L'étude, menée par Neil Stewart de l'Université de Warwick, est centrée sur le phénomène psychologique de l'ancrage selon lequel les nombres arbitraires influencent les jugements des gens.
Chez les personnes qui ne paient
pas tout le solde de leur carte mensuellement, le paiement minimum suggéré sur le relevé agit comme un
ancrage qui a pour effet de diminuer les remboursements qu'elles choisissent de faire,
augmentant ainsi les frais d'intérêts et la durée de leur dette.
Le chercheur a étudié les données concernant 248 cartes de crédit. Une proportion de 58% des détenteurs payaient le solde en entier à tous les mois. Ils n'étaient aucunement influencés par le remboursement minimum. Une proportion de 7% payaient seulement le montant minimum et 35% payaient plus que ce montant sans toutefois payé tout leur solde. Ces derniers étaient influencés par le montant minimum suggéré. Le montant payé était en étroite corrélation avec le montant exigé. Plus ce dernier était bas, moins le paiement était élevé.
Dans une deuxième étude, le chercheur a mené une expérience avec 413 participants de 18 à 64 ans à qui était remis un relevé de compte normal ou un relevé sans montant minimum exigé. Ils devaient évaluer, s'ils recevaient un tel compte, quel montant ils rembourseraient en tenant compte de leur budget actuel réel.
La proportion de ceux qui n'auraient pas payé le solde en entier était de 45%. Parmi eux, ceux qui avaient reçu un relevé avec un remboursement minimum auraient payé 23% du solde alors ceux dont le relevé n'indiquait pas de montant minimum auraient payé 40% du solde.
Selon les résultats de cette recherche, l'influence du remboursement minimum suggéré, bien qu'elle varie selon divers facteurs d'une personne à l'autre, pourrait en moyenne doubler les intérêts chargés sur la durée d'une dette.
Les gens sont moins vulnérables vis-à-vis l'effet d'ancrage, affirme le chercheur, lorsqu'ils ont plus de connaissances. Les aider à conscientiser les coûts en intérêts liés à différents remboursements devrait diminuer cette influence.
PsychoMédia avec source:
University of Warwick
Voyez également:
DOSSIER: Comportements économiques et psychologie
Le chercheur a étudié les données concernant 248 cartes de crédit. Une proportion de 58% des détenteurs payaient le solde en entier à tous les mois. Ils n'étaient aucunement influencés par le remboursement minimum. Une proportion de 7% payaient seulement le montant minimum et 35% payaient plus que ce montant sans toutefois payé tout leur solde. Ces derniers étaient influencés par le montant minimum suggéré. Le montant payé était en étroite corrélation avec le montant exigé. Plus ce dernier était bas, moins le paiement était élevé.
Dans une deuxième étude, le chercheur a mené une expérience avec 413 participants de 18 à 64 ans à qui était remis un relevé de compte normal ou un relevé sans montant minimum exigé. Ils devaient évaluer, s'ils recevaient un tel compte, quel montant ils rembourseraient en tenant compte de leur budget actuel réel.
La proportion de ceux qui n'auraient pas payé le solde en entier était de 45%. Parmi eux, ceux qui avaient reçu un relevé avec un remboursement minimum auraient payé 23% du solde alors ceux dont le relevé n'indiquait pas de montant minimum auraient payé 40% du solde.
Selon les résultats de cette recherche, l'influence du remboursement minimum suggéré, bien qu'elle varie selon divers facteurs d'une personne à l'autre, pourrait en moyenne doubler les intérêts chargés sur la durée d'une dette.
Les gens sont moins vulnérables vis-à-vis l'effet d'ancrage, affirme le chercheur, lorsqu'ils ont plus de connaissances. Les aider à conscientiser les coûts en intérêts liés à différents remboursements devrait diminuer cette influence.
PsychoMédia avec source:
University of Warwick
Voyez également:
DOSSIER: Comportements économiques et psychologie








