Phobies d'impulsion

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Phobies d'impulsion

#0 Posté le par quietude

Je suis un homme dans la cinquantaine.

Il n'est pas facile de m'exprimer sur un tel sujet. J'ai tout récemment ressentie une impulsion d'agresser ma nouvelle copine. Cela faisait trois semaines que nous nous connaissions. Lorsque cela c'est produit, nous marchions en plein air et la journée était agréable. Je me suis soudainement regardé les mains avec une idée d'étranglement et j'avais une impulsion intérieure dont je ne savais pas la provenance. J'ai été pris d'angoisse et de panique. Je ne comprenais pas. J'aurais voulu partir en courant mais je ne voulais pas l'apeurer. J'ai réussi à reprendre le contrôle non sans en avoir ressenti une autre avant la fin de la marche. Notre relation s'était développée rapidement et nous éprouvions de forts sentiements un envers l'autre. Quelques jours plus tard, dans la nuit précédant notre rencontre en soirée, je me suis levé pour je ne sais pas quelle raison et en me réveillant, j'ai immédiatement été pris des mêmes idées sans pouvoir les chasser de ma tête. Je trouvais cela pénible. Là, je ne pouvais plus me débarrasser de cette phobie d'impulsion. Je téléphonai à une amie à 2h30 du matin. N'arrivant plus à vivre avec une telle phobie, j'ai décidé d'appeler ma copine et de lui dire cet état de panique totale. Vous devinez ce qui s'est passé, elle ne désirait plus me voir malgré les forts sentiments qu'elle avait à mon égard. Nous nous sommes bien revus depuis et malgré tout la relation s'est terminée il y a de cela quelques jours. Depuis, je me suis aperçu que je vis de telles impulsion mais sans gravité et sans déclenchement de panique lorsque ça vise quelqu'un envers qui je n'ai aucun sentiment comme la psychiatre que j'ai rencontré pour exposer mon problème à l'urgence de l'hôpital. Certes, j'en ai avec ma mère, mais je les gère très bien.

Mon état d'âme est on ne peut plus clair, je bataille fort pour garder mon estime de moi et ne pas me considérer comme un monstre, chose que je sais ne pas être. Jamais de ma vie je n'ai agressé qui que ce soit.

En ce moment, je prends du Celexa 20mg que mon médecin de famille m'avait prescri pour des problèmes d'angoisse, d'anxiété et/ou des troubles d'humeur. je dois voir une psychologue pour une thérapie cognitive et comportementale.

Je me rends compte que j'ai beaucoup de chemin à faire. Je ne profite plus de la vie comme avant et je n'aime pas cet état dêtre. J'ai plusieurs autres phobies qui déclenchent de l'angoisse chez moi. En attendant de rencontrer le psychologue, je travaille seul sur moi en lisant et en appliquant le conseils que je lis dans le livre "Être bien dans sa peau" du Dr Davd D. Burns.

Évidemment, la rupture avec une femme que j'aimais beaucoup m'affecte beaucoup. Je sais que ce qui est important en ce moment c'est de reprendre le contrôle de mon moi.

Je ne sais pas ce que je cherche en écrivant sur ce site mais le fait d'écrire et de lire les commentaires ou les encouragement me donneront certainement une énergie de plus car, j'aurai de toute l'énergie pour surmonter mes ennemis intérieurs.

Merci

Messages récents

Message #6

#6 Posté le par did1967
bonjour et bravo pour votre courage. moi il m est arrivé d avoir ce genre de probleme auparavant. cela peut encore m arriver surtout quand je dois coucher quelqu un chez moi ou mon fils. la peur de me lever la nuit pour faire des conneries : le tuer. c horrible d avoir ce genre de penser. mais j ai beaucoup avancer en faisant un travail sur moi. maintenant ca m effleure l esprit mais rien de dramatique.j avais ces idées vis a vis de mon fils car je culpabilisais de pouvoir avoir ce genre de penser vis vis de mon fils. mais cela est terminé. je n ai plus ce probleme. je t encourage a deja en parler. p etre que tu as des emotions refoulées de colere... vis a vis de ta mere que tu n as jamais plus exprimer. et qui restent inconsciemment presentes a ton esprit. p etre qu il te faudra les exprimer soit a un therapeute soit a ta mere ou par ecrit. en tout cas rien n est irreversible tu peux aller bien avec du courage de la perseverence et de la patience. courage crois moi je suis sorti de problemes tel que ceux ci et bien d autres.

Merci pour vos mots d'encouragement

#5 Posté le par quietude

Je vous remercie pour vos mots d'encouragements. Ils sont fort appréciés. J'ai hâte de commencer ma psychothérapie. Et effectivement, même si j'ai toutes les misères du monde à prendre mes distances en pensée avec mon ex-copine, je sais dans mon fort intérieure qu'elle a été placée sur mon chemin pour que je fasse face à ce problème. En fait, j'essaie fort d'y croire. Avec le temps, je vais réussir à ne plus penser à elle et à me concentrer su ce qui doit être ma priorité, ma guérison. Pour le moment, je travaille fort pour ne pas penser à elle.

Merci

Message #4

#4 Posté le par nopanic
courage courage!!! je vous comprend si bien.... il ne faut surtout pas que vous culpabilisiez!!! c'est la premiere chose que votre therapeute va vous enseigner! surtout voyez bien un therapeute cognitivo comportementaliste et non un psychologue tout court! je precise bien cela car votre "trouble" vient bien du coportement et c'est donc une readaptation du comportement qu'il faut envisager. Il faut aussi et je sais que c'est bien difficile, j'ai meme du mal a l'ecrire mais que vous voyez les choses d'une maniere positive comme par exeple grace a cette femme que vous aimiez vous aller pouvoir vous epanouir en vous soignant et ainsci retrouver une relation amoureuse dite "normal". et j'aurai une question a vous posez : vous dites que ca vous arrive avec votre mere mais vous le geré mieux, etes vous tres proche avec votre mere? n'est elle pas pour vous l'idealisation de la Femme? (car pour moi par exemple meme si ca ne parrait pas le bon exemple pour votre histoire j'avais des pulsion tres agressives envers mes conjoints jusqu'au jour ou j'ai decidé avec beaucoup de souffrance de "couper le cordon" avec mon pere et enfin construire ma vie sentimentale non plus autour de cette personne idyllique)
pleins de bonnes choses, n'hesitez pas à vous confier.

Réponse à mer-bleue

#3 Posté le par quietude

J'avais déjà eu des phobies d'impulsion auparavant à deux ou trois reprises pour des personnes pour lesquelles je n'avais pas des sentiments aussi forts que pour celle qui est mon ex-copine maintenant. Je pouvais les dédramatiser facilement. Mais, là ça m'est arrivé la veille que j'ai commencé à prendre le Célexa et après la troisième journée de prise du médicament et je crois que c'est ce qui m'a réveillé en pleine nuit et a provoqué des pensées qui n'arrêtaient pas de passer dans ma tête. Au lieu de ne pas céder à la panique, tout a péréclité et j'ai perdu le contrôle. C'est ce qui m'a poussé à l'appeler en pleine nuit.

Voilà. Je commence ma psycothérapie le 19 janvier. Je ne veux pas céder à la panique. Je recommence à travailler mercredi le 3. J'irai dans un groupe d'entraide le 8 janvier. J'espère que le travail va m'aider à ne pas penser à toutes sortes de choses. J'essaie de garder le cap. J'ai hâte de voir la psycothérapie. Au moins, je sais sur quoi je vais travailler.

J'ai besoin de tout le courage. Je suis prêt à relever le défi même si j'ai mes périodes de doute.

merci

Phobies d'impulsion

#2 Posté le par mer-bleue

Je n'ai pas beaucoup de temps pour élaborer, mais une question me vient immédiatement à l'esprit; aviez-vous ces "impulsions" avant la prise du Celexa ou non ? les médicaments jouent souvent des tours et pas toujours de très bons. Quoi que puissent en dire les médecins, il arrive fréquemment que ces drogues agissent à l'inverse de ce pourquoi ils nous ont été prescrites.

J'ai déjà dû cesser une médication assez rapidement car je me serais vite détruite.

Mer-bleue

Message #1

#1 Posté le par kooki_25
Bonjour,
C'est déjà super que vous vous en rendiez compte et qu'en plus vous ayez fait la démarche de voir un psychiatre. C'est un bon début. Maintenant il faut être patient, la thérapie et les médicaments vont beaucoup vous aider. Gardez espoir et surtout ne passez jamais à l'acte, vous vous détruiriez complétement.
Bon courage.