Le café réduirait le risque de décès

Le café, normal ou décaféiné, est lié à une modeste réduction du risque de mortalité, selon une étude américaine publiée dans le New England Journal of Medicine. Neal D. Freedman et ses collègues du National Cancer Institute ont analysé les données concernant plus de 400.000 personnes âgées de 50 à 71 ans, suivies pendant près de 13 ans.

Au premier abord, il semblait que les buveurs de café étaient plus susceptibles de mourir. Mais en ajustant les analyses statistiques pour tenir compte des effets du fait que les buveurs de café ont davantage tendance que les non buveurs à fumer, à boire plus d'alcool, à manger de la viande rouge et à faire moins d'exercice, la consommation de café était liée à une diminution du risque de décès.

ONU : l'insécurité alimentaire au Canada dénoncée par un rapporteur spécial

Le Canada doit adopter une stratégie nationale pour réduire l'insécurité alimentaire, a estimé le rapporteur spécial des Nations Unies (ONU) pour le droit à l'alimentation, Olivier De Schutter, dans un bilan préliminaire dressé à Ottawa, mercredi le 16 mai. Son rapport final, qui sera présenté au Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unies, est attendu pour 2013.

"800 000 ménages sont en situation d’insécurité alimentaire au Canada, dit-il. "Le Canada est un pays riche, qui pourtant échoue à adapter les niveaux de ses allocations d’aide sociale et son salaire minimum à l’augmentation des prix des produits de première nécessité, tels que l’alimentation et le logement. Les banques alimentaires qui dépendent de la charité ne sont pas une solution : elles sont le symptôme de filets de sécurité sociale défaillants que le gouvernement doit aborder", peut-on lire dans un communiqué sur le site internet permettant de suivre les activités du rapporteur.

Deux médicaments testés dans le cadre du plan d'action Alzheimer américain

Les États-Unis ont présenté mardi un plan d'action concernant la maladie d'Alzheimer qui vise notamment le développement de nouveaux traitements efficaces contre la maladie d'ici à 2025. En février, la Maison Blanche avait annoncé 156 millions $ de plus pour 2012 et 2013 soit une augmentation de 25 % du budget courant. 50 millions $, notamment, sont immédiatement à la disposition des National Institutes of Health (NIH) pour la recherche. Ces derniers lesquels ont retenu deux essais cliniques.

Le premier testera l'efficacité de l'insuline en spray nasal pour restaurer la mémoire chez des personnes atteintes de la maladie.

Le second testera le Crenezumab, un anticorps monoclonal du laboratoire américain Genentech (Roche), pour prévenir le déclin des capacités mentales chez des personnes en santé présentant un risque génétique élevé de développer la maladie. Ce médicament vise la destruction des plaques de protéine amyloïde qui empêcherait les cellules nerveuses de communiquer.

Les oméga-3 réduiraient les dommages cérébraux causés par le sucre

Une alimentation riche en fructose provenant du sirop de maïs (et non pas en fructose naturel se trouvant dans les fruits) peut diminuer les capacités à apprendre et à mémoriser et les d'omega-3 peuvent contribuer à minimiser ces dommages cérébraux, selon une étude publiée dans le Journal of Physiology. Bon marché et six fois plus sucré que la canne à sucre, le sirop de maïs est largement ajouté aux aliments et breuvages industriels.

Fernando Gomez-Pinilla de l'Université de Californie à Los Angeles et ses collègues ont mené cette étude avec des rongeurs. Un premier groupe consommait, en plus de son alimentation habituelle, de l'eau mélangée à une solution de fructose pendant six semaines. Un second groupe était soumis au même régime, auquel était ajouté des oméga-3 (graines de lin et DHA se trouvant dans les poissons).

Deux médicaments anti-obésité pourraient être approuvés

Un comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) américaine a recommandé la semaine dernière l'autorisation de la mise sur le marché du médicament anorexigène (coupe-faim) Lorcaserin (nom commercial Lorqess) pour la perte de poids.

Le comité a jugé, par 18 votes contre 4, que le médicament du laboratoire Arena Pharmaceuticals était efficace pour contrôler l'appétit en ciblant un récepteur spécifique du neurotransmetteur sérotonine dans le cerveau.

La spécificité du récepteur, a déjà indique le fabricant, permettrait d'éviter les effets secondaires cardiaques observés avec d'autres médicaments ciblant la sérotonine (tels que la fenfluramine faisant partie de la combinaison fen-phen qui a été retirée du marché en 1997 en raison de problèmes de valves cardiaques potentiellement mortels) ainsi que de potentiels effets indésirables psychiatriques.

DMS-5 : la définition des maladies mentales ne doit pas être laissée aux seuls psychiatres, estiment certains

Des propositions pour la prochaine édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), le DSM-5, dont la publication est prévue pour mai 2013, peuvent conduire à poser des diagnostics de maladies mentales chez des millions de personnes aujourd'hui considérées normales, met en garde le psychiatre Allen Frances de l'Université Duke qui a été impliqué dans la révision ayant mené à la troisième édition du manuel et qui a dirigé celle de la quatrième édition.

L'American Psychiatric Association devrait perdre son monopole, vieux d'un siècle sur la définition des maladies mentales, propose-t-il, dans une page d'opinion du New York Times.

Le Parkinson reconnu maladie professionnelle chez les agriculteurs (France)

Le lien entre la maladie de Parkinson et les pesticides est officiellement reconnu, par un décret du 4 mai, signé du ministre français de l'Agriculture, Bruno Le Maire. La maladie est ainsi, sous certaines conditions, reconnue comme maladie professionnelle pour les agriculteurs.

Les conditions sont les suivantes: les agriculteurs doivent avoir été exposés (inhalation, contact,...) au moins dix ans aux pesticides et la maladie déclenchée dans un délai d'un an après l'arrêt de l'exposition.

"Cela va faciliter les démarches des malades, qui pour l’instant se voyaient opposer un refus de prise en charge par la mutuelle agricole dans quatre cas sur cinq", se réjouit Paul François, président de l’association Phyto-victimes, lui-même atteint de troubles neurologiques et ayant obtenu gain de cause en février dernier dans une action judiciaire historique contre le fabricant de pesticides Monsanto.

Les longs trajets pour se rendre au travail nuisent à la santé

Alors que de plus en plus de gens habitant les banlieues doivent conduire de longues distances pour se rendre au travail, une étude américaine publiée dans l'American Journal of Preventive Medicine montre que plus la distance est grande, plus le risque d'impact négatif sur la santé est important. Christine M. Hoehner de l'Université de Californie à San Diego et ses collègues ont mené cette étude avec 4300 personnes conduisant pour se rendre au travail.

Celles qui faisaient de longs trajets étaient plus susceptibles de ne pas faire d'exercice physique, d'avoir une moins bonne santé cardiovasculaire, un indice de masse corporelle plus élevé et une plus haute pression sanguine. Ceux qui conduisaient 16 km et plus présentaient des risques d'hypertension plus élevés. Ceux qui conduisaient plus de 24 km étaient aussi plus susceptibles d'être obèses.

Le sommeil atténue la disposition génétique à la prise de poids

Le sommeil atténue la disposition génétique à la prise de poids, selon une étude américaine publiée dans la revue Sleep.

Nathaniel Watso et ses collègues de l'Université de l’État de Washington ont mené cette étude avec 604 paires de jumeaux identiques et 484 non identiques, âgés en moyenne de 37 ans.

Ceux qui dormaient le plus longtemps (9 heures et plus) avaient un indice de masse corporelle inférieur à ceux qui dormaient le moins (moins que 7 heures). Pour ceux qui dormaient plus de 9 heures, les facteurs génétiques expliquaient 32% de la variation de poids alors que pour ceux qui dormaient moins de 7 heures, les facteurs génétiques contribuaient pour 70%.

Stress et détresse psychologique des agriculteurs

Près d'un agriculteur sur deux ressent une détresse psychologique, selon une étude présentée au congrès de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS).

"Aux facteurs de stress résultant d’un travail à ciel ouvert se sont ajoutés ceux du passage à une agriculture de performance, qui plus est, sujette à diverses réglementations gouvernementales", note l'auteure, Ginette Lafleur de l’Université du Québec à Montréal. "Les agriculteurs vivent une période de restructuration, dont l’intensification de la production et la réduction drastique du nombre de fermes n’en sont que deux manifestations. L’évolution du travail agricole vers une mécanisation croissante, combinée à une diminution constante de la population agricole, contribue à accentuer l’isolement de ce groupe social."

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