Un parkinsonien poursuit ses médecins pour être devenu accro aux jeux PsychoMédia
- Publié le 20 février 2009
Un Nîmois de 60 ans, devenu dépendant aux jeux depuis qu'il est traité par médicament
pour la maladie de Parkinson, accuse ses médecins de ne pas l'avoir assez prévenu des effets
secondaires indésirables et a engagé une procédure auprès de la commission régionale de conciliation et
d'indemnisation des accidents médicaux (CRCI), afin d’obtenir réparation du
préjudice subi.
Avant sa maladie, il "grattait des jeux de hasard un peu comme tout le monde, c’est-à-dire 2
à 3 fois par an", a rapporté son avocat, Me Bruno Ferri, au Parisien.
Après la
prescription du médicament en 2001, il s’est mis à jouer de façon frénétique, et en cachette
de ses proches, pouvant jouer jusqu’à 1200 euros par jour. Il a été placé sous curatelle
après avoir ruiné sa famille. Le médicament aurait également créé une addiction aux sucreries.
Un
autre malade atteint de Parkinson a réussi, en 2007 à Nantes, à faire condamner
le médecin qui avait prescrit ce médicament et le laboratoire qui le met sur le marché,
précise l'avocat.
Il est connu depuis quelques années que les médicaments agonistes dopaminergiques, qui
stimulent les récepteurs de dopamine, sont liés à un risque accru d'addiction aux jeux.
Selon le Dr. Bassem Ghiba, neurologue dans la préfecture gardoise, cette "classe de
médicaments est super-efficace pour soigner les parkinsoniens". A son cabinet, il n'y aurait
"qu’un seul cas sur plusieurs centaines qui présente des troubles d’addiction".