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La revue Prescrire dénonce "l'inacceptable décision de l'agence européenne du médicament (EMA)", annoncée le 19 décembre, de recommander l'autorisation du médicament pour maigrir Mysimba (appelé Contrave dans certains pays dont les États-Unis) qui est une association de naltrexone et de bupropion (aussi appelé amfebutamone).

Les 2 molécules associées dans ce médicament, du laboratoire americain Orexigen Therapeutics, sont déjà approuvées séparément: le naltrexone (Antaxone, Nalorex, Revia) est indiqué dans le maintien de l’abstinence dans l’alcoolisme et le bupropion (Zyban) est indiqué dans l’aide au sevrage tabagique (1).

Une grande étude publiée dans The Lancet dresse un portrait mondial de l’espérance de vie et des causes de décès. Globalement, l'espérance de vie a progressé de 6 ans depuis 1990.

L'étude a analysé les données de 188 pays portant sur les décès de toute cause et ceux liés à 240 causes spécifiques de 1990 à 2013. Elle a été menée par un consortium de plus de 700 chercheurs coordonné par l'équipe de Christopher Murray de l'Université de Washington.

La Haute autorité de santé (HAS) vient de publier des recommandations portant sur le diagnostic et la prise en charge de la dépression chez les adolescents par les médecins de premier recours. Il est estimé que près de 8 % des adolescents entre 12 et 18 ans souffriraient d’une dépression.

La recommandation décrit les critères diagnostiques d'un épisode dépressif caractérisé de la CIM-10 et du DSM-5 (qui sont les mêmes que chez l'adulte malgré des manifestations qui peuvent être différentes).

Les exagération dans les nouvelles en santé rapportées par les médias sont déjà, la plupart du temps, présentes dans les communiqués de presse universitaires, selon une étude publiée dans le British Medical Journal.

Afin de vérifier la source des distorsions et exagérations rapportées par les médias, Petroc Sumner et Chris Chambers de l'Université Cardiff ont analysé 462 communiqués de presse émis par 20 grandes universités britanniques en 2011, en lien avec les articles scientifiques reliés publiés dans des revues scientifiques et 668 reportages dans les médias.

Bien que des études aient montré que les médicaments anticholestérol de la classe des statines augmentent le risque de diabète, les agences des médicaments européenne (EMA) et américaine (FDA) estiment que le rapport bénéfices/risques de ces médicaments n'est pas remis en question. L'agence française (ANSM) adhère à ces positions dans un point d'information.

"En 2012, un effet diabétogène des statines avait été mis en évidence dans plusieurs méta-analyses", rapporte l'ANSM. "Une étude génétique récente met en évidence que cet effet est directement relié au mode d’action hypocholestérolémiant des statines".

Les croyances ne reposent pas toujours sur les faits, notamment parce qu'elles peuvent répondre à des motivations psychologiques (telles que maintenir une vision du monde, une identité ou une appartenance…), ont illustré plusieurs études.

Ainsi, mentionne le journaliste Tom Jacob dans Pacific Standard, si le besoin de sécurité exige de percevoir la société comme équitable et juste, les gens seront plus susceptibles de rejeter les évidences d'inégalité économique et de brutalité policière.

Dans un livre intitulé Quand le paranormal manipule la science, le chercheur Serge Larivée de l'École de psychoéducation de l'Université de Montréal fournit quelques outils pour développer un esprit critique face aux pseudosciences.

Ces dernières incluent évidemment tout ce qui a trait au paranormal (comme la clairvoyance, la divination, la télépathie, la réincarnation, les anges gardiens, les fantômes, les pouvoirs de guérison…) et à l'astrologie. Mais elles sont aussi présentes dans le monde universitaire québécois et européen.

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