Qu'est-ce que le syndrome prémenstruel (SPM)? PsychoMédia
- Publié le 07 octobre 2005
La définition du syndrome prémenstruel (SPM) varie selon les sources. Le DSM IV, Manuel
diagnostique et statistique des troubles mentaux (1)
présente de façon préliminaire, car des études sont
encore nécessaires, des critères pour le "trouble
dysphorique prémenstruel" qui toucherait de 3 à 5 % des
femmes, bien que 20 à 50% pourraient souffrir d'un syndrome
prémenstruel, moins sévère, qui ne rencontre pas tous les critères du trouble dysphorique dont voici les
critères:
A. Au cours de la
plupart des cycles menstruels de l'année écoulée,
cinq ou plus des symptômes suivants ont été
présents dans la plupart du temps lors de la
dernière semaine de la phase lutéale (entre
l'ovulation et le début des règles). Ils se sont
améliorés au cours des premiers jours de la phase
folliculaire (qui débute avec les règles) et sont
demeurés absents pendant la première semaine après
les règles.
L'un de ces symptômes doit être (1),
(2), (3) ou (4):
1. Humeur dépressive marquée, sentiments de
désespoir ou autodépréciation (idées de
dévalorisation).
2. Anxiété marquée, tensions, impression d'être
nouée, tendue, nerveuse
3. Labilité émotionnelle marquée (p. ex.., brusque
sentiment de tristesse, envie de pleurer,
hypersensibilité au rejet)
4. Colère ou irritabilité marquée et persistante
ou augmentation des conflits interpersonnels.
5. Diminution de l'intérêt pour les activités
habituelles (p. ex., travail, école, amis, loisirs).
6. Difficultés subjectives à se concentrer.
7. Léthargie, fatigabilité excessive ou perte
d'énergie marquée.
8. Modification marquée de l'appétit, hyperphagie,
envie impérieuse de certains aliments.
9. Hypersomnie ou insomnie.
10. Sentiment d'être débordée ou perte de
contrôle.
11. Autres symptômes physiques tels que tension ou
gonflement des seins, céphalées, douleurs
articulaires ou musculaires, impression d'enfler,
prise de poids.
B. La perturbation
interfère nettement avec le travail ou l'activité
scolaire, les activités sociales habituelles et les
relations avec les autres.
C. La perturbation ne
correspond pas seulement à l'exacerbation des
symptômes d'un autre trouble comme un trouble
dépressif majeur, un trouble panique, un trouble
dysthymique ou un trouble de la personnalité (bien
qu'elle puisse se surajouter à chacun de ces
troubles).
D. Des évaluations
quotidiennes réalisées pendant au moins deux cycles
symptomatiques consécutifs doivent confirmer la
présence des critères A, B, C.
(1) American Psychiatric association, DSM-IV, Manuel
diagnostique et statistique des troubles mentaux.
Traduction française, Paris, Masson, 1996, 1056p.