Les adolescents et les jeunes adultes qui s'adonnent au "gambling" sont plus susceptibles que les non joueurs de présenter des problèmes de consommation de drogue et d'alcool ainsi que des problèmes psychiatriques selon un article paru dans le numéro de novembre de la revue The Archives of General Psychiatry.
Selon l'article, environ 68% de la population adulte américaine a joué l'an passé, de façon responsable pour la plupart. Cependant 9 millions sont considérés comme des joueurs problématiques et 3 millions comme des joueurs pathologiques. Chez les joueurs pathologiques adultes on retrouve davantage de problèmes de consommation de drogue et d'alcool, de dépressions, de traitements psychiatriques, de problèmes de santé, d'arrêts et d'incarcérations que dans la population générale. Les mêmes problèmes se retrouvent chez les adolescents qui jouent beaucoup, incluant la consommation de drogue et d'alcool ainsi que la dépression.

La recherche avait pour but d'identifier les différences dans les problématiques associées au jeu selon l'âge de début du jeu afin de vérifier l'hypothèse selon laquelle un engagement précoce dans ces comportements à potentiel de crééer une dépendance est indicateur de problèmes plus sévères.

Selon les résultats, il s'avère effectivement que les adolescents s'adonnant au jeu et les adultes ayant commencé à jouer avant 18 ans présentent des problèmes plus sévères (abus/dépendance aux drogues et à l'alcool ainsi que dépression) que les adultes ayant commencé plus tardivement à jouer (consommation d'alcool seulement).

Par ailleurs la recherche révèle que les adolescents rapportent jouer pour des raisons sociales plutôt que pour gagner de l'argent. Les sommes impliquées sont plus modestes et ils jouent mins régulièrement que les adultes ayant commencé à jouer avant 18 ans.

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