Les diagnostics de troubles du spectre autistique en hausse aux États-Unis PsychoMédia
- Publié le 06 octobre 2009
En 2007, 1.1% des enfants américains, âgés entre 3 et 17 ans, avaient déjà reçu un diagnostic de
trouble du spectre autistique (TSA) (ou trouble envahissant du développement), un taux
plus élevé que les estimés précédents, selon une étude publiée dans la revue Pediatrics.
Ces troubles incluent l'autisme, le syndrome d'Asperger, le syndrome
de Rett, le trouble désintégratif de l'enfance et le trouble envahissant du développement non
spécifié.
L'étude montre aussi que les garçons sont environ 4 fois plus susceptibles d'être atteints que les filles.
Ces chiffres sont basés sur les données de l'étude National Survey of Children's Health
2007 menée par les Centers for Disease Control and Prevention. Michael D. Kogan et
ses collègues du US Department of Health and Human Services ont analysé les données de
d'interviews téléphoniques concernant 78,037 enfants.
La prévalence des diagnostics était de 110 par 10,000 enfants (soit 1 sur 91 pour l'ensemble et 1 sur 58 chez les garçons).
Les troubles étaient décrits comme légers dans la moitié des cas (49,6%), de sévérité moyenne
dans un tiers des cas (33,9%) et sévères dans 16.5% des cas.
Presque tous les enfants qui avaient déjà eu un diagnostic de TSA avaient aussi reçu des diagnostics d'autres
troubles. Environ 87% avaient reçu un diagnostic de trouble déficit d'attention et
hyperactivité (TDAH), d'anxiété, de dépression ou d'autres troubles.
Les estimés de la prévalence des TSA ont augmenté
régulièrement à partir des années 1960 pour se situer entre 2 et 5 sur 10,000 dans les années 1980, puis entre 30 à 60 dans les années années 2000. Les études les plus récentes faisaient des estimations variant entre 50 et 90.
Il n'est pas clair si cette augmentation des diagnostics est attribuable à une augmentation du
nombre d'enfants atteints ou à un changement dans la capacité de détecter l'autisme, commente Tom Insel,
directeur du National Institute of Mental Health.
L'étude, fait remarquer Dr. Susan L. Hyman, spécialiste, a établi la prévalence des diagnostics
et non pas des troubles en eux-mêmes. La prochaine étape serait de vérifier si ces diagnostics
sont adéquatement établis.
Psychomédia avec sources: Medpage Today
Los Angeles Times
New York Times
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