Le TDAH lié à une anomalie neurologique du système de la motivation PsychoMédia
- Publié le 09 septembre 2009
L'inattention associée au
trouble déficit d'attention et hyperactivité (TDAH) pourrait
s'expliquer en partie par la sous-stimulation des centres du cerveau dits de la récompense, impliqués dans la motivation, selon une étude publiée dans le Journal of the American Medical
Association.
Les chercheurs ont comparé des images cérébrales de 53 adultes atteints du TDAH, ne prenant pas
de médicaments, et 44 personnes n'ayant pas le TDAH.
Les personnes ayant le TDAH présentaient de faibles niveaux de certains récepteurs du
neurotransmetteur dopamine dans le mésencéphale et le noyau accumbens, des régions clés du circuit dopaminergique de la
récompense, ont constaté Nora D. Volkow du National Institute on Drug Abuse (États-Unis) et ses
collègues. De bas niveaux des récepteurs de la dopamine étaient associés avec des résultats plus faibles à des tests d'attention.
"Cela peut expliquer pourquoi les déficits d'attention des personnes atteintes du TDAH sont plus
importants dans des tâches qui sont considérées comme ennuyantes, répétitives et
inintéressantes ainsi qu'expliquer la propension aux complications telles que la toxicomanie et l'obésité (la dopamine étant impliquée dans les addictions)", écrivent les auteurs.
La présente étude ne permet que d'inférer que les faibles niveaux de marqueurs de la dopamine
sous-tendent des déficits dans la réceptivité à la récompense puisqu'elle ne
mesurait pas de réponses à des stimuli de récompense. Mais des études précédentes ont
montré que les personnes atteintes du TDAH échouaient à retarder une gratification, répondaient
moins bien à des renforcements intermittents et préféraient les plus petites récompenses
immédiates aux plus grandes récompenses plus tard, notent les auteurs.