mon frère schizo

Publié le

Premier message

mon frère schizo

#0 Posté le par Ophelie3

Je lance un appel à ceux et celles qui ont des frères et soeurs schizo, en fait aux familles, mais je trouve que les frères et soeurs s'expriment moins et on a également besoin de s'exprimer. Il y a plus de 10 ans que m'on frère est atteint de schizoforme, mais c'est devenu un sujet un peu tabou dans la famille; moi, je suis même rendue que je nie la maladie, car je ne sais pas s'il accepte réellement la maladie. IL "fonctionne", c'est à dire que le gros des épisodes psychotiques est passé; maintenant c'est plutôt des patterns du genre paranoïaque et je sais qu'il entend des voix, car il leur réponds de temps à autres!

Nous sommes très proches tout les deux, je l'aime beaucoup mais je viens d'avoir un enfant avec mon chum et je trouve ça difficile quand je le vois car je ne lui dit pas tout ce que je pense par peur de revivre des moments difficiles ou de créer une colère de sa part. Parfois, je ne sais plus ce qui appartient à la maladie ou simplement à un comportement humain, donc je ne sais plus comment réagir. Bref, mon texte semble peut-être décousu, car j'aurais un fleuve à déverser concernant mes peines, mes frustrations de l'existence de cette maladie et MON IMPUISSANCE; je voudrais tellement avoir une baguette magique et changer le cour de sa vie. Des fois je me dis que je m'en fais probablement plus que lui, mais j'ai mal de savoir qu'il souffre et qu'il est seul, puis paradoxalement je suis fâchée de voir qu'il se démotive et qu'il se déresponsabilise de plusieurs aspects de sa vie: il ne travail plus depuis plus de 10 ans, il n'a plus d'amis, s'est accroché à ma mère comme un hameçon, etc.

J'aimerais savoir si quelqu'un vit ça aussi et comment vous abordez la question de la maladie avec une personne qu'on ne sais pas si elle accepte?

merci.

Messages récents

Mon fils a été diagnostiqué schizo paranoïde

#1 Posté le par Lylli55

Salut Ophélie3,

il y a plus d'un an que tu as envoyé ton message mais je risque quand même cette réponse pour t'encourager un peu ou beaucoup.

Mon fils, en 2007 fut hospitaliser pour anorexie mentale. Le seul garçon de l'étage...
À ce moment là, il revenait vivre avec moi au printemps. Depuis quelques mois je voyais bien que sa santé se dégradait. Il avait 17 ans. Je lui annonce que je l'amène à l'urgence le lendemain s'il veut continuer à vivre avec moi. Il était d'accord.

C'est en 2008 qu'il fut hospitaliser de nouveau mais cette fois c'était une psychose. Il croyait que je voulais l'empoisonner.
Je fus démolie...
Il ne voulait pas me voir tout le long de son hospitalisation à cause de son délire. Je crois qu'il voulait me protéger aussi.
Lorsqu'il est sorti, il est allé vivre chez son frère, pensant s'en faire un ami. Ce ne fut pas le cas. Il était déçu pour la xième fois dans sa vie, il ressentait l'abandon.
Je me suis donc inscrit en psychologie à l'université. Je voulais comprendre ce qu'il nous arrivait. J'ai pu le soutenir, savoir l'écouter. C'est ce qu'il avait le plus besoin. Il me téléphonait et me parlait environ de 2 à 4 heures par jours et ne voulait pas me laisser après tout ce temps.
J'étais tellement heureuse de l'entendre à chaque fois. Mais du jour au lendemain, je n'ai plus eu d'appel depuis avril 2009.
Je pleure souvent ayant toujours peur qu'il lui arrive quelque chose parce qu'il ne prend pas sa médication.
J'ai appris avec mes études, qu'il s'éloigne de son entourage pour se construire sa propre personnalité. Puisque dans le passé, il se fiait que sur l'opinion des autres et n'était pas capable de se faire une opinion sur quoi que ce soit.
Maintenant, j'ai peur pour lui et pour son frère. Parce qu'ils peuvent agresser leur proche.
Son frère a voulu le prendre avec lui pour me libérer un peu, parce que moi aussi je suis malade depuis 2003.
Je reste à l'affût de tous les documents et informations sur les maladies mentales etles informent à mesure. Sauf que celui qui est atteint refuse de reconnaître sa maladie.

Si tu veux d'autres encouragements ou informations je serai là...Il faut démystifier la maladie mentale à tout prix pour que la société les perçoive comme des personnes qui ont besoin d'aide et non comme un danger...