Par exemple, des métastases de mélanome étaient présentes chez 40% des souris ayant reçu seulement la chimiothérapie, 20% de celles ayant subi le jeûne seulement et 10% de celles qui ayant reçu la chimiothérapie et ayant jeûné. Pour plusieurs types de cancer, le jeûne était aussi efficace que la chimiothérapie.
Le jeûne protégeait aussi les cellules saines contre les effets toxiques de la chimiothérapie, ce qu'avait montré des études précédentes. Étant données ces études précédentes, les chercheurs s'attendaient plutôt, au début de ces travaux, à ce que le jeûne diminue l'action de la chimiothérapie sur les tumeurs.
Devant les résultats contre-intuitifs obtenus, ils font l'hypothèse que le jeûne pourrait ralentir la division cellulaire dans les cellules saines et l'accélérer dans les cellules cancéreuses (la chimiothérapie intervenant dans le processus de division cellulaire).
Seul un essai clinique permettrait de vérifier si ces résultats sont généralisables à l'humain, souligne le Dr Longo. Les périodes de jeûne efficaces chez la souris correspondent à peu près à 5 jours chez l'humain. Un tel jeûne pourrait être risqué chez certaines personnes et, en général, pénible à subir pour les personnes qui traversent déjà des traitements difficiles. Mais, mentionne Trudy Oliver de l'Université de l'Utah qui n'est pas impliquée dans cette étude, la compréhension des mécanismes en cause pourraient mener à de meilleures solutions.
Une petite étude préliminaire chez l'humain a déjà montré que des cycles de jeûne pourraient diminuer les effets secondaires de la chimiothérapie.
Voyez également:
Psychomédia avec sources: Scientist, Le Monde. Tous droits réservés.


Les types de gras et non la quantité totale liés à la mémoire et aux capacités mentales
À calories égales, manger de soir et de nuit ferait prendre plus de poids
Les parents seraient plus heureux
Les oméga-3 réduiraient les dommages cérébraux causés par le sucre
DMS-5 : la définition des maladies mentales ne doit pas être laissée aux seuls psychiatres, estiment certains
Le sommeil atténue la disposition génétique à la prise de poids
Stress et détresse psychologique des agriculteurs
Deux clés pour devenir plus heureux et le rester
DSM-5: deux diagnostics controversés sont retirés
Les antidépresseurs font plus de mal que de bien, estiment des chercheurs
Cancer du sein: abandonner les buts inatteignables et en fixer de nouveaux favorise le bien-être
Apprendre avant le sommeil favorise la mémorisation
Antipsychotiques, antidépresseurs et anticonvulsivants largement prescrits de façon non conforme au Québec
80e congrès de l'Acfas (Association francophone pour le savoir)
États généraux de l'action et de l'analyse féministes, 25 et 26 mai à Québec
TEST : Évaluez votre niveau d'intelligence émotionnelle
TEST : Perte de mémoire normale, déficit cognitif léger, maladie d'Alzheimer ?
De l'ignorance à la confiance envers les gouvernements
DOSSIER: Stress et anxiété
DOSSIER: Maigrir sainement
Insomnie: 4 façons de ralentir avant le coucher afin de favoriser le sommeil
Quels sont les différents types de psychothérapie ?
DOSSIER La psychothérapie pour le traitement de la dépression
Dépression, trouble bipolaire: les neuroleptiques prescrits sans tenir compte du poids et des facteurs de diabète
Les médecins ne meurent pas comme plusieurs: ils évitent les traitements excessifs
Les antidépresseurs entraîneraient une dépendance et un sevrage
