L'Université McGill priée de rompre ses liens avec l'industrie de l'amiante

Dans une lettre adressée à la direction de l'université, un collectif de 76 scientifiques du Canada et de l'étranger demande à l'Université McGill de rompre ses liens avec l'industrie de l'amiante.

Dès 1966, exposent-ils, l'Association des mines d'amiante du Québec (AMAQ) a commencé à financer une unité de recherche de l'université qui a travaillé à un importante étude épidémiologique sur les effets de l'exposition à l'amiante sur la santé pendant 40 ans. Les résultats de l'étude de l'équipe du professeur J. C. McDonald ont "eu une influence délétère significative dans le reste du monde en faisant la promotion d'une information contrôlée [...] dont l'objectif était de protéger les intérêts de l'industrie".

L'université entretient encore des liens trop étroits avec cette industrie, estiment-ils: Roshi Chadha, qui exporte de l'amiante tandis que son mari travaille à relancer Mine Jeffrey à Asbestos, siège sur le conseil des gouverneurs de l'université.

Les signataires dénoncent aussi l'utilisation de l'amiante-ciment pour la construction du Centre hospitalier de l'Université McGill, alors que l'Organisation mondiale de la santé recommande de cesser l'exploitation de tous les types d'amiante.

Jeudi, un reportage de la CBC a également révélé ces liens entre l'université et l'industrie.

Lire l'article du Devoir et la lettre des signataires: McGill semble trop proche de l'industrie de l'amiante

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