Hypertension: la marche à bon pas peut compenser la disposition génétique

Une quantité modérée et réaliste d'activité physique, par exemple 150 minutes par semaine de marche rapide, diminue les risques d'hypertension chez les personnes disposées génétiquement, selon une étude américaine publiée dans la revue Hypertension.

Robin Shook de l'Université de Caroline du Sud et ses collègues ont suivi, pendant 5 ans, 6000 personnes qui ne faisaient pas d'hypertension au début de l'étude.

Le tiers des participants qui avaient un parent hypertendu avaient un risque 20% plus élevé de faire elles-mêmes de l'hypertension au cours des 5 ans de suivi. Mais, leur risque diminuait de 34 % lorsqu'ils faisaient régulièrement de l'exercice physique. Ceux qui étaient les plus actifs avaient un risque 16% plus élevé que ceux qui étaient aussi actifs mais n'étaient pas disposés génétiquement.

Des doutes sur la théorie du bon cholestérol

Une grande étude génétique, publiée dans la revue The Lancet, jette des doutes sur la théorie selon laquelle le bon cholestérol préviendrait les maladies cardiovasculaires en aidant à débarrasser les artères du mauvais cholestérol et en étant éliminé par le foie.

Les études montrent que le bon cholestérol (le cholestérol HDL, lipoprotéines de haute densité) est lié à un risque réduit de maladie coronarienne mais ces études, épidémiologiques, ne prouvent pas que ce lien est de cause à effet. Pour montrer un lien causal, les études doivent assigner au hasard les participants à des groupes subissant des conditions ou traitements différents qui sont ensuite comparés.

SIDA: efficacité et risques du Truvada pour la prévention

Un comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) américaine s'est récemment prononcé en faveur de la commercialisation du Truvada, du groupe américain Gilead, comme traitement préventif du sida chez les personnes à risque telles que les partenaires en santé (séronégatifs-ives) de personnes séropositives. La FDA, qui suit le plus souvent les recommandations de ses comités, pourrait autoriser cette indication pour le traitement d'ici la mi-juin.

Ce médicament est une combinaison de deux anti-rétroviraux, Emtriva (emtricitabine) et Viread (ténofovir disoproxil), utilisés depuis 2004, en combinaison avec d'autres médicaments, comme traitement de base chez les personnes séropositives. Il est déjà utilisé hors de l'indication de mise sur le marché (hors AMM) pour la prévention chez des personnes à risque élevé. Le coût du médicament, qui doit être pris quotidiennement, est d'environ 800 euros par mois (1000 $).

Les types de gras et non la quantité totale liés à la mémoire et aux capacités mentales

Les types de gras de l'alimentation sont liés à la santé du cerveau, confirme une étude publiée dans Annals of Neurology.

Les gras saturés sont nocifs non seulement pour le cœur, ce qui est connu depuis plusieurs années, mais sont aussi liés à un déclin de la mémoire et des fonctions cognitives. Alors qu'au contraire, les gras mono-insaturés sont liés à de meilleures capacités cognitives.

Olivia Okereke du Département de psychiatrie du Brigham and Women 's Hospital et ses collègues ont analysé les données concernant 6.000 femmes, âgées de plus de 65 ans, ayant passé des tests de fonction cognitive aux 2 ans à 3 reprises.

À calories égales, manger de soir et de nuit ferait prendre plus de poids

Pour une même quantité de calories, manger de nuit ferait prendre plus de poids et disposerait au diabète, suggère une nouvelle étude publiée dans la revue Cell Metabolism.

Satchidananda Panda du Salk Institute for Biological Studies à La Jolla (Californie) et ses collègues ont nourri deux groupes de souris avec un régime riche en gras. Un groupe pouvait manger à toute heure du jour et un autre ne pouvait manger que pendant 8 heures, les deux groupes consommant la même quantité de calories. Deux autres groupes avaient une alimentation saine dans les mêmes conditions.

Après 3 mois, les souris qui s'alimentaient sur une période de 8 heures étaient en meilleure santé que celles qui le faisaient à tout heure du jour, même si elles consommaient plus de graisses.

Les parents seraient plus heureux

Les parents se sentent plus heureux et trouvent plus de sens à leur vie que ceux qui ne sont pas parents, selon une étude qui sera publiée dans Psychological Science, contrairement à ce qu'ont suggéré des études récentes et certaines croyances populaires, soulignent les auteurs. Ils ont aussi plus d'émotions positives dans les moments où ils s'occupent des enfants que durant les autres activités de la journée.

Ces résultats, disent-ils, font partie d'une nouvelle vague de recherche qui suggère qu'être parent est associé à plus de positif que de négatif malgré les responsabilités impliquées. Ils s'inscrivent également dans une nouvelle perspective évolutionniste qui suggère qu'être parent pourrait représenter un besoin humain fondamental.

Deux médicaments testés dans le cadre du plan d'action Alzheimer américain

Les États-Unis ont présenté mardi un plan d'action concernant la maladie d'Alzheimer qui vise notamment le développement de nouveaux traitements efficaces contre la maladie d'ici à 2025. En février, la Maison Blanche avait annoncé 156 millions $ de plus pour 2012 et 2013 soit une augmentation de 25 % du budget courant. 50 millions $, notamment, sont immédiatement à la disposition des National Institutes of Health (NIH) pour la recherche. Ces derniers lesquels ont retenu deux essais cliniques.

Le premier testera l'efficacité de l'insuline en spray nasal pour restaurer la mémoire chez des personnes atteintes de la maladie.

Le second testera le Crenezumab, un anticorps monoclonal du laboratoire américain Genentech (Roche), pour prévenir le déclin des capacités mentales chez des personnes en santé présentant un risque génétique élevé de développer la maladie. Ce médicament vise la destruction des plaques de protéine amyloïde qui empêcherait les cellules nerveuses de communiquer.

Les oméga-3 réduiraient les dommages cérébraux causés par le sucre

Une alimentation riche en fructose provenant du sirop de maïs (et non pas en fructose naturel se trouvant dans les fruits) peut diminuer les capacités à apprendre et à mémoriser et les d'omega-3 peuvent contribuer à minimiser ces dommages cérébraux, selon une étude publiée dans le Journal of Physiology. Bon marché et six fois plus sucré que la canne à sucre, le sirop de maïs est largement ajouté aux aliments et breuvages industriels.

Fernando Gomez-Pinilla de l'Université de Californie à Los Angeles et ses collègues ont mené cette étude avec des rongeurs. Un premier groupe consommait, en plus de son alimentation habituelle, de l'eau mélangée à une solution de fructose pendant six semaines. Un second groupe était soumis au même régime, auquel était ajouté des oméga-3 (graines de lin et DHA se trouvant dans les poissons).

Deux médicaments anti-obésité pourraient être approuvés

Un comité consultatif de la Food and Drug Administration (FDA) américaine a recommandé la semaine dernière l'autorisation de la mise sur le marché du médicament anorexigène (coupe-faim) Lorcaserin (nom commercial Lorqess) pour la perte de poids.

Le comité a jugé, par 18 votes contre 4, que le médicament du laboratoire Arena Pharmaceuticals était efficace pour contrôler l'appétit en ciblant un récepteur spécifique du neurotransmetteur sérotonine dans le cerveau.

La spécificité du récepteur, a déjà indique le fabricant, permettrait d'éviter les effets secondaires cardiaques observés avec d'autres médicaments ciblant la sérotonine (tels que la fenfluramine faisant partie de la combinaison fen-phen qui a été retirée du marché en 1997 en raison de problèmes de valves cardiaques potentiellement mortels) ainsi que de potentiels effets indésirables psychiatriques.

DMS-5 : la définition des maladies mentales ne doit pas être laissée aux seuls psychiatres, estiment certains

Des propositions pour la prochaine édition du Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders), le DSM-5, dont la publication est prévue pour mai 2013, peuvent conduire à poser des diagnostics de maladies mentales chez des millions de personnes aujourd'hui considérées normales, met en garde le psychiatre Allen Frances de l'Université Duke qui a été impliqué dans la révision ayant mené à la troisième édition du manuel et qui a dirigé celle de la quatrième édition.

L'American Psychiatric Association devrait perdre son monopole, vieux d'un siècle sur la définition des maladies mentales, propose-t-il, dans une page d'opinion du New York Times.

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