méfiance, et faire de même (l'appeler au tel, lui raconter sa "vie"...), et à donner de l'espoir pour l'avenir : "avec tout ça, ça n'est pas possible que ça change maintenant";

-3) Lorsque la crise apparaît, non prévisible, c'est la fuite, le détachement, les "je prends du recul", sans explication rationnelle, et le silence, l'absence pendant des jours ou des semaines;

-4) Effondrement et incompréhension totale pour le conjoint, d'autant plus que la relation d'avant était forte et fusionnelle. Culpabilité souvent, et pour "tenir" et lutter contre la détresse et le "vide" engendré par la séparation après une période aussi fusionnelle et magnifique, se rappeler des moments magiques avec son conjoint. Ce n'est pas possible, il va réaliser!

-5) Bien souvent, avant que tout reprenne "comme avant", il ya en plus une phase de stand by, de statu quo où, méfiant, personne n'ose à nouveau faire le 1er pas, et en général on craque avant l'autre et on pardonne, on essaye de comprendre, on a de la compassion..

-6) La confiance revient, on oublie tout, on repart "sur de bonnes bases" à ce que nous dit notre conjoint borderline, sûr de lui à cet instant...

Et puis, inexorablement nouvelle crise un jour ou l'autre...

En fait, ces alternances de phases crises/non crises alimentent la dépendance, car il n'y a plus de repères stables et rationnels. Le conjoint se retrouve toujours en situation d'attente, attendre que la crise passe, attendre les mots et les gestes gentils...

Il n'est plus en situation où il gère, mais devient passif devant les éruptions de rage, de colère, de fuite, parce qu'il ne sait pas les comprendre, les anticiper...Il est sur un bateau à la dérive...

Par ailleurs, il y a des moments tellement intenses en sentiments, qu'il semble que l'on a juste le temps d'entrevoir une relation extraordinaire que cela nous est enlevé. "Le Paradis Perdu" que l'on rêve de retrouver, et l'on s'accroche à ce rêve dont on se dit qu'il ne manque pas grand chose pour que ça soit possible....

Re: tres difficile a vivre

The_Rose wrote:
Si on se sent envahi par les émotions de l'autre, il y a lieu de se questionner sur sa propre dépendance vis-à-vis de cette personne.

Tres difficile pour les proches Sad

Effectivement, The_Rose, à long terme on finit par craquer, désespérer et déprimer...
Dans mon cas, je me rends bien compte qu'il existe une dépendance, sinon cela serait facile de tourner la page de l'enfer qu'il me fait vivre souvent, en le quittant.
Le problème est l'ampleur extrème de ses attitudes à mon égard, magnifiques ou infernales...Du coup, on finit pas être perdu, plus de repère comme la personne que l'on aime....
Je pense que c'est le même schéma pour tous les conjoints de borderlines...

tres difficile a vivre

L' Instabilité affective reliée à une très grande sensibilité et vulnérabilité aux événements, aux situations ou aux remarques négatives des autres, provoquant des réactions intenses d'irritabilité, de dépression, d'anxiété, de rage et de désespoir; amplification rapide des sentiments; fluctuations d'humeur sans raison apparente. Ceci peut être vraiment éprouvant, décourageant et insupportable pour l'entourage. Il est donc important de ne pas se laisser envahir par ces émotions qui appartiennent à la personne borderline. C'est ainsi qu'on sera en mesure de lui exprimer une certaine compréhension et de la compassion tout en imposant nos limites claires et fermes en exprimant nos propres sentiments plutôt que d'accentuer l'intensité émotionnelle en étant accusateur ou en jugeant cette personne. Il est important de conserver son identité propre, ses émotions, et de ne pas s'identifier à la détresse de la personne borderline; il ne faut pas craindre d'affirmer sa différence dans sa façon de voir les choses et de réagir. La personne borderline en sera peut-être frustrée sur le coup, mais elle sera probablement rassurée par la suite de voir qu'elle n'arrive pas à nous perturber et nous en sera reconnaissante. Si on se sent envahi par les émotions de l'autre, il y a lieu de se questionner sur sa propre dépendance vis-à-vis de cette personne.

Tres difficile pour les proches Sad

réponse

Bonjour Lehaim, Laughing out loud
Pour répondre a votre question, la perte de notion de réalité, la perte d'identité, le sentiment d'inutilité... sont les conséquences du trouble. Les sauts d'humeurs, les changements d'avis permanents, le passage des larmes à la joie, de l'amour à la haine, d'un état calme à la colère constituent le trouble lui même.

Concernant sa lutte contre l'injustice, je pense que ceci est dû en effet au manque affectif né de son enfance.(relation père enfant).

Je comprends tout à fait ce que vous pouvez ressentir, ne culpabilisez surtout pas de ne pas pouvoir l'aider puisqu'il faut l'intervention d'un professionnel, vous le soutenez énormément gràce à l'amour que vous avez pour lui, mais le temps est long et vous êtes fatiguée car vous attendez certainement avec impatience son épaule pour que vous puissiez enfin vous reposer et être rassurée de pouvoir vivre votre relation "normalement" avec comme pilier la notion de partage, complicité, solidarité... Vous êtes partagée entre l'amour, le desespoir et la peur. Alors, ne vous isolez surtout pas car tout ceci en plus de la fatigue pourrait vous faire tomber dans "l'Abyme de la dépression". Il est normal que vous éprouviez un grand mal être car c'est une situation trés destabilisante et fatiguante. Je suis et serais là pour vous soutenir, alors n'hésitez pas si vous avez besoin de vous libérez.
A bientôt
Maylisse Laughing out loud

Re: réponse

[quote:5cd8ed2957="Maylisse"]Votre compagnon n'a pas la notion de réalité c'est à dire qu'il n'a pas tout a fait conscience de ce qu'il dit ou fait réellement.

...Un silence qui fait grandir sa souffrance, et qui a provoqué la perte de son identité du fait qu'il ne s'est pas affirmé et qu'il n'a pas extériorisé toutes ses souffrances...

Votre compagnon a du mal à distinguer les bonnes personnes des mauvaises autour de lui parce qu'il a cette grande carance affective qui lui a laissé un sentiment d'inéxistance et d'inutilité (dans son subconscient d'enfant)sur sa personne;

Et bien, je découvre encore votre long message d'explication, toujours très clair...Merci Maylisse :oops:

Ce que vous m'indiquez sur la perte de notion de réalité, la perte d'identité, le sentiment d'inutilité...

Ces notions sont-elles spécifiquement liées au trouble du comportement Borderline ?

Car, en plus de tout ce que vous expliquez, mon ami a également des sautes d'humeurs importante, des changements d'avis permanents sur les projets, les gens, ses envies...et surtout, j'ai l'impression que la colère est un trait permanent de son caractère, à part quelques rares fois (quelques heures, une soirée au maximum) où il est complètement euphorique (tellement que l'on dirait qu'il a bu de l'alcool, ce qui n'apparaît pas normal non plus!).

Un autre trait de son caractère, très bizarre car poussé à l'extrème parfois, est également la "lutte contre l'injustice". Il se comporte parfois et s'implique violemment contre un inconnu dans la rue qui a eu une attitude discourtoise, une parole blessante contre une autre personne qu'il ne connait pas du tout par exemple...En revanche, tout aussi bizarrement, dans d'autres cas où moi j'aurais tendance à intervenir, il ne dit rien...Enfin, rien de rationnel jamais dans ses réactions....

Peut-on expliquer ce genre d'attitude par rapport à son passé de carence affective?

Sans compter les mensonges récurrents, très destabilisants, car j'ai pourtant vraiment l'impression que mon compagnon est, au fond de lui, honnête et même intègre (de par son éducation, sa famille très droite, de par ses principes, sa philosophie de vie, auxquels il semble croire pourtant ...).

C'est pour cela que je vous demandais s'il avait la notion du bien et du mal. Car paradoxalement, s'il ment, s'il me fait du mal et me trahit, j'ai pourtant la sensation qu'il est honnête au fond de lui!
Je sais que les personnes qui vont lire cela vont me prendre pour quelqu'un de pas très net, et pourtant c'est le ressenti que j'ai...De quoi disjoncter :roll: !
C'est pour cela que je susi très destabilisée, et très mal en ce moment...
J'ai lu hier soir, un messae d'un conjoint de borderline (pseudo : Elevation) qui résumait assez ce que je ressens actuellement :

Quote:
on se sent coupable parce que incapable de comprendre, difficile à accepter, impossible à renoncer à vous et parce qu'on crois qu'on est incapable d'etre là pour vous......... ........

et puis au final c'est notre santé qui en prend un coup...... où est LA limite pour nous qui vous aimons....... entre peur d'etre emporté dans "l'abyme" et peur de vous perdre........ c'est l'horreur

réponse

Bonjour Lehaim, Laughing out loud
Votre compagnon n'a pas la notion de réalité c'est à dire qu'il n'a pas tout a fait conscience de ce qu'il dit ou fait réellement. Tout simplement parce qu'il n'arrive pas à se positionner dans le présent et encore moins dans le futur, il est perdu et a du mal à trouver des repères. Mais cela ne veut pas dire qu'il ne sait pas différencier le bien du mal, c'est une chose qu'il arrive à faire avec tout ce qui ne concerne pas sa personne mais par contre si il est concerné directement il aura des difficultés à ouvrir les yeux afin de prendre conscience de ses comportements. Comme vous l'avez dit, il n'a pas de "fil conducteur" logique dans ses actions par rapport à la réalité actuelle de sa vie. Il ne sait jamais remit en question de sa vie peur, peur de souffrir comme dans son enfance. Pour se remettre en question dans le présent afin de se situer, il faut regarder son passé. Voilà où est le problème de votre compagnon, il a peur de "revoir" ce passé douloureux. La douleur de ne pas avoir eu l'affection qu'un enfant aurait dû avoir (il a une grande carance affective dû au manque d'intéressement de sa personne par ses proches) et de s'être renfermé dans un long silence car il ne s'est pas senti compris ou n'a pas été compris. Un silence qui fait grandir sa souffrance, et qui a provoqué la perte de son identité du fait qu'il ne s'est pas affirmé et qu'il n'a pas extériorisé toutes ses souffrances. Beaucoup de personnes, en mettant un voile sur leurs souffrances pensent qu'elle vont pouvoir avancer dans leur vie et se reconstruire mais ce n'est qu'une illusion pour tenter d'oublier la douleur. L'inverse se passe, la douleur reste et grandit inconsciemment et les personnes touchées stagnent avec un lourd poids en eux, il faut extérioriser la souffrance en analysant la situation pour la banir complétement. Le fait de se sentir compris est déjà un début de reconstruction pour les personnes qui se sont isolées dans la souffrance, c'est une bouffée d'oxygéne rassurante.
Votre compagnon a du mal à distinguer les bonnes personnes des mauvaises autour de lui parce qu'il a cette grande carance affective qui lui a laissé un sentiment d'inéxistance et d'inutilité (dans son subconscient d'enfant)sur sa personne; Ainsi, lorsque certaines personnes qu'ils cotoient, profitent de lui, il ne le réalise pas, lui voit qu'elles s'intêressent à lui, donc l'apprécie. Votre compagnon est une personne trés généreuse donc trés sociable, le seul problème qui lui empoisonne la vie c'est qu'il fuit son passé, il ne peut pas mettre de notion de réalité dessus des que des personnes essayent de l'évoquer, il fuit par peur de souffrir.
Vous avez tout mon soutien, n'hésitez pas à m'ecrire des messages, je serai là pour vous répondre.
A bientôt,
Maylisse Laughing out loud

Merci de tout coeur encore une fois Maylisse, pour votre long message très clair sur la situation que je vis. Vous êtes sans doute psychothérapeute, ou vous étudiez la psychologie pour comprendre aussi bien les choses?!

J'ose encore abuser de votre temps (évidemment, si cela vous importune à force, n'hésitez pas à me le dire!), mais cela m'aide vraiment beaucoup dans le brouillard où je me trouve, pour tenter de mettre de l'ordre dans ce "bazar" qu'est ma situation actuelle avec mon conjoint :? .

- Vous indiquez à plusieurs reprise "qu'il n'a pas de notion de réalité". Cela veut-il dire qu'il est incapable de savoir si ce qu'il fait est "normal", "bien", "mal", rationnel ou non eu égard à sa situation réelle? Qu'il n'a pas de "fil conducteur" logique dans ses actions par rapport à la réalité actuelle de sa vie?
En gros que ça serait sa souffrance (?) ou ses essais de s'en sortir par lui-même qui gouverne ses actions, mais sans "boussole"?

- Concernant son passé, il m'est très difficile de pouvoir en parler précisément étant donné qu'il a toujours éludé (parfois violemment) mes questions à ce sujet, à part quelques événements, mais plutôt de son adolescence, décrits de manière très floue.
La seule chose qu'il m'a indiqué clairement à propos de son passé c'est "je me suis ennuyé" , mais je pense qu'il parlait surtout de son adolescence.

Le reste, je l'ai appris par sa famille proche (plusieurs enfants, lui étant le dernier) :
-Son père est mort alors qu'il avait 10 ans, celui-ci était alcoolique et violent, très autoritaire et intolérant;
-Sa mère était effacée, et avait peu de caractère.
-A partir de la mort de son père, il faisait des crises de nerfs violentes et pleurait beaucoup
-Du coup, il a été mis en pension très stricte dès le décès de son père
-Scolarité cahotique, et renvoi de beaucoup d'écoles, mais au final études supérieures effectuées.
-Quelques embauches, où à chaque fois il démissionne (au bout de 1, 2 ou 3 ans max), et nouveau travail actuellement depuis 3 mois.

Malgré cela, on ne peut pas dire que son enfance ressort dans son attitude maintenant. il "passe" très bien en société, où il est apprécié. Il sait plaire, il a du relationnel. Il attire les gens vers lui quel que soit le milieu où il se trouve, c'est très étonnant cette aisance relationnelle. Personne ne peut soupçonner les problèmes de son passé, à par sa famille et moi, ou lorsqu'il reste assez longtemps dans un travail, où ses collègues finissent par se rendre compte de "bizarreries" dans son attitude (sautes d'humeurs surtout).

Voila un peu la description peu détaillée de son enfance. Je n'ai pas plus d'informations en la matière.

Encore merci de votre aide Maylisse Smile

réponse

Bonjour,
Je pense en effet que votre compagnon a peur de l'avenir certainement dû au manque de confiance en lui. Il aimerait se projeter mais n'y arrive malheureusement pas la peur du futur le paralyse énormément. Pour se projeter dans le futur il faut déjà connaitre sa propre identité et pour lui à ce jour ce n'est pas le cas. Lorsqu'il aura retrouvé sa personnalité il pourra se positionner dans le présent et donc se projeter dans l'avenir, mais pour l'instant il est complétement perdu et trés influençable ce qui provoque beaucoup de querelles entre vous à cause de certaines fréquentations déstructrices. Le problème est qu'il n'a pas conscience que vous essayer de le sortir de toutes ses choses négatives qui le ronge, il vous voit comme une ennemie puisqu'il n'a pas de notion de réalité (ce qui est négatif pour vous n'est pas négatif pour lui). Seule une tierce personne peut le faire comme par exemple un(e) psychotérapeute. Vous avez tout a fait conscience qu'il met en péril, à la longue, les sentiments que vous lui portez et ce à cause de son comportement contradictoire. Je pense qu'il a des sentiments envers vous et qu'il veut arriver à sortir de ce trou noir mais il n'y arrive pas pour l'instant. Je comprends tout à fait votre desespoir et votre souffrance, il n'a pas conscience de tout cela car il est à la recherche de son identité. Votre issue de secours est donc bien la psychothérapie. Pouvez vous m'en dire un peu plus sur son passé ? pour que je puisse entreprendre une analyse un peu plus approfondie sur sa personnalité (en tout cas si vous le souhaitez bien entendu). Vous avez tout mon soutien n'hésitez pas à m'écrire des messages lorsque vous en avez besoin, et je vous assure que vous ne vous accaparer pas la conversation, vous avez le droit de vous exprimez et autant de fois que vous le souhaitez : cela s'appelle la liberté d'expression. Laughing out loud
A bientôt
Maylisse

Je suis désolée "d'accaparer" la conversation, mais j'ai tellement de tristesse et d'interrogation en moi actuellement que je n'arrive plus du tout à gérer, et comprendre l'attitude de mon conjoint.

Pendant environ 1 an, les ruptures cycliques, ses "je prends du recul" étaient très rapprochés (une semaine, 15 jours), puis les crises ont commencé à s'espacer (1 mois, puis 2 mois) mais en s'intensifiant jursqu'à "l'apothéose" :? récemment (méchanceté, mensonges, trahison très forte) alors que l'on (enfin lui! Moi j'évite de le contrarier lorsqu'il est bien!) n'avait jamais fait autant de projets d'avenir que dernièrement.

- Est-ce une bonne analyse que de dire : on dirait qu'il veut tout gâcher à chaque fois que ça devient trop bien? Comme s'il avait peur d'être heureux? Qu'il préfère quand tout va mal au moins c'est sa routine habituelle et il en a l'habitude?

- Il est difficile de faire le tri entre ses actions qui résultent de la maladie, et ce qu'il est vraiment en réalité. Est-ce que le trouble du comportement explique tout ou non? En clair, est ce que sa méchanceté, ses mensonges, ses actions mauvaises sont forcément du ressort du trouble ou est-ce ce qu'il est vraiment au fond de lui, égoïste, sans coeur...Après tout, il doit bien exister des malades borderline méchants et égoïstes ?

C'est quand même très destabilisant, destructurant pour le proche d'avoir affaire à un ange (parfois) ou à un monstre (hélas souvent), dont on finit bien par se demander si la "maladie", le trouble explique tout ou non...

Je pense que beaucoup de conjoints finissent par se poser cette question...

Merci Maylisse de votre gentil message. Comme beaucoup de conjoints ayant témoigné dans ce forum, je suis épuisée et très déprimée.
Merci pour les précisions concernant le trouble. Cette souffrance enfouie rejaillit quand même beaucoup sur les proches aussi, hélas! C'est quand même un trouble particulièrement "pervers" finalement...Souffrir en faisant également souffrir tous les gens qui aiment, qui veulent soutenir et aider, et pour finir à réussir à les faire fuir et se retrouver seul avec sa souffrance, encore et encore.

J'avoue que j'ai l'impression de vivre un cauchemar depuis 2 ans.
Les crises deviennent de plus en plus "dures" ces derniers mois envers moi.
Il me semble que plus nous avançons, entre 2 crises, vers la construction d'un avenir à 2 -à ce propos, ce n'est pas moi qui le "force" à ces projets, c'est lui qui propose - (projet d'avenir, de logement, d'officialisation de notre relation auprès de ma famille, de son entourage professionnel...), plus la crise suivante est forte et sa méchanceté est de plus en plus grande, ses mensonges de plus en plus forts...
Et sa recherche de personnes qui se servent de lui de plus en plus importante, avec un rejet de moi-même de plus en plus violent.

Bref, je me demande si, au final, il a des sentiments pour moi.

J'ai la désagréable sensation désormais que je ne suis d'une présence pour combler sa solitude lorsqu'il n'y a personne d'autre...

Cela semble facile, pour quelqu'un d'extérieur, de terminer la relation. Et pourtant, cela est très difficile pour moi. Malgré l'enfer, je n'arrive à m'y résoudre pour l'instant. C'est très étonnant car ce n'est pas du tout rationnel.
J'espère que la thérapie qu'il va entamer va pouvoir faire évoluer les chose, cela serait enfin pour moi aussi, l'issue du cauchemar...

Merci Maylisse

réponse

Bonjour,
Votre compagnon se sent attiré par des personnes qui profitent de lui car il ressent le sentiment d'être utile dans sa vie, le sentiment d'exister. Le seul problème comme vous l'avez précisé c'est qu'il n'est pas conscient que se ne sont pas des personnes qui l'aideront à retrouver son identité. Une identité perdue depuis longtemps déjà. Il n'a plus du tout confiance en lui et se cherche continuellement. Il y a des raisons à tout cela. Le psychothérapeute cherchera sur le plan psychologique ce qui a pu déclancher cette souffrance et cette détresse qui l'anéantissent au quotidien. Il n'est pas évident du tout de vivre avec lui puisqu'il ne prend pas conscience de ses actes ni de ses mots c'est le fameux "robot" dont vous parliez. C'est une personne qui n'a pas de notions de réalité à ce jour (son subconscient est toujours présent et ne laisse pas beaucoup de place à son conscient). C'est un peu comme si votre compagnon avait vécu un événement douloureux qu'il l'avait fait énormément souffrir, la souffrance étant immense il a refusé de la voir en face en grandissant, par peur de ressouffrir. C'est un peu complexe, le rôle d'un psychothérapeute est donc de faire ressortir tout cela et de l'analyser mais aussi de lui expliquer toutes les émotions qu'il ressent et qu'il ne comprend pas. Votre ami doit extérioriser tout ce qui a pu le faire souffrir, car aujourd'hui ces évenement douloureux passés sont transférer dans son présent et le seront dans son futur, la souffrance connue, le suit et grandit, ce qui ne fait que le perdre. C'est cette boucle qu'il faut briser. La psychothérapie aide à se reconstruire à retrouver l'identité perdue, et donc à retrouver confiance en soi. Elle est trés éfficace lorsqu'elle est bien faite, il faut également que le "patient" soit prêt à parler de ses émotions, de son vécu;
Il est tout à fait normal que vous ayez envie de lui rendre la monnaie de sa pièce puisqu'il vous a bléssé au plus profond de votre âme. L'injustice fait souffrir surtout lorsque l'on a été blessé par une personne qui est cher à notre coeur. Mais accordez lui une nouvelle chance de se construire, continuez à l'encourager comme vous le faite, surtout lorsqu'il fera la psychothérapie car il a ce besoin continuel de se sentir rassuré (comme un enfant) et de se sentir capable et intéressant. Vous arriverez à vous comprendre, et a vivre enfin en toute complémentarité.
N'hésitez pas à me "parler", je serai la pour vous répondre. Vous avez tout mon soutien.
A bientôt
Maylisse Laughing out loud

Merci de votre réponse Moi77.

Ce que je voulais dire, c'est qu'à force d'être blessée, trahie par la personne qu'on aime le plus au monde, il arrive un moment où l'on a également envie de faire mal, de faire souffrir en retour pour montrer ce que c'est...

Evidemment, c'est sans doute de la mesquinerie, mais en même temps, c'est tellement un enfer à vivre au quotidien...Et celui-ci semble tellement sans coeur, comme un "robot" qui ne ressent rien que l'on ne sait plus quoi faire pour le toucher un peu...

Depuis sa dernière crise, il vient d'accepter, à me demande, d'entamer une psychothérapie en septembre....

Peut-être l'espoir d'une vie à deux reconstruite? Je ne sais pas....

Opinion

Bonjour Lehaim,

Je te répond au sujet de ta dernière interrogation. Ayant été "diagnostiquée" il y a peu de temps, je peux te dire que le fait que ton partenaire recherche la compagnie de gens peu intéressants ou manipulateurs n'est pas un trait du trouble de la personnalité limite, en tout cas, pas pour moi. Depuis quelques années, je fais le ménage dans mes relations afin de garder seulement les agréables et bienfaisantes, et ce, régulièrement. Alors, comme conclusion, devenir une personne aussi dure et sans états d'âme envers lui serait contraire à toute logique émotionnelle? Si vous deviez faire ainsi, il est clair que vous deviendrez aussi mesquine que ceux que vous consideriez comme des ennemis! Je sais que ca doit être difficile de ne pas réussir à toucher votre compagnon afin de lui offrir votre aide. Essayez de discuter des vraies choses ensemble, pas seulement de la météo. C'est difficile parler avec son coeur mais ça s'apprend (en tout cas, moi, je ne me décourage pas, mon chum va réussir à s'ouvrir, j'en suis certaine)! Chose certaine, il apprendrait beaucoup à consulter. Parfois, on a besoin d'aide pour faire le ménage dans sa tête...

Ne vous découragez pas, après la pluie, le beau temps reviendra toujours (c'est juste que parfois, c'est un peu long, j'en conviens...).