Drogue, mode et anorexie



PARIS MATCH qui consacre un article à la « marche fatale vers la taille zéro » et aux dangers d’anorexie face aux « spectres (qui) défilent sur les podiums », publie le témoignage d’une journaliste anglaise partie « en guerre contre la dictature secrète qui impose aux tops de faire ceinture ». La
journaliste qui se demandait comment une actrice qui avait l’air normal pouvait « devenir famélique en une semaine », indique qu’elle l’a compris le jour où on lui a parlé de la « crystal meth » « dernier accessoire en vogue à Los Angeles » et qu’on lui « glisse le nom « d’une styliste pour célébrités » très demandée depuis quelques temps, pour la simple raison qu’elle sert aussi de dealeuse à de jeunes clientes stars ». Un ancien mannequin lui raconte aussi « on nous dit que toutes les tops sont naturellement maigres (...) quand je suis devenue mannequin à 15 ans, j’étais mince. J’avais été élue Miss Californie (...) on m’a dit de perdre du poids : une fille qui pèse plus de 47 kg ne monte pas sur un podium » et elle précise « pour y arriver, je ne mangeais qu’un gâteau de riz par jour (...) j’ai vu comment les filles sont traitées. Quand j’arrivais à une séance de photo, on me proposait une ligne de coke. J’ai même vu des seringues d’héroïne préparées à l’avance. J’ai toujours répondu « non merci, je préfère m’affamer moi-même » ».