Posté le: Lun Aoû 07, 2006 12:46 am Sujet du message: Moi, je veux vous encourager ce soir!
Oui!!
Voila 15 ans, j'ai été diagnostiquée borderline, lors d'une hospitalisation.
J'ai souffert majoritairement durant ma jeune vie d'adulte et j'excusais souvent mes comportement douteux et mon manque de maturité, avec le trouble limite. Je me voyais me derresponsabiliser peu a peu, espérant même vivre a l'hopital et de ne plus m'occuper de rien. Je deconnectais de la réalité en permanence, vivant dans mes rêveries, ne prennant jamais action, anticipant les drames, tous les jours.
J'ai blesser ma famille, j'ai même déja pointer un couteau sur ma soeur(j'avais une panoplie de médicaments que je me plaisais a mélanger a l'alcool), j'ai tout perdu.
Puis, il y a eu les thérapies comportementales en groupes, qui ont été infructueuses. Je prennais toute la place, je dérangeais tout le monde, j'aimais choquer, provoquer. Bref, a real pain in the ass.
Je me complaisais, dans mon trouble de personnalité, j'avais choisi, d'avoir l'air folle, au lieu de changer. En même temps, j'avais l'impression que rien de tout cela, n'était sous mon controle. La médication, les médecins, ma famille distante, ma région petite et fermée, tout pour moi était une excuse a mon trouble.
Souvent les médecins nous blasent avec des explications sur les facteurs, on s'assoit et on se dit: ah oui..c'est ça..mon dieu, c'est pour ça. Et puis, on attends, on fait 100% confiance au docteurs, aux psychiatres, et on les laissent décider pour nous, parler pour nous, et nos familles nous voient comme des personnes très malades.
J'étais sérieusement entrain de me transformer en psychopathe.
Et bien, si vous me voyiez aujourd'hui, a 33 ans, vous ne pourriez jamais deviner que j'ai été hospitalisée de maintes fois, contentionnée comme un animal pendant des jours, que je voulais cogner tout ce qui bougeait.
Le déclic c'est passé quand j'ai arrêter de me considérer, de me voir, comme une borderline sur deux pattes.
Quand j'ai pris conscience que j"étais toujours maître de mes comportements, que le trouble ne me controlait pas.
Et cette phrase englobe bien des mois de auto-thérapie, d'analyse personnelle, de retour dans le passé, et de franchise avec moi même.
J'avais fini de m'appitoyer, je ferais ce que je pouvais de mieux avec ma vie, et je ne continuerais plus d'avoir honte de mon passé.
J'ai fini ma médecine voila quelques années, je travaille maintenant auprès de la clientèle agée, en soins palliatifs. J'ai arrêter d'arrêter de faire des efforts quand ça devenait trop dur, j'ai arrêter de m'infantiliser et de blamer ma famille, mes abus sexuels, tout ce que j"avais vécu, pour celle que je suis.
Faire la paix avec son passé, c'est long, mais on peut en changer la perception que l'on en a, pour que ça arrête de nous faire souffrir.
Mais le plus important, c'Est de cesser de se plaindre, et de se victimiser.
Ça mène a rien, je vous le dit.
Ce ne sont que des solutions temporaires.
Pour grandir plus fort, faut savoir s'intérioriser, accepter la solitude, un certain niveau d'anxiété dans nos vies sans en faire un plat, et évacuer la colère en nous par des moyens sains.
Le trouble de la personnalité limite, est un cri du corps, de l'esprit, qui veut que l'on fasse la paix avec ce qui nous fait souffrir.
Alors, y'a pas cent milles façons.
Svp...croyez-vous plus forts, essayer de vous convaincre que vous avez le pouvoir sur vous-même, que vous pouvez choisir de ne plus continuer les comportements nuisibles, comme on dit non a d'autres choses dans la vie, on peut dire non a ça aussi.
C'est juste long, pas facile, et y'a pas un psy qui va vous dire ce genre de choses avec beaucoup de passion......
Mes amis, pour avoir fait ma médecine, je vais vous en dire une bonne, et un conseil du coeur, qui j'espère va vous faire quelque chose ce soir:
La psychiatrie est aussi, un beau racket, pour remplir les poches des autres.
On vous encourage a vous complaindre dans votre problème, on vous ralenti, on vous rajoute du poids sur les épaules.
Les patients en psychiatrie sont une mine d'or pour les médecins qui vous traitent souvent comme des cobayes.
Le psychiatre est la, temporairement pour vous, l'effet des médicaments, l'effet réel durent de 10 jours a quelques mois, mais ensuite, c'est l'effet placebo, c'est VOUS qui entrer en ligne de compte.
Le trouble borderline est un fourre tout dans la psychatrie. C'est le diagnostic populaire. Doit on toujours croire le diagnostic? Bien sur que non!
Ce monde la, ça veut vendre des pillules!!!
C'est pas juste une science, c'est aussi, un marché. Et bien lucratif.
Loin de moi l'idée de vous encourager a vous rebeller contre vos médecins, je sais la sécurité que leurs avis apportenent dans vos vies, mais ce n'est que temporaire..Apres un temps, faut passe a d'autre chose. Mais faut se conscientiser et comprendre et accepter que la médecine n'est pas toujours une science, centrée sur les patients.
Je suis toujours borderline, c'est bien la, je le sens.
Mais, je ne le clame plus haut et fort, je ne lui donne plus cette force.
J'ose espérer que cela vous encourage, sincèrement, et je ne l'ai pas eu facile, pour ceux qui serait tenter de le penser.
Posté le: Lun Aoû 07, 2006 6:38 am Sujet du message: l'espoir ?
Merci pour votre message d'encouragement et d'espoir
quand l'inconscient nous controle par divers troubles psy,il est difficile d'essayer de faire comme si de rien n'etait,pourtant je sais que c'est la seule solution pour que l'on reprenne le controle
quant au psychiatre,j'en suis revenue!!!!!!!!!!j'en ai consulte un pour de l'emdr,ca n'a rien donne:moins d'une demi heure la seance est tout ca pour80 euros!!!!!!seule chose qu'il me disait"la vie, c'est pour sortir et profiter"
quand je le consultais,je lui avais demande de me faire ma prolongation d'arret maladie car mon medecin etait malade,il n'a pas voulu et m'a dit "je ne m'occupe pas de ca"
lors de ma premier visite au medecin conseil de la secu social,il etait d'accord pour une reprise a mi temps!!!(alors qu'il savait que j'en etais totalement incapable)il s'est justifie en disant"c'est comme ca"
il y a quelques mois,j'etais tres tres mal,je pensais a l'hospitalisation, je lui ai ecri sur son mail,lui demandant quoi faire et si il faisait d'autre therapie;il a lu mais ne m'a pas repondu!!!!!!!!!!!!!!
Posté le: Mer Aoû 09, 2006 12:59 pm Sujet du message:
Chère Existence, je te crie bravo, bravo, bravo !!!! Ton témoignage est super
Je suis à 100% d'accord avec toi ... sur toute la ligne. Le plus difficile à faire lorsqu'on souffre beaucoup, c'est de stopper l'envie de projeter sur les autres notre honte en les culpabilisant, ce qui fait qu'on se permet d'agir en victime. J'ai déjà blâmé tout le monde autour de moi d'être des sans-coeur, c'est un cercle vicieux qui devient plus fort si on repousse l'idée de faire une vraie introspection, comme tu l'as écrit, quand on veut "grandir plus fort".
C'est de trouver la paix en nous et la chérir pour qu'elle puisse nous guider dans nos réactions ! Le monde peut nous sembler agressant, les spécialistes et médecins font leur boulot en suivant presqu'à la lettre les lois économiques (médicaments) qui dictent leur marché (je me rappelle du film "La Constance du Jardinier" que j'ai vu, c'est un peu le sujet). Le problème c'est que souvent, il y a des psychiatres qui se concentrent plus sur la maladie que sur la personne, ils ne vont pas cherché à stimuler la partie saine et bonne en nous; c'est plus facile et plus vite avec des médicaments et à long terme, on se retrouve tout aussi perdu parce que ces médicaments même s'ils aident, créent un genre de conditionnement à la maladie dans notre organisme, dans notre vie. Et à long terme, c'est pas NOUS-MÊMES qui avons travaillé à notre mieux-être c'est les pilules qui agissent. Avec des médicaments, ça prend aussi une thérapie, une introspection, un recul, une acceptation... Il faut travailler sur soi !!
Merci pour ton message très positif et plein de dynamisme Ça fait du bien, ça me dit de ne pas se lâcher parce que pour vraiment s'aider, il faut vouloir y mettre du temps, de la patience. Patience, espoir .... pour finir par s'aimer. C'est ça le plus important !! Quand on s'aime et qu'on a vraiment mis le paquet pour s'en sortir à l'intérieur de nous, à l'extérieur nos relations aux autres changent aussi, deviennent plus harmonieuses parce qu'on s'accepte malgré les étiquettes de maladie. En tant que personne aimante.
Bonne journée !!
Bonnemine
Posté le: Jeu Aoû 10, 2006 3:33 am Sujet du message: Diagnostiqué maniaco depressif, je m'en suis sorti
Existentielle a donné pas mal d'infos, c'est déjà très bien
Pour ma part j'ai fait une psychose maniaco-depressive fulgurante qui m'a hospitalisé pendant 1 mois à 28 ans, médocs, ect... pendant plusieurs années.
Puis j'ai repris mes études, et ensuite j'ai fait une fac de psy. Je suis d'ailleurs maintenant en 4ème année, comme quoi !!!
J'ai réussi à refaire totalement ma vie mon passé, pour moi ce fut plus dure car en plus de me plaindre comme pas deux, j'avais aussi vraiment vécu des choses très dures.
J'ai su trouver au fond de moi ma vérité. Maintenant, que je me suis libéré de tous mes liens depuis cette année, en fait ça a duré un an et demi le temps de me refaire complètement.
Je suis passé par des phases de psychoses consciente, contre l'avis de tout mon entourage qui ne croyait jamais que je pourrais retrouver la santé, j'ai bleuffé tout le monde !!!!!!!!!!!!!
Le psy lui ne sait quoi dire, il a jetté l'éponge.
Et maintenant j'ai compris comme je fonctionnais, les bipo et maniaco sont souvent des personnes très douées et contrariées, ce qui fut mon cas, maintenant, j'écris, j'écris et je libère mon esprit.
Je suis en train parrallèlement à mes études de développer des explications sur le développement de l'imaginaire de l'homme en correspondance avec son évolution psychophysiologique...
Bon courage à tous,
MAis moi aussi je peux vous dire : on peut guérir, il faut y croire!!!!!!
Posté le: Jeu Aoû 10, 2006 7:11 am Sujet du message:
Super les messages!!!
Face à ce genre de témoignage, on ne peut que vouloir y répondre. Quelle force et quelle énergie que voici!!! Existentielle et toutes celles et ceux qui ont témoigné ont raison; c'est à nous de prendre nos vies en main alors arrétons de laisser croire aux médecins que leur diagnostiques et leurs prise en charge sont sans faille. Ils sont avant tout des hommes et ne dit-on pas "l'erreur est humaine". Nous sommes les seuls maîtres de notre destin....
Et me voilà gonfler à bloc pour toute la journée.
Merci à tous
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