Incapable de me laisser regarder par ma psychothérapeute

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Premier message

Incapable de me laisser regarder par ma psychothérapeute

#0 Posté le par nieve

Bonjour,
Lorsque je vais à ma rencontre hebdomadaire avec ma psy, je m'asseois dans un fauteuil face à elle.
Lorsqu'elle parle, c'est plus facile. Quelque fois je remonte la tête pour la regarder quelques instants mais pas longtemps.
Lorsque c'est silence, je ne sais pas comment appeler cela mais c'est comme si j'étais "exposée". Je sens qu'elle m'observe, me scrute, me devine, m'envahie. Je suis exposée à son regard et je n'ai pas de cachette et je dois me soumettre et j'angoisse et là je pars dans ma tête pour me cacher.
Le seul moyen que j'ai trouvé, c'est de m'asseoir par terre, à côté d'elle, tout près. Même si je suis très près, cela ne m'effraie pas. Je peux me cacher d'elle. Je me sens plus en sécurité.

Cela vous est-il déjà arrivé?
Qu'en pensez-vous?

Messages récents

Message #12

#12 Posté le par dodielo

:oops: ton message me touche ... ce que tu ressens par rapport à ta psy me parle beaucoup... merci pour ton témoignage si tu veux ns pouvons échanger + par messages privés

Je fais confiance à ma psy, mais j'ai encore du mal à le regarder ds les yeux mais bon il faudra que je travaille dessus

Incapable de me laisser regarder par ma psychothérapeute

#11 Posté le par carpa

Allo Dodielo,

Je suis en thérapie depuis un peu plus de 4 ans et ce depuis le tout début, ma psy, me fascinnait, m'impressionnait...etc.

J'avais de la difficulté à soutenir son regard et cela m'empêchai d'aller au fond des choses et me bloquait constamment.

Même en lui en faisant part, cela fût difficile. J'avais peur du jugement, peur d'être ridicule; peur, peur, peur....

Aujourd'hui, j'éprouve encore parfois un certain malaise quand son regard se pose sur moi, mais je sais pourquoi. Ce sont mes peurs qui me font sentir ainsi, car cela ce produit lorsque je dois amener un sujet qui me rend inconfortable, qui me ramène à mes peurs ! À un certain moment, je me suis demandée si je n'étais pas amoureuse de ma psy ?

Et après mûre réflexion, j'ai compris qu'elle m'apportait tellement qu'il était normal de ressentir et de me poser ces questions. Elle m'a sauvé la vie, m'a empêché de sombrer plusieurs fois...,etc. Je ressens pour elle, de l'affection, une forme de tendresse, je ne voudrais pas qu'il lui arrive malheur, elle est tout pour moi, mais d'une manière savaltrice !

Je lui ai dit tout ça, ( ça m'a pris du temps et du courage) car j'avais peur de sa réacion, peur qu'elle me laisse tomber...,etc. Mais elle a compris et même qu'elle m'a expliqué qu'il était normal de ressentir ces choses à cause du lien qui ce construit en thérapie. Je lui ai même dit qu'elle était plus importante que ma famille ! Alors tu vois, tu es normal, il te faut juste le temps de comprendre et de te laisser apprivoiser, pour ainsi avoir et donner pleine confiance en cette personne qui est présentement ton "Phare" .

En espérant t'avoir éclairée et/ou aidée !

Sincèrement.

Carpa

Message #10

#10 Posté le par dodielo
Merci Jupiter pour ton message, ça permet de recentrer certaines choses

Psy

#9 Posté le par jupiter43

Bonjour à tous

Après avoir lu ces différents témoignages, on peut se sentir un peu désorienté, ou alors très mal à l'aise.

Recentrons le débat.

- Qui est demandeur ? la consultante (ou le consultat)
- Quel est le but de la demande ? Vouloir éliminer (ou amoindrir) une
souffrance, un mal-être.
- Quel rôle est assigné au second intervenant ? (la psy) Parvenir au but de la demande.

- Quels moyens et quelle méthodologie sont employés ?
Comme certains l'ont dit, la psy n'a pas de boule de cristal à sa disposition.
Il faut donc obligatoirement que la consultante PARLE de ses souffrances, et si elle connait certains éléments déclancheurs de cette souffrance, qu'elle en parle également.

Du côté de la consultante, les moyens dont elle dispose sont donc relativement limités. Il s'agit essentiellement de la parole.

Du côté de la psy, les moyens dont elle dispose sont presque uniquement limités à l'oreille. Mais pour ce faire, elle ne va pas se mettre un bandeau sur les yeux. On peut écouter tout en ayant les yeux ouverts. Et qqun qui vous regarde en vous écoutant, marque de cette façon (le regard) l'intérêt qu'il porte à votre discours.

La méthodologie est donc simple : il s'agit simplement d'écouter avec intérêt (mais les personnes qui ne sont pas habituées à être écoutées peuvent parfois se sentir mal à l'aise).

Mais écouter sans laisser paraitre une approbation ou une désaprobation de ce qui est dit.
Le psy n'est pas là pour JUGER. Quoi que vous ayez pu faire ou dire ou réaliser, le psy ne vous dira jamais que c'est bien ou pas bien. Ce n'est pas son rôle. Il est juste là pour écouter ce qui vous mets en souffrance.

Bien sûr il écoute avec attention, car parfois il n'est pas certain d'avoir bien compris ce qui a été dit, et il essaie alors de mettre ses mots à lui, sur les ressentis que VOUS évoquez. Les langues ne sont pas toujours faciles à manier, et plusieurs mots, avec de petites ou grandes différences de l'un à l'autre, peuvent être employés. Le psy doit comprendre le plus exactement possible ce que vous décrivez ou racontez.

Encore une fois, le psy ne juge pas et ne prends pas parti.

Prenons un exemple concret : votre maman vous dis souvent, lorsque vous avez disons 3 ou 6 ans ; que vous êtes une incapable. Correct ou incorrect, c'est un jugement. Si votre maman vous dit celà lorsque vous avez 30 ans, alors vous relativisez, car vous avez déjà fait des choses et vous ne la croyez pas. A 3 ou 6 ans, il y a de fortes chances qu'au contraire vous assimilez qu'elle a raison. Maman a toujours raison à ces âges. Le problème est que vous ne pouvez ni relativiser, ni contredire, car vous n'avez pas d'exemple. Alors il est possible que pour un temps très long, vous soyiez persuadés d'être bonne à rien. Vous allez consulter le psy. Avec cette douleur, cette croyance. Le psy ne jugera pas si vous êtes effetivement bonne à rien, ou si au contraire c'est faut. il est là pour Ecouter votre souffrance. Vous lui en parlez en tant qu'ADULTE, mais e souvenirs désagréables de votre ENFANCE. En vous ENTENDANT parler vous-même, vous allez comprendre que votre maman était dans l'erreur, parce que maintenant vous êtes ADULTE, capable de relativiser et de dire: mais non, j'ai réalisé une très bonne tarte, j'ai obtenu mon permis de conduire, j'ai réparé toute seule la lampe de chevet, JE NE SUIS PAS INCAPABLE.
La psy a servi de catalyseur uniquement et non de juge. Elle n'a pris en compte que vos paroles qui décrivaient votre douleur.

Vous pouvez (çà arrive très souvent) à ce moment là avoir une attirance pour cette personne qui ne vous a jugé incapable, mais au contraire vous a écouté jusqu'au moment ou vous même vous êtes rendu compte que vous n'étiez pas, loin s'en faut, une incapable.

En réalité, après un certain temps, vous vous rendez compte que vous n'aimez pas la psy autant que vous le pensiez, mais VOUS-MEME, parce que vous êtes CAPABLE de belles choses.

De cette souffrance là, au moins, vous êtes délivrée. Fin de l'exemple.

Reste à trouver une autre souffrance pour retourner voir cette psy exceptionnelle, et ensuite aller encore mieux ...

Bonnes thérapies à toutes et tous ...

Psy

#8 Posté le par jupiter43

Bonjour à tous

Après avoir lu ces différents témoignages, on peut se sentir un peu désorienté, ou alors très mal à l'aise.

Recentrons le débat.

- Qui est demandeur ? la consultante (ou le consultat)
- Quel est le but de la demande ? Vouloir éliminer (ou amoindrir) une
souffrance, un mal-être.
- Quel rôle est assigné au second intervenant ? (la psy) Parvenir au but de la demande.

- Quels moyens et quelle méthodologie sont employés ?
Comme certains l'ont dit, la psy n'a pas de boule de cristal à sa disposition.
Il faut donc obligatoirement que la consultante PARLE de ses souffrances, et si elle connait certains éléments déclancheurs de cette souffrance, qu'elle en parle également.

Du côté de la consultante, les moyens dont elle dispose sont donc relativement limités. Il s'agit essentiellement de la parole.

Du côté de la psy, les moyens dont elle dispose sont presque uniquement limités à l'oreille. Mais pour ce faire, elle ne va pas se mettre un bandeau sur les yeux. On peut écouter tout en ayant les yeux ouverts. Et qqun qui vous regarde en vous écoutant, marque de cette façon (le regard) l'intérêt qu'il porte à votre discours.

La méthodologie est donc simple : il s'agit simplement d'écouter avec intérêt (mais les personnes qui ne sont pas habituées à être écoutées peuvent parfois se sentir mal à l'aise).

Mais écouter sans laisser paraitre une approbation ou une désaprobation de ce qui est dit.
Le psy n'est pas là pour JUGER. Quoi que vous ayez pu faire ou dire ou réaliser, le psy ne vous dira jamais que c'est bien ou pas bien. Ce n'est pas son rôle. Il est juste là pour écouter ce qui vous mets en souffrance.

Bien sûr il écoute avec attention, car parfois il n'est pas certain d'avoir bien compris ce qui a été dit, et il essaie alors de mettre ses mots à lui, sur les ressentis que VOUS évoquez. Les langues ne sont pas toujours faciles à manier, et plusieurs mots, avec de petites ou grandes différences de l'un à l'autre, peuvent être employés. Le psy doit comprendre le plus exactement possible ce que vous décrivez ou racontez.

Encore une fois, le psy ne juge pas et ne prends pas parti.

Prenons un exemple concret : votre maman vous dis souvent, lorsque vous avez disons 3 ou 6 ans ; que vous êtes une incapable. Correct ou incorrect, c'est un jugement. Si votre maman vous dit celà lorsque vous avez 30 ans, alors vous relativisez, car vous avez déjà fait des choses et vous ne la croyez pas. A 3 ou 6 ans, il y a de fortes chances qu'au contraire vous assimilez qu'elle a raison. Maman a toujours raison à ces âges. Le problème est que vous ne pouvez ni relativiser, ni contredire, car vous n'avez pas d'exemple. Alors il est possible que pour un temps très long, vous soyiez persuadés d'être bonne à rien. Vous allez consulter le psy. Avec cette douleur, cette croyance. Le psy ne jugera pas si vous êtes effetivement bonne à rien, ou si au contraire c'est faut. il est là pour Ecouter votre souffrance. Vous lui en parlez en tant qu'ADULTE, mais e souvenirs désagréables de votre ENFANCE. En vous ENTENDANT parler vous-même, vous allez comprendre que votre maman était dans l'erreur, parce que maintenant vous êtes ADULTE, capable de relativiser et de dire: mais non, j'ai réalisé une très bonne tarte, j'ai obtenu mon permis de conduire, j'ai réparé toute seule la lampe de chevet, JE NE SUIS PAS INCAPABLE.
La psy a servi de catalyseur uniquement et non de juge. Elle n'a pris en compte que vos paroles qui décrivaient votre douleur.

Vous pouvez (çà arrive très souvent) à ce moment là avoir une attirance pour cette personne qui ne vous a jugé incapable, mais au contraire vous a écouté jusqu'au moment ou vous même vous êtes rendu compte que vous n'étiez pas, loin s'en faut, une incapable.

En réalité, après un certain temps, vous vous rendez compte que vous n'aimez pas la psy autant que vous le pensiez, mais VOUS-MEME, parce que vous êtes CAPABLE de belles choses.

De cette souffrance là, au moins, vous êtes délivrée. Fin de l'exemple.

Reste à trouver une autre souffrance pour retourner voir cette psy exceptionnelle, et ensuite aller encore mieux ...

Bonnes thérapies à toutes et tous ...

Message #7

#7 Posté le par dodielo

Au début je parlais très peu à ma psy...mais maintenant c'est mieux mais j'ai encore du mal (ça fait un an et demi à peu près que je la vois).

Il est difficle pour moi de la regarder dans mes yeux, dans ton témoignage titine je me retrouve beaucoup, je ne m'assois pas par terre et je sais qu elle ne peut pas savoir ce que je ne lui dis pas.
Elle ne m'a jamis dit que je devais la regarder + ds les yeux ... peut etre qu avec le temps ça viendra..mais il faudra à mon avis qu'on en parle

Message #6

#6 Posté le par titine68
J'ai connue la même chose avec ma psycatre, j'étais telement mal a l aise que je regardait le sol constement, je ne pouvait pas la regarder en face. J'avais peur de son regard, une peur qui me faisait balisé, c'étais une sentiment horrible. Mal a l aise je me suis retrouver dans une position ou je me renferrmais sur moi! Personnelement je ne peux pas trop t aider car moi ca c est mal fini, par une tentative de suiscide, la situation etais trop compliquer! JE n'est pas que te donne mon témoiniage!

Message #5

#5 Posté le par Suzie50
Oui je lui en ai parlé.A mon ancienne (que je ne vois plus maintenant depuis 1 an) et a ma nouvelle psy car cela me suit partout!Mes sentiments sont encore les mêmes et ce, même si je lui en ai parlé. J'aurais espéré que cela ce tasse mais non. Je trouve encore que je l'aime trop et elle le sait et cela ne semble pas la choquer

Existe-t-il un traitement quelconque pour empêcher une personne carencée affectivement d'aimer trop celle qui lui apporte aide et soutien ???????

Merci de vos réponses......

Suzie

Message #4

#4 Posté le par beautEdesesperee

Bonjour Nieve,

Moi je voudrais te dire que tu n'es pas responsable à part entière de ton comportement parce que ton attitude répond à une action extérieure, qui est le regard envahissant de ta psy. En évitant son regard, tu réagis par une action contraire à la sienne...

Pour ma part, j'ai eu 3 psys. Avec l'une dentre-elle, je n'aimais pas du tout que nos regards se croisent alors je passais l'heure à regarder ailleurs. Pourtant, avec les deux autres je n'ai jamais eu ce problème (ni avec personne d'autres dailleurs)... Le contact visuel importe énormément et j'en suis consciente mais avec cette fameuse psy je ne pouvais vraiment pas faire autrement que d'éviter de la regarder. J'aimerais savoir une chose: Généralement, as-tu de la difficulté à supporter le regard que les autres te portent ou ta psy est la seule personne qui provoque ce malaise? Si elle est la seule, je pense qu'il y a quelque chose en elle qui t'agresse en quelque sorte et que ce serait à elle de revoir ça... Bon, je te souhaite bonne chance et essaie de lui en parler, si tu peux.. Bye Bye

Beauté désespérée :wink:

Message #3

#3 Posté le par Suzie50

Bonjour Niève,

Je me sens un peu comme "intrus" mais j'ai lu ton post ( Je pense que j'aime trop ma psychologue) et je me reconnais parfaitement dans tout ce que tu ressens à son égard (de ta psy) mais moi c'est une amie sur le net pour laquelle j'éprouve çà et moi non plus je ne suis pas homo.

La raison pour laquelle je t'écris, c'est pour te demander si tu as parlé à ta psy de ce que tu ressentais envers elle et si tu l'as fait j'aimerais savoir si ces émotions et sentiments que tu avais pour elle se sont transformés à la suite de lui en avoir parlé.......

J'ai déjà discuté avec de gentilles personnes dans un autre post et on m'a conseillé d'en discuter avec elle, (cette amie) mais je n'ai pas encore eu ce courage, et je suis encore troublée......par ces sentiments envers elle et aussi par cette PEUR IMMENSE qu'elle m'oublie lorsque çà fait 1 semaine qu'elle n'est pas venue sur MSN....... :cry: pour me parler......

Si tu me réponds je te remercie......

Bonne journée

Suzie

Message #2

#2 Posté le par Hernest
Si cela s'apprend, est-ce qu'il y en a qui ne seront jamais capable?

Je ne crois pas que cela s'apprenne. J'ai eu la même angoisse que toi pendant longtemps avec mon psychotérapeute avant de pouvoir lui faire confiance. Et même aujourd'hui après plusieurs années de "travail", je ressens toujours cette angoisse mais j'essaie de la gérer.
Il faut dire qu'il n'est pas facile de se retrouver en face d'une personne pour lui livrer sa vie et ses problèmes et il faut du temps pour se livrer. Donc je pense que c'est tout à fait normal, rassure-toi et pense avant tout qu'elle est là pour t'aider.
Bon courage.

Message #1

#1 Posté le par hedwige

Bonjour Niève,

Tu décris très bien ta peur du regard de ta psy, et sans doute as-tu déjà connu dans ta vie des personnes (tes parents?) qui te regardaient ou bien de façon très dominante et autoritaire, en sorte que tu ne pouvais que te soumettre à leur regard, ou alors tu as peut-être vécu dans un milieu où l'on prétendait tout savoir et tout deviner en toi , t'interdisant ainsi toute possibilité d'avoir un secret ou de ressentir quoi que ce soit qui ne fut pas immédiatement limpide aux yeux de tes proches
Ton intimité est menacée en présence d'un regard attentif à toi...

Mais est-que vous en parlez en thérapie ? Quand tu viens t'asseoir près de ta psy, abritée de son regard, ni elle ni toi ne dites rien sur ce geste de protection?
Ne lui parle-tu pas de ta peur du regard? Ca n'a rien d'anormal, tu sais, c'est même, dans ton cas, une très bonne protection de ton intériorité, mais tu es là aussi pour te dégager de ces fantômes du passé...
Si vous en parlez, de ta peur, ta psy va alors sans doute, progressivement, t'amener à comprendre qu'elle ne peut rien savoir de toi tant que toi, tu ne le lui dis pas
Comme toi , tu ne peux rien savoir de ce qu'elle pense si elle ne te parle pas.

Tu veux bien essayer?

Hedwige