que faire ?

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que faire ?

#0 Posté le par wannaspeak

Tentative de suicide,il y a 4 ans...3 jours de coma et 3 semaines de coma artificiel en réa (maladie nosocomiale) , 2 mois en hopital psy...Trop de souffrance, acculée dans une impasse, peu importe. Je n'ai toujours pas compris mon geste, ni cette impulsion brutale, ni cette sérénité une fois la décision prise . Je suis toujours suivie par un psychiatre et une analyste. Depuis un an et demi, je ne suis plus sous médicaments mais je vois ma psychiatre tous les six mois histoire de rassurer les autres : "il y a un suivi, elle ne recommencera plus" . Ca donne des entretiens du genre :
"- Bonjour, Mlle, comment allez-vous?
- Bien merci.
-Vous voyez toujours votre thérapeuthe?
-oui
- ça avance?
-oui
- bon, vous connaissez vos signaux d'alertes?
- oui : perturbation du sommeil, angoisse, problèmes de concentration, etc,etc...
- bon, s'ils se manifestent, vous me téléphonez tout de suite.
- bien sûr, c'est évident.
5 mn chrono, 85 euros et c'est réglé !

Quant à mon analyse dans l'ensemble : encore du travail, des passages difficiles, de belles et de moins belles découvertes...Pour l'instant, résistance, impossible de parler si ce n'est de la pluie et du beau temps. (Vaste sujet,ô combien inépuisable) : surtout ne rien montrer, à elle non plus.

Seulement voilà, depuis 3 semaines, sans raison apparente, re-crise d'angoisse, re auto-mutilation. re-idées suicidaires ( sans projet ), ça recommence et je croyais pourtant en être sortie. Je n'ai personne à qui en parler, je me cache : mes proches ne comprendraient pas et surtout je ne veux plus les blesser comme je l'ai fait. Téléphoner à ma psy et prendre un RV en urgence ? Pas envie de retomber dans les médocs, de reprendre 20 kilos, d'être pseudo-anesthésiée. En parler en séances? je n'y arrive pas. Alors que faire? Que faire quand la vie redevient trop lourde à porter ? Pour l'instant, je serre les dents en attendant que "ça" passe. Combien de temps tiendrais-je avant de recommencer, avant que ce tsunami me submerge à nouveau?

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wannaspeak

#4 Posté le par carpa

Allo à toi,

Lorsque tu me cites " De plus, en te lisant je ne peux que me dire que tu as besoin de sortir quelque chose en toi, et ce quelque chose est ce pourquoi tu te sens ainsi, et que tant que tu n'auras pas parler et trouver ce que c'est, malheureusement, ton mal être reviendra ! " et donnes comme réponse ceci:

" ça me semble l'évidence même mais j'ai beau explorer toutes les pistes, je ne trouve rien. " Je te répondrais que tu ne trouveras rien toute seule! Et pour ce qui est de :

" Et quand je suis comme en ce moment, toutes les portes se ferment encore plus, je verrouille tout à double tour, pourvu que rien ne sorte...
ou alors est-ce parce que je sens que j'ai touché quelque chose du bout des mots, que je verrouille et que ça me met aussi mal?

" La réponse est évidemment, oui ! Lorsque tu approches de tes mots/maux, tu repousses, et c'est une réaction normale tu désires te protéger, mais, dis-toi bien, qu'un coup lancé, tu verras peu à peu que c'est libérateur !

Sincèrement,

Carpa.

Message #3

#3 Posté le par wannaspeak

merci d'abord à vous deux pour vos réponses,

Ensuite, c'est vrai, je sens bien que "ça" ne va pas passer comme ça....et ce n'est vraiment pas la joie...De plus en plus difficile au fil des jours...

L'idée de retomber dans les médicaments et tous leurs effets secondaires, de reprendre du poids (je sais, ça parait peut-être un peu superficiel et ridicule mais pas pour moi), d'avoir l'impression d'être "en-dehors" de moi, etc.. alors que j'ai mis six mois à me sevrer me rend encore plus dingue...Un échec de plus à gérer...Trop nulle. J'ai l'impression que tout est à recommencer, que je n'ai pas avancé, que je suis toujours cette loque débile qui traîne sa satanée douleur qu'elle s'inflige elle-même. Et puis, il y a les autres...le plus insurmontable c'est leur dire :" c'est pas le pied en ce moment, je vais voir ma psy, je vais avoir droit à la gamme complète. ". Ce qui me parait le plus lamentable dans tout ça c'est le mensonge, la manipulation. Dans tous les cas je leur mens : Soit je continue à me cacher derrière mon masque "Tout est Ok, tout va bien" en trouvant toutes les excuses du monde quand je déconne. (ça marche bien encore, je suis rodée), soit je consulte et prends mes médocs en cachette, ce qui sera beaucoup plus compliqué à gérer. Comme d'habitude, c'est récurrent, je me fous dans une impasse dont je ne trouve plus la sortie.
Carpa, tu dis :"De plus, en te lisant je ne peux que me dire que tu as besoin de sortir quelque chose en toi, et ce quelque chose est ce pourquoi tu te sens ainsi, et que tant que tu n'auras pas parler et trouver ce que c'est, malheureusement, ton mal être reviendra !" , ça me semble l'évidence même mais j'ai beau explorer toutes les pistes, je ne trouve rien. Et quand je suis comme en ce moment, toutes les portes se ferment encore plus, je verrouille tout à double tour, pourvu que rien ne sorte...
ou alors est-ce parce que je sens que j'ai touché quelque chose du bout des mots, que je verrouille et que ça me met aussi mal?

que faire ?

#2 Posté le par carpa

Allo wannaspeak,

Comment vas-tu ?

J'aimerais te dire que ce que t'écris " Loupetlouve ", ce sont de bons conseils !

De plus, en te lisant je ne peux que me dire que tu as besoin de sortir quelque chose en toi, et ce quelque chose est ce pourquoi tu te sens ainsi, et que tant que tu n'auras pas parler et trouver ce que c'est, malheureusement, ton mal être reviendra !

La psychologue que je consulte, me dit toujours, " qu'il faut mettre des mots sur nos maux ! " Et j' ai compris et réalisé qu'elle avait raison et ce même si c'est extrêmement difficile. :roll:

Penses à tout ça, c'est important pour toi !

Reviens-nous jaser. :wink:

Sincèrement,

Carpa.

Message #1

#1 Posté le par Loupetlouve

Appelles ta psy.... tu sais bien que tu es entrain de te voiler la face là.

Et c'est d'attendre et donc d'avancer dans le procésus qui refera mal à tes proches, pas d'y aller maintenant, et ça tu le sais bien, maii tu ne veux pas te l'avouer.

Si tu y vas maintenant, les médoc seront moins durs que si tu attends une descente aux enfers, tu peux toi même :) éviter l'effet "anesthésiant".

J'ai soignée trois dépressions avec à chaque fois des idées suicidaires, je ne suis jamais allée jusqu'au bout, pour ma part je pense que c'était juste des appels au secours.
Pour une pourtant, mon meilleur ami :twisted: est arrivé juste à temps. Tu vois je ne te parle pas comme ça, en l'air, mais je sais trés bien qu'il en faut jamais attendre lorsque l'on sent soi même les premiers signaux, ça ne passe JAMAIS de façon déffiinitive.
Si cela se calme, tu tendra le dos à te dire, "pour combien de temps " ??

ne crois tu pas ??

Courage, à toi et prends le télèphone, c'est ce geste là le plus dur, mais c'est aussi celui là qui te prouve que tu es encor plus forte :)