Lui exprimer notre
disponibilité et écouter sans juger, éviter de
brusquer, de se moquer, de culpabiliser ou de faire
la morale. Reconnaître la légitimité de ses
problèmes, le traiter en adulte.
Éviter de minimiser les
difficultés du jeune, ce qui peut sembler un
problème mineur pour soi-même représente un
problème majeur pour la personne qui souffre.
Évaluer le plus
rapidement possible l’urgence suicidaire en
vérifiant si l’adolescent a des idées
suicidaires continues, s’il dispose de moyen
pour s’enlever la vie, si le lieu et le moment
sont décidés. Il faut aider le jeune à se calmer,
à accepter de retarder son geste et de se faire
aider par un professionnel. On ne laisse pas
l’adolescent seul avant d’être assuré que
l’urgence a baissé et qu’il est calmé. Il
faut être vigilant au soulagement spontané de la
crise suicidaire, cela peut signifier que la
décision de passer à l’acte est prise. Faire
un pacte de non suicide avec l’adolescent et lui
faire promettre de ne pas passer à l’acte avant
de l’avoir appeler. L’amener à
l’urgence d’un hôpital si le risque
demeure élevé.
L’aider à évaluer
sa situation permettra de découvrir de nouvelles
pistes pour trouver des solutions. Explorer avec le
jeune l’éventail de solutions possibles et
l’orienter vers des actions concrètes.
Intensifier l’estime
de soi en encourageant le jeune dans ses progrès,
ses habiletés et ses comportements indépendants. Il
faut éviter de tout faire à la place du jeune et
favoriser l’autonomie en respectant les limites
et les capacités du jeune.
L’encourager à
reprendre les activités qu’il aime ou aimait
dans la mesure de ses capacités et à son rythme.
Rendre les lieux
sécuritaires : enlever les armes à feu,
médicaments et autres objets dangereux.
Ne pas tout prendre sur
ses épaules et ne pas agir seul, solliciter de
l’aide auprès de personnes significatives ou
d’un professionnel. Une personne extérieure est
souvent mieux placée pour aider la personne
suicidaire car il est très exigeant affectivement
pour un proche d’aider davantage une personne
suicidaire qui lui est chère, bien que la présence
de personnes significatives soit indispensable au
mieux-être du jeune suicidaire.
Il ne faut jamais mettre
l’adolescent au défi de passer à l’acte.
Éviter de donner ses
propres recettes de bonheur, ce qui est bon pour soi
ne l’est pas nécessairement pour les autres.
Éviter de faire des
promesses que l’on ne pourra pas tenir.
Démentir les mythes
entretenus par les adolescents entre autres
que : les adultes ne peuvent les aider,
qu’ils ne le prendront pas au sérieux,
qu’ils ne seront pas capables de comprendre leur
façon de voir les choses, qu’ils en profiteront
pour le punir de ses erreurs, qu’ils vont penser
qu’il est malade.
La famille des adolescents suicidaires devrait toujours être
impliquée lorsque l’adolescent reçoit l’aide
thérapeutique d’un psychologue afin d’améliorer
la communication parent-adolescent, de favoriser
l’adoption de stratégies plus adaptées pour résoudre
les conflits, de resituer la place de chacun à
l’intérieur de la famille, de restaurer le système de
valeurs.
Références
bibliographiques
Crook, Marion. (1996).
Suicide. Trente adolescents parlent de leur tentative.
Sciences et culture. Montréal.
Hanigan, Patricia. (1992). La
jeunesse en difficulté. Comprendre pour mieux intervenir.
Presse de l’Université du Québec. Québec.
Morissette, Pierre. (1984). Le
suicide, démystification, intervention, prévention.
Québec. Canada : Garotex.
Rabkin, Branda. (1980). La
psychologie du suicide chez les adolescents. Éditions du
jour. Montréal.
St-Louis, Marc. (1994). Ta vie
j’m’en mêle. Table de prévention du suicide de
l’Université de Montréal. Montréal.
Stanbury, Marian. (1985).
Comparison of adolescent perceptions of family dynamics in
families with either a suicidal, emotionally disturbed, non
suicidal or nonproblematic adolescent. Ohio State University.
Tous droits
réservés par Mme Ghislaine Bouchard, M.Ps. Psychologue.
Le suicide à l'adolescence (1 ère partie)
Facteurs de risque du suicide à l'adolescence (2e partie)
Le processus suicidaire chez l'adolescent (3e partie)
Mythes et réalités sur le suicide (4e partie)
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