Découverte neurologique concernant les troubles anxieux

Alors que les circuits neurologiques de la peur, qu'on soupçonne de mal fonctionner chez certaines personnes souffrant de troubles anxieux, sont bien connus, des chercheurs ont identifié un deuxième circuit qui pourrait être impliqué dans ces troubles. Il s'agit d'un circuit qui serait responsable du sentiment de sécurité. Cette découverte, rapportée dans le journal Neuron, peut changer selon les chercheurs la façon de penser par rapport aux troubles anxieux et permet d'espérer de nouvelles voies de traitement qui agiraient sur le sentiment de sécurité.
La découverte de ce circuit pourrait aussi conduire à une meilleure compréhension de la dépendance aux drogues puisque ces dernières agissent dans la partie du cerveau où se retouve ce circuit. "Il y a un sentiment d'invulnérabilité qui vient avec l'alcool et les autres drogues" remarque l'un des chercheurs.

La majorité des recherches sur la neurobiologie de l'anxiété portent sur les circuits de la peur. Cependant, croient les chercheurs, la neurobiologie du bonheur peut être aussi importante. Mais les émotions positives sont plus difficiles à étudier en laboratoire que les émotions négatives comme la peur. Comment savoir quand une souris se sent sécure ?

Dans la présente recherche, des souris ont été amenées à reconnaître qu'elles étaient à l'abris du danger (petits chocs électriques) quand elles entendaient un son particulier.

Comme prévu, l'information concernant le son signalant la sécurité circulait à travers les circuits associés à la peur et réduisait l'activité du centre de la peur, l'amygdale. C'est en ces termes, la réduction de la peur, que les chercheurs parlaient généralement de la sécurité. Mais ils ont aussi découvert que le signal traversait d'autres circuits qui conduisent au caudoputamen, une région connue pour être impliquée dans la motivation et la réaction à la récompense. Cette région devenait plus active lorsque les souris se sentaient sécures. Il y a ainsi, rapportent les chercheurs, une autre partie du cerveau qui calcule à quel point il y a de la protection dans l'environnement et qu'on est à l'abri. L'abri est quelque chose d'indépendant de la présence ou l'absence de danger et il contribue au sentiment de bien-être.

Une prochaine recherche utilisant l'imagerie par résonnance magnétique est planifiée pour vérifier l'existence de ce circuit chez l'humain.

Source (en anglais):
www.eurekalert.org/pub_releases/
2005-04/cuco-fsa041905.php

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