Longue dépression S'en sortir Réponse à "Plouf-Plouf&

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Longue dépression S'en sortir Réponse à "Plouf-Plouf&

#0 Posté le par dorrys

comme je ne sors plus depuis plusieurs jours, je navigue à la recherche de "je ne sais quoi",
de réponses ou de solutions à ma souffrance peut-être, je ne sais pas

comment ne pas se retrouver dans ces passages et situations qu'il expose ? je pense à un bref passage comme celui-ci : "J’ai qq rares amis que j’arrive à garder sans savoir comment car allant très souvent mal, j’ai tendance à couper, malgré moi, les ponts."
et puis comment dire ? on a là la magistrale démonstration qu'une saloperie de maladie, épouvantable, "la dépression", gâche au jour le jour la vie d'un jeune mec plein de qualités , tellement lucide, bouffé par une souiffrance qu'il cache ou masque instinctivement, et dont il se préserve comme il peut (J'en fais tout autant), et voilà ce garçon vient demander un peu d'aide, quelques conseils pour en sortir... "sortir la tête de l'eau"

c'est le témoignage le plus bouleversant que j'ai pu lire depuis plusieurs jours,
et ma seule petite motivation aujourd'hui était d'y répondre.

Je souffre d'hypersomnie actuellement, je suis "debout" 5 ou 6 heures dans la journée, je ne sors plus depuis que j'ai eu un malaise 2 jours de suite dans des lieux publics (des commerçants) il y a une dizaine de jours,
épuisée, je n'ai plus la force de rien, je n'ai pas la force de descendre prendre le courrier dans la boîte aux lettres, pas celle de nettoyer une assiette, pas celle de faire à manger, je saisis n'importe quoi dans le réfrigérateur que j'avale sans faim,
je prie que le téléphone ne sonne pas,
si on frappait à la porte, je ferais la morte, à moitié terrifiée,
peut-être que ce soir je regarderai un film ou un documentaire en essayant d'éprouver un minimum d'intérêt, mais encore une fois je me mettrai à chialer sans raison avant la fin,
peut-être que je me déciderai fermement à aller demain consulter le toubib qui est à 800 mètres de chez moi pour lui demander de m'AIDER,
mais lui décrire une telle médiocrité de vie (??) non, je n'ai pas envie de me soumettre encore à son regard "compatissant" ou "grave" ..."la pauvre fille, qu'est ce qu'elle trimballe" se dira t-il inévitablement,
et puis il faudrait d'abord que je me lave les cheveux, que je me maquille, que je m'habille et ensuite que je parcours les 800 mètres qui me séparent de son cabinet, et ça... ,
quoiqu'il en soit je me déciderai une fois pour toutes d'en finir, le repos éternel, la solution magique,
le problème c'est mon fils, ma grand-mère,
enfin je n'ai pas encore essayé de prier, j'y pense souvent, si toutefois quelqu'un là haut ... pouvait me tendre la main (?)

je ne sais plus depuis quand j'ai touché le fond,
depuis 1 mois et demi je pense

Si ma souffrance peut faire écho à la tienne,
si mon témoignage peut t'aider un tant soit peu,
j'en serais très très heureuse,
je cache, je planque cette douleur immense depuis tant d'années,
je suis passée maître dans l'art de la dissimulation, du "faire semblant", pour donner l'impression ou l'illusion d'être COMME les autres, pour ne pas me mettre à l'écart ;
lorsque j'ai tenté de me confier à l'un ou l'autre que je croyais plus réceptif, je me suis très vite aperçue que je n'étais pas comprise ou pas entendue,
même un généraliste peut se sentir un peu largué face à cette maladie,
pour ma part, m'épancher chez un psy ne m'aide pas, je préfère de loin écouter que m'écouter,
finalement, ta détermination et ton courage sont magnifiques

merci de m'avoir lue

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sandyi si tu veux m'écrire aussi, n'hésite pas

#14 Posté le par dorrys

Nuital, un petit mot,
je ne pense pas que le refus d'une médication (d'un anti-dépresseur en l'occurrence) soit la bonne attitude,
donner au cerveau une possibilité de mieux fonctionner, et notamment "reboostez" le niveau de sérotonine, me semble très important pour faire un premier pas vers la guérison

Tu as beaucoup de colère en toi, on peut difficilement vivre "bien" avec un sentiment négatif aussi profond,
et tu es dans une forte "idéalisation" de toi-même,
pardon de te le dire mais tu devrais peut-être essayer d'avoir de TOI une approche un peu plus réaliste ...

La maladie mentale, je pense que c'est une force que de savoir
ou de pouvoir l'accepter.

Bon courage en tous cas,
Dorrys

Message #13

#13 Posté le par nuital

Bonjour Jacinthebel,

Merci pour ton message, mais je n'ai pas compris une chose....pourquoi devrais je avoir honte d'etre malade ??? et pourquoi devraisje culpabiliser d'avoir une mère potentiellement jalouse ? c'est plutôt elle qui devrait avoir honte de son comportement à mon égard, et de me renvoyer une mauvaise image de moi, alors que j'ai déjà tant de mal à me supporter et à m'accepter telle que je suis....je vais essayer de faire ce que tu m'as dit, comme d'écrire mais ensuite, ces lettres, j'en fais quoi ? je les envoie ou je les brûle ? il vaudrait mieux les brûler, je crois...

je ne suis même pas certaine de parvenir à les écrire, tellement c'est violent ce que je ressens.Je ne peux pas lui écrire que je souhaite sa mort tout de même! mais sa mort psychologique, oui. Que son emprise sur moi cesse. Car c'est trop malsain.
et j'ai bcq de mal à trouver de l'intérêt à tenter d'expliquer ce qui se passe à ma mère et ma soeur car je sais d'avance que leurs réactions ne sera pas adaptée à mes attentes et j'ai perdu l'espoir que mes relations avec elles s'arrangent, c'est impossible....
Les dégâts sont trop importants et cela dure depuis trop longtemps...
Aujourd'hui, j'en suis arrivée au point de les hair je crois...et de les rejeter en bloc.
La clé de mon rétablissement, je ne l'ai pas encore trouvée, enfin, si je l'ai ( c'est réussir ma vie par moi même et faire aboutir mes projets d'écriture ), mais cela prendra le temps qu'il faudra....

Pour aujourd'hui, je garde mes distances avec cet univers familial nocif comme un poison ultra concentré car c'est la seule solution que j'ai trouvé afin de me protéger.

Merci de ton aide. J'espère que tu vas bien...

longue dépresssion

#12 Posté le par jacinthebel

merci Nuital.

ce fut un long cheminement

merci de m avoir donné de tes nouvelles.

si j ai pu allumer quoi que ce soit en toi, c est un gros début,

peu importe ce que tu vis, dis toi qu ici , àa date, ps de jugement, seulement des échanges qui peut réveiller un petit quelque chose.

je vois que tu as compris ce qui te fait vivre de la culpabilité et de la honte.

c esr un gros début. je te le répète.

tu parles de ton fils. comme un rayon de soleil dans ta vie.

les enfants , ca apporte beaucoup,

la souffrance que tu vis, le mal, je te comprends tres bien,

je lai ressenti aussi, ca dévore.

il n y a que le temps...et =surtout à ton rythme,,,,,,,,,,,,,,ne l oublie pas,

à bientot.

jacinthebel

Je veux aider mon conjoint

#11 Posté le par doudoune116

Bonjour à tous.

Je vis avec un homme qui souffre d'anxiété sévère. Depuis que nous avons les enfants il ne peut plus se contenir. Il à commencé par travailler comme un fou pour ne plus avoir le temps de penser. Maintenant il est au bout du rouleau. Il consulte un psy mais ça ne semble pas suffisant. Il arrive maintenant à parler ouvertement de ce qu'il vit mais ça ne change rien à sa dépression, il à toujours aussi mal. Il à un gros problème d'estime et il croit qu'il est faible parce qu'il n'a pas su gérer ses émotions. J'ai beau lui dire que ça prend une bonne dose de courage pour affronter nos tempêtes intérieures, il ne se sent pas un homme.

J'aimerais lui faire du bien en le soulagent de ses inquiétudes. À tout ceux qui l'on vécu, qu'est-ce qui vous à redonné le goût à la vie? Qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui vous vous levez le matin en vous disant que ce sera une belle journée?

Aidez-moi à aider celui que j'aime.

Message #10

#10 Posté le par nuital

Jacinthebel,

Je viens de te lire, et ton histoire m'a bouleversé, ça a remué quelque chose en moi, tu décris si bien l'état de souffrance, qui ruisselle par tous les pores de la peau et de l'àme, et du coeur et du corps et de la tête, c'est exactement ce que je ressens quand je suis avec cette famille de malheur, c'est comme si j'avalais du poison à l'état pur, et ce doute, cette culpabilité, cette mauvaise image de moi que ça me renvoie et qui me déstabilise complétement....alors je voudrais te remercier baeucoup de m'avoir écrit ce pan de ta vie, et ta rupture avec ton mari après tout ce temps passé avec lui, ça a du etre difficile et douloureux tout de même, tu as l'air de bien te connaitre aujourd'hui....et d'avoir repris le contrôle de ta vie...

Hélas, je crois en etre loin et j'ai encore un long chemin à parcourir pour savoir qui je suis réellement et pourquoi je souffre autant à cause d'eux, cette famille....je vis seule avec mon fils que j'adore plus que tout, il est vivant et plein de vie, tout comme tes enfants, mais pas encore autonome, il est au lycée...j'ai plus de boulot car j'arrive plus à chercher du boulot, j'écris, je voudrais écrire et ne plus dépendre de l'extérieur pour gagner ma vie, je sais que c'est tres dur mais écrire est ce qui me conviendrait le mieux je crois....je dessine aussi, des fringues...
Mais je crois que ma dépression est terrible par moments, elle me ronge de l'intérieur, me brûle et me fait mal.

Les médocs, j'en ai peur car je deviens tres vite addict et j'ai eu une période où j'en prenais trop et de toutes les sortes et je ne veux plus retomber dans ce piège...peut etre un régulateur d'humeur, je n'ai jamais essayé encore...je crois que je devrais consulter mais je dois me renseigner et trouver un bon psychiatre car je me méfie beaucoup des psychiatres et de leurs prescriptions...

Merci encore Jacinthebel de m'avoir écrit tout ça.
Je suis tres fatiguée, à cause d'hier comme j'ai vu ma mère, ça m'a remuée et aujourd'hui je me sens malade.

je te dirai si je trouve quelqu'un qui arrive à m'aider...
Tu es une femme tres courageuse je trouve