également des sources d’inadaptations émotionnelles qui ne permettent pas aux victimes d’échapper à tout danger ou risque d’accident survenant inopinément. Ces victimes latentes chez lesquelles pèsent un potentiel d’accidentabilité sont aussi fréquemment blessées au cours de leur activité professionnelle.
Soulignons que cette thèse ne fait pas l’unanimité dans le milieu scientifique. Elle est l’objet de nombreuses critiques dont celles de Duclos (1984). Pour ce dernier, elle a la fâcheuse tendance ou prédisposition à ériger un facteur qu’elle isole en mode d’explication générale.
Malgré cette critique, l’on semble reconnaît l’existence de périodes au cours desquelles l’être humain serait plus enclin à subir des accidents. Il s’agit des moments dominés par des difficultés familiales ou professionnelles ( Reuchlin, 1973) (3). Au cours de ces périodes, l’anxiété serait par exemple un facteur prédisposant.
A côté de ces facteurs prédisposants d’autres traits psychologiques définissent la personnalité des accidentés.
b- Les caractéristiques psychologiques des accidentés
Il serait prétentieux de définir une structure de personnalité propre à l’accidenté à l’image des personnalités névrotiques. Mais une chose est certaine, les faits accidentels peuvent être reliés à des facteurs psychologiques caractérisant la victime. Bien plus il est reconnu l’existence de tendances latentes. Celles-ci, échappant aux mécanismes de défenses à l’instar des actes manqués, peuvent susciter l’émergence de comportement entraînant des accidents.
L’accident constitue de ce fait, tout comme le lapsus, un dysfonctionnement habituel du psychisme (Baulmstimler,1977) (4). Il serait ainsi la manifestation des tendances inconscientes résultant de l’incapacité des mécanismes de défenses à empêcher leur maintien dans l’inconscient. L’irruption de telles tendances refoulées vient menacer ainsi l’individu dans son intégrité physique. Selon les psychanalystes, il s’agit en réalité d’une tendance auto punitive qui satisfait inconsciemment un besoin.
L’accidenté est donc un individu ayant un besoin qu’il cherche à satisfaire par le biais de l’accident. Cette punition qu’il s’inflige a pour but de combler un manque, celui d’être entouré, qui trouve une satisfaction dans les soins prodigués ou la présence des autres, leur visite en cas d’hospitalisation par exemple. La victime recherche un tel statut pour être assistée socialement et créer une situation qui lui procure des bénéfices secondaires ( affectif, narcissique). Ce besoin affectif laisse supposer qu’elle aurait connu précocement ou non une rupture d’avec son milieu familial ou un membre important ( mère, père).
La recherche d’un appui familial ou parental et la satisfaction d’un besoin affectif serait prédominants au niveau des caractéristiques psychologiques des victimes.
Mais d’autres caractéristiques non psychologiques prévalent également. Il s’agit de celles qui sont d’ordre physique.
c- l’état physique de l’accidenté
L’accident porte atteinte à l’intégrité physique du travailleur. Le préjudice corporel constitue une caractéristique importante de la victime. Il permet de définir le taux d’incapacité et d’évaluer les conséquences de l’accident.
La perte du nez, par exemple, correspond à 30 % d’incapacité, la très grave défiguration ( 50 % ) et la cécité total ( 100 %). L’accidenté est donc un sujet qui présente un état physique dominé par les séquelles de l’accident. Elles sont souvent constituées de blessures localisées au niveau des membres ( fracture, amputation…). Du fait de ces séquelles, qu’il s’agisse d’une lésion ou d’une maladie, une diminution des capacités physiques transparaît chez la victime, faisant du travailleur un infime, un invalide, un handicapé ou déficient sur le plan physique. Cet état physique et l’incapacité qui en résulte correspondent en réalité à une réduction du potentiel physique. Conséquemment, la victime ne jouit pas de toutes ses fonctions motrices, sensorielles… ou n’en jouit qu’imparfaitement.
De toute évidence, ce sont les critères lésionnels qui sont les caractéristiques principales des victimes et qui permettent l’admissibilité à l’ouverture des droits (indemnisations).
C’est pourquoi nous considérons comme accidenté tout individu atteint d’un lésion résultant d’accident du travail ou d’une maladie professionnelle ayant entraîné la définition d’un taux d’incapacité.
En côte d’Ivoire ces accidentés relevant du secteur privé sont affiliés à une structure dénommée la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale ( CNPS).
Olivier BONY
Extrait d’un projet de thèse en psychologie, intitulé les accidentés du travail en Côte d’Ivoire: que deviennent-ils ?
obony@yahoo.fr
Bibliographie
( (1)DELAY, J et PICHOT, P ( 1975) : Dictionnaire de psychologie. Paris, Masson.
(2)DUCLOS, D ( 1984) : La santé et le travail. Paris, Découverte.
(3)REUCHLIN, M ( 1973) : Traité de psychologie appliquée. Tome III : Travailleurs et systèmes techniques, Paris, P.U.F.
(4)BAULMSTIMLER, Y (1977) : La sécurité. In Pelicier (Dir), Univers de la psychologie, Tome VI : Psychologie appliquée, Paris, Edition Lidis
Soulignons que cette thèse ne fait pas l’unanimité dans le milieu scientifique. Elle est l’objet de nombreuses critiques dont celles de Duclos (1984). Pour ce dernier, elle a la fâcheuse tendance ou prédisposition à ériger un facteur qu’elle isole en mode d’explication générale.
Malgré cette critique, l’on semble reconnaît l’existence de périodes au cours desquelles l’être humain serait plus enclin à subir des accidents. Il s’agit des moments dominés par des difficultés familiales ou professionnelles ( Reuchlin, 1973) (3). Au cours de ces périodes, l’anxiété serait par exemple un facteur prédisposant.
A côté de ces facteurs prédisposants d’autres traits psychologiques définissent la personnalité des accidentés.
b- Les caractéristiques psychologiques des accidentés
Il serait prétentieux de définir une structure de personnalité propre à l’accidenté à l’image des personnalités névrotiques. Mais une chose est certaine, les faits accidentels peuvent être reliés à des facteurs psychologiques caractérisant la victime. Bien plus il est reconnu l’existence de tendances latentes. Celles-ci, échappant aux mécanismes de défenses à l’instar des actes manqués, peuvent susciter l’émergence de comportement entraînant des accidents.
L’accident constitue de ce fait, tout comme le lapsus, un dysfonctionnement habituel du psychisme (Baulmstimler,1977) (4). Il serait ainsi la manifestation des tendances inconscientes résultant de l’incapacité des mécanismes de défenses à empêcher leur maintien dans l’inconscient. L’irruption de telles tendances refoulées vient menacer ainsi l’individu dans son intégrité physique. Selon les psychanalystes, il s’agit en réalité d’une tendance auto punitive qui satisfait inconsciemment un besoin.
L’accidenté est donc un individu ayant un besoin qu’il cherche à satisfaire par le biais de l’accident. Cette punition qu’il s’inflige a pour but de combler un manque, celui d’être entouré, qui trouve une satisfaction dans les soins prodigués ou la présence des autres, leur visite en cas d’hospitalisation par exemple. La victime recherche un tel statut pour être assistée socialement et créer une situation qui lui procure des bénéfices secondaires ( affectif, narcissique). Ce besoin affectif laisse supposer qu’elle aurait connu précocement ou non une rupture d’avec son milieu familial ou un membre important ( mère, père).
La recherche d’un appui familial ou parental et la satisfaction d’un besoin affectif serait prédominants au niveau des caractéristiques psychologiques des victimes.
Mais d’autres caractéristiques non psychologiques prévalent également. Il s’agit de celles qui sont d’ordre physique.
c- l’état physique de l’accidenté
L’accident porte atteinte à l’intégrité physique du travailleur. Le préjudice corporel constitue une caractéristique importante de la victime. Il permet de définir le taux d’incapacité et d’évaluer les conséquences de l’accident.
La perte du nez, par exemple, correspond à 30 % d’incapacité, la très grave défiguration ( 50 % ) et la cécité total ( 100 %). L’accidenté est donc un sujet qui présente un état physique dominé par les séquelles de l’accident. Elles sont souvent constituées de blessures localisées au niveau des membres ( fracture, amputation…). Du fait de ces séquelles, qu’il s’agisse d’une lésion ou d’une maladie, une diminution des capacités physiques transparaît chez la victime, faisant du travailleur un infime, un invalide, un handicapé ou déficient sur le plan physique. Cet état physique et l’incapacité qui en résulte correspondent en réalité à une réduction du potentiel physique. Conséquemment, la victime ne jouit pas de toutes ses fonctions motrices, sensorielles… ou n’en jouit qu’imparfaitement.
De toute évidence, ce sont les critères lésionnels qui sont les caractéristiques principales des victimes et qui permettent l’admissibilité à l’ouverture des droits (indemnisations).
C’est pourquoi nous considérons comme accidenté tout individu atteint d’un lésion résultant d’accident du travail ou d’une maladie professionnelle ayant entraîné la définition d’un taux d’incapacité.
En côte d’Ivoire ces accidentés relevant du secteur privé sont affiliés à une structure dénommée la Caisse Nationale de Prévoyance Sociale ( CNPS).
Olivier BONY
Extrait d’un projet de thèse en psychologie, intitulé les accidentés du travail en Côte d’Ivoire: que deviennent-ils ?
obony@yahoo.fr
Bibliographie
( (1)DELAY, J et PICHOT, P ( 1975) : Dictionnaire de psychologie. Paris, Masson.
(2)DUCLOS, D ( 1984) : La santé et le travail. Paris, Découverte.
(3)REUCHLIN, M ( 1973) : Traité de psychologie appliquée. Tome III : Travailleurs et systèmes techniques, Paris, P.U.F.
(4)BAULMSTIMLER, Y (1977) : La sécurité. In Pelicier (Dir), Univers de la psychologie, Tome VI : Psychologie appliquée, Paris, Edition Lidis

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