Effets bénéfiques d'une perte de poids modérée sur la sexualité PsychoMédia
- Publié le 20 octobre 2005
Perdre seulement quelques kilos peut améliorer de façon spectaculaire la sexualité, selon une étude présentée cette semaine devant la Obesity Society. Même avec une perte de poids modérée de 10%, les personnes obèses se sentent mieux dans leur corps et cela a des conséquences positives sur les relations secuelles a expliqué le psychologue américain Martin Binks.
Une recherche précédente avait mis en évidence les difficultés sexuelles des personnes obèses. Cette recherche montrait qu'elles sont 25 fois plus susceptibles de rapporter des problèmes dans leur vie sexuelle que les personnes de poids normal. Les problèmes concernent le désir d'avoir de la sexualité, la performance et le plaisir. PLusieurs évitent simplement la sexualité. Comme la population présente de plus en plus de surpoids et d'obésité précise le chercheur, le problème affectera de plus en plus de gens.
Cette recherche impliquait 928 hommes et femmes obèses ayant en moyenne un indice de masse corporelle de 40 et 282 personnes de poids normal. L'indice de masse corporelle décrit le poids par rapport à la grandeur. Un surpoids est défini par un indice se situant entre 25 et 29.9 et l'obésité par un indice de 30 et plus. Un indice de 30 représente environ sur surplus de 30 livres (13.6 Kg), il équivaut à un poids de 221 livres chez une personne de 6 pieds et un poids de 186 livres chez une personne de 5.5 pieds.
La recherche présentée cette semaine s'intéressait à l'impact d'une perte de poids sur la sexualité. Pendant deux ans, 161 femmes et 26 hommes obèses, âgés en moyenne de 45 ans, ont suivi un régime et ont perdu en moyenne 13% de leur poids initial. Ils ont ont répondu à un questionnaire sur leur sexualité au début de l'expérience puis tous les trois mois.
Si 68% des femmes ne se sentaient pas attirantes sexuellement avant de commencer le régime, elles n'étaient plus que 26% 12 mois plus tard. De même, environ 63% avouaient ne pas aimer qu'on les regarde nues au début de l'enquête. Seules 34% donnaient la même réponse au bout d'un an.
Enfin, 21% des femmes affirmaient à l'origine ne pas prendre de plaisir dans leur sexualité. Au bout de 12 mois, elles n'étaient plus que 11% dans ce cas. Pour le chercheur, il s'agit d'un message encourageant: il n'est pas nécessaire d'atteindre un poids idéal pour être plus épanoui dans ses relations sexuelles.