relation à la limite de la folie...

Bonjour,
Voilà ce qui m'amène: je vis actuellement dans la plus totale incompréhension avec mon compagnon, à tel point qu'il me semble parfois que notre relation est limite de la folie.
J'ai connu cet homme il y a une quinzaine d'années, on a eu une relation passionnée alors qu'il venait de se marier. Cette relation a duré quelques mois, surtout par téléphone car nous étions distants de plusieurs centaines de kilomètres, mais avec quelques retrouvailles d'une rare intensité amoureuse, Puis je n'ai plus eu de nouvelles du jour au lendemain.
A la suite de ça, je me suis remise de cette rupture, j'ai rencontré un homme merveilleux, doux, gentil, avec qui je me suis mariée et ai eu trois enfants, Le tableau idéal, sauf que mon mari était impuissant, je l'ai su dès le 1er soir avec lui, et me suis sentie capable de « prendre «  les choses en main, me disant que ce n'était pas un problème et qu'en le mettant en confiance, ce problème disparaitrait. Ca a pris plusieurs mois, et il y avait de sérieux progrès, puis naissance d'un 1er enfant. Suite à cette naissance et mon nouveau rôle de mère qui me laissait moins de disponibilité pour lui, il a « replongé », s'est remis à avoir des soucis d'érection, donc remise en confiance du mieux que je pouvais etc, et 2ème enfant. Après la naissance, je lui ai suggéré de se faire aider, par un médecin spécialisé ou un psychiatre, ça a pris des mois avant qu'il ne se décide, tout ce qu'il a essayé ou que l'on a essayé à deux n'a rien donné de plus, il fallait en résumé que je le remette en confiance, tout le temps et sans faillir, pour arriver à quelque chose qui ressemblait à un rapport sexuel. Naissance d'un 3ème enfant, et à la suite de ça, comme je voulais qu'il se prenne enfin en main et en charge pour son problème, ça s'est soldé par une absence totale de rapports, tension grandissante dans notre couple, grosse dépression pour moi au bout de 4 ans comme ça, complètement anéantie et épuisée psychologiquement... Et lui qui ne bougeait toujours pas.
Sur ce je retrouve mon amour de 15 ans auparavant, on en vient à se confier l'un à l'autre, je suis malheureuse dans mon couple, il est malheureux dans le sien, on se retrouve amoureux comme avant, on se voit bien vivre ensemble, à dire vrai on ne peut plus se passer l'un de l'autre: il divorce, je divorce. J'ai trois enfants, qui sont avec moi, il en a deux d'à peu près le même âge (la conception du premier étant la cause de son choix de rester avec sa femme à l'époque, d'où son silence radio du jour au lendemain), mais ils ne sont avec nous seulement pour les vacances et il les retrouve chez ses parents les week-ends intermédiaires.
Depuis notre installation ensemble, et même avant en fait, des tensions se sont créées, nous avons vécu tous les deux des moments très difficiles avant et pendant nos divorces, mais je ne retrouve pas du tout l'homme qui me rassurait dans ces moments là, celui qui avait des réponses et un comportement apaisant qui me faisait voir la suite de ma vie autrement. Il me reproche lui aussi de ne pas être celle que je disais, il a besoin dit-il de quelqu'un de proche, d'affectueux, qui sache voir quand ça ne va pas, etc... Le problème est qu'il se renferme pour un rien, interprète de manière complètement erronée certaines situations, en fait il a un besoin constant d'être mis en valeur et choyé sinon ça ne va pas. Il suffit donc que je sois de mauvaise humeur pour telle ou telle raison, ou que je lui fasse un reproche, et c'est la catastrophe: il devient complètement sur les nerfs, devient agressif, surenchérit à tout ce que je lui dis, il m'a déjà menacée verbalement à tel point qu'un soir j'ai appelé la police. Suite à ça, j'ai refait une grosse dépression, et me voilà suivie par une psy, à ma demande, voulant arriver à mieux gérer mes émotions. Je m'en remets petit à petit, en estimant ne le devoir qu'à moi même, et à ma psy, mais surtout pas à mon compagnon qui durant ma phase de guérison me traite par exemple de malade et de tarée à table devant mes enfants, dit qu'il va me quitter, mais reste quand même, prend mes enfants à témoin pour des différends que l'on a et bien d'autres choses.
Quelques mois passent avec des hauts et surtout des bas, je demande à ma psy si elle peut le voir, avec moi, au départ c'est pour qu'il comprenne de la bouche d'un médecin que je reste malgré tout fragile et que j'ai beaucoup de mal à gérer son agressivité. Cette entrevue est une catastrophe, il monopolise la parole pendant toute la séance, tient tête à la psy sur tout et pour tout, elle en arrive à le sommer d'arrêter de vouloir dominer, il lui répond que c'est toujours moi qui cherche à dominer, bref elle le dirige gentiment en y mettant les formes vers un psychiatre de sa connaissance. Sur le trottoir en bas de l'immeuble juste après la séance, il me dira qu'elle l'a agressé, que c'était un complot qu'on avait monté toutes les deux... mais se décide quand même quelques temps après à consulter comme elle le lui a dit. De ce que ces séances lui apportent, il ne m'en parle que pour me dire que lui au moins il y va (il s'est mis dans la tête que moi j'avais arrêté), que quand il y va ça dure bien plus longtemps que les séances que je peux avoir avec ma psy, et que d'après son psy son raisonnement est toujours le bon ou du moins sensé, qu'il n'est pas malade lui, et que pour son agressivité et le fait qu'il tremble en permanence, il fait ce qu'il faut (mais je ne sais pas quoi!).
Depuis il n'y a pas eu plus de progrès que ça, ma psy me dit que si je tiens à lui il faut que je sois patiente, mais au vu de ce que mon compagnon me raconte, je n'ai pas l'impression qu'il prenne conscience que quelque chose ne va pas bien chez lui. A la moindre remarque que je lui fais, il rétorque de manière agressive, si je ne m'arrête pas et ne pars pas, ça peut dégénérer gravement. J'essaie de lui parler quand il est calme, mais même ça ne marche pas. Une fois, je l'ai entrainé dans la chambre pour lui parler hors de la vue des enfants, il me m'a pas laissé en placer une. Je lui ai donc dit que ce n'était pas la peine que j'essaie de lui parler, et ai voulu partir. Il m'a hurlé dessus « Parle maintenant, tu voulais me parler alors parle » Je lui ai répété que ce n'était pas la peine car il ne me laissait pas parler, il m'a alors empoignée par les bras et m'a balancée à 2 mètres sur le lit (qui a un pourtour en bois...). Je me suis relevée, le plus calmement possible, et lui ai demandé de me laisser passer, le plus calmement possible aussi, et il m'a re-empoignée et re-balancée, en me hurlant toujours dessus. J'ai réussi en restant très calme à faire en sorte qu'il me laisse passer, j'ai rejoint mes enfants à table en ravalant mes larmes. Il est réapparu après, il avait pleuré, et m'a dit qu'en fait il était très tendu en ce moment, parce qu'il avait plein de problèmes dont il ne me parlait pas. C'est toujours la même raison, des problèmes ou soucis dont je ne suis pas au courant, de santé, avec ses enfants, ou autres. Cette fois ci, il avait vu un médecin qui au vu de taches qu'il avait (depuis longtemps) sur les épaules, l'avait envoyé chez un dermatologue pour suspicion de cancer de la peau, et il venait de voir trois fois le dermatologue, mais que la crainte était écartée. Je m'en suis tirée avec deux énormes bleus sur un bras, et ce n'est pas la première fois qu'il me bloque ou me balance par terre parce que je l'ai -soit disant-provoqué. Bien sûr, je suis la première à lui provoquer ce genre de réactions.
Depuis, j'ai essayé de faire en sorte qu'il me donne la preuve de ses trois visites chez le dermato, il trouve toujours de bonnes excuses, que ça fait 6 mois qu'il n'a pas classé ses papiers, qu'il n'a pas que ça à faire, et depuis peu il paraît qu'il n'y est allé que deux fois, qu'il ne m'a jamais dit qu'il y été allé trois fois, que je n'ai rien compris comme d'habitude, qu'il faut qu'il y aille une troisième fois, et que pour être sûre je n'ai qu'à venir avec lui....
C'est aussi un de ses modes de fonctionnement, d'être sûr qu'il m'a dit des choses alors qu'il ne m'en a pas parlé, de dire que je déforme ce qu'il m'a dit, que je ne comprends rien ou bien n'entends que ce que veux entendre... J'en viens à me demander si je ne deviens pas folle.
Ca ne peut durer comme ça, je n'ai pas envie de défaillir dans la dépression une fois de plus, je tiens bon, mais je suis complètement larguée concernant ce qui se passe, j'ai le cerveau sens dessus-dessous suite à des discussions où je découvre qu'il m'a soit disant dit des choses alors qu'il ne m'a jamais rien dit de tel, quand il m'accuse de toujours mal interpréter ce qu'il m'a dit, de toujours être agressive avec lui (?), de ne pas être proche quand il en a besoin (le problème est que je ne suis pas devin, si quelque chose ne va pas il n'a qu'à me le dire, mais il ne le fait pas et a toujours de bonnes excuses, que je ne peux vérifier, à postériori, une fois que ça a dégénéré)...
Je ne sais plus que faire, que penser, suis-je dans un engrenage où je me fais des idées, est-ce que j'ai vraiment en face de moi quelqu'un qui ne va pas bien du tout, ou bien est-ce moi?
Si vous pouvez m'aider ou m'éclairer un peu..., je vous en serai très reconnaissante!
Merci d'avance.

Bonjour ma chère,
Je suis heureuse que tu nous écrive tout ça. Je suis encore plus heureuse que tu sois enfin bien.

Je ne sais pas si tu connais le cicle de la violence, mais j'ai malheureusement peur que ton ex-conjoint tente de te ravoir par ce qu'on appel la lune de miel. Les lunes de miel existe, mais bien souvent ne dure qu'un temps.

Va-t-il chez le psy pour lui ou bien pour te prouver à toi qu'il a changé (il t'amène les preuves). En fait, j'ai l'impression que s'il y allait vraiment pour lui, il n'aurait pas à te prouver quoique ce soit. Pour guérir et évoluer, il faut avant tout le faire pour soit. Et cela ne semble pas être son cas. Mais c'est toi qui est la mieux placer pour le savoir. Les centres pour femmes violentés peuvent t'aider à faire un peu le ménage et distinguer les choses (il y a des suivis même à l'externe ou bien juste une conversation téléphonique).

Je vois que tu es forte et que tu t'es enfin choisi. Tes enfants en seront heureux de voir leur mère épanouïe. Il faut beaucoup de force pour faire ce que tu as fait. Tu peux être fière de toi. Tu montres un bon modèle à tes enfants du même fait. Je ne crois pas que tu désires qu'ils acceptent de ce faire traiter de la sorte dans leur avenir. Selon moi, il est important qu'on se respecte dans la vie et on a tous le droit au bonheur. Je te souhaite ce bonheur. Prends soin de toi ma chère.

Et bien voilà, ce qui devait arriver est arrivé: alors que j'avais demandé à mon compagnon de sortir de ma vie en partant de la maison car je ne supportais plus ses accès de violence, qui restaient, fort heureusement, uniquement verbales depuis quelques temps car j'interrompais toute discussion à la moindre montée en énervement de sa part, j'ai (encore) amorcé une discussion, pour le faire parler, son mal-être transparaissant tellement! Et voilà que suite à une question de ma part qui portait sur sa « thérapie », où il me répond de manière plus qu'évasive et où j'insiste un peu (très gentiment et très calmement, je tiens à le préciser), il me dit, en criant et de manière menaçante « d'arrêter, ou je vais me prendre un retour... » J'arrête la conversation illico, j'attends que les enfants soient couchés, et je lui dis que je ne supporte plus ça, cette agressivité permanente, cette vie qui ne me convient pas, cet homme sur qui je ne peux pas compter etc, qu'il vient de me menacer une fois de trop, et je le somme de quiter la maison dès le lendemain. Dans un premier temps, il me dit qu'il parlait, en disant « tu vas te prendre un retour », d'un retour verbal... je ne suis pas dupe, et lui redis que je veux qu'il parte, qu'il prenne ses dispositions pour partir dès le lendemain, ça fait trop longtemps que ce cauchemar dure. Il me répond, d'un air suffisant au possible, que le lendemain soir il ne sera plus là. Fin de la discussion, et moi je le crois...
Le lendemain, au travail, rien entre lui et moi. Il ne me dit rien, ni en positif ni en négatif. Rien. Je préviens un collègue de travail en qui j'ai entièrement confiance de la situation, au cas où.
Et le soir, le voilà qui rentre à la maison, plutôt tardivement. Le repas est prêt, la table est mise mais pas pour lui, et le voilà qui dit qu'il a faim, qu'il va se faire quelque chose à manger!!! Je lui rappelle qu'il doit partir, qu'il avait dit qu'il partirait! Et là, il me répond qu'il ne partira pas, qu'il est chez lui, que je ne peux pas le mettre dehors etc. Un vrai coq. Et moi je suis coincée, je ne peux rien faire.
Dans la soirée je le préviens que le lendemain, j'irai déposer une main courante à la police, pour « menaces verbales ». Il s'agira de la 3ème main courante à son encontre. Il fait mine de ne pas se rappeler qu'il y en a déjà eu deux autres, et prend les choses à la rigolade.
Le lendemain, en route pour le commissariat, je l'appelle, pour savoir s'il est toujours dans le même état d'esprit, suffisant, agressif, et innocent bien sûr. Il est dans le même état d'esprit, sans aucun doute, et me tient des propos où il m'accuse de choses que je n'ai pas faites. Je vais donc déposer cette main courante, vu l'historique de ma situation l'agent à l'accueil me dit que je peux déposer une plainte, même s'il ne s'agit que de menaces verbales cette fois. Je m'en suis tenue à la main courante, pour cette fois me suis-je dit.
Et bien je crois que ça l'a fait réagir, quand je l'ai sommé à nouveau, après ça, de quitter la maison, il m'a donné une date, le 1er décembre.
Il se trouve que le samedi avant avant le 1er décembre, alors que la situation était plus que tendue, on a eu l'occasion de boire un café ensemble, en ville. On a discuté, je lui ai dit qu'il ne m'avait pas laissé le choix, et qu'il fallait qu'il parte, qu'on ne pouvait plus continuer comme ça. Il campait sur ses positions, disant que moi je ne faisais pas ce qu'il fallait pour que notre couple marche, et puis il a complètement craqué: il s'est mis à pleurer, à dire qu'il m'aimait... Il devait partir pour le WE, et est allé prendre son train sur ces faits. Et il est effectivement parti de la maison, avec quelques affaires, le 1er décembre.
En même temps il a postulé pour un emploi à un autre poste pour ne plus qu'on travaille ensemble.

Depuis, je revis, réellement, c'est un énorme soulagement: finis les tensions, l'appréhension, le vécu de situations interprétées de manière irréalistes, les moments passés à vivre dans ma tête pour essayer de comprendre des faits incompréhensibles. OUF!!!

Et puis, grace à un « complice », j'ai réussi à accéder à un site au travail où figurent les relevés de consultations médicales, et j'ai découvert que mon compagnon N'EST JAMAIS ALLE VOIR LE PSYCHIATRE... contrairement à ses dires. Il y est allé deux fois, il y a plus d'un an et demi, et puis plus. Mis devant le fait accompli, avec les papiers que j'avais imprimés, il m'a avoué qu 'il n'y était pas allé, pour des raisons assez foireuses, mais qu'il était allé en voir un autre (impossible car sinon ça figurerait sur les relevés aussi), puis qu'il est retourné voir une psychothérapeute... Bref il m'a raconté n'importe quoi. Le fameux 5 novembre dont je parle dans le post précédent, il n'y est jamais allé. Et il m'a fait le coup une autre fois après ça, et je l'ai démasqué car il sentait l'alcool: il est rentré un soir tard à la maison et a justifié son retard par le fait qu'il était allé chez le médecin. Quand je lui ai demandé ce qu'il avait (et oui, je m'inquiétais en plus!), il m'a répondu que ça ne me regardait pas, puis comme j'insistais, il m'a dit qu'il était allé chez le psy. Entre temps, je m'étais rapprochée de lui et senti son haleine, je lui ai demandé de me montrer la feuille de soins... Il m'a avoué qu'il était allé boire un coup, et non pas chez le psy, a pris ses affaires pour aller au badmington, en me disant que s'il agissait comme ça, c'est parce que je fouinais tout le temps!
Et le pire, c'est que pendant tout ce temps, soit presque deux ans, il m'a menti sur des mensonges: il se faisait un film sur sa soit-disant psychothérapie, et me malmenait psychologiquement en me relatant des propos de « son psychiatre » sensés me montrer que j'étais à côté de la plaque, moi. Je ne sais pas si je me fais bien comprendre, et ce n'est qu'un exemple parmi d'autres, mais je crois avoir vécu quelque chose d'hallucinant, et je trouve ça grave. Moi j'ai passé mon temps à essayer de l'aider, de comprendre ce qui n'allait pas chez lui et faire en sorte que ça aille mieux, et lui m'a baladée, trahie, humiliée, agressée.

Depuis le jour où il a craqué, il me dit avoir eu un gros électrochoc, qui fait que tout s'est remis en place dans sa tête. Il voit (soit-disant) les choses différemment, est conscient de tout le mal qu'il m'a fait, s'en rend compte, s'excuse, se repend, parfois en pleurant. Il dit se rendre compte qu'il a été invivable, infecte, et n'espère qu'une chose: me reconquérir, car il m'aime et sait que je suis la femme de sa vie. Il a repris les visites chez le psychiatre, et me montre les preuves après chaque rendez-vous cette fois.
Il habite en location dans un meublé, ce qui a évité d'avoir à déménager ses affaires de suite, et ça a l'avantage de pouvoir envisager sans trop de complications son retour s'il s'avère qu'il a vraiment changé.

Moi, je ne sais qu'en penser... J'ai du mal à croire à un revirement de situation total de sa part, et surtout je ne sais pas si ce peut être durable, surtout dans une vie à deux. Il m'avait déjà fait croire à une vie différente il y a environ un an, après que je lui ai déjà demandé de quitter la maison. Je l'avais cru, naïvement, et ça a donné, encore, une année de mensonges, de non-dits, d'actes manqués, de violence psychologique envers moi, et une grosse désillusion pour ma part! Il me dit que maintenant c'est différent, qu'il a vraiment changé...
Je vais me laisser beaucoup de temps, fonctionner en mode prudence avec lui. En attendant, comme je le disais, j'ai l'impression de re vivre, je me sens libérée, bien dans ma tête et dans ma peau, et je vais faire en sorte que ça continue. Mes enfants, à qui on a tout bien expliqué, prennent les choses plutôt bien, ils me voient sereine, donc ça va. L'ambiance à la maison est à la sérénité et à la détente. Quel soulagement!

Voilà, je vais laisser le temps au temps, et si vous avez des conseils ou des mises en garde à me donner quant aux cas de « pervers repentis », ou des exemples de vécu, je suis toujours en attente de vous lire. D 'avance merci.

Bonjour,

Aucune évolution positive de la part de mon compagnon depuis mon dernier sujet, bien au contraire.
Cela fait maintenant presque un mois que je lui ai demandé de sortir de ma vie, et qu'il réfléchit... Il réfléchit, mais ne me dit rien, mais vraiment rien!
Comme je l'ai écrit précédemment, je lui ai tendu la perche plusieurs fois pour amorcer un dialogue, en lui parlant de manière très calme et gentille, et en argumentant que je n'étais pas la personne qu'il lui fallait, que apparemment il recherchait quelque chose que je ne pouvais pas lui donner etc, le tout pour essayer de le faire parler, savoir ce qui ne va pas chez lui, ce qui fait que quoi que je fasse ça ne va jamais ou ça ne suffit jamais. C'est toujours moi et moi seule qui amorce des discussions, mais qui malheureusement ne mènent pas à grand-chose quand il accepte de parler un peu (qu'il n'est pas fatigué, ou qu'il ne me dit pas que ce n'est pas le moment etc...).
Il y a eu toutefois de grands moments, comme par exemple où lors d'une discussion il me reprochait de n'être pas assez « proche » (ce qui veut dire pour lui pas assez tendre et câline). Je lui ai fait remarquer que depuis janvier, j'étais quand même largement à son écoute, et que c'était assez drôle qu'il me dise ça alors que lui était très distant, plus du tout tendre et câlin depuis un bon moment. La preuve, et je lui remémore cet exemple parmi d'autres, j'avais concocté un petit WE en amoureux au mois de mai, et alors qu'on se promenait en bord de mer et qu'il ne me parlait que voitures et moteurs depuis 2jours, je l'avais pris dans mes bras, lui disant que j'étais une femme et qu'une femme ça préférait, dans ce genre de circonstances, un peu de romantisme dans les paroles et les gestes plutôt que des discours permanents sur les voitures qu'on croisait et leur pédigrée... ce qui n'a eu aucun effet et j'attends toujours ses câlins en bord de jetée!... Et le voilà qui me répond, là, dans la canapé il y a quelques jours, que, s'il parlait « voitures » c'est qu'il était heureux, et que donc je devais apprécier le fait qu'il soit heureux!!!
Suis-je à côté de la plaque? J'ai l'impression de ne pas tout comprendre...
Autre grand moment: comme à chaque fois qu'il y a un grand clash, il a un rendez-vous qui se profile chez le psy (ou chez le dermato, pour lequel il ne m'a toujours pas montré la moindre preuve comme quoi il y était allé 3 fois du reste). Il me dit donc qu'il arrive en fin de thérapie, qu'il n'a pas trouvé de solution, et que donc depuis au moins le mois de septembre il pense à une séparation, c'est ce qu'il ressort de ses visites chez le psy... Ce que je sais, c'est qu'aux mois de septembre et octobre il n'est jamais allé chez le psy, on reçoit des décomptes individuels mensuels qui concernent tous les actes médicaux auquel on a eu accès, et rien, pas une lettre et pas une enveloppe (c'est moi qui récupère toujours le courrier et les enveloppes sont bien reconnaissables). Et ce que je sais aussi, c'est qu'au mois de septembre il parlait de prévoir d'inviter les collègues de travail à la maison courant octobre, et me demandait ce qu'on s'organisait pour la fin d'année... Bizarre pour quelqu'un qui pense à une séparation, non? Ou suis-je encore à côté de la plaque?
Depuis la dernière discussion que j'ai pu avoir avec lui, il a donc repris à son compte l'initiative d'une séparation. Il est soit disant allé voir le psy jeudi 5 novembre (le clash entre nous a eu lieu le 21/10). Je l'ai vu partir du bureau à l'heure présumée du rendez-vous (on travaille séparés d'une cloison de bureau et d'une porte), et c'est tout ce que je sais de ce rendez-vous.
Je ne m'y connais pas assez en déroulement de thérapies, en psy etc, mais puis-je envisager la démarche de rencontrer son psychiatre, au moins pour savoir s'il y va, et peut-être savoir ce qu'il en est, ou bien est-ce que cela ne se fait pas?
Autre chose concernant son comportement: alors qu'il ne me parle absolument pas à la maison, il parle aux enfants et fait comme si de rien n'était, je lui amène un après-midi au travail un document à vérifier, (démarche courante dans notre travail, et ça marche dans les deux sens) et il profite de ça pour venir me voir 5 mn après et me dire que le lendemain il était invité à midi à manger chez un collègue, pour lui installer internet dans l'après midi, qu'il ne serait donc pas à la maison l'après midi, et que, au fait, ce week-end il n'était pas là! Il me dit ça au travail, un jeudi à 15h, pour parler du week-end qui arrive! Et il repart! Sur ce un collègue arrive, me demande si ça va, et j'ai commis l'erreur de lui répondre non...., et j'ai complètement craqué, fondu en larmes. N'arrivant pas à me calmer, j'ai du rentrer à la maison... Mon compagnon est rentré le soir à la maison, et a fait comme si de rien n'était, a pris son sac de badminton et est parti jouer! Il était pourtant au courant de mon état et du fait que j'étais partie, le collègue, qui me l'a raconté, l'ayant prévenu (et qui a été bien surpris de son attitude à ce moment là m'a-t'il dit!). Pas un coup de fil, pas une explication, pas le moindre égard à mon encontre, rien.
Je ne comprends rien à son attitude, je me suis bien remise de mon effondrement et je tiens bien le coup, mais je n'y comprends vraiment rien?

Donnez moi des explications, des conseils pour la suite, sur le fonctionnement présumé de sa thérapie etc...

Je compte vraiment sur vous, merci d'avance...

Ouf...

À mon avis, cet homme ne voit pas de psy. Pour moi c'est évident.

Lorsqu'il vous ment, que vous le savez et que vous le lui disez, si je comprends bien, il vous répond probablement que vous inventez des histoires (tu fabules-où es-tu encore allée chercher ça?) (j'imagine)...alors, quand vous le confrontez sur un mensonge, lui est-il déjà arrivé de vous fournir une preuve de ce qu'il soutient? (alibi vérifiable, document, facture, etc.)? Si la personne que j'aime doutait de mes paroles, il me semble que la première chose que je ferais serait de la rassurer (et non de ridiculiser ses doutes) et ensuite, de lui prouver d'une façon ou d'une autre que je ne lui ai pas menti.

Dans l'ensemble de sa vie, à votre avis, aurait-il des tendances de mythomanie? Du genre à inventer, ou embellir le portrait de sa vie, pour les autres? Des Jean-Claude Roman, il s'en trouve à différents degrés...

Voilà, c'était mon commentaire sur ce point. Je ne sais que penser des épisodes de violence physique, mais ça me fait peur. JE NE VEUX PAS VOUS CULPABILISER, ces situations sont très compexes, mais cet homme est le modèle que vos enfants côtoient le plus et qui leur servira de point de repère dans leurs relations futures....Je ne sais pas si vous avez une fille, vous en parlez avec vos enfants ? Well, bon courage...il me semble que vous êtes plus solide avec le temps qui passe ainsi qu'avec le travail avec la psy. Il faut continuer.

Voilà, je fais le point de ce qui s’est passé depuis un an environ.
Il faut que je précise que j'ai un travail, depuis toujours, puisqu'il m'était dit dans la réponse précedente de me trouver un job. C'est déjà ça!

Donc voilà, je raconte:
Il y a un peu moins d’un an, avant les fêtes, après une énième "situation de crise", je lui ai demandé de partir, de sortir de ma vie. Il a été convenu que je lui laisse 2 mois pour se retourner, son départ de la maison était convenu début janvier. On a passé les fêtes de fin d’année chacun dans notre famille. Début janvier donc, il est revenu, et m’a fait un mea-culpa poignant, il reconnaissait qu’il était parfois invivable, il se faisait soigner, il allait faire des efforts et se contrôler etc…
Moi, je me suis retrouvée à le croire et a espérer, et je l’ai laissé plus que tranquille, ne lui faisant aucun reproche ni remarques sur rien, ne disant jamais rien quand il partait par exemple à l’improviste le week-end voir ses enfants, même si ce n’était pas prévu comme ça. Il n'y a aucun problème à ce qu'il aille voir ses enfants, ce qui est normal, mais il écrit sur le calendrier qui sert d'agenda à toute la famille "Absent",et il s'en va... Et moi, je m'adapte. Tout un tas de non-dits s’est installé de par cette situation, mais je n’en faisais pas cas. Il a fait ce qu’il voulu, au moins il ne s’emportait pas. S’il lui fallait du temps pour faire le point sur sa façon d’agir, et bien je le lui laissé le temps.
Est arrivé un jour où je lui ai fait une remarque (ça concernait le fait qu’il reprochait tout un tas de choses à mes enfants, et ne voyait pas quand ses enfants faisaient la même chose). C’était pendant les vacances, cet été;, je lui ai fait remarquer ça, et ça a dégénéré. Bien sûr, il m’a dit que j’étais tendue depuis plusieurs jours, que j’avais commencé par lui parler de manière agressive, qu’il ne pouvait que rétorquer comme il l’a fait, de manière violente verbalement, puisque je l’avais agressé. Il a été question qu’on se quitte, et oui, la dispute s’est terminée comme ça. C’est moi après qui ai fait le premier pas, j’ai réussi à lui parler, et il m’a avoué qu’il se comportait « comme un con ».
Depuis, on vit toujours dans les non-dits, lui ça n’a pas l’air de le déranger. Moi ça me pèse, mais je ne peux rien dire. Suite à une récente dispute, il m’a dit qu’il arrivait au bout de sa thérapie (il ne m‘en parle jamais sinon), et qu’aucune solution n’avait été trouvée pour que ça aille mieux entre nous. Je ne sais pas ce que ça signifie. De plus, j'avais appris, un peu par hasard, que pendant toute cette période où je m'efforçais de le ménager, il avait arrêté, ou espacé (il s'est lui-même contredit) les visites chez le psy... Donc le voilà arrivant au bout d'une thérapie qu'il n'a peut-être jamais faite...
Toujours est-il que je trouve qu’il a des réactions disproportionnées, il me ment, me cache des choses… S’il pouvait s’en tenir aux promesses qu’il me fait de se contrôler, d’être quelqu’un sur qui je peux compter… Même d’un point de vue strictement affectif, je le vois s’éloigner. Quand je lui en parle, il me dit que c’est moi qui suis distante.

Voilà, on en est là.
Je lui fais une remarque, même pas un reproche, une remarque, sur notre vie de couple. Sa réaction est toujours la même : il me renvoie la balle (je cherche à ce qu’il fasse amende honorable quand c’est le cas ou j’ai simplement d’un peu de soutien ou d’un mot gentil de sa part), et ce que je lui reproche ou lui fais remarquer, IL ME LE RETOURNE DANS LES MINUTES QUI SUIVENT… les mêmes remarques, les mêmes opinions, c’est de la pure folie. J’ai l’impression d’avoir le cerveau qui se retourne ?!
Il me fait dire des choses que je n’ai pas dites (il insinue en fait que j’ai tenu des propos qu’en fait je n’ai jamais tenus), il s’approprie des choses que j’ai dites (il dit qu’il a dit des choses alors que c’est moi qui les ai dites !!!)
De là, la discussion s’envenime si j’insiste, jusqu’à de violentes disputes, voire des brutalités physiques. Du coup, ça fait un moment que je ne rétorque plus, je laisse dire, je baisse carrément les bras. Notre vie est pleine de non-dits, je ne peux rien lui dire, ou alors il faut que je pèse tous mes mots, et encore, il suffit d’un rien pour qu’il se sente agressé, et il démarre au quart de tour.
Je ne peux plus vivre comme ça, je ne comprends pas ses réactions, j’ai l’impression qu’il faut toujours qu’il se sente en position de supériorité sinon ça dérape. C’est malsain, invivable. Je ne sais pas ce que je dois en penser ni que faire.
Je viens donc à nouveau de lui demander de sortir de ma vie, les choses n'ayant pas évolué depuis un an, je trouve même qu'il s'est éloigné. Le logement est à moi, c'est pourquoi je lui ai demandé de partir... ce à quoi il a répondu qu'il fallait qu'il réfléchisse! Il n'a pas à réfléchir, je lui demande de partir! Je lui dis que je ne suis pas heureuse avec lui, il me répond que lui non plus! Je lui dis que son comportement me rend malheureuse, il me dit que c'est moi qui provoque tout ça. Ce n'est pas vraiment ce que j'attends de sa part. Je lui dis donc que je ne suis pas la personne qui lui convient, j'endosse un peu tout et n'importe quoi pour voir ce qu'il peut dire, et bien là ça lui va, il convient que je ne fais pas les efforts qu'il faut...
Je lui demande quand il voit qu'il me fait du mal ou me blesse de par ses propos pourquoi il n'est pas capable de me prendre dans ses bras, il me répond d'abord qu'il ne sait pas, que c'est compliqué et que ce serait trop long à m'expliquer, puis quand, n'ayant toujours pas de réponse, je lui redemande deux jours plus tard, il me dit qu'il ne le fait pas car il sait que je ne serai pas réceptive!!!! C'est du pur délire, ou bien c'est moi qui déraille?
J'ai lu le livre de M F Hirigoyen sur la violence perverse, j'en ai déduit qu'il n'est pas quelqu'un de pervers mais par contre il a des "réactions de défense" perverses, le problème est qu'il se défend contre des attaques qui n'existent pas...

Quelqu'un peut-il me dire ce qu'il pense de tout ça?
Merci.

eh bien voilà, vous pensiez retrouver l' amoureux passionné d'il y a 15 ans, et lui pensait certainement la même chose par rapport à vous... Seulement voilà, vous n'êtes plus la même femme et lui plus le même homme : le temps a passé, vous avez fait votre vie chacun de votre côté et d'après ce que je ressents, le quotidien et les enfants ne vous ont pas permis de retrouver la même histoire ...Normal.
Personnellement je ne sais pas si vous pourrez un jour retrouver une sérénité dans cette histoire d'amour qui ressemble aujourd'hui plutôt à des relations chient-chat....
Quand je vous lis, je décèle tout de même un côté manipulateur dans les attitudes de votre conjoint, et cette violence verbale et physique qu'il vous fait subir ne m'enchante guère : où en êtes vous arrivée pour accepter cela ? ? ?
Pour avoir passé par les mêmes épreuves, je peux vous dire qu'il est assez fréquent que certains hommes accusent leur femme d'être folle : c'est leur manière à eux de refuser leurs propres maux, leurs propres défauts, et leurs profondes carences... C'est si pratique d'accuser l'autre !
Cette façon qu'il a de vous culpabiliser, et de vous insulter devant vos propres enfants est tout simplement innaceptable ! Maintenant c'est à vous de décider ce que vous voulez : une vie dégradante auprès de cette homme qui vous dévalorise sans arrêt, ou une autre vie....
Ne croyez pas que cela va s'améliorer : il est inutile de penser que vous pourrez y remédier. Sachez que l'on peut se changer soi, mais en aucun cas l'autre... Arrêtez de fonctionner dans un triangle infernal : bourreau, victime, guérisseuse... CELA NE MARCHE PAS !
Essayez de partir un peu avec vos enfants en vacances, soit dans votre famille ou avec une amie et "débranchez" vous de votre vie actuelle pendant quelques temps. Faites le point sur votre vie et essayez de voir comment vous pouvez vous en sortir.
Les agissements de votre compagnon dénotent deux choses : qu'il est mal dans sa vie, dans sa peau et dans sa famille...
Maintenant à savoir pourquoi, cela n'est pas votre rôle : c'est à lui de faire ce travail, et lui seul.
Vous pouvez lui expliquer, sans entrer dans une discussion de reproches, mais simplement en lui expliquant votre "ressenti":
- je me sens de plus en plus mal dans ma vie avec toi
- je me sens malheureuse face à tes agissement et ton comportement
- je n'arrive plus à supporter notre vie
etc.....
Quand je vous lis, j'ai l'impression que vous êtes tous les deux dans un bateau qui tourne en rond. A présent, prenez la barre, et menez votre barque vous-même !
Arrêtez de vous "faire menez en bateau" et d'errer dans votre vie avec un bandeau sur les yeux, comme une petite poule qui ne retrouve pas ses oeufs ! ! ! !
Pour échapper à cet engrenage, établissez une stratégie :
- Faites vous faire un bilan psychiatrique que vous pourrez lui mettrre sous le nez en lui prouvant que vous n’êtes pas folle ; vous accuser de cela, est la façon de faire la plus courante de certains hommes qui refusent de se remettre en question par orgueil ou par lâcheté….
- Faites le point avant de lui parler, mais surtout après avoir fait les bagages pour partir un peu en famille avec vos enfants, ou chez une amie pendant quelques jours de vacances (pour les fêtes par exemple) pendant lesquels vous pourrez faire le point.
- En tout cas, il faudrait absolument que vous soyez financièrement autonome. Essayerzde trouver un job et de vous organiser pour éventuellement vous faire aider pour certaines tâches ménagères.

Il se peut que l'attitude de votre compagnon change à la suite de toutes vos décisions et leur mise en pratique...

Du nerf ! Montrez à cet homme qui visiblement ne pense qu'à lui, que vous, vous avez fini d'être une victime, vous êtes "quelqu'un " !
Courage !

Bonjour Marie,
Je te remercie pour ta réponse qui m'éclaire sur certains points et me rassure sur mon état mental... Tu dis des choses tellement vraies, comme le fait que je vive avec lui des situations dénuées de tout sens qui font qu'après je vis dans ma tête pour essayer de comprendre ce qui est incompréhensible, de trouver ce qui fait qu'on en arrive à de telles extrémités absurdes...
Tu me demandes ce qu'en pense ma psy, comme je le disais elle m'a dit qu'en voyant le psy qu'elle lui avait conseillé ça s'arrangerait et qu'il fallait que je sois patiente... Peut-être ne me sentait-elle pas prête à envisager une séparation, et quand bien même elle aurait détecté le fait qu'il soit manipulateur, me l'aurait-t-elle dit comme ça? Pourtant il se trouve que vers le mois de juin, (elle l'avait vu début avril), suite au récit que je lui ai fait d'un énième épisode où il s'était emporté tellement subitement et pour pas grand chose, elle m'a vivement conseillé de lire le livre de MF Hirigoyen justement, ce même livre dont tu me parles!!! Et bien je vais m'y mettre sans attendre, et pour l'anecdote je l'ai pris en format poche, discrétion oblige! Idem pour correspondre sur ce forum, mieux vaut qu'il ne tombe pas là dessus.
Tu vois, je pensais que j'étais face à quelqu'un qui était très mal dans sa peau, peut-être avec un gros problème d'égo, et qu'une situation où il se sentait mis en porte à faux suffisait à déclencher ces réactions qui ressemblaient à de l'auto défense complètement inappropriée et disproportionnée, pendant lesquelles il sortait ces discours ou ces justifications que je trouvais complètement faux et dénués de bons sens, mais qui me faisaient gamberger au point de me sentir devenir folle. Son emportement chez la psy par exemple, auquel j'ai assisté en « simple » spectatrice, m'avait rendue à la même conclusion, je voulais donc qu'il se fasse aider, pour qu'il ait plus confiance en lui au moins, ou qu'on trouve ce qui n'allait pas chez lui.
Mais depuis qu'il voit lui même un psy, ce qu'il en ressort est que lui va très bien, sa façon d'appréhender les choses est la bonne, ses raisonnements sont cohérents... Ce qui finit de me mettre en plein doute.
N'en pouvant plus, j'ai déjà songé à mettre un terme à notre relation. Alors là, tout y passe: c'est de ma faute, je l'ai trompé sur le genre de femme que je suis, mes enfants sont très attachés à lui et le quitter ne serait pas du tout faire leur bonheur (comment feraient-ils sans lui...)..., au niveau financier je ne risque pas de m'en sortir et qu'il me ferait bien « payer » tout ça au prix fort , etc etc. Puis, quand on arrive à aborder le sujet alors qu'il est en phase « calme et serein », il est capable de me dire tout le contraire, il fera en sorte que ça se passe bien, me fera des largesses le temps qu'il me faut... Tout en ambivalence, comme d'habitude. Et moi qui culpabilise, et qui essaie de comprendre ce que je fais pour qu'il agisse de la sorte...
J'espère que lire ce livre comme tu me le dis va m'aider à comprendre ce qui se passe, et faire en sorte de tenir bon, et je te remercie pour tes conseils éclairés.

Bonjour Lebeb

Si je peux me le permettre, je te dirai que toute cette violence psychologique et psysique que ton compagnon te fait subir n'a pour but que de te déstabiliser mentalement.....d'autant plus qu'il mise sur le fait que tu es déjà fragilisé à cause de cette dépression d'ont tu essais de ne plus replonger.
C'est de la cruauté mentale qu'il te fait subir........
NE CROIS SURTOUT PAS QUE TU ES EN TRAIN DE DEVENIR FOLLE, il n'en n'est rien, tu es tout simplement mise devant des situations dénué de sens et ceci est orchestré par cet homme.

Ton récit dénote clairement que tu as affaire à un manipulateur pervers.

Tu sais pour moi, c'est clair, mais peut-être que pour toi ça ne l'est pas encore et je te comprends.

À ce stade-ci, avec toutes les informations que tu relates de cette relation, qu'en pense ta psychologue? d'autant plus que celle-ci a pu le rencontrer personnellement et avec ce que j'ai lu, il a même essayé de la déstabiliser elle aussi......
je te demande celà, mais je sais aussi que certains professionnels n'arrivent même pas à nommer eux aussi ce genre de violence......C'est peut-être pour ça qu'elle t'a incité à être patiente envers ton compagnon si tu tiens à lui.
Personnellement je ne suis aucunement d'accord avec son propos. Tenir à quelqu'un ne devrait pas nous couter le prix que tu payes présentement.
C'est à dire de te retrouver dans une situation aussi compromettante pour ta santé psychologique.

C'est sure que si j'avais un seul conseil a te donner ce serait de quitter cet homme au plus vite, car ta santé psysique et psychologique en dépend, mais je suis consciente aussi que tu n'en est peut-être pas rendu là, donc pour le moment je te suggère de lire le livre de Marie-France Hirigoyen dont le titre est: Le harcèlement moral, La violence perverse au quotidien, la lecture de ce livre va te permettre de mieux comprendre les tactiques perverses de ton compagnon à ton égard et surtout comprendre dans quel but il les pratique.

Je te souhaite de la force et du courage, car vivre ce que tu vis présentement ça use énormément, vivre dans sa tête continuellement afin de comprendre ça peut gruger toutes nos énergies vitales et nous donner l'impression de devenir ou d'être devenu fou, c'est pour ça que lire ce livre dans un premier temps pourrait t'aider à comprendre à qui tu as affaire et pourquoi il agit ainsi et ensuite tu pourras mieux voir ce que toi tu pourrais faire pour te sortir de cet engrenage.

p.s je te suggère de lire ce livre à l'insu de ton compagnon, car de lui en faire part ne ferait qu'alimenter sa violence, ses tactiques contre toi, protège toi, garde tes réalisations pour toi, parle-en à ta psy ou à des gens qui n'ont pas de lien avec lui, des gens en qui tu as surtout confiance, confiance en leurs jugements surtout, car ce n'est pas tout le monde qui reconnaisse qu'il peut exister de tels êtres, mais garde toi de lui en faire part à lui, car ça ne l'aidera en rien.....il n'admettra pas qu'il est manipulateur, menteur, etc et toi tu ne te mettrais qu'en situation compromettante si tu cherches à vouloir l'aider......
Commence à te garantir toi-même de bien comprendre ce que tu vis et surtout comment devenir forte pour faire face à ses tactiques et après tu pourras prendre une décision plus éclairé le consernant et consernant ta propre vie.
Si je me permet de te dire celà c'est que j'ai pus comprendre que tu voudrais tant l'aider, mais malgré tes bonnes intensions, j'ai bien peur que ce soit peine perdu et que ce faisant, c'est toi que tu mets en péril, c'est courent lorsqu'on est victime de quelqu'un qu'on aime ou qu'on a aimé.....

Marie