Je n'arrive pas à trouver un sens à ma vie à présent

Publié le

Premier message

Je n'arrive pas à trouver un sens à ma vie à présent

#0 Posté le par chopin7012

19 mars 2003, Michael, mon ange s'envolait vers... Il venait d'avoir dix sept ans...

Le temps passe mais la plaie ne se ferme pas. Au contraire, chaque jour qui passe est un jour sans lui, un jour de souffrance.

On entend : période de deuil, etc...

Mais que veuillent dire ces mots ? Loin de s'atténuer, le manque est de plus en plus criant au fur et à mesure que les jours passent.

Les gens que l'on connaît n'ont même plus de pensées pour lui. C'est comme si mon fils n'avait jamais véçu. Je ne peux en parler à personne. Même la proche famille fait silence.

A quoi rime cette vie ? Comment faire pour trouver un sens à la perte d'un enfant ? Comment faire pour continuer et se relever...

Je vis cycliquement : parfois, une forme d'énergie revient et parfois, je suis envahie d'une fatigue incommensurable, même plus de force.
Pour mon entourage, je suis "versatile"...

Même si c'est le cas, est-ce que ce sont des manifestations normales pour une maman désenfantée ou suis-je en train de devenir folle ?

Je me sens "à part", "isolée", dans un autre monde. Plus possible de participer à la vie "normale".

.....

Messages récents

Message #9

#9 Posté le par jacno
moi aussi j'ai perdu mon père il y aura 10 ans maintenant il y a un travail de deuil à faire certe pour moi ce fut un pretre qui m'a aidé et je peux dire qu'à présent je suis sereine !!

Message #8

#8 Posté le par catdarling
Mon fils également a perdu pied sur cette terre. Et bien que cela fasse 6 ans, je me souviens encore. Mon chum me dit que je me fais mauvaise mine et que je me broie les tuyaux de constamment penser à lui. Constamment quand les enfants pêchent sur le bord du lac, Constamment quand noel se pointe, constamment quand je dévale une pente de ski, constamment quand, constament quand.... finalement constament. Ceux qui sont parents ici et qui n'ont pas connus la perte d'un enfant croient pouvoir imaginer la douleur,, mais cette douleur est plus grande que celle de l'enfantement, c'est une plaie constante à l'âme que l'on doit apprivoisé. Avec le temps, on se rend compte que la famille ne parle pas de cette perte, qu'il ne voit pas l'enfant manquant, mais au fond, je crois que c'est faux,, Personne n'oublie un être cher. Je me souviens de ma grand-mère, de mon grand-père, d'un cousin qui sont parties.. mais leur mémoire ne me vient pas tous les jours. Pour la proche famille c'est un deuil normal, un processus qui fini,,, Pour une mère, la perte de son enfant et la perte de sa vie.

douleur

#7 Posté le par chantal13

bonjour, je comprend votre douleur puisque je suis passer par la moi aussi

en avril 1995 un enfant que je garder est décédé d'un cancer à 6ans puis c'est mon père le 21 octobre 2003, ca va faire 5 ans mais je n'oublie pas meme si ca fait mal

on dit avec le temps la douleur passe et les souvenirs reste pour moi c'est le cas alors garder que les bons moments

courage

PENSEE D'UNE MAMAN

#6 Posté le par space-ariel

Bonjour,

Je suis de tout coeur avec vous, pour moi même il n'y pas un jour ou je me lève sans penser à mon fils
" le deuil" personnellement je pense que l'on apprend à vivre avec, mais l'on ne fait jamais le deuil d'un être que l'on a aimer plus que tout.
Un texte que j'ai lu sur le net il me semble tellement vrai je vous le cite:

LES MOTS EXACTS POUR LE DIRE

Je vous en prie, ne me demandez pas si j'ai réussi à le
surmonter,
Je ne le surmonterai jamais.

Je vous en prie, ne me dites pas qu'il est mieux
Là où il est maintenant,
Il n'est pas ici auprès de moi.

Je vous en prie, ne me dites pas qu'il ne souffre plus,
Je n'ai toujours pas accepté qu'il ait dû souffrir.

Je vous en prie, ne me dites pas que vous savez ce que
ressens,
A moins que vous aussi, vous ayez perdu un enfant.

Je vous en prie, ne me demandez pas de guérir,
Le deuil n'est pas une maladie dont on peu se débarrasser.

Je vous en prie, ne me dites pas
<< Au moins vous l'avez eu pendant tel nombre d'années >>,
Selon vous, à quel âge votre enfant devrait-il mourir ?

Je vous en prie, ne me dites pas que Dieu
n'inflige pas plus que ce que l'homme peut supporter.
Je vous en prie, dites-moi simplement que vous êtes désolés.

Je vous en prie, dites-moi simplement que vous vous souvenez
de mon enfant, si vous vous rappelez de lui.
Je vous en prie, laissez-moi simplement parler de mon enfant.
Je vous en prie, mentionnez le nom de mon enfant.
Je vous en prie, LAISSEZ-MOI PLEURER.

Ecrit par : Rita Moran

Je vous envoie mes salutations , courage pour le chemin à parcourir, je serrrais là pour vous répondre, LAURENCE. :)

Deuil

#5 Posté le par orchid
Bonsoir Chopin 7012,
Je comprends les émotions que vous vivez présentement. On a l'impression que l'on ne s'en sortira jamais... J'ai perdu mon meilleur ami par suicide et mon frère, tout comme votre fils, est également décédé à l'âge de 17 ans dans un accident d'auto qui a pris feu. Ma pauvre mère a dû aller l'identifier à la morgue... Trouver un sens à sa vie après cela, c'est sûrement extrêmement difficile pour une mère.
Faire son deuil est un processus long, douloureux qui s'étend sur une période d'environ deux ans. Pendant ce temps, on vit des émotions diverses : regret, colère, peine. Parfois, on en veut à la personne décédée de ne plus être là... Je crois que la guérison passe par la parole. En parler, en parler et en reparler... Si vous ne pouvez en parler dans votre famille, entourez-vous d'amis ou de professionnels pouvant être à votre écoute. Il y a également des groupes d'entraide pour les personnes endeuillées, cela pourrait peut-être vous aider.
Je vous souhaite bon courage, Orchid.

Re: Je n'arrive pas à trouver un sens à ma vie à présent

#4 Posté le par filou34

Bonjour,

la perte d'un être aimé est toujours triste, parfois insurmontable.
J'ai perdu mon père tragiquement, il y a 5 ans et demi, j'en avais 22 à l'époque. Les jours qui ont suivi nous amènent à penser au sens de la vie. On ne sait pas non plus comment réagir par rapport à cela. Mais je me suis rendu compte que le meilleur moyen d'atténuer la souffrance était peut-être d'en parler, de casser les barrières, les tabous. J'essaye parfois, souvent d'en parler avec ma mère, mes 2 plus jeunes soeurs en se rappellant des moments de joie, de fous rire, de ce que l'on a vécu ensemble. En parler d'une façon naturelle, plutôt que de ne pas en parler du tout, ce qui accentue le malaise.
Dans votre situation je ne sais pas si vous avez d'autres enfants ou d'autres personnes proches qui connaissaient bien votre fils et qui continuent de penser à lui, mais il serait peut-être bon d'évoquer certains souvenirs de joie. C'est une blessure qui vous appartient, c'est peut-être "normal" que les autres ne réagissent pas comme vous car ils ne l'ont pas vécu de si près. Avant le décès de mon père, je n'ai pas non plus su ce que c'était vraiment de perdre un être cher, et je ne pouvais pas non plus comprendre et savoir comment réagir.

Et je pense qu'il faut, de plus, soi-même aller de l'avant, se fixer des buts, objectifs à atteindre car la vie continue.

filou34

Message #3

#3 Posté le par nkevn

Salut à vous

C'est toujours difficil de parler de ce genre de sujet, car le moindre mot un peu déplacé peut avoir des répercutions graves sur ceux qui soufrent et qui n'ont pas encore réussis à prendre du recul face aux évènements. Par exemple lorsque Solon dit "C'est vous qui aviez pour tâche de l'accompagner vers la vie adulte", j'ai peur que ça vous rende encore plus coupable et que ça vous anéantisse moralement.

C'est sûr que votre vie doit s'en trouver changée, au quotidien, un couvert en moins à mettre le soir, ses pantalons ne se trouvent plus dans la machine à laver, un anniversair en moins à fêter, et toute une multitude de chose. Ce sont toutes ces petites choses qui vous rapel votre enfant, et qui vous manquent, je pense donc que si vous soufrez autant, alors c'est que vous vous occupiez bien de lui et que vous en étiez proche autant qu'une mère se doit de l'être.

Vous vous doutez que beaucoup de parents perdent leurs enfants dans le monde, vous n'êtes pas un cas unique ça c'est sûr, même si dans votre entourage personne n'est dans votre cas, le monde ne se résume pas qu'à notre petit cercle d'ami. Regardez les récents évènements en Asie, il y a déjà eu assé de bourage de crane sur le sujet... mais c'est un exemple d'évènement où nombre de famille s'en retrouvent disloqués, des parents qui perdent des enfants, des enfants qui perdent leurs parents.

Ce n'est pas parce qu'une personne tombe, que d'autres n'ont pas besoin d'aide. Le temps que vous dépensiez à vous occuper de votre fils, vous pouriez maintenant vous en servire pour aider des associations d'aide, tel que les retaurants du coeur par exemple (ce n'est qu'un exemple mais il y en a plein d'autres). Je pense que si ce temps suplémentair n'est pas comblé, il continu à vous bouffer le moral, car ce temps à ne rien faire vous rend passive face aux évènements. En tout cas, regardez autour de vous, il y aura toujours quelqu'un qui aura besoin de vous. Je ne sais pas quel age vous avez, mais je ne pense pas que, lorsque l'on perd un enfant, l'adoption soit une bonne chose, car personne ne poura remplacer votre fils, et il ne faut surtout pas l'effacer de votre memoire.

Etant sa mère, vous soufrez sans doute plus que n'importe qui d'autre, et c'est ce qui vous fait croire que les autres l'oublis, car ils ont l'air d'être moins affectés. Mais êtes-vous sûr de ça? En tout cas vous devez vous battre pour que personne ne l'oublit, c'est votre devoir. Mais ne le faites pas bêtement, par exemple inutil de continuer de lui reserver une place à table, inutil de continuer à repasser ses affaires, celà ne sert à rien de faire comme s'il etait encore là. Par contre vous devez parler de lui quand vous en avez l'occasion, rapeler ses qualités et ses defauts, le citer en exemple, lui rendre omage.

Ressaisissez-vous.
Etait-il votre fils unique?
Vivez-vous avec son père?

J'ai encore une question, qui peut vous faire du mal, mais elle est importante: Etait-ce un suicide?

Message #2

#2 Posté le par titboubou

bonjour

J'ai 20 ans et j'ai perdu ma grand mère en février 2002 puis mon copain ( agé de 19 ans) en juillet 2002 puis mon arrière grand mère en septembre 2002 et enfin ma mère en février 2003 à la veille de mes 19 ans. Je sais ce qu'est la perte d'un proche. Le deuil? C'est un mot prononcé par ceux qui n'ont pas vécu cette douleur. On ne peut pas faire le deuil... on ne peut que survivre en pensant aux personnes disparu car eux voudraient qu'on ne perde pas espoir.J'ai perdu ma mère qui était tout pour moi, j'aurai donné ma vi pour sauver la sienne mais je sais que si j'étais morte et qu'elle continuerait à vivre mon seul désir aurait été qu'elle ne perde pas espoir et qu'elle vive sa vie. Je sais combien c'est dur de toujours penser à nos disparus mais il faut vivvre car cest leur désir.
Courage à vous.

Message #1

#1 Posté le par Solon
Vous écrivez que votre enfant vous manque. Mais cet enfant n'était pas "fait" pour vous tenir compagnie ! C'est vous qui aviez pour tâche de l'accompagner vers la vie adulte et l'autonomie.
Les circonstances ont fait que vous êtes relevée de cette tâche. Là où il est, que vous soyez croyante ou non dans la vie éternelle, votre enfant n'a plus besoin de vous. On peut même imaginer que s'il pouvait communiquer avec vous, il vous demanderait de continuer à vivre votre vie.
Ce faisant, vous ne cesseriez pas de l'aimer !