Bonjour
Soumis par DCF__7026 le 7 mars 2000, 23:45 -0500
Bonjour,
j'aimerais discuter de la violence conjugale!
Mon opinion est qu'il faudrait investir davantage d'argent et de temps dans ce problème social!
J'attends vos commentaires!
Karl
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Merci pour les renseignements
Tu es gentille! J'habite en Mauricie. Je ne suis pas prête à consulter maintenant car mon fils, mon emploi et mes cours à l'université prennent tout mon temps. Mais, il faudra bien que je le fasse un jour et les renseignements que tu m'as fourni vont m'aider énormément. Je te remercie beaucoup pour tout.
Ressources
Salut Linda!!
Tu n,as qu'à appeller au CLSC de ton coin et leur demander le numéro du CEntre d'aide aux victimes d'Actes criminels qui correspond à ta région. DAns quelle région reste-tu? Je te demande celà, car je crois que le CAVAC de Mtl n'offre pas de services en violence conjugale, il réfère plutôt les personnes à un service offert par un CLSC. Il y a un CAVAC dans chaque région: à Laval, à Sherbrooke, à Joliette, etc. N'hésite pas à me poser d'autres questions si nécessaire!
Bonne CHance!
Où puis-je me renseigner?
Je te remercie beaucoup pour l'information. Peux-tu me dire à quel endroit, je pourrais avoir de l'information sur les services qu'ils offrent? Merci encore! Tu es gentille!
statistiques
A nébu,
j'étudie en sec.5 et je cherche des statistiques sur la violence conjugale. Peut-être peud-tu m'aider en me donnant quelques sites internet ou quelques stats. ? Merci de me répondre.
Réponse à Ano et Ghy
Bonjour Ano et Ghy,
Je suis d'accord avec toi pour dire que la prévention par l'éducation est la meilleure approche pour lutter contre la violence bête et gratuite. J'ajouterais, également, la responsabilisation des gens, homme comme femme. C'est la solution à long terme, la seule approche qui peut porter fruit.
Mais, j'ose quand même, encore, lever la voix (...un tout petit rugissement...) pour dire que nous ne pouvons séparer les comportements de violence conjugale des autres formes de comportements violents abusifs.
Comprendre pour agir et agir de façon systémique (... ou holistique - pour parler comme un guru du nouvel-âge!). Surtout: éviter les théories, les idéologies. Restons terre à terre.
Une façon efficace de responsabiliser les gens, c'est de les faire payer. Les faire payer très cher. Si, en plus, cela est combiné avec une campagne médiatique, cela va porter fruit. Inévitablement, cela fait appel au gouvernement (... ce qui pour moi est un quasi-sacrilège! - Je hais le gouvernement! ...mais pas les fonctionnaires ) mais, quelquefois, nous n'avons pas le choix. Mais ces solutions restent forcément des cataplasmes, des solutions superficielles de court terme. Mais si cela peut éviter quelques yeux au beurre noir, ça peut être positif. Mais, comme nous vivons à l'ère "moumounne", je ne me fais aucune illusion sur des solutions un peu musclées.
Vous savez, je suis très impressionné par le succès des campagnes contre l'alcool au volant (de même que par Nez Rouge), ce qu'on appelle la Tolérance Zéro. J'avoue qu'elles ont été très très efficaces. Les gens font réellement attention à l'alcool maintenant. Seuls quelques dinosaures continuent à prendre un coup avant de prendre le volant...
Je verrais bien quelque chose du même ordre pour la violence conjugale. Que les individus condamnés :
1.) payent une amende salée
2.) passent plusieurs mois à l'ombre, à réfléchir (ou bien faire du service public- du genre ramasser les cochonneries sur le bord des autoroutes);
3.) que leur joli visage à la mine patibulaire soit bien publicisé
Sur le plan de l'éducation, donc sur le long terme, je trouve que les parents, ici au Canada, ont souvent une approche déficiente en communication avec leurs enfants. Même chez les soi-disants "bonnes familles", les parents n'ont plus d'écoute, ils n'ont plus de temps pour leurs enfants. Je comprends bien que les parents sont souvent fatigués, stressés, par de longues journées de travail (...journée complétée par une séance de parking sur un de nos beaux ponts!) quelques actions, faciles à mettre en oeuvre, seraient de:
1.)utiliser la télé éducative pour donner des cours très concrets de psychologie parents-enfants, des cours sur le dialogue, l'écoute active, l'art de la communication, etc.. J'ai écouté un genre de psy qui donnait un cours de ce genre la semaine passée à la télé-université et le type m'a bien impressionné. Il ne dit rien de bien compliqué, mais il parle simplement, avec des exemples concrets, et il fait prendre conscience de pleins de petits trucs qui peuvent réellement aider un parent.
2.) Monter un site Web donnant des exemples (des écrits) de dialogue positif - la version web des cours télévisuels; un site avec plein de références, de ressources pour aider les hommes, les femmes et les enfants. Un site très bien structuré. Solliciter les spécialistes. Un site sans bannières, aussi. Je suis prêt à envoyer 50$ de mon argent personnel pour ça.
3.) Éduquer les filles à riposter. Pas de pincages de fesses, rien... tolérance zéro. La riposte automatique.
4.) Rester neutre et objectif. Éviter la récupération par les mouvements de pression. Centrer les actions sur la famille et les jeunes.
En tout cas... Personnellement, je ne crois qu'aux solutions personnelles, qu'au "travail" sur soi mais ce que je mentionne ne peut pas nuire, à tout le moins.
Bonne journée à vous deux!
Lion
De bonnes idées...
Cher Lion,
Très intéressant ton apport à la discussion. Franchement je suis en accord avec toi, nous devons redéfinir la problématique sous un nouveau regard. Il est vrai aussi que trop souvent les gens tombent dans une attitude de victimisation face à la violence (malsaine comme tu dis). Faut pouvoir regarder nos propres comportements. Maintenant, abordons tes «solutions» de rechange.
Faire payer les hommes violents ne fonctionnerait pas s'y j'en crois l'exemple que l'on a sous les yeux avec le cas des pensions alimentaires. Les hommes se déresponsabilisent trop facilement. De même qu'ils projettent leur difficultés financières sur le dos de l'ex-conjointe plutôt que sur le fait qu'un jour ils ont choisi de mettre des enfants au monde, ils feront de même face à des frais liés à leurs comportements violents. Ils diront que c'est de la faute de l'autre, etc...
Et puis, en y regardant de plus près c'est trop injuste. Prenons un couple dont les conjoints se violentent mutuellement. C'est la personne qui infligera les plus grosses blessures physiques qui devra payer? Et l'autre s'en tire à bon compte... Hourra pour la violence psychologique et la violence verbale, ces actes ne seront jamais punis! Ainsi va la déresponsabilisation... Et les barrières entre les hommes et les femmes n'en seront que renforcées car les femmes usent davantage de violence psychologique et verbale.
L'idée du site Web est excellente. C'est à travailler... Il y a bien une liste noir des mauvais payeur de logement qui circule, pourquoi pas une liste de gens usant de violence dans une relation de couple. Au moins, les femmes pourraient consulter le site avant d'entrer en relation avec un gars. Mais sérieusement, cela ne pourra pas se faire car les lois de protection à la confidentialité sont en béton.
À ta dernière question voici une réponse: Les femmes tombent amoureuses des gars gentils et prévenants. Ce n'est que plus tard qu'elles se rendent compte de l'erreur qu'elles ont fait en accordant confiance en une personne qui se transforme en monstre...
Faut pas se faire d'idées. Les hommes violents prennent le temps de planter leurs balises de confiance et de dépendance avant d'amorcer la seconde phase de l'opération... Pour la plupart d'entre eux, ils sont très gentils. Alors, devons-nous envoyer promener tous les hommes gentils parce que c'est comme ça que commence la violence conjugale? Tu vois, c'est bien plus compliqué que tu le penses...
Amitiés,
Ghy
Réponse
Ce que j'ai appris. Les femmes restent avec les hommes qui les battent par dépendance.
Les personnes qui sont violantes, pour la plupart ont passé leur existance dans la violence et se voient comme des victimes de la sociétée. Je ne crois pas que ce soit en leur tapant dessus qu'on arriver à quelque chose.
Les bons et les méchants, c'est dans les films ça. Dans la réalité, tu es ce que tu es en fonction de ton passé.
Si la réabilitation n'est pas assez efficace, alors il reste la PRÉVENTION. Comme empêcher ceux qui ne sont pas aptes à éduquer des enfants à en avoir. Toutefois, je pense que le 5% qui réussissent à s'en sortir vaut la peine qu'on les aide.
Je suis tout à fait d'accord pour ce qui est de l'idée que la bureaucratie est inéfficace, mais je vous mets au défi de trouver une solution qui ne touche aucunement la bureaucratie. Je suis d'accord pour que le batteur payer financièrement, car ça lui enseignerait à prendre ces responsabiletées ce qui est en sois une bonne chose. Mais ça passe par la lente bureaucratie judicière...
Ça me disais de partager ma vision de la chose.
Réponse à Ghy, Kioko et Nebu
Bonjour Ghy, Nebu et Kioko
Je suis heureux de constater qu'au moins Ghy commences à accepter une certaine légitimité de la violence (quand tu dis : "...Sans condamner l'agressivité nécessaire à l'avancement de la vie (ce qui est très logique)...".
Un exemple de "beauté" de la violence? Je viens d'en lire un charmant de notre cher Pinard, notre gastronome national..."La cuisine est une activité violente, virile et masculine. On travaille avec des couteaux, on tue les animaux, on les brûle"...
De toute façons, la prédation est le mécanisme qu'utilise la nature pour harmoniser les différents systèmes écologiques (dixit Laborit). Nous n'avons pas à la refuser ou pas, elle est là, point.Incontournable.
Maintenant, Nous cherchons tous une solution au problème de la violence inacceptable. Allons-y. Mais ce n'est pas évident du tout, du tout... La sélection du mode d'intervention le plus approprié est très délicat compte tenu que les solutions traditionnelles (i.e. l'incarcération) ne fonctionnent plus dans le contexte actuel (p.c.q. les $$ ou les FF ne sont plus disponibles).
"Comprendre pour agir"... - C'est ce que je propose.
Le problème est complexe, et très mal compris. En fait, comme le problème est généralement vu sous la lorgnette "moralisatrice" , ce qui fausse tout, le discours anti-violence est chargée d'émotions et manque totalement de rigueur analytique et d'objectivité (disons, plus exactement, de soi-disant objectivité!). La conséquence est que nous en arrivons toujours et inévitablement à des solutions de type bureaucratique (re. le premier post de Karl) donc forcément inefficacces. Bref, pour moi, c'est nul.
Le phénomène est complexe. Il s'intègre dans une logique systémique non-linéaire caractérisée par plusieurs niveaux d'organisation (d'abord le cerveau humain (incluant son animalité première), ensuite le couple, la famille, le groupe social, etc.).
Et on oublie une chose fondamentale, c'est que la violence en soi n'existe pas. C'est comme la "bonté". Il n'y a pas de "bonté" en soi, ni de femmes ou d'hommes "bons". Il y a des actes, des actions qui, dans un contexte donné, sont violents (... ou sont bons). Mais il ne faut pas blâmer les hommes ou les femmes pour leur violence (...ni les féliciter pour leur bonté!) mais il faut plutôt blâmer leurs actes violents. C'est une approche plus positive, je trouve. C'est toujours facile de juger les autres quand tu es un privilégié de la vie.
Mais tout ça, c'est pour l'apport scientifique.
Comprendre la violence veut dire également plonger au coeur de sa propre peur, de sa propre violence.
Exemple: comment toi, Ghy, vis-tu ta peur? Tu as des exemples? Nebu et Kioko ont peut-être des exemples, des cas concrets. Comprendre les comportements violents abusifs cela veut dire: comprendre toute la mécanique du déclenchement d'un acte violent (ou d'une succession d'un acte violent). Il faut aussi essayer de voir pourquoi un individu ne réagit pas face à un comportement violent.
Bref, il y a tout un dialogue "socratique" à faire sur la violence pour en arriver à bien la comprendre (et pour en arriver à gommer tous les problèmes de sémantique....)
Je pense qu'il y a plusieurs niveaux d'intervention possibles. Il faut distinguer le court terme, le moyen terme et le long terme.
À long terme, pour moi, la seule solution possible se situe au niveau de la lutte contre la misère humaine. La misère des hommes, la misère des femmes. Que l'on cesse une fois pour toute, de mettre des barrières artificielles entre les hommes, les femmes, les jeunes, les vieux, les noirs, les homos, les riches, les pauvres. Ma solution à long terme c'est la philosophie et l'éducation. L'éducation par des projets concrets, des projets de coopération.
À court terme, maintenant?... Si on ne peut mettre les batteurs de femmes en prison, alors, il faut trouver une façon de les pénaliser pour qu'ils comprennent la gravité de leurs actes violents. Comme, pour moi, ce sont des individus souvent déviants depuis longtemps, je crois peu à la réhabilitation. Je pense, donc, que la seule façon de leur faire "mal", vraiment mal, c'est d'aller fouiller dans leur porte-feuille... Une idée, tiens! Leur faire payer tous les centres et refuges pour femmes battues! Au lieu de faire payer le payeur de taxes, faisons payer le batteur de femmes! Responsabilisons financièrement, à tout le moins, ces individus tarés. Qu'ils soient conscients des dommages et des répercussions financières de leurs actes malades.
Une autre façon de faire mal, c'est l'humiliation...Un site Web des batteurs de femmes ? des affiches publiques? Pourquoi pas!
Et vous les femmes, vous avez du travail sur vous à faire. J'ai, en tout cas, bien averti ma fille adolescente : si un abruti lui "poigne le derrière", qu'elle riposte immédiatement, sans attendre. La claque dans la face... tolérance zéro.
Et vous allez m'expliquer, une fois pour toutes, comment une femme peut tomber "amoureuse" d'un batteur de femmes... et continuer de rester avec.
Bonne fin de petit samedi plutôt endormant!
Lion
prédateur
Hello Lion,
Je n'ai pas retrouvé (trop lent, facture à payer!)le message dans lequel tu apportais l'idée qu'il "suffisait" de neutraliser la violence (déviante, ok) avec de l'amour et de la culture.
Et ce n'est pas de la pensée magique, ça...?
Allons Lion, la violence n'est pas exclusivement un problème de classe... Si encore, on partait tous sur un même pied d'égalité: enfance digne de ce nom, adolescence épaulée, jeune adulte confirmé, on pourrait imaginer qu'avec un bagage aussi rassurant, on ne rencontrerait pas ce problème de violence déviante et malade. Combien peuvent se vanter de n'avoir aucune frustration et de pouvoir se contrôler naturellement? Des universitaires qui usent d'"arguments" frappants, ça existe aussi. Mais bon, je te l'accorde, l'idée est belle mais ne me satisfait pas. Pour moi c'est à ranger dans le tiroir du "y'a qu'a". Malheureusement Lion, on ne peut décider seul de la tournure que prendra sa vie. On a beau être volontaire, indépendant et actif, il faudra composer avec les autres et le discours des autres diffère toujours du tien..., là commence le défi: être capable d'exposer son point de vue sans exploser.
Autre chose qui me dérange aussi dans ton discours, c'est l'analogie appuyée avec les prédateurs (normal, vu de ta brousse). En tant que guenon quelque peu "évoluée", j'ai le poil qui se hérisse, les babines qui se retroussent (de trouille) et mon seul souci est de rejoindre les hauteurs.
L'homme occupe la place dominante sur la pyramide des prédateurs... A-t-il pour autant affronté ses ennemis naturels en un singulier combat, à mains nues? Ne se serait-il pas plutôt servi de sa matière grise pour ne plus être justement cette proie si facile à tuer? Non, décidément je ne vois pas mes mains comme de superbes machines à tuer et si un jour je devais rencontrer un fauve, ma vision hi-fi (stéréoscopique) ne me renseignerait que sur l'inévitable drame qui se prépare.
Mes mains, je les vois comme de superbes instruments qui obéissent au doigt et à l'oeil de mon cerveau. Elles sont capables de merveille, de maladresse, elles sont ce que je suis.
Je ne considère pas l'être humain comme un sommet de la création, parfois je pense même que nous sommes une erreur. Ayons au moins la victoire modeste... le temps qu'elle durera.
Pour moi la violence n'est pas neutre...
Bonjour Ghy!!
Ce que tu amène est intéressant...je suis d'accord avec certains points et pas avec d'autres.
Bien sûr, la violence est de moyen MALSAIN de s'exprimer.... C'est à dire que L'on ne s'exprime pas de la bonne façon lorsqu'on utilise la violence. Au lieu de dire: celà me dérange lorsque tu fais celà ou j'ai passé une mauvaise journée, je suis fatigué, la personne crie après l,autre ou donne des claques, etc... Donc, elle n'exprime pas vraiment ce qu'elle veut dire... CElà a de mauvaises conséquences sur la victime, car celà la détruit, de plus, la personne violente ne s'est pas vraiment libéré de ce qu'elle avait vraiment à dire. Elle garde encore tout celà dans elle... comem une bombe prête à exploser encore. La violence est apprise...car la personne n'a pas appris d'autres moyens d'expressions. Oui, il serait bon de lui apprendre d'autres façons plus saine pour elle et les autres pour s'exprimer, mais celà est une tâche ardue.
Si je prends ton exemple...Tu ressentais de la colère et tu as agis violemment en lançant un bâton à ton chien..QU'est ce que celà a amené de positif?? Ton chien a eu mal, il aura peut-être peur une prochaine fois de toi, et toi, est ce que celà t'a vraiment soulagée?
revivre
Shalom à tous! paix a vos coeurs et a vos ames!
(non je ne fais pas partie d'une secte:)))
A ceux qui trouvent mon humour déplacé dans ce forum ou l'on evoquent des choses aussi delicates et intimes, je m'excuse...
Je vous ecris pour vous faire part de mon temoignage. J'ai déja raconté mon histoire il y a plusieurs mois. Comme beaucoups de femmes qui témoignent ici, je me suis unie avec un homme qui m'a maltraitée physiquement et moralement. Je l'ai quittée, lui, sa violence et ses troubles, mais aussi son humour et son originalité qui ont fait que pendant quelques mois ma vie a été un cachemard, mais parfois un reve petillant et enivrant comme un champagne exceptionnel...
Adieu au champagne et surtout a la 'gueule de bois' qui en etait le prix douloureux( c'est une expression francaise(je le suis), j'espere que mes amis canadiens l'auront comprise)
Donc apres les horreurs que j'ai vecues, j'ai du affronter la solitude, l'incomprehention de ma famille, de douloureuses remises en question, la pression de mes examens, bref: la RUPTURE.
Epreuve difficile, mais si ce soir je vous ecris (ici nous sommes le soir) c'est pour vous conseiller un ouvrage qui m'a fait le plus grand bien, et qui peut peu etre vous aider...
Il s'agit de "la rupture pour vivre" de Simone Barbaras.
Je conseille cet ouvrage a tous ceux et celles qui
sortent d'une vie de couple difficile ou non, j'espere qu'il poura les aider autant qu'il m'aide actuellement.
Je rajoute que la psychanalyse ne m'a pas du tout aidée, au contraire, elle m'a créée des problemes existentiels que je n'avais pas.
C'est toujours dans l'espoir que j'ai reussi a me sortir des epreuves, et jamais en cherchant a comprendre et a expliquer ce qui n'avait pas d'explication. La psychanalyse m'a faite culpabiliser, m'a pousser a trouver en moi des causes a un malheur dont j'ai ete la victime et dont je ne suis pas coupable...
C'etait mon témoignage.
Je vous embrasse tous
Missy;)
La violence n'est qu'un moyen d'expression...
Hello Nébuleuse et Lion,
Je viens juste de cliquer sur ce qui cloche là-dedans. La violence n'est pas une chose que l'on porte en soi. La vilence est un terme qui signifie le «moyen utilisé pour exprimer une émotion». Cette émotion est à l'intérieur de nous. Elle peut être: de la rage, colère, peur. Elle peut chercher à exprimer l'affirmation de soi, la volonté de contrôler, etc.
Comme la violence n'est jamais à l'intérieur de nous, mais qu'elle n'est qu'un moyen d'expression, il est possible d'intervenir auprès de la personne qui use de ce moyen. L'individu peut, s'il le désire, acquérir de nouvelles façons d'expression de ses émotions.
Le concept même de violence positive ou négative n'est pas possible. La violence est neutre. Ce sont les conséquences de ce moyen d'expression qui se colore de bien ou de mal. Pensez un instant que je suis à 300 km dans la forêt. Isolée de tous. J'appelle mon chien, mais il m'ignore et gambade où bon lui semble. Une terrible émotion de colère surgit en moi. J'ai envie de lui faire peur dans le but de le contrôler, alors je crie, je hurle son nom, je lui lance un bâton qu'il reçoit en plein flanc (il n'est pas blessé...ouff!!!).
Dans l'exemple qui précède, vous constaterez l'absence de violence à l'intérieur de moi, puisque ce n'était que de la colère. Cela devient violence par l'acte seulement (cris et lancement du bâton). Il est à noter que j'aurais pu exprimer ma colère et atteindre mon but sans avoir recours à la violence.
Amitiés,
Ghy
Qu'est ce que la violence précisément?
Bonjour Lion!!
Comme mes bonnes habitudes me l'obligent, je dois argumenter sur tes propos!!:)) Par contre, lorsque je suis d'Accord, je le dis, mais j'Aime bien voir tous les côtés d'une médaille.
Premièrement, je n'ai pas saisi le lien avec la violence qui peut être positive et la comparaison entre la violence et la sexualité... En effet, il peut y avoir de la violence dans la sexualité, même si la sexualité peut être un aspect très sain de notre vie...MAis de la violence dans la sexualité, n'a rien DE POSITIF...alors où est le lien? Dans tout ce que tu M,as écrit, tu ne me donne aucun exemple CONCRET de violence positive. Oui, la violence peut être en nous...mais si elle reste à cet état brut, elle est destructrice pour nous et les autres, elle n'a rien de positif. Par contre, si on parle de colère, c'Est une tout autre chose...OUi, la colère peut être positive, elle peut nous permettre de s'affirmer, d'aller jusqu'au bout des choses ou de se révolter... Mais, pas la violence même. IL faut la transformer cette violence, et alors elle devient autre chose que la violence et là, elle peut être positive. Je ne veux aucunement avoir de la violence en moi...de l'agressivité, de la colère, oui, celà peut être sain et me pousser à avancer. Mais, la violence, détruire l'autre pour M'imposer, non, je ne le désire pas. Oui, les animaux peutvent manger en tuant...mais est-ce vraiment de la violence. Une personne qui pêche un poisson et le mange ensuite, fait-elle un acte violent?
Oui, je suis d'accord qu'il faut apprendre à gérer sa violence...pourquoi? POur qu'elle devienne autre chose que de la violence, et là ce sera positif... Par contre, je ne suis pas d'accord avec toi lorsque tu dis qu'il ne faut pas condamner toutes la violence...car oui, pour moi, AUCUNE violent n'Est tolérable... (Attention, je ne parle pas de colère, qui est TRÈS différent...)
Je ne suis pas une prédatrice...et je ne veux pas de proie
à bientôt mon cher
Tu proposes quoi?
Bonjour Lion,
Je ne suis vraiment pas en accort avec tes idées sur la violence. L'instinct des prédateurs représente à mes yeux de l'agressivité (dont l'origne du mot signifie "aller de l'avant"). C'est le contraire de la passivité. Mais un débat linguistique n'est pas une bonne idée en ce moment. Nous discutons d'un sujet qui demande d'outrepasser ce détail, j'interviens donc sur le sens profond de ton propos et non sur la forme.
Tu dis que nous devons éviter de condamner la violence tout d'un bloc et concentrer nos interventions sur les actes dénaturés et inacceptables dans nos société, est-ce bien là le fond de ton discours?
O.k, allons-y dans ce sens. Le problème demeure le même. Certains hommes et certaines femmes connaissent des situations de violence conjugale inacceptable où les droits sont brimés. Sans condamner l'agressivité nécessaire à l'avancement de la vie (ce qui est très logique), comment pouvons-nous envisager l'intervention afin que son efficacité soit plus élevée? Quels sont tes idées? Tu proposes la prison pour un gars qui commet des actes de violence inacceptables. Crois-tu que cela aura un impact sur lui et sur ses enfants qui ont vécu dans la violence?
Je pense que ce type d'intervention (l'incarcération) ne donne pas les résultats attendus et que nous devons regarder vers d'autres horizons. D'autant plus que les prisons se vident pour faire place à une condamnation de peine à tirer en société... Alors, concrètement, quelles sont tes propositions?
Amitiés,
Ghy
La vie est violence...
Chère Nébu,
Merci pour ta question.
Je vais procéder par analogie pour t'expliquer pourquoi je pense que la violence peut être positive.
Dans un premier temps, considère la sexualité et l'acte sexuel.
La sexualité, quand c'est bien fait, dans un climat d'amour et de tendresse avec un partenaire qui t'attire physiquement, tout le monde y trouve son compte, hommes comme femmes. Mêne plus, je dirais que la sexualité est signe de santé et de vigueur. Chez un homme malade physiquement, ce qui tombe en premier, c'est la sexualité. J'ai déjà été malade et je le sais : quand tu es sous médication et couché sur le dos, tu cesses de penser aux bonnes femmes (...heureusement, dans mon cas, ce ne fut pas une situation permanente! ). Ça, tout le monde s'accorde là-dessus.
Maintenant, prends le cas du viol ou de l'agression sexuelle. C'est un acte abject qui ne mérite qu'une seule chose: la prison (et, pour ce que j'en pense, de très sévères peines). Mais, cela reste tout de même de la sexualité: le violeur a un fantasme (dominer et soumettre une femme) et le réalise.C'est simple. Je te pose la question : doit-on condamner la sexualité parce que certains abrutis violent des femmes? Non, je ne pense pas.
Dans un second temps, considère la violence et les actes violents.
Tout come la sexualité, certaines formes de violence peuvent être positives et constructives. Cependant, si la violence d'un homme se concrétise dans la violence et les "claques" dans la face, je condamne évidemment, et très fortement, cette forme de violence. Par contre, je ne peux condamner en bloc toutes les formes de violence. Cela est impossible...
Impossible...
Pourquoi est-ce impossible? Parce que ton corps, tes instincts, ton intelligence même Nebu, ont été développés dans la violence. Comme je disais à Ghy, regarde tes yeux, Nebu. Regarde-les bien. Tu es doté de deux yeux localisés devant le visage, de telle sorte que la vision stéréoscopique est rendue possible. Ils te permettent de voir la réalité comme un champs de bataille. Ils servent, ainsi, d'outils incomparables pour localiser une cible et focaliser sur une proie. Seuls quelques grands carnivores (tigres, lions ...) ont cet avantage opérationnel incroyable: la proie est trouvée et tuée, grâce à ta force musculaire, ensuite tu utilises tes mains habiles pour déchirer et déchiqueter cette proie. C'est simplement le résultat de plusieurs millions d'années d'évolution: nos outils de contrôle et de domination se sont développés jusqu'à un stade ultime de sophistication. Ton corps même est violence. Tu naîs dans la violence et tout acte créateur est violent.Tu meurs dans la violence. Ton dernier souffle se fait dans la douleur.
Même plus, la séduction d'une femme est violence (dixit J.J. Rousseau!)...
Donc,la "solution" au problème de la violence, si cela existe, consiste à comprendre et à accepter sa violence intrinsèque (c.a.d. sa violence naturelle) et à rejeter les formes malades de la violence. Il faut aussi prendre les mesures pour éviter le développement de formes déviantes de la violence. Dans la langue de bois moderne, on dira "apprendre à gérer sa violence". Et si un type s'amuse à taper sur sa femme, je pense qu'un séjour de plusieurs mois en prison constitue une très bonne thérapie. Nous n'avons pas de temps à perdre avec de tels grabataires.
Je sais que ces opinions sont à contre-courant Nebu, mais je pense que c'est la réalité. On ne réglera jamais la violence gratuite faite aux femmes en condamnant en bloc toute violence. C'est triste mais c'est comme ça.
Amitiés
Lion
Les centre d'aide aux victimes d'Actes criminels
Bonjour Lynda!!
Merci de me répondre!! Je comprends donc que le tout s'est terminé par un 810 (et non 610 hihi!). Je suis cotente pour toi qu'il ai respecté ses conditions!! Pour ce qui est des services du CAVAC, ils sont gratuits et confidentiels...ET il n'y a pas de limite dans le temps...donc tu peux demander de l'aide tout de suite, dans 10 ans comme dans 20 ans. Ce qui compte, c'Est que tu sois motivée. Chaque services varient d'un CAVAC à L'autre...Il y a un CAVAC dans chaque grande région, ils offrent tous du support individuel, d,Autres offrent en plus des groupes, ateliers, etc... Donc, tu sais que cette ressource sera à ta porté si un jour tu en as de besoin. Si tout va bien avec ton petit bout de chou, tant mieux, et ce bonheur tu le mérite bien!!
à bientôt Lynda!
Nébu
Et toi?
C'est quoi pour toi la violence Lion?
Quelle sorte de violence est pour toi positive?
La pensée magique...
"j'aimerais discuter de la violence conjugale!...Mon opinion est qu'il faudrait investir davantage d'argent et de temps dans ce problème social!"
Yééééé!!.... On a trouvé la solution au problème!!
Que le gouvernement investisse de l'argent et qu'il consacre plus de ressources! Oui! Créons une Division de la Violence Conjugale au sein du Ministère de la Famille, avec un plan quinquennal, des objectifs, des politiques, des forums, des colloques, des orientations, des analyses , des lois, des réglements... et des fonctionnaires, des nuées de fonctionnaires qui travaillent 32.5 heures par semaine. La Division offrira des "services gratuits à la population" qui n'auront qu'une liste d'attente de 2,4 années par cas.... L'enfer bureaucratique... Encore des solutions naives à un problème mal posé et mal analysé. La pensée magique, quoi!
Qu'il y ait des ressources pour protéger et supporter les victimes d'abus, j'en suis, c'est évident.
Mais pour le reste, tout ce que tu proposes Karl, c'est encore de déresponsabiliser et d'infantiliser encore plus le citoyen. C'est de nous enfoncer encore plus dans la servitude et la dépendance. Encore considérer le citoyen comme un ti-coune. Il n'y a qu'une seule arme qui puisse contrer la violence excessive, c'est l'amour. Tout simplement.
Là, j'entends les bonnes âmes s'écrier : "Mais, il n'a jamais été battu ce Lion, il ne sait pas ce que c'est que la violence". C'est vrai, je n'ai jamais été battu. Je suis peut-être chanceux, je l'admets. Je n'ai jamais battu personne, non plus. Il n'y a personne de mon entourage, à ce que je sache, qui est aux prises avec ce problème. Il y a peut-être une piste de solution de ce côté-là. Si les enfants sont éduqués dans un milieu stable affectivement et riche culturellement, il y a fort peu de chances que des comportements malades se développent.
Seigneur du bon dieu... On a encore du chemin à faire.
* Premier postulat selon Karl : "la violence conjugale est un problème social"
Cher ami: la violence entre conjoints a effectivement un impact social, mais ce ne n'est pas un problème social. C'est un problème individuel et psychologique, d'abord et avant tout. Ton postulat présuppose également que toute violence est nécessairement un problème. C'est faux, ce n'est pas le cas. Certaines formes de violence sont désirables et positives. Il faut nuancer considérablement et circonscrire ce qu'est la forme de violence que je qualifie de malade et déviante. C'est cette violence qui pose problème. C'est la violence du faible et du petit.
On ne peut condamner en bloc la violence.
Comme je disais à Ghy dans un autre post, ce que je pense c'est que, avant de proposer toutes sortes d'interventions en violence, il faut d'abord et avant tout comprendre et bien connaître le phénomène. Est-ce que tu sais vraiment ce que c'est que la violence, Karl? Il faut échapper aux préjugés, à la propagande, il faut aussi éviter les clichés, et sortir des lieux communs.
Lion
violence familiale
En clair tu proposes une assistance familiale (parents et enfants)?
Si telle est ton idée, je la trouve excellente. Je m'étonne seulement que ce n'est pas déjà le cas.
Tu as raison de dire que la violence dans le couple est entretenue par au moins les deux parents (plus ceux qui l'ont amenée en tant que victimes/agresseurs,grands-parents, arrières grands-parents...). J'ai souffert de violence physique et verbale dans mon enfance et il a fallu une thérapie pour que le maillon de la chaîne cède sinon j'étais bien partie pour répéter les mêmes erreurs. Ma mère a vécu la même histoire, ma grand-mère aussi etc... Encore aujourd'hui je dois faire attention au goût du sang comme tu dis aussi crûment. On a goûté du mien j'"aimerais" y goûter aussi. Je veux dire que parfois c'est une pulsion difficilement contrôlable. Voir rouge, c'est assez significatif comme expression.
Vivre dans la terreur, banaliser la terreur, ça ne peut donner que des monstres terrorisés. Quand un chien a peur, il mord. C'est comme ça qu'on bascule de victime en agresseur. Là où le problème se corse c'est que malgré que tu parviennes à surmonter tant bien que mal ces pulsions, tu dois modérer ton entourage (enfants et conjoint) qui eux non plus ne se contrôlent pas toujours. Je suis d'accord avec Lion pour dire que la violence fait partie de nous mais arriver à la transformer en quelque chose de positif c'est bien dit sur un forum comme celui-ci mais ce n'est certainement pas gagné d'avance! Il faut tabler sur la collaboration de la famille, des familles, de la société toute entière. Alors Ghy j'ai comme un doute là... C'est un travail titanesque qui se profile parce que la violence est partout et que malgré nous, nous la cautionnons tous les jours.
"Eduquer" la famille, provoquer la parole pour enrayer la violence, affirmer le respect de soi et des autres me semble en effet primordial mais après, qu'adviendra-t-il de toute cette belle émulation? Un monde meilleur... allez oui, je veux y croire aussi, tiens!
Le 810
Bonjour Ghy,
Je crois que le 810 a été un bon choix car comme j'étais très mal à l'aise de me retrouver dans une salle d'audience, et que j'étais très peu sure de moi (il m'avait tellement abaissé),je n'aurais pas pu me défendre. Il avait aussi, la parole facile et était très manipulateur. Si nous avions eu à aller en procès, c'aurait été sa parole contre la mienne et je suis convaincue qu'il aurait réussit à faire pitié devant le juge. Je ne tenais pas à ce qu'il ait un casier judiciaire. Je voulais seulement avoir la paix et ne plus avoir affaire à lui. Le 810 me sécurisait pour un an.
J'ai effectivement déménagé parce que j'avais toujours peur de lui et en demeurant dans une autre ville, il y avait moins de chance qu'on se rencontre par hasard.
Pour ce qui est de ses droits de visites à mon fils, le droit criminel et le divorce c'est deux choses complètement différentes. Après sa thérapie, le juge qui a prononcé notre divorce lui a donné des droits de visite (une fin de semaine sur deux) et il a toujours respecté les ententes. Comme il ne le voit que deux jours sur quinze, je pense qu'il ne s'en prendra plus à mon fils. De ce côté, je n'ai aucune crainte.
Pour ce qui est du psychologue, je sais que j'ai des choses à régler. Je ne peux plus avoir une relation stable avec un homme. Dès que ça devient un peu sérieux, j'étouffe et je m'enfuis. La dernière année que nous avons passé ensemble, il m'a violé à plusieurs reprises, alors j'ai aussi des problèmes de ce côté là. Je n'ai plus tellement envie de sexe. Tu comprendras, j'en suis certaine...
À LIRE POUR TOUS.....
Bonjour Nebu et les autres,
Briser le cycle de la violence conjugale (et conjuguée) c'est ce que tout le monde recherche. Or il semble que nous faisons faux bond, car nous n'y parvenons vraisemblablement pas. Peut-être, alors, serait-il bon de revoir la façon dont nous procédons.
Tu (Nebu) parles de l'homme violent et du début de sa violence (l'escalade). Il commence toujours par faire subir la violence psychologique et/ou verbale à sa compagne, ensuite il va au-delà. Mais lui, ce gars, ou a-t-il appris (parce que c'est de l'acquis) le processus. Nous devons retourner dans son enfance et là, notre jugement est presque toujours influencé par le PAPA. Pourtant, la mère peut être la grande responsable si l'on considère que les femmes sont davantage portée sur la violence psychologique et/ou verbale. C'est donc elle qui est à l'origine de l'apprentissage du processus de violence. Et sa mère à elle, et sa grand-mère, tout autant que le père et le grand-père.
Le point que je cherche à soulever est celui-ci: nous devons combattre la violence en apportant du soutien aux gens qui émettent et transmettent le processus de violence, sans égard au sexe.
Il est possible que les maisons pour femmes doivent réorienter l'approche qu'elles ont en ce moment pour intégrer une nouvelle approche: la responsabilisation de la violence psychologique et les effets qu'elle aura sur l'enfant du couple. Dans cet ordre d'idée, une coopération entre les ressources pour hommes violents pourrait être envisagée.
J'aimerais ajouter qu'il est maintenant reconnu que les violences psychologiques et verbales ont des effets bien plus dévastateurs que la violence physique. C'est donc le temps de s'y attarder sérieusement. Offrir des services d'aide psychologiques dans le but de dépister la source et d'intervenir sur soi avant de procéder à des violences dont les cicatrices ne se refermeront jamais tout à fait....
Qu'en pensez-vous? Est-ce là une piste d'intervention sociale intéressante?
Amitiés,
Ghy
Le 810, est un bon choix ?
Bonjour LindaQC,
J'aimerais savoir si tu considères ton choix, le 810, comme un bon choix. Aujourd'hui, si t'avais à le refaire, que ferais-tu? Penses-tu que la situation aurait été pire s'il avait eu un casier judiciaire?
As-tu déménagé suite à tes craintes face à lui? Est-ce qu'il revoit son fils?
Tu aimerais rencontrer un psy, car il y a encore des choses qui ne sont pas réglées (enfin j'imagine!). Est-ce en lien avec le traumatisme laissé par la violence conjugale?
Amitiés,
Ghy
Dénouement
Bonjour Nébu,
Tu me demandes quel a été le dénouement des procédures judiciaires. Tu sais, quand tu n'as jamais eu affaire avec la Justice, c'est très énervant et très impressionnant. Je suis arrivée à la Cour sans savoir ce qui se passerait. J'ai revu la Policière qui avait pris ma déposition le soir où j'ai porté plainte. Je n'avais eu aucune nouvelle d'elle depuis ce soir là. Le procureur de la Couronne m'a conseillé le "code 810" ou 610, je ne me souviens plus très bien. Sinon, on devait aller en procès et c'était sa parole contre la mienne.
J'ai accepté le "810". Il ne devait pas m'approcher ou tenter de me contacter pour autre chose que ce qui concernait ses droits de visite pour mon enfant. Il devait garder la paix pendant un an et s'il respectait ça, il n'avait pas de casier judiciaire. Il a effectivement respecté et n'a pas de casier judiciaire.
Je ne suis pas au courant des services offerts par le Centre d'aide aux victimes d'actes criminels. Comme ça fait trois ans, je n'ai certainement plus droit à ces services et en plus, j'ai changé de ville depuis. Je n'ai pas encore consulté de psychologue mais je sais que je devrai le faire un jour. Pour l'instant, ma priorité est mon enfant. Comme je travaille, je veux passer le plus de temps possible avec lui le soir et aller à ces rencontres, me priverait de temps avec lui. Je remet ça à plus tard. Aussi, comme nous habitons dans une nouvelle ville, je n'ai pas encore trouvé une personne fiable pour le garder. C'est ce qui me retient à agir immédiatement.
De toute façon, ma vie est très satisfaisante à présent. Nous sommes heureux tous les deux et c'est ce qui est le plus important.
Merci pour l'attention que tu portes à mon histoire Nébu et passes une belle journée!
La violence, c'est vouloir contrôler l'autre
Bonjour Karl!!
Quelle est TA définition de la violence??
Pour moi, c'Est vouloir contrôler l'autre personne tout simplement...L'obliger à faire ce que l'on désire. Donc, le cas de quasi-viol envers toi, est pour moi de la violence...Tu n'as pas été respectée et la personne a essayé de te contrôler sexuellement et te faire faire ce qu'ELLE voulait sans considérer ce que TOI tu veux.
Ensuite, tu dis que personne n'apprend à dominer les autres...JE ne suis pas d'accord avec celà! Un homme qui bat sa femme, qui lui dit quoi faire, qui l'empêche de faire des sorties, de voir des amies, qui la dénigre, tente de la dominer, c'Est à dire de la contrôler, d,Avoir le pouvoir sur elle. Si ce couple a un enfant, L,enfant voit ce pattern et apprend que c'Est comme celà qu'il faut agir avec les femmes. Il peut aussi avoir la réaction contraire et se dire que jamais il n'agira de la sorte avec une femme. Dominer l'autre, c'Est être supérieur à l,autre, pour certain homme, celà leur donne un sentiment de supériorité de pouvoir, de contrôle sur l'autre. Celà peut s'apprendre dans l'éducation et aussi dans l'expérience de vie. Qu'en pense-tu? Ce n'est pas tout le monde qui apprend celà...heureusement!!
À la prochaine!
Nébu&pip;euse
Tu es heureuse grâce à...TOI!
Bonjour Lynda!!
Oui, je comprends ce que tu veux dire lorsque tu affirme que les hommes violents ont plus d'aide que les femmes victimes et je t'affirme que celà M'enrage au plus haut point...c'est une grande injustice dans notre société (Parmi tant d'autres!). Est ce que tu connais les Centre d'aide aux victimes d'Actes criminels?? Je crois que c'est vraiment un des seuls centre à vraiment aider les victimes de violence conjuguale, tant dans leur détresse psychologique, mais aussi dans leur démarche dans le processus judiciaire. Malheureusement, celà n'a pas changé, les victimes sont toujours laissé dans l'ignorance!! Question de curiosité, quelle a été le dénouement des démarches judiciaires? A-t-il été considéré non-coupable ou coupable? SI c'est coupable, quelle fut sa sentence? Tu n'es pas obligé de me répondre!! Tu sais, il n'est jamais trop tard pour demander un petit coup de pouce de gens de L'extérieur et expérimenté... Pense-tu que celà te ferait du bien? QU'Est ce qui te retient à demander de l'aide?
Je te trouve vraiment très forte de t'en être sortie comme celà... Et tu fais bien de te respecter dans ta relation avec les hommes, comme tu le dis, rien en presse, tu seras prête en temps et lieu. Je te souhaite beaucoup de bonheur et je trouve celà super que tu ai pris ta vie en main, malgré le cercle vicieux dans lequel tu étais coincée!!
Je te remercie pour tes beaux mots d'encouragement dans mon stage!! à la prochaine Lynda, j'aime bien te lire!
Moi?
Bonjour Nébu,
merci des ajouts, je comprends maintenant mieux ton point de vue!
L'une des choses que je remarque par contre, c'est que tu parles souvent de "violence des hommes sur les femmes" et de domniation. Je suis conscient de la problématique, mais je reste perplexe, je veux dire, personne n'apprend aux autres qu'il faut "dominer" absolument! Du moins, je n'ai jamais été conscient de cet apprentissage! Ça doit expliquer ma non-violence je suppose! hihi
Merci pour les recherches, je suis très touché de cette attention! J'apprécie vraiment beaucoup!
Moi aussi je déteste me relire! héhé désolé pour les fautes!
Finalement, ai-je déjà subi de la violence d'une femme?! Pas selon ma mémoire et pas comme selon la signification que tu donnes à violence ici présent! La seule sorte de violence que les femmes me causent, c'est le sentiment d'infériorité! Et aussi, un quasi-viol...disons elle était très entreprenante malgré mes maints et vains "NON, pousse ta main STP"! Mais physiquement, aucune violence, et je n'ai jamais été violent envers une femme!
Au plaisir
Karl
Tout à fait d'accord!
Salut Karl,
Je suis tout à fait d'accord avec toi quand tu dis qu'il faudrait les enfermer. Mais ces hommes sont souvent violents parce qu'ils ont été élevés comme ça. Lorsque tu vois ton propre père frapper ta mère, tu crois que c'est normal. C'est la raison pour laquelle j'ai sorti mon fils de cet enfer! Je ne veux pas qu'il répète avec les femmes qu'il rencontrera, ce qu'il a vu pendant les deux premières années de sa vie. Il est très conscient qu'il faut faire attention aux filles, même s'il n'a que 5 ans.
En tout cas, je ne suis pas inquiète pour toi. Je ne crois pas que tu sois né avec... Je suis même certaine que tu es doux et que tu sauras toujours te contrôler, quoi qu'il advienne.
On ne pourra pas s'obstiner...!! ;)
Salut Ghy!
Je n'ai pas grand chose à ajouter à ta réponse puisque je suis d'accord avec tout ce que tu as écrit!!
Pour ce qui est des ressources pour les hommes... Je trouve qu'ils ont plus de soutien, car ce sont eux les agresseurs et ils souffrent beaucoup moins que la victime. Ils ont droit à de longues thérapies gratuitement, alors que pour les femmes, les services gratuits sont plus à court terme. Après que la plainte ait été posée, l'agresseur est beaucoup plus au courant du déroulement du processus judiciaire. Il est très vite en contact avec son avocat et est mis au courant des déroulements. Au contraire, la victime ne sait rien... Elle rencontre souvent son procureur la journée même de son témoignage. Elle a souvent aucune idée si l'agresseur a été arrêté ou non, s'il a des conditions a respecté ou non, etc... Elle vit donc dans l'inquiétude et l'insécurité. L'homme est pris en charge lorsqu'il se voit obligé de faire une thérapie, mais la victime doit se débrouiller par elle-même pour trouver les ressources adéquates à sa situation. Ensuite, si l'homme se trouve incarcéré, il a est en sécurité, est bien logé, nourri, etc. LA victime se retrouve parfois sans un sou parce qu'elle ne travaillait pas, toute seule avec les enfants et très insécure. Ensuite, il est vrai que les organismes qui aident les victimes de violence conjuguale ont très peu de subventions, car ce sont des organismes communautaires. Si tu savais la différence des conditions de travail entre une intervenante communautaire qui aide les victimes et un agent de probation ou de libération conditionelle. Il est donc plus payant de travailler auprès des agresseurs que des victimes...
En gros, c'Est ce qui me vient en tête... Qu'en pense-tu? En effet, sûrement que certains hommes violents veuillent s'en sortir...mais j'en ai très peu rencontré jusqu'ici... Je te dirais que selon mon expérience, les hommes souffrant de pédophilie veullent plus s'en sortir que les hommes violents...
à la prochaine discussion!!
Je suis heureuse!
Salut Nébu,
Tu me demande si j'ai demandé de l'aide. Les hommes violents ont énormément d'aide. Ils suivent une thérapie qui dure environ 4 semaines et ensuite ils ont accès à des rencontres avec leur enfant et un psychologue qui évalue à quel point l'enfant a été marqué par cette violence. De ce côté, tout se passe très bien. On m'a demandé mon approbation pour que mon enfant puisse assister à ces rencontres avec son père, mais on ne m'a jamais donné de suivi. On ne m'a jamais dit comment ça se passait et si mon enfant était ou non marqué par ce qui s'était passé. On ne m'a jamais offert d'aide non plus.
Le problème c'est que, tu portes plaintes et tu t'en vas complètement vers l'inconnu. Même les policiers ont de la difficulté à répondre à tes questions lorsque tu leur demande ce qui va se passer. Ils saisissent les armes qu'il y a dans la maison lorsque tu portes plainte. Mais dès que mon ex mari a fait la demande pour les ravoir, soit disant pour aller à la chasse, on lui a remis.
Tout ça s'est passé, il y a trois ans. Ça a peut-être changé depuis.
Pour ma part, je vis seule avec mon enfant qui a maintenant 5 ans. Il est l'amour de ma vie. Je ne vie que pour lui et j'essaie de lui donner autant d'amour qu'il m'est possible d'en donner. Je suis très heureuse de ma vie actuelle. Mon travail, mon enfant et mes études comblent pleinement ma vie. Je sais que je devrai consulter un jour. J'ai rencontré quelques hommes intéressants mais dès qu'ils veulent plus que de l'amitié, j'étouffe et je me sauve en courant. J'ai encore besoin de temps et je veux me consacrer à mon enfant qui me rend bien l'amour que je lui donne.
Merci pour tes bons mots Nébu. Bonne Chance pour ton stage au Centre d'aide des personnes victimes d'actes criminels. Je crois que tu es vraiment dans ton domaine!
Réponse brève...
Bonjour Karl!!
Lorsque je parle que la violence est apprise...je ne parle pas de la colère, mais bel et bien de la VIOLENCE. Moi aussi, il m'arrive de me sentir agressive et de claquer la porte ou de crier...Mais ce n'est pas mon SEUL moyen de m'exprimer et je l'utilise très rarement. LEs hommes violents ont appris que la violence est leur seul moyen pour dominer la femme avec qui ils sont, c'Est leur seul moyen pour s'exprimer...et ils ont appris que celà marche, que la femme est en effet dominé par lui. Donc, ce n'est pas à cause que tu es agressif que tu es violent...si ce serait le cas, tous les humains seraient violents!! Il faut faire la différence entre colère, agressivité et violence!!!
Je suis d'Accord avec toi que ce serait pas bon de classer les enfants dans des groupes violents et non-violents, et ce n'est pas du tout celà que je suggère!!! Je suggère juste que lorsque les professeurs remarquent que un enfant a un caractère et comportement violent, qu'il en parle avec les parents, avec l'enfant et que certaines démarches soient entreprises.
Pour les statistiques....je fais des recherches et t'en reparle! Ensuite, lorsqu'un homme a une plainte de violence porté contre lui, il n'a pas forcément à suivre une thérapie, loin de là!! Tout dépend s'il est déclaré coupable ou non-coupable. S'Il est déclaré coupable, il peut se retrouver avec des conditions à suivre (il peut y avoir obligation de suivre une thérapie entre autre), une probation, une amende à payer et TRÈS rarement quelques mois d'incarcération... Il peut aussi avoir un 810 que j'"ai expliqué dans un message qui s'adressait à Ghy je crois.
Pour le A dans autre, c'est juste une faute de frappe et je déteste me relire...alors désolé!
Ma réponse est courte je crois, mais j'ai eu une grosse journée, alors on se réécrit sur le sujet une autre fois!!
bye bye, porte toi bien!!
En pensant, as-tu déjà subi de la violence de la part d'une femme?
huh
Bonjour Linda,
je suis d'accord ce sont des lâches, des lavettes! Comme tu dis, ils s'en prennent aux femmes et enfants parce qu'ils sont plus faibles (mais je rajoute "physiquement"), au lieu d'autres hommes! Mais ça serait pas mieux s'ils s'en prendraient à d'autres hommes, ça demeure de la violence, et c'est cette violence qu'il faut éliminée totalement, peu importe les victimes. Je me trompe?
Moi je crois que ton imbécile de mari devrait être enfermé! Me semble qu'une seule fois récidiviste, et pourquoi pas la première tentative, devrait conduire en prison pour un minimum de 5 ans si la thérapie ne semble pas fonctionner! Parce que vous savez ce qu'on fait à ce genre de lavettes en prison...ischhh c'est pas beau...mais bien fait pour eux!
Et finalement, si ça ne se guérit pas, SVP faites que je ne sois pas né avec!!!!!!
Sympathies les plus sincères du fond du coeur,
Karl
Apprentissage
Bonjour Nébu,
je ne sais pas où commencer, il est à peine midi, je suis encore dans les nuages! Je suis un nocture, et en plus j'ai mal à la tête, je parierais tout sur le lobe occipital même!
Bon, pour ce qui est des stéréotypes, je suis complètement d'accord! Celà joue certainement un rôle primordial dans la violence, et ce que tu as dit à propos des femmes et des hommes est aussi vrai...ben en tout cas ce sont bel et bien ce qui est supposément véridique!! Dans la vrai vie, il en est tout autrement! De nos jours, il y a de plus en plus de femmes qui choisissent le célibat, et les filles s'affirment de plus en plus, même qu'elles le font davantage que les hommes! Mais ça ce n'est que la dernière génération, et selon moi ça indique que la violence conjugale va diminuer peu à peu!
En ce qui a trait à ta conjecture d'apprentissage, j'avoue que c'est assez probable, quoiqu'il ne faut tout de même pas généraliser! Je veux dire, en tant qu'homme, je sais c'est quoi être agressif de temps en temps, et ce n'est pas pour ça que je batterais..oups violenterais une femme, jamais de la vie! De plus, il est prouvé qu'un peu d'agressivité ne fait pas de tort! Ça aide à libérer le stress, etc. Le problème est juste de cataliser cette agressivité, la rendre disons moins néfaste pour les autres, et c'est précisément là qu'entre en jeu les sports! C'est ce qu'on appelle de la sublimation!
Mais bon, je suis d'accord qu'on pourrait faire quelque chose pour contrer certain trop-plein d'agressivité chez certaines personnes!
Je remarque donc que tu adhères aux théories behaviorales, ça serait intéressant d'en discuter un moment donné! Mais si c'est bien un apprentissage comme tu le mentionnes, cela se désapprend. Par contre, je ne crois pas que ça serait nécessairement bien de prendre chaque enfant et de le soumettre à des tests et de le "classer" en groupe "violents ou non-violents", il serait par conséquent affecté et pourrais alors devenir agressif, même si il n'était pas disposé à devenir violents! Comprends-tu mon point de vue?
"Tu ne peux pas savoir combien il peut être difficile pour une femme violentée de se mettre à penser à ELLE et non à LUI, à apprendre à être un peu égoïste pour ne pas s'oublier." Je n'en doute pas une seconde chère, c'est aussi dificile de se rendre compte de tout le mal qu'on a fait à celle qu'on aime, à apprendre à être moins égoïste et de commencer à penser aussi à ELLE et non juste à SOI!
Toi qui travailles dans le milieu, tu as surement accès à des statistiques intéressantes! J'aimerais savoir le nombre de centres pour femmes dans la régions métropolitaines comparés à ceux pour hommes violents? De plus, j'aimerais que tu m'indiques le cheminement d'un homme qui vient d'être dénoncé: est-il forcé de se faire traiter? Si oui, combien de temps?
J'aimerais aussi savoir comment tu comptes éliminer ces stéréotypes.
De surcroît, je suis bien d'accord avec tes thérapies éotionnelles! Mais c'est une chaîne, je crois qu'avant d'obtenir des résultats avec les thérapies, on doit résoudre le problème des stéréotypes, sinon l'homme va continuer de penser qu'il ne doit pas se montrer émotif, et cette peur de non-appartenance le rendra encore plus violent!
Je sais que c'est confus, désolé, j'espère que vous vous retrouverez...
Et finalement, lorsque vous écrivez "d'Autre", essayez svp de ne pas mettre un A majuscule, puisque ça fait référence à "l'Autre" définie par Simone de Beauvoir, quiconque un peu intéressé par la littérature fémininste connait ça, je crois!!
Amitiés
Karl
Hommes violents..
>Afin d'orienter notre discussion, J'aimerais savoir si
>tu reste au Québec? Ainsi, je
>saurais si nous pouvons parler des
>même ressources ou non. Pour ce
>qui est des ressources pour les
>hommes violents au Québec...
Commentaire: Oui, je demeure au Québec.
il y en
>a, je te l'assure.
Commentaire: Je sais, j'en connais....
Je dois
>même t'avouer que depuis que je
>travaille dans le domaine, je constate
>que l'homme violent a bien plus
>de soutien que la femme violentée...
Commentaire: Quelles sont tes observations à ce niveau. De quels forme de soutien parles-tu? Ont-ils davantage de subventions? etc...
>En effet, si elle porte plainte,
>elle sera bafouée en cour, on
>la traitera comme si ce serait
>elle la coupable, c'Est très difficile
>pour elle.
Commentaire: Ça c'est bien vrai...
Ensuite, la sentence est
>tellement minible...Savais-tu que la majorité des
>cas se termine par un 810?
>Je t'explique ce qu'est un 810.
>Celà veut dire que l'homme se
>retrouve sans casier judiciaire et qu'il
>a des conditions à suivre pendant
>deux ans...PAr exemple, ne pas s'approcher
>de sa conjointe ou des enfants,
>etc... Je trouve donc que la
>violence conjuguale est encore trop tolérée.
Commentaire: Mais ne savais-tu pas ma belle, que la Loi est faite par les hommes et pour les hommes?!!!!
>Bien sûr, notre société s'Est amélioré
Commentaire: Parce qu'il y a maintenant quelques femmes dans les instances décisionnelles. Mais ne nous faisons pas d'illusion, car les peines d'incarcération sont bien plus lourdes lorsqu'il y a mort d'homme que lorsqu'il y a mort de femme ou d'enfant... Une de mes proches s'est fait assassinée par un ex-conjoint. Sa peine? 7 ans avec sursis...
>Selon moi,
>le fait que l'homme est rarement
>motivé à être aidé explique le
>faible taux de réussite. En effet,
>très rare sont les hommes qui
>y vont par eux-même, qui n'y
>vont pas suite à la pression
>de leur conjointe ou de la
>cour.
Commentaire: C'est normal que ces hommes ne courent pas s'inscrire à une thérapie; leur vie est belle, ils contrôlent tout et assouvissent leurs moindres envies... On ferait pareil, faut pas se le cacher. C'est seulement une prise de conscience de la douleur infligée à l'Autre qui peut les amener à se prendre en main. C'est peut-être pas courant, mais on ne peut nier la vérité: certains hommes en souffrent et veulent s'en sortir.
>SI tu appelle des ressources pour hommes
>violents, donne moi en des nouvelles,
>je suis très intéressée à savoir
>ce qu'ils vont te dire!!
Commentaire: Je n'ai pas beaucoup de temps, mais j'essaierai de le faire. Je te tiens au courant..
Amitiés,
Ghy
Bravo à toi!!!
Salut Linda!!
Je trouve celà super que tu partage un peu de ton expérience avec nous! Je dois te dire que je te trouve très courageuse d'Avoir porté plainte contre lui et de cette manière de t'avoir affirmé sainement face à lui. Comment t'en sors tu à présent? Tu dis qu'il a suivi une thérapie, mais toi, as-tu demandé un peu d'aide? Te sens-tu mieux? Tu dis qu'il a détruit ta vie, je n'en doute pas... Maintenant qu'il n'est plus dans ta vie, comment reconstruis-tu ta vie et même ta personnalité?
Tu dis que tu ne feras plus confiance à un homme...Je trouve celà dommage pour toi, mais je comprends que c'Est un moyen de te protéger. Par contre, je crois qu'il y a de l'espoir, car tu reconnais toi même que celà est dommage....Donc, tu sais que tu peux y perdre à ne plus du tout faire confiance à un autre homme. Tu sais, si tu te renseigne sur la violence et que tu com^prends bien ce dans quoi tu vivais avec ton ancien conjoint, tu va pouvoir repérer facilement un homme qui devient violent avec toi et t'en éloigner aussitôt, celà va te permettre de te protéger. Par contre, je trouve celà bien que tu prenne le temps dont tu as besoin pour te remettre de ta blessure...et rien ne presse. Tu as encore plusieurs années pour rencontrer l'homme avec qui tu te sentiras VRAIMENT bien!
Bonne Chance et n'hésite pas à nous réécrire!!
Les ressources pour hommes violents...
Bonjour Ghy!!
Afin d'orienter notre discussion, J'aimerais savoir si tu reste au Québec? Ainsi, je saurais si nous pouvons parler des même ressources ou non. Pour ce qui est des ressources pour les hommes violents au Québec...il y en a, je te l'assure. Je dois même t'avouer que depuis que je travaille dans le domaine, je constate que l'homme violent a bien plus de soutien que la femme violentée... En effet, si elle porte plainte, elle sera bafouée en cour, on la traitera comme si ce serait elle la coupable, c'Est très difficile pour elle. Ensuite, la sentence est tellement minible...Savais-tu que la majorité des cas se termine par un 810? Je t'explique ce qu'est un 810. Celà veut dire que l'homme se retrouve sans casier judiciaire et qu'il a des conditions à suivre pendant deux ans...PAr exemple, ne pas s'approcher de sa conjointe ou des enfants, etc... Je trouve donc que la violence conjuguale est encore trop tolérée. Bien sûr, notre société s'Est amélioré quand on pense qu'il y a quelques années, la violence conjuguale n'était pas considéré comme criminelle, mais plutôt comme quelquechose concernant la vie privée des gens...
PAr contre, pour ce qui est des ressources offertes aux hommes violents...je ne sais pas à quel point elles sont adéquates, je n'ai pas assez de connaissances et d'expérience pour me permettre de les évaluer. Selon moi, le fait que l'homme est rarement motivé à être aidé explique le faible taux de réussite. En effet, très rare sont les hommes qui y vont par eux-même, qui n'y vont pas suite à la pression de leur conjointe ou de la cour. Je crois que la violence est bien ancrée chez certains hommes et qu'il est très difficile pour eux de se défaire de ce moyen de fonctionner, de s'exprimer. Bien sûr, certains ne sont plus violents physiquement suite à une thérapie, mais la violence psychologique augmente! J'ai aussi travaillé avec un agresseur. J'ai eu à intervenir avec un homme qui était violent avant, il avait même été jusqu'à tuer une femme... Il avait suivi une longue thérapie et avait supposément réussi à vaincre la violence. Par contre, je peux te dire que je n'ai pas tardé à m'apercevoir qu'il était encore violent psychologiquement. On dirait que c'est ce type de violence qui est le plus difficile à enrayer... J'aimerais bien avoir l'occasion de rencontrer un homme violent qui ne le serait plus...Ce serait vraiment intéressant de savoir ce qu'il à dire sur le sujet...et comment explique-t-il que sa thérapie a réussi.
Pour ce qui est la lune de miel,. tu as bien raison lorsque tu parle de sa durée... En effet, elle est de moins en moins longue avec le temps...pour finalement disparaître. JE te dirais que c'Est dans ce cas là qu'habituellement les femmes demandent de l'aide. Elles n'ont alors plus de beaux moments qui leur permettre de garder espoir... C'est incroyable tout ce qu'elles peuvent endurer avant de mettre fin à cette violence...C'est vraiment un cercle vicieux pour elles...
SI tu appelle des ressources pour hommes violents, donne moi en des nouvelles, je suis très intéressée à savoir ce qu'ils vont te dire!!
Bye bye!
Violent pour la vie!
Enfin quelqu'un qui sait de quoi elle parle! Une personne qui suit une thérapie parce qu'elle est obligée "par la cour" ne s'investit pas.
J'ai vécu la violence conjugale pendant quatre longues années. Quand il s'en est pris à mon enfant, j'ai porté plainte contre lui et "la cour" l'a obligé à suivre une thérapie pour homme violent. Il n'est plus violent avec notre enfant mais je suis convaincue qu'il l'est toujours vis-à-vis les femmes. Ces hommes sont des lâches qui ne sont pas capable de se tenir debout. Ils ont peur des autres hommes et leur seule façon de se sentir un peu "mâle" est de frapper une femme. Mon ex mari a été violent avec sa première femme (je l'ai appris seulement lorsque j'ai porté plainte contre lui), il l'a été avec moi et il le sera avec sa nouvelle conquête. Ces hommes ont besoin de dominer et comme ils n'ont pas assez de couilles pour le faire avec d'autres hommes, ils doivent s'en prendre à de plus faibles (femmes et enfants).
Il a détuit ma vie. Je ne ferai plus jamais confiance à un homme et c'est dommage parce que je suis encore jeune et je sais qu'il existe des hommes gentils et doux...
On ne guérit pas la violence chez un homme. Ils naissent avec, ils vivent avec et ils meurent avec.
PIstes de solutions....
Bonjour Karl!!
Je suis étudiante en travail social à l'université et je finis présentement mon bacc. par un stage dans un centre qui aide les personnes victimes d'Actes criminels et la clientèle se compose principalement de femmes victimes de violence conjuguale. Je commence donc peu à peu à me familiariser avec cette grave problématique.
LA violence conjuguale est grande partie exercée par des hommes envers des femmes....Comment expliquer celà? Je crois qu'une grande partie du problème s'explique par les rôles que la société attribue à chaque sexe. LA femme doit être soumise, gentille, serviable, penser aux autres. L,homme doit être fort, savoir contrôler les situations et être sur de lui. Bien sûr, ces stéréotypes diminue de plus en plus dans notre société...mais ils sont toujours là quand même!! PAr exemple, comment celà se fait-il que dans les domaines où on aide les gens...comme le travail social, la majorité des étudiants sont de sexe féminin??Parce que souvent les femmes veulent aider les autres, penser énorméement aux autres. Je trouve que celà explique grandement le comportement des deux personnes dans la violence conjuguale. L'homme veut avoir le contrôle de la femme, la dominer, se sentir fort face à elle, tandis que la femme se soumet à lui, pense à lui, veut même l'aider et s'oublie... Je crois donc que nos stéréotypes entretiennent la violence conjuguale et nous empêche de l'enrailler. Tu ne peux pas savoir combien il peut être difficile pour une femme violentée de se mettre à penser à ELLE et non à LUI. à apprendre à être un peu égoïste pour ne pas s'oublier. Donc, pour moi, changer ces stéréotypes seraient très aidants.
Ensuite, un homme violent à appris à être violent. Je crois que cet apprentissage est difficile à défaire après plusieurs années. PAr contre, on peut le prévenir, en faisant des actions pour que l'homme ne fasse pas cet apprentissage, ou pour contrer cet apprentissage le plus tôt possible. Pour celà, il serait important de favoriser l'expression des émotions chez l'homme, l'aider à s'extérioriser. ENsuite, l'amener à se valoriser par d'Autres choses que la réussite, la compétition, etc... On pourrait aussi faire du dépistage de comportement violent dès le primaire...
Bref, voici mes idées en vrac...Qu'est ce que vous en pensez? En avez vous d'Autres??
à la prochaine!
L'escalade de la violence...
Salut Karl!!
Tu as raison sur un point...les femmes qui sont violentes, le sont plus psychologiquement que physiquement. PAr contre, je ne suis pas d'Accord sur le,point où tu dis que les hommes sont plus physiques que célébraux. Pour qu'un homme arrive à la violence physique...il a passé par la violence psychologique!! En effet, en violence conjuguale, la violence augmente par un escalier de sorte de violence. DOnc, un homme ne veut pas tout de suite sauter à l'étape de la violence physique. Il va d'abord commencer par être violent psychologiquement, ensuite verbalement, économiquement, sexuellement et finalement physiquement....par la suite, la dernière étape peut être L'homicide ou le suicide. Dis toi que chaque étape doit être traversée pour se rendre à L'autre étape...sinon, on fait face à une grande exception à la règle!!
J'espère que j'ai pu t'en apprendre un peu sur le sujet!!
à la prochaine!
solutions
Bonjour Nébu,
Moi aussi je porte beaucoup d'intérêts à la cause, content de savoir que tu es aussi une suportaire, fais-tu du bénévolat?
J'acquiesce avec ce que tu dis, mais j'aimerais connaître ce que tu proposes!
Mici
Karl xxxx
de -->
Bonjour Nébu,
d'Accord, c'est un bon point! Mais j'ai entendu dire par des psychologues que la violence intellectuelle était davantage l'arme des femmes!
Nous les hommes nous ne sommes pas assez "cérébraux", mais plus "physiques" la majorité du temps! OU encore, nous créons une dépendance financière, puisque la mojorité des femmes violentées sont plus "femmes aux foyer".
Mais allons-y pour femmes "violentées"!
Karl xxxx
Mais les autres...
C'est vraiment intéressant ce que tu amènes. Je ne savais pas que le taux de succès de la thérapie auprès des hommes violents n'était que de 5% !!! Trop peu. Que se passe-t-il? Y a t-il des choses qui pourraient être améliorées? Peut-être que les intervenants manquent d'expériences (ou de formation adéquate), peut-être qu'ils ne donnent pas assez de suivi après la thérapie intensive.... Je ne sais pas, mais j'ai envie de savoir. Tien, je téléphonerai si j'ai le temps cette semaine! Pourriez-vous en faire autant dans votre région? On verra bien ce qu'ils diront...
C'est vrai aussi qu'il y a des causes perdues. Ceux-là n'eccepteront même pas la thérapie, comme tu dis, car ils préfèrent laisser la responsabilité de leurs gestes à leur conjointe... et trop souvent, cette conjointe accepte d'en prendre la responsabilité. C'est un cercle vicieux. Lorsque tu parles du concept de la lune de miel, je sais très bien de quoi tu parles. Tous les bouquins sur le sujet, qu'ils soient scientifiques de simples témoignages, en font mention. Cependant, ils ne mettent pas suffisament l'accent sur la durée de la lune de miel. Cette dernière peut se présenter en plusieurs semaines, mais il est aussi possible que cela ne soit que 10 minutes!!! D'autres hommes passent par dessus. Pas de lune de miel. Un enfer sans fin...
Y a des hommes qui ne sont pas assez matures, émotivement parlant, pour se prendre en main. C'est un fait. Mais pour les autres, ceux qui sont malheureux et qui veulent s'en sortir. Ceux qui aimeraient apprendre à BIEN aimer. Nous (la société) devons leur offrir les moyens de s'en sortir.
Amitiés,
Ghy
Bravo !
Merci Nebu, tu as bien raison.
Amitiés,
Ghy
Les hommes violents...incurables, ou curables? De toute maniuère
Bonjour!!
Comme vous voyez, le sujet m,intéresse :)
Je tiens à dire qu'il est TRÈS rare qu'un homme violent demande de l'aide par lui même... Habituellement, pour un homme violent, c'Est la femme qui a un problème, qui est folle, violente, niaiseuse, etc... Pour lui, c'Est elle qui doit demander de l'aide et non lui. Lorsqu'il demande de l'aide, il est très souvent dans la lune de miel.... Il va donc demander de l,aide pour redonner de l,espoir à sa femme, pour qu'elle croit qu'il peut changer... Il va rarement à plusieurs rencontres, disant que celà n'est pas pour lui... Bien sûr, je généralise, mais je vous affirme que je me base sur des faits et du vécu, et de l'expérience et non sur mon opinion ou des ouï-dire. Ensuite, croyez-vous qu'une personne qui suit une thérapie parce qu'elle est obligée par la "cour" va vraiment s'investir et s'ouvrir dans la thérapie. Moi, j'en doute....
Je crois que chaque personne qui fait quelquechose de mal, que ce soit de battre quelqu'un, de fumer une cigarette ou du MCdo, le fait, car elle en retire quelquechose...Celà lui donne plus que ce qu,elle a vraiment L,impression de perdre. Dites-vous bien que les hommes violent sentent qu'ils gagnent beaucoup à être violent....
Encore un grain de sel...
Je tiens juste à préciser qu'il y a 5% de taux de réussite dans les thérapies pour les hommes violents...alors celà vaut-il vraiment la peine d'investir de cette façon pour diminuer la violenc conjuguale?
Femmes violentées qui peuvent avoir été battues ou non...
Je veux juste ajouter mon petit grain de sel en disant qu'on ne dit pas des femmes battues, mais plutot des femmes violentées, car femmes battues fait référence à la violence physique uniquement, alors que femmes violentées faire référence à tous les types de violence!
Bye bye :)
Nébu&pip;euse
Le mal ? Ils le choisissent...
Hello Karl,
J'ai moins de temps pour ma correspondance car je débute mon stage aujourd'hui. C'est pourquoi je réponds dans le corps de ton texte (c'est plus rapide).
>j'aimerais que tu m'expliques ce qu'il y
>a de péjoratif dans "femmes battues"?
>Je considère que le fait de
>battre (ou violenter si tu préfères)
>une femme est assez barbare, de
>grâce ne tentons pas de rendre
>la chose moins "grave" en utilisant
>des mots soi-disant "doux"!!!! Explique moi
>stp!
Commentaire: Je ne saurais te l'expliquer clairement car je ne suis pas au fait (je demanderai à quelqu'un), mais le terme «battues» a été utilisé à toutes les sauces et les femmes en ont souvent fait les frais. Ce que je veux dire c'est que ce terme implique une certaine passivité tandis que le terme «violenté» fait davantage référence à l'Autre, à celui qui commet un geste de violence. Mais je n'en suis pas certaine, comme je te le disais, et je demanderai à des scientifiques qui travaillent depuis longtemps dans ce domaine.
>
>Je suis évidemment d'accord avec le fait
>qu'il faut soigner les hommes, mais
>t'es-tu bien informée afin de discuter
>comme si les maisons pour hommes
>violents avaient besoin de subventions?
Commentaire: Tu touches là encore un point. Non, je ne me suis pas informée. Mais si ces maisons font partie du communautaire, elles sont très dépendantes des subventions et des dons.
>Si nous investissons dans les centres femmes
>"violentées" et augmentons les facilités à
>les rejoindre, cela pourrait augmenter la
>cvonfiance des femmes vis-à-vis leurs chances!
Commentaire: Je pense que tu as raison.
>Ainsi, elles dénonceraient plus leurs maris,
>et c'est alors, et seulement alors,
>que les maisons pour hommes violents
>deviendraient disons...plus fréquentés!
Commentaire: Bravo!
>Moi par exemple, je n'ai aucune idée
>où il y en a un
>près de chez moi!
Commentaire: C'est bon signe
De surcroît,
>si j'essaie de m'imiscer dans la
>peau d'un homme violent (quelle basesse!),
>je ne crois pas que je
>ferais des démarches pour me soigner
>si ma femme n'intervient pas en
>me dénonçant et en me quittant
>pour aller héberger dans un centre
>pour femmes violentées, car c'est alors
>que je me rendrais compte que
>ce que j'ai fais est affreux!
Commentaire: Certains hommes n'ont pas besoin que leur femme aille dans un centre d'hébergement. Des pressions de la part de leur femme qui leur demande de se rendre en thérapie pour hommes violents leur suffisent. Je pense que c'est la première rencontre qui est la pire, car ils ont honte, mais le fait de se retrouver en «terrain connu» les rassure immédiatement. Je sais que la cours peut exiger que des hommes suivent cette thérapie, mais cela implique une judiciarisation donc une dénonciation...
>
>"""Je fais comme si je ne m'en
>rendais pas compte auparavant, car je
>n'ose pas imaginer qu'un homme puisse
>considérer ça comme "mal" et le
>faire quand même, ça serait contradictoire
>ou amoral!"""
Commentaire: Les humains font plein de mal, ils le savent, mais ils continuent quand même: fumer la cigarette, boire (à l'excès), manger mal (trop de gras, trop de viande...), trahison, encourager la prostitution des mineurs, acheter des Nikes (c'est une compagnie qui utilise des enfants-esclaves), manger chez Mc Donald (qui refuse la syndicalisation de ses employés afin de poursuivre l'exploitation de ces derniers), ils acceptent les clauses orphelins (refus de solidarité), ils votent pour Jean Chrétien , etc.
Tu me diras que les trois premiers exemples concernent seulement ceux qui en abusent, je te répondrai non. La cigarette, la boisson et une nourriture déficiente amène l'individu à utiliser les services de santé QUE NOUS PAYONS TOUS. Alors, les ressources manquent pour ceux qui en auraient véritablement besoin et ceux qui se rendent malade volontairement parasitent le système (si tout le monde prenait leur santé en main, nous n'aurions pas la moitié des cancers actuels, donc des traitements et des opérations à payer). Ils le savent, ils s'en foutent et poursuivent l'assouvissement de leur propre petit besoin narcissique sans égard aux autres. C'est de la violence ça monsieur! J'ai lu quelque part que l'indifférence est la pire des violence...
J'ai dévié là, mais ce n'était que pour te démontrer que les gens font tout le mal qu'ils veulent si cela leur permet d'assouvir leurs besoins. C'est ça l'Humain et c'est écoeurant. Je crois que je suis mysanthrope...
Amitiés,
Ghy
Péjoratif?
Bonsoir Ghy,
j'aimerais que tu m'expliques ce qu'il y a de péjoratif dans "femmes battues"? Je considère que le fait de battre (ou violenter si tu préfères) une femme est assez barbare, de grâce ne tentons pas de rendre la chose moins "grave" en utilisant des mots soi-disant "doux"!!!! Explique moi stp!
Au moins on s'entend pour la publicité!
Je suis évidemment d'accord avec le fait qu'il faut soigner les hommes, mais t'es-tu bien informée afin de discuter comme si les maisons pour hommes violents avaient besoin de subventions?
Si nous investissons dans les centres femmes "violentées" et augmentons les facilités à les rejoindre, cela pourrait augmenter la cvonfiance des femmes vis-à-vis leurs chances! Ainsi, elles dénonceraient plus leurs maris, et c'est alors, et seulement alors, que les maisons pour hommes violents deviendraient disons...plus fréquentés!
Moi par exemple, je n'ai aucune idée où il y en a un près de chez moi! De surcroît, si j'essaie de m'imiscer dans la peau d'un homme violent (quelle basesse!), je ne crois pas que je ferais des démarches pour me soigner si ma femme n'intervient pas en me dénonçant et en me quittant pour aller héberger dans un centre pour femmes violentées, car c'est alors que je me rendrais compte que ce que j'ai fais est affreux!
"""Je fais comme si je ne m'en rendais pas compte auparavant, car je n'ose pas imaginer qu'un homme puisse considérer ça comme "mal" et le faire quand même, ça serait contradictoire ou amoral!"""
En gros, faudrait investir partout...mais comment?
xxxx
Karl
Thérapie pour hommes violents...
Hello Karl,
Bien sûr que j'ai des idées Comment pourrait-il en être autrement??!! Sérieux, on ne dit pas «femmes battues» mais «femmes violentées»; c'est moins péjoratif...
La publicité c'est excellent. Cela a un impact direct chez le publique et ça rejoint tout le monde. Augmenter les subventions pour les maisons des femmes... pas certaine que cela soit une bonne solution. Par contre, les maisons pour les hommes violents, ça oui, j'approuve à 100%. Pourquoi? Parce que cela a un impact sur l'origine du problème et que ces hommes détiennet la clé du changement social. Qu'en penses-tu?
Amitiés,
Ghy
Prévention
Bonjour Ghy,
oui je parle de services sociaux et de centres d'hébergements pour femmes battues mais aussi de prévention! Par exemple la pub à la télé sur la violence conjugale, bien qu'elle m'énerve (j'ai mes raisons) je la trouve à tout le moins excellente...mmmm l'idée est excellente, peut-être pas comment ils ont décidé de produire la pub par exemple!
Et même si on ne réussit pas à diminuer la violence conjugale de manière effective, je crois qu'il serait important d'au moins fournir un service de qualité aux victimes!
Toi Ghy, aurais-tu d'autres solutions?
Karl
xxxxx
L'intervention sociale
Karl,
Lorsque tu parles d'accorder plus de temps et d'argent, est-ce que tu parles des services sociaux? Penses-tu qu'augmenter les effectifs des travailleurs sociaux puisse faire baisser le taux de violence conjugale?
Amitiés,
Ghy