besoin d'en parler...

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besoin d'en parler...

#0 Posté le par appearances
Après bien des hésitations je me décide à venir parler.Difficile pour moi. Par quoi commencer? Je ne sais plus où j'en suis, qui je suis. Mais vous connaissez cela... J'ai 33ans, homo (et depuis quelques temps je me pose certaines questions à ce sujet). On m'a toujours trouvée "différente", compliquée, on me dit lunatique (je me cache derrière pour ne pas avouer mon état), je saute d'humeur en permanence, c'est fatiguant, lassant, je ne sais pas pourquoi, les montagnes russes je connais trop, les ts, les hospitalisations, les médocs, les griffures, les scarifications, les changements de partenaires, les fuites, les peurs, les crises d'angoisse, les probèmes de nutrition, les phases d'hyperactivité, de sur-estime de soi, et de non-estime, les périodes de dépression, tout cela fait partie de ma vie, et cette solitute, ce vide que je ne parviendrai pas à combler, jamais satisfaite, jamais bien nulle part, la peur d'etre abandonnée. Ce sont malheureusement les symptômes communs à chaucun(e). On me dit avoir de réelles capacités, je doute trop souvent, alors je fuis de peur de l'échec, même et surtout dans mes relations amoureuses. J'ai rencontré une femme, suis tombée amoureuse, et comme si cela n'est pas assez compliquée, elle est borderline aussi! Vous imaginez notre "calvaire".. On ne sait plus qui on est, ce que l'on désire, on fuit. Nous nous sommes séparées, nous en souffrons de cette rupture, nous fuyons par peur que l'autre nous abandonne, et on se met à faire n'importe quoi, elle comme moi "préférons" ne pas tomber amoureuse par peur toujours et encore de cet abandon, de la souffrance qui en résulterait, alors c'est plus "simple" de ne pas s'engager dans une relation sérieuse, que des aventures, moins de risques... Sauf que les sentiments sont là, que nous rêvions d'une vie commune, stable, apaisante.. pas prêtes, manque de confiance en soi, en l'autre. On en a discuté, elle a peur de ne pouvoir assumer cette relation, idem pour moi, on a toujours fui.. Et comment supporter les problèmes de l'autre même si nous les comprenons car nous ressentons la même chose? Nous ne voulons pas faire subir notre état à l'autre, car nous voulons qu'elle soit bien et heureuse. Nous ne savons même plus ce que nous voulons. Laisser le temps faire.. Ne pas trop se compliquer la vie. Oui, facile à dire pour des personnes qui ne vivent pas notre état. Trop vite il nous rattrappe malheureusement. J'ai trouvé en elle celle qui me booste quand je déprime, elle m'encourage, me soutient, c'est mon pilier, mon âme soeur... Pas toujours besoin de parler pour se comprendre, un regard suffit. Personne ne sait que nous sommes borderline, personne n'a compris pourquoi nous nous sommes séparées. Il suffisait de voir nos regards pour comprendre qu'un lien, une sorte de "filiation", une chose indéfinissable nous rattachait, nous rapprochait.. Et ces regards sont toujours présents quand nous nous voyons, ce lien qui nous relie.. A cause de notre état (j'ai du mal à l'accepter) nous n'avons jamais su garder et préserver une relation sérieuse, trop lourd à supporter pour l'autre. De plus, nous savons que nous ressentirons toujours ce vide, cette solitude, que nous ne parvenons à combler. Elle croyait qu'aimer comblerait ce vide, cette solitude. Mais non, on se sent toujours seule malgré les sentiments éprouvés. Elle est partie, trop douloureux tout cela. Pour elle, pour moi. Nous reprenons chacune notre petite vie avec plein de travail, le sport, les sorties, les "aventures".. C'est la seule chose que nous sachions faire.. La fuite... Lasse de cette "p....." de maladie! Je ne serai jamais bien.. Marre de tout ca, si fatiguée..je voulais juste être heureuse.. je vais continuer mon bout de chemin, seule, vide...

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Message #4

#4 Posté le par appearances
Je ne supporte plus cet état. Marre, lasse, fatiguée de passer sans arrêt d'un état à un autre. Ces crises d'angoisse qui surviennent comme d'un coup de baguette magique ; pour le magique on peut faire mieux! Ces moments d'exaltation, suivis de pleurs, de période de déprime, des fous rires, puis à nouveaux les larmes.. Ces nuits d'insomnie, les quelques heures que je dors font place aux cauchemars, je me réveille en sursaut. Je me bats chaque jour contre mes "démons", cette envie, ce besoin que ce que je ressens sorte de moi, par n'importe quel moyen, cette peur de faire n'importe quoi, plus je tente de me gérer, plus l'envie est présente, j'étouffe de moi. Je me sens si seule, si vide. Toujours besoin de bouger, je ne tiens pas en place, bien nulle part, envie de partir loin, pour aller où, ne plus ressentir cela tout simplement.. Je m'occupe l'esprit au maximum pour ne plus avoir toutes ces pensées qui défilent à la vitesse grand v, je ne parviens plus à me concentrer, impression que ma tête va exploser.

Message #3

#3 Posté le par appearances
Depuis plusieurs mois je suis dans un virage de ma vie, un grand tournant. Chaque jour je me rends compte de mes erreurs passées, présentes, je me prends un tgv dans la tronche chaque jour, avez vous déjà vécu cela? Je comprends que je dois en passer par là pour avancer, c'est une période difficile. La réalite me rattrappe, c'est comme si tout ce à quoi j'avais voulu croire, tout ce dont je me persuadais n'était que fantasmes, irréel..Je ne sais plus où se trouve la réalité, qui je suis. Tout a commencé l'année dernière à peu près à la même époque, j'ai commencé à ressentir ce mal-être, que je m'étais perdue, qu'il fallait que je me retrouve. Les mois défilent, je ne sais toujours pas qui je suis, je ne me suis toujours pas trouvée... J'ai quelque peu avancé tout de même, surtout avec mon ex, j'ai réalisé beaucoup de choses, je me découvre un peu chaque jour. Elle traverse la même période, c'est déroutant, s'apercevoir que l'on n'est pas vraiment celle que l'on pensait être.Comme je ne veux pas rester ainsi, j'ai commencé à prendre quelques résolutions, j'ai perdu du poids, je me suis remise au sport, je prends davantage soin de mon apparence, j'ai repris des études pour enfin avancer dans ma carrière (je l'avais trop longtemps laissée de côté), j'essaie de m'affirmer mais là j'ai encore beaucoup de travail, j'essaie d'être plus sociable et souriante en société, de ne pas me réfugier comme je l'ai toujours fait dans la fuite, dans ma bulle parce que je me lasse très vite du quotidien que je trouve "fade", me faire des nouveaux ami(e)s n'est pas évident, trop perfectionniste sans doute, trop d'idéal. Je ne sais pas comment m'y prendre, j'attends tellement en retour de ce que je donne car je suis entière, quand je donne je ne compte pas, c'est sans limite, donc j'attends ou j'espère en retour une certaine réciprocité et suis souvent décue de la réalité. Je me sens si seule, si vide... Connaitrai-je un jour une paix intérieure? Je ne suis bien nulle part longtemps, résultat je me retrouve seule la plupart du temps. Comment apprécier et être satisfaite? J'en veux toujours plus au lieu de profiter et apprécier ce qui m'est offert. Je suis très exigeante avec moi-même, donc avec les autres également. Et ils finissent par se lasser de cette exigeance,de ce perfectionnisme, ce que je comprends. Pour la première fois de ma vie je me rends compte que j'en demande trop, j'attends trop de choses, résultat je suis frustrée et je ne parviens pas à apprécier ce qui m'est offert à sa juste valeur. Pour la première fois de ma vie je reconnais n'être pas parfaite, être trop exigeante, trop idéaliste, je ne veux plus fuir, fuir les autres, me fuir, fuir mes responsabilités. Je désire pouvoir m'accepter telle que je suis, énorme travail sur moi-même que j'ai commencé à effectuer. Accepter les choses, les autres, tels qu'ils sont, à leur juste valeur, apprendre à me connaitre et m'accepter. Tout n'est pas tout noir ou tout blanc. La perfection n'existe pas.

Message #2

#2 Posté le par appearances
merci pour ta réponse cacie, ca fait du bien de parler un peu. Depuis quelque temps je me demande si je ne vais pas consulter un psy, mais je n'y crois pas trop, et j'ai si peur d'etre mal jugée, et qu'on m'hospitalise à nouveau ; je ne veux plus de ca! je supporte de moins en moins cette saleté, car oui, ca me gache la vie, mais ca vous connaissez. Courage à toi et prends soin de toi, ne lache pas, continue tes combats!
appearances

hello

#1 Posté le par cacie
j,ai lu ton témoignage et je te comprend très très biens car je suis moi meme boder-line et aussi homo .moi j,ai fait 10 ans de thérapie et je me doit prendre un médicament a vie pour etre biens avec moi meme et en sociétée ,ne perd pas confiance car moi auj je vie super biens et biens dans ma peau et a savoir ce que je veut aussi ,mais toujours travailler sur soi par contre ,faut pas lacher .bonne chance a toi .cacie. xx