Bronzage artificiel: risque de cancer à peine quelques années plus tard

L'Association canadienne de dermatologie (ACD) lance le 1er février une nouvelle campagne "Les salons de bronzage, c'est pas cool", pour informer les jeunes femmes que les salons de bronzage ne sont pas aussi sûrs qu'elles le pensent.

Les recherches montrent que 70% des utilisateurs du bronzage artificiel sont des femmes de 16 à 29 ans. En plus de causer un vieillissement prématuré de la peau, le bronzage artificiel avant l'âge de 30 ans est associé à une hausse marquée du risque de mélanome.
Le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment classé les lits de bronzage aux UV dans la catégorie la plus élevée de risques cancérogènes pour l'humain. Le bronzage artificiel est particulièrement dangereux puisque les rayons UV des lits de bronzage peuvent être de 10 à 15 fois plus forts que ceux du soleil.

Les affiches de la campagne présentent des cas réels de jeunes femmes, dans la vingtaine pour la plupart, ayant lutté contre un mélanome, "à peine quelques années" après le bronzage artificiel. L'ACD affiche sur son site web un modèle de pétition demandant au gouvernement d'adopter une mesure législative pour interdire les lits de bronzage aux moins de 18 ans, tel que recommandé par l’OMS en 2005.

Un bronzage, rappelle l'ACD, ne protège pas du soleil pendant les vacances. Il représente tout au plus l’équivalent d’un FPS de 2 à 4, ce qui n’est pas suffisant pour protéger du soleil.

Le mélanome est maintenant le 3e cancer en importance chez les jeunes canadiennes et est facile à prévenir.

Voyez également:

Symptômes d'addiction au bronzage comme ceux liés à l'alcool et aux drogues

Psychomédia avec source: Association canadienne de dermatologie