Long voyage en becane ce matin, l'avantage, c'est qu'on à le temps de penser. D'analyser.
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L'hospitalisation fut un mal pour un bien. Elle à permis une prise de conscience de la maladie, et le besoin de soin. Depuis C. se soigne. Efficacement, elle prend ses medicaments soigneusement avec un peu d'aide de ma part parfois, mais ca se passe bien. Par contre, c'est là bas aussi qu'elle à rencontré l'autre. Je dis l'autre parce que je n'arrive pas à lui donner d'existence réelle. Pour moi il reste de l'ordre du fantasme. De l'inexistant. Pas par jalousie (quoique...) mais plutot par ce que je suis en mesure d'analyser, justement.
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Le lien qui les lie ne sera jamais aussi fort que celui qui nous lie. L'amour que l'on partage, il ne l'obtiendra jamais, il n'aura qu'un simulacre de sentiments, un truc en surface. Dans quinze jours, ca sera de nouveau du passé, C. le sait, elle me le dit parfois. Mais un lien les lie bien au dela de ce qui me lie à elle. Ils ont partagé ensemble l'hopital, la detention en service psychiatrique. Ils sont connu ensemble ce sentiment de solitude qu'un tel endroit ne peut que creer chez ses pensionnaires. Et bien sur face à ca, je ne peux pas lutter. <BR>
Mais meme si C. à besoin d'etre avec lui, je sens bien que son besoin d'etre avec moi reste plus fort. Avant hier elle m'expliquait qu'elle et moi serions toujours lié par l'amour qu'elle porte à ma fille. Elle me quitte, elle à quelqu'un d'autre dans sa vie, mais garde ce besoin d'un lien. Elle s'aveugle completement en ne voulant pas admettre qu'elle ne veut pas me perdre, qu'elle cherche n'importe quelle excuse pour rester liés l'un à l'autre. Que je m'eloigne d'elle, car elle à besoin de liberté, mais si possible pas trop loin.
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Ou peut etre est ce moi qui me fait des idées. Parce que malgré tout ce que je peux dire, faire, laisser croire, je l'aime. <BR>
Et j'en crève.