L'enquête réalisée en 2001-2002 par le National Institute on Alcohol Abuse and Alcoholism (NIAAA) indique que 5.28% des adultes américains ont vécu une dépression majeure au cours des douze mois précédant le sondage et que 13.2% ont vécu un tel épisode au cours de leur vie.
On retrouve chez les adultes d'âge moyen la plus grande probabilité d'avoir vécu une dépression au cours de la dernière année et au cours de leur vie, ce qui représente un changement par rapport aux enquêtes des années 1980s et 1990s qui montraient que les jeunes adultes étaient à risque plus élevé. Ces résultats révèlent une importante transformation dans la distribution de la dépression majeure dans la population générale et un risque spécifique pour les babys boomers âgés de 45 à 64 ans notent les auteurs.
Le risque d'apparition de la dépression majeure augmente drastiquement entre 12 et 17 ans et continue à augmenter plus graduellement jusqu'au début de la quarantaine où il commence à diminer. Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de vivre une dépression majeure. On retrouve aussi chez les natifs américains, les gens ayant un bas revenu et les gens séparés ou veufs des risques plus élevés de dépression.
Environ 60% des gens souffrant de dépression majeure reçoivent un traitement spécifique pour ce trouble. Près de la moitié des gens en souffrant veulent mourir, un tiers ont pensé au suicide et 8.8% rapportent une tentative. Parmi les personnes déprimées, 14.1% ont aussi un problème de consommation d'acool, 4.6% ont un problème de consommation de drogue et 26% ont une dépendance à la nicotine. Plus de 37% ont un trouble de la personnalité et plus de 36% ont au moins un trouble d'anxiété. Parmi les personnes qui ont vécu une dépression dans le passé, 40.3% ont déjà eu un problème de consommation d'alcool, 17.2% ont eu un problème de consommation de drogue et 30% ont eu une dépendance à la nicotine.
L'enquête a été réalisée auprès de 43 000 personnes âgés de 18 ans et plus (non institutionnaliées). Les questions reflétaient les critères diagnostics du DSM IV pour la dépression majeure.
Ces critères sont les suivants:
Au moins cinq des symptômes suivants doivent avoir été présents pour une durée d'au moins deux semaines; au moins un de ces symptômes est soit (1) une humeur dépressive ou (2) une perte d'intérêt ou de plaisir.
(1) Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (p. ex., se sent triste ou vide) ou observée par les autres (p. ex., pleure). N.B.: Éventuellement irritabilité chez l'enfant et l'adolescent.
(2) Diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).
(3) Perte ou gain de poids significatif en l'absence de régime (p. ex., modification du poids corporel en un mois excédent 5%), ou diminution ou augmentation de l'appétit presque tous les jours. N.B.: Chez l'enfant, prendre en compte l'absence de l'augmentation de poids attendue.
(4) Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.
(5) Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).
(6) Fatigue ou perte d'énergie presque tous les jours.
(7) Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d'être malade).
(8) Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).
(9) Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.
Source: http://www.nih.gov/news/ pr/oct2005/niaaa-03a.htm
Pour vous exprimer sur ce sujet, visitez nos forums Santé et bien-être
On retrouve chez les adultes d'âge moyen la plus grande probabilité d'avoir vécu une dépression au cours de la dernière année et au cours de leur vie, ce qui représente un changement par rapport aux enquêtes des années 1980s et 1990s qui montraient que les jeunes adultes étaient à risque plus élevé. Ces résultats révèlent une importante transformation dans la distribution de la dépression majeure dans la population générale et un risque spécifique pour les babys boomers âgés de 45 à 64 ans notent les auteurs.
Le risque d'apparition de la dépression majeure augmente drastiquement entre 12 et 17 ans et continue à augmenter plus graduellement jusqu'au début de la quarantaine où il commence à diminer. Les femmes sont deux fois plus susceptibles que les hommes de vivre une dépression majeure. On retrouve aussi chez les natifs américains, les gens ayant un bas revenu et les gens séparés ou veufs des risques plus élevés de dépression.
Environ 60% des gens souffrant de dépression majeure reçoivent un traitement spécifique pour ce trouble. Près de la moitié des gens en souffrant veulent mourir, un tiers ont pensé au suicide et 8.8% rapportent une tentative. Parmi les personnes déprimées, 14.1% ont aussi un problème de consommation d'acool, 4.6% ont un problème de consommation de drogue et 26% ont une dépendance à la nicotine. Plus de 37% ont un trouble de la personnalité et plus de 36% ont au moins un trouble d'anxiété. Parmi les personnes qui ont vécu une dépression dans le passé, 40.3% ont déjà eu un problème de consommation d'alcool, 17.2% ont eu un problème de consommation de drogue et 30% ont eu une dépendance à la nicotine.
L'enquête a été réalisée auprès de 43 000 personnes âgés de 18 ans et plus (non institutionnaliées). Les questions reflétaient les critères diagnostics du DSM IV pour la dépression majeure.
Ces critères sont les suivants:
Au moins cinq des symptômes suivants doivent avoir été présents pour une durée d'au moins deux semaines; au moins un de ces symptômes est soit (1) une humeur dépressive ou (2) une perte d'intérêt ou de plaisir.
(1) Humeur dépressive présente pratiquement toute la journée, presque tous les jours, signalée par le sujet (p. ex., se sent triste ou vide) ou observée par les autres (p. ex., pleure). N.B.: Éventuellement irritabilité chez l'enfant et l'adolescent.
(2) Diminution marquée de l'intérêt ou du plaisir pour toutes ou presque toutes les activités pratiquement toute la journée, presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).
(3) Perte ou gain de poids significatif en l'absence de régime (p. ex., modification du poids corporel en un mois excédent 5%), ou diminution ou augmentation de l'appétit presque tous les jours. N.B.: Chez l'enfant, prendre en compte l'absence de l'augmentation de poids attendue.
(4) Insomnie ou hypersomnie presque tous les jours.
(5) Agitation ou ralentissement psychomoteur presque tous les jours (constaté par les autres, non limité à un sentiment subjectif de fébrilité ou de ralentissement intérieur).
(6) Fatigue ou perte d'énergie presque tous les jours.
(7) Sentiment de dévalorisation ou de culpabilité excessive ou inappropriée (qui peut être délirante) presque tous les jours (pas seulement se faire grief ou se sentir coupable d'être malade).
(8) Diminution de l'aptitude à penser ou à se concentrer ou indécision presque tous les jours (signalée par le sujet ou observée par les autres).
(9) Pensées de mort récurrentes (pas seulement une peur de mourir), idées suicidaires récurrentes sans plan précis ou tentative de suicide ou plan précis pour se suicider.
Source: http://www.nih.gov/news/ pr/oct2005/niaaa-03a.htm
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Dans quel groupe d'âge retrouve-t-on, le plus de dépression? Combien de temps dure en moyenne un épisode de dépression majeure? Un récent sondage américain, le plus important jamais réalisé, offre un tableau plus précis sur la dépression que ce qui était jusqu'à maintenant disponible. Reste à savoir à quel point ces résultats seraient transposables aux sociétés québécoises et françaises.

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