Dans les années 1970, des études avaient montré que si un jumeau était atteint d'autisme, les probabilités que l'autre soit aussi atteint étaient de 80 % pour les jumeaux identiques (qui partagent le même bagage génétique) et de 10 % pour les jumeaux fraternels (non identiques).
Dans les années 1990, la définition du trouble s'est élargie pour inclure d'autres troubles du spectre autistique tels que le syndrome d'Asperger. Deux récentes études ont montré que quand un jumeau fraternel était atteint d'un de ces troubles, la probabilité que l'autre soit atteint était de 31 %.
La présente étude montre, pour les garçons ayant une forme de trouble autistique, des taux de concordance de 77 % pour les jumeaux identiques et de 31 % pour les jumeaux fraternels. Des résultats en ligne avec les études précédentes.
Les chercheurs ont ensuite analysé ces données au moyen de modèles utilisant des méthodes statistiques pour tenir compte de la contribution des facteurs génétiques et environnementaux partagés par les deux jumeaux et d'autres influences environnementales qui n'étaient pas partagées. Ils ont calculé que 38 % du risque d'autisme serait attribuable aux gènes et 58 % à l'environnement que les jumeaux partagent.
Le taux de co-occurence d'autisme chez des frères et soeurs qui ne sont pas jumeaux est beaucoup plus bas que chez les jumeaux ce qui suggère que les conditions que les jumeaux partagent dans l'utérus, plutôt que celles auxquelles ils sont exposés après la naissance contribuent au développement de l'autisme.
Les scientifiques ont abandonné, rapporte le Los Angeles Times, la recherche d'un facteur important expliquant l'autisme et s'attendent plutôt à trouver de multiples facteurs qui n'ont chacun qu'un petit impact. Mais, plus le risque associé à un facteur est faible, plus ce facteur est difficile à identifier.
Ces résultats viennent en l'encontre de résultats précédents. Les auteurs reconnaissent que leurs calculs sont sujets à une grande marge d'erreur et peuvent être erronés. Mais, disent-ils, ils mettent en évidence la nécessité de poursuivre les recherches sur les facteurs environnementaux qui peuvent contribuer à l'autisme.
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