TRAITEMENT DE LA DEPRESSION PAR ELECTROCHOCS + VSN therapie

Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur ce site. J'ai 28 ans et j'habite dans le Nord de la France.
Je souffre d'une grave dépression depuis 5 mois maintenant, dépression résistante aux différents traitements médicamenteux que l'on m'a prescrits.
Je souhaiterais savoir si vous-mêmes ou des personnes de votre entourage ont déjà faits des électrochocs et quels ont été les effets.
Je m'interroge sur ce traitement, souvent décrié et barbare mais je sais aussi qu'il peut donner des résultats.
Je suis désemparée seule dans ma souffrance, d'autant que je n'en suis pas à mon 1er épisode dépressif. Mais cette fois çi la crise est vraiment très forte et j'essaie de trouver des solutions.
D'autre part, est-ce que certains d'entre vous ont eu recours à la thérapie VSN pour soigner la dépression? C'est un genre de pacemaker implanté sous le thorax et qui stimule le nerf vague dans le cerveau .

Je vous remercie beaucoup pour vos témoignages.
Poulette59, désespérée Crying

PS: Je ne parviens pas à me connecter au chat! Est-ce normal?

bonjour j'ai 54 ans et suis presentement au debut d'une depression il y as 20 ans que je n'ai pas fait de depression . quand j'avais 18 ans j'ai fait une grosse depression avec plusieurs tentative de suicide rien n'as pu me traiter j'ai ete traiter aux electrochoc et crois moi que ca marche tu en sort car tu oublie tout ce qui t'y as mener .la memoire te reviens tranquillement par bride alors que l'on as plus de force pour affronter les problemes passe moi je suis rester avec un effet segondaire de ces traitements je tremble toujours sur un stress et toujours du cote gauche et ca n'as jamais passe pouledo

Merci pour vos témoignages

Bonjour à tous!!!

Merci pour toutes les réponses que vous m'avez envoyées.
Je ne suis revenue que très récemment sur le site.
J'ai finalement eu des sismothérapies ( 9 exactement) et malheureusement, ça n'a rien changé, je suis toujours aussi mal, c'est terrible. J'ai changé de psy et de psychologue. 1 an et demi que je suis dans le noir, que je ne vois pas de solution et que je souffre en permanence. Toutefois, j'essaye de garder espoir, pour moi et pour mes proches qui m'entourent. Oh bien sûr, il y a des moments ou j'ai envie de tout lâcher mais je me dis que la vie et la plus forte et je me dis que même si cela doit prendre encore des mois voire des années, je continuerai, parce que je sais que la vie en vaut la peine, ayant ou quand même des périodes de rémisssions dans cette saloperie de maladie!
Je vous embrasse tous et vous souhaite bon courage et d'aller de mieux en mieux.

Salut Poulette,

je suis du Québec et j'ai moi-mêmne subit 7 électrochocs au mois de novembre et décembre dernier(j'ai été enfermée pendant 3 mois). Suite à un diagnostique de de dépression majeure, je peux t'assurer que pour ma part ça m'a sauvé la vie.

Après les 3 premiers traitements, j'avais des problèmes de mémoires et d'un coté ça m'a aidé à oublier mes peurs et obsession. J'ai bien répondu à ce traitement et on m'en a proposé en externe, j'en ai pris un et après ce fut complet.

Bien sur, la médication m'a aidé aussi (Réméron 40mg et Lithium 300mg Bid)

Avec les ECT, j'ai réussis à focuser sur autre chose que mon petit moi et mes sensation interne (tristesse - pleurs - abattement -....) On pourrait sortir le dictionnaire ici.. !!

Moi, je te dit, n'hésite pas, si tu as le choix. Car de 1, c'est beaucoup moins néfaste que la médication et après le traitement, tu peux entreprendre un travail sur toi! le travail sur moi-même, ça fonctionne pas quand je vais voir un psy.. On dirait que je me retrouve mieux avec moi-même Seule...

Alors svp, tiens-nous au courant !

Tourlou!

TROUBLE BIPOLAIRE

BONJOUR?
JE SUIS BIPOLAIRE DE PUIS CERTAIN DE TEMPS ON M'A PROPOSE UN TRAITEMENT PAR ELECTROCHOC QUE PENSEZ VOUS? ES CE QUE ELECTROCHOC PEUT SOIGNER LA MALADIE BIPOLAIRE?
MERCI PAR D'AVANCE

K

Re: TRAITEMENT DE LA DEPRESSION PAR ELECTROCHOCS + VSN thera

[quote:3d7ef0b660="poulette59"]Bonjour à tous,

Je suis nouvelle sur ce site. J'ai 28 ans et j'habite dans le Nord de la France.
Je souffre d'une grave dépression depuis 5 mois maintenant, dépression résistante aux différents traitements médicamenteux que l'on m'a prescrits.
Je souhaiterais savoir si vous-mêmes ou des personnes de votre entourage ont déjà faits des électrochocs et quels ont été les effets.
Je m'interroge sur ce traitement, souvent décrié et barbare mais je sais aussi qu'il peut donner des résultats.
Je suis désemparée seule dans ma souffrance, d'autant que je n'en suis pas à mon 1er épisode dépressif. Mais cette fois çi la crise est vraiment très forte et j'essaie de trouver des solutions.
D'autre part, est-ce que certains d'entre vous ont eu recours à la thérapie VSN pour soigner la dépression? C'est un genre de pacemaker implanté sous le thorax et qui stimule le nerf vague dans le cerveau .

Je vous remercie beaucoup pour vos témoignages.
Poulette59, désespérée Crying

PS: Je ne parviens pas à me connecter au chat! Est-ce
normal?

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Bonjour à toi et bienvenue chez nous.

Suite a ton message j ai eu les électro-chocs suite a une dépression majeur résitante aux méd. Il y a de ca 2 ans. Depuis l an 1999 que je suis en dépression j ai eu plusieurs tentative de suicide plusieurs hospitalisations. Au début c était les médicaments ensuite j ai eu 16 électro chocs. Je peux dire que ce traitement m a aidé énormément. Je peux maintenant vivre plus normalement quoi que ce n est pas parfait. Mais tout de meme. L es effets secondaires sont majoritairement les troubles de mémoires. Tout de suite apres les électro choc je ne me souvenais plus de grand chose sauf reconnaitre mes enfants. Petit a petit beaucoup de choses me sont revenus mais plusieurs autres dont je n ai pas retrouvé et que je ne retrouverai probablement jamais. Bon au choix de vivre dépressive toute sa vie ou de perdre la mémoire j opte pour cette derniere. Je prend toujours des médicaments que je ne peux cesser. mais au moins je réussi encore a travailler. Plus dans le meme domaine mais au moins je travaille. Alors oui c est efficace et oui des effets A nous de choisir Rolly

[/]

y a t-il des électrochocs qui

y a t-il des électrochocs qui sont pratiqués en France? je voudrais allé mieux car vais très mal et je voudrais oublier ce qui m'a amené jusque la..

Dans le n°8 de Cerveau & Psycho (décembre 2004)

Le cerveau magnétisé

Marie-Laure Paillère - est psychiatre dans le Service de psychiatrie de l’Hôpital Albert Chenevier, Centre hospitalier-universitaire Henri Mondor, à Créteil, et membre de l’équipe INSERM-CEA ERM 02-05, Imagerie cérébrale en psychiatrie, au SHFJ d’Orsay.

Le cerveau peut être stimulé par des champs magnétiques de forte puissance. Le fonctionnement des zones visées en est transitoirement modifié, et l’on commence à appliquer cette méthode au traitement de la dépression ou des hallucinations.

Extrait :
Les traitements dont dispose la psychiatrie biologique pour combattre les dépressions profondes se cantonnent depuis 1960 aux médicaments psychotropes et à l’électrochoc. Surprenant ?
Oui, si l’on songe que les électrochocs nécessitent une anesthésie générale, induisent une crise d’épilepsie et, de ce fait, véhiculent une mauvaise image malgré leur réelle efficacité (les patients se sentent beaucoup mieux après une séance, et reprennent le goût de vivre), évitant souvent des suicides chez les déprimés les plus profonds. Quant aux médicaments antidépresseurs, ils sont presque toujours nécessaires, mais ne réussissent pas à traiter tous les cas de dépression. Le mécanisme d’action de ces médicaments n’a pas fondamentalement évolué depuis 40 ans. Certains patients résistent à ces traitements, et voient leur vie assombrie par des symptômes dépressifs chroniques qui aggravent le risque suicidaire. [...]

Il faut acheter le numéro pour avoir l'article complet (et je ne l'ai pas Smile)

électrochocs,stimulation magnétique transcrânienne répétitiv

Merci tetrodon, pour tes précieuses informations.

Quant à poulette59, je voudrais te dire que selon mes recherches, on pratique aussi de "minis-électrochocs", en ambulatoire ("one day clinic").

A Saint-Anne à Paris, on fait également de la "stimulation magnétique transcrânienne répétitive" mais je dois bien te dire que je n'ai jamais obtenu d'information complète à ce propos même en m'adressant directement au professeur de Saint-Anne qui avaient été cité par la revue "Psychologies" comme la pratiquant.

"Ma" psychiatre m'a aussi dit qu'à Lille, il y avait des possibilités de traitements de ce genre.

Je suis moi-même de nouveau en dépression majeure et longue depuis fort longtemps, j'ai recommencé un traitement médicamenteux (anti-dépresseur plus, cette foi-çi, un neuroleptique) depuis quelques mois : l'effet du neuroleptique a été immédiat sur les obsessions suicidaires mais l'effet est maintenant émoussé et je redescends. Je n'ai pas envie d'augmenter encore et encore la médication d'autant que le neuroleptique me fait beaucoup dormir.

C'est pourquoi, je me renseigne sur les électrochocs, parce que j'ai déjà tellement fait pour me guérir (une psychanalyse réussie, plusieurs psychothérapies, brèves ou non, suivi médicamenteux psychiatrique) que je ne sais vraiment plus quoi faire.
Mais je veux bien sûr y aller progressivement.

Je t'embrasse et te souhaite bon courage, je sais combien il en faut.

Ha oui un autre petit truc!!!! pour ceux que ça intéresse!!
Les ECT sont données avec un appareil très précis. Le voltages est de 120 volts, l'ampérage de 0.8, la durée du passage du courant est de 1.25 sec à 1.50 sec.

Toutes modifications des oparamèetres doit être intentionnelle; le Psychiatre doit en fait "dérégler" les paramètres établies(i.e:paramètre de la machine lors de ça conception).

Statistiquement(Application de la loi de poisson; en anglais; Fisher law) le risque de décès dû aux ECT est moindre que les risques lors d'une extraction dentaire Wink

A plus!!!!

David Cohen, un proche collaborateur de
Peter Breggin et, lui aussi, opposé aux électrochocs,
accuse les défenseurs de ce mode de traitement
d’ignorer les plus récentes recherches qui s’intéressent
à l’impact de l’épilepsie sur la structure cérébrale, et
s’interroge sur le silence des neurologues en ce qui
concerne l’ECT. En effet, les recherches
récentes révèlent un effet des convulsions sur la structure
cérébrale dans des modèles animaux et chez
l’humain. Cet effet se traduit par des
modifications, dont une prolifération des cellules
gliales et une perte neuronale au niveau de l’hippocampe
ainsi qu’une réorganisation des connexions
synaptiques. Selon les avis de plusieurs chercheurs
consultés, les électrochocs sont probablement responsables
de modifications structurelles au niveau de l’hippocampe,
semblables à celles qui ont été observées
après des convulsions épileptiques, mais ces modifications
seraient difficiles à détecter chez l’humain. Si
les électrochocs comportent cette possibilité d’une
atteinte cérébrale, ils semblent exercer simultanément
un effet de neuroprotection
et même de neurogenèse au niveau de l’hippocampe,
, deux effets observés dans des études sur des rats.
Des études d’imagerie médicale semblent indiquer
une atteinte des structures cérébrales imputables à
certaines des maladies mentales elles-mêmes. Ainsi,
des atrophies dans certaines parties du cerveau, particulièrement
au niveau du noyau caudé, ont été mises
en évidence chez des personnes qui souffrent de dépression majeure Chez des patients souffrant d’une maladie bipolaire, des
recherches ont révélé une diminution de la matière
grise dans certaines parties du cerveau . Pour sa part, le traitement au lithium a augmenté le volume de la matière grise dans le
cerveau, chez des patients en phase dépressive, après
4 semaines de traitement. Ces
données mettent en évidence la grande plasticité du
cerveau face à différentes maladies et à différents
traitements.
On a rapporté l’absence d’effets des électrochocs
sur la structure cérébrale dans des études chez
l’humain, un soupçon d’impact négatif selon les
recherches en épilepsie et une possibilité d’impact
positif des électrochocs dans des études animales. Il
est donc important de tenir compte de ces incertitudes
au moment de la prise de décision quant à l’utilisation
des électrochocs, puisqu’elles doivent être considérées
en regard des effets bénéfiques escomptés. Il existe
probablement une grande variabilité entre les individus
quant aux conséquences négatives de l’ECT,
variabilité semblable à celle des impacts des convulsions
d’origine épileptique. Les cliniciens et les
chercheurs doivent être vigilants quant à la possibilité
de tels effets et mener les investigations appropriées
pour confirmer ou infirmer de telles conséquences.
Il est souvent trop facile d’incriminer des causes
autres que l’ECT pour expliquer des problèmes neurologiques
survenus après des séances d’ECT.
La sommes des recherches effectués nous prouvent l'absence de phénomènes radicaux. Ils n'y a pas de preuves concrêtes de dommages cérébraux(cérébrum) ou corticals par l'utilisation des ECT.

Je me suis intéressé aux sujets, car mon ex petite amie étudiait en psycho et j'avais justement un court sur la biochimie du cerveaux et la biologie cellulaires. Donc tous les mécanisme régissant l'activité du cerveaux. Ceux qui ont eu la patience de lire tous ça peuvent me demander le receuil de notes correspondant. Je me ferai un plaisir de vous le faire parvenir en format PDF.

Prenez-soin de vous!!!!!! je reste disponible à toutes voos question Smile

Atteinte cérébrale(arguments détracteurs)

Dans le débat sur les risques de l’ECT, la
possibilité de modifications irréversibles au niveau du
cerveau occupe une place centrale. Les défenseurs
de l’ECT affirment qu’il n’y a aucune preuve de telles
modifications, tandis que les opposants citent
plusieurs études, particulièrement celles des années
1950, qui auraient révélé des atteintes cérébrales
dans des expériences menées tant chez l’animal que
chez l’humain. Selon le rapport de la conférence de
consensus du NIH en 1985, aucune preuve de mort
neuronale n’a pu être détectée dans des études
animales .
Des recensions exhaustives de la documentation
scientifique, publiées par Weiner par Devanand et coll ont conclu à l’absence d’atteintes cérébrales
permanentes. Peter Breggin, psychiatre et l’un des principaux opposants aux électrochocs, critique les
critères d’exclusion utilisés dans l’étude de Devanand.
Selon Breggin, l’exclusion arbitraire de plusieurs
études animales incriminantes, menées durant les
années 1940 et 1950, ont introduit un biais important
dans cette recension. De son côté,
Abrams attaque les arguments de Breggin et justifie
cette exclusion en arguant que certaines des études
exclues ne comprenaient pas de groupe témoin et que
d’autres n’auraient pas utilisé une méthode adéquate
de fixation pour l’examen microscopique du cerveau
Parmi les études chez l’humain, une étude
prospective a examiné, au moyen de l’imagerie par
résonance magnétique, la possibilité de modifications
dans les volumes cérébraux régionaux.
La seule modification observée dans les
résultats des examens effectués 2 jours et 6 mois
après la fin du traitement, chez une cohorte de
35 patients, est l’augmentation, chez 5 d’entre eux,
d’une hyperintensité subcorticale préexistante. Les
auteurs attribuent cette évolution d’une anomalie
préexistante aux changements structurels causés par
des maladies cérébrovasculaires. Breggin estime que
ces changements démontrent plutôt une lésion
cérébrale secondaire à l’ECT

L’énoncé de principe de l’Association des psychiatres
du Canada de 1992 affirme que « l’examen
exhaustif et objectif récent d’un grand nombre
d’études indique que, tels qu’ils sont pratiqués aujourd’hui,
les électrochocs ne causent aucun symptôme
décelable de lésion cérébrale structurelle irréversible. Il
est néanmoins possible qu’ils entraînent des altérations
ténues, impossibles à confirmer au moyen des méthodes
d’évaluation existantes »
Les discussions portant sur la possibilité de
mort neuronale causée par l’ECT se poursuivent. En
février 2000, Sterling affirmait, dans la revue Nature,
que les recherches sur la possibilité de mort
neuronale sont insuffisantes, alors qu’il existe des
indices de mécanismes pouvant la provoquer
Cette affirmation a été aussitôt
contestée par Fink et Abrams, deux éminents praticiens
des électrochocs aux États-Unis.

Actuellement, aucune étude chez l’humain n’a
permis de mettre en évidence une atteinte aux structures
cérébrales reliée à l’administration de l’ECT. Dans
une étude, des chercheurs ont utilisé la résonance
magnétique spectroscopique (« magnetic resonance
spectroscopic imaging ») pour suivre l’activité métabolique
dans l’hippocampe chez 17 patients traités par
ECT, chez un groupe témoin constitué de 24 personnes
en bonne santé et chez 6 patients remis d’une dépression
majeure sans ECT, tous appariés pour l’âge. Selon
les résultats, il est peu probable que l’ECT provoque
une mort neuronale ou une atrophie au niveau de
l’hippocampe, partie du cerveau impliquée dans des
troubles amnésiques.
Par contre, dans une étude sur des animaux,
on a détecté la mort de neurones de l’hippocampe
chez des rats qui ont reçu de la caféine avant la
séance d’électrochocs, alors que les rats qui n’en ont
pas reçu n’ont pas subi de pertes neuronales [Enns et
al., 1996]. Comme la caféine est occasionellement
utilisée comme médicament avant la séance d’ECT
chez certains patients ayant un seuil convulsif élevé,
la portée des résultats de cette étude sur des animaux
a fait l’objet de discussions. Le
dernier guide de pratique de l’American Psychiatric
Association appelle à la prudence losqu’on utilise de
la caféine et de la théophylline dans le cadre de l’ECT

• Les effets néfastes de l’ECT sur la cognition
augmentent avec la durée de la convulsion
[Miller et al., 1985]. Lors du placement unilatéral
droit des électrodes, il faut utiliser des
charges électriques plusieurs fois supérieures
au seuil convulsif pour atteindre une efficacité
semblable à celle du placement bilatéral. Par
contre, malgré l’utilisation de charges électriques
importantes, la technique unilatérale
droite provoque moins d’effets néfastes sur la
cognition que la technique bilatérale [Sackeim
et al., 2000b].
L’indépendance relative de l’effet thérapeutique
de la durée de la convulsion s’explique probablement
par le fait que la convulsion, qu’elle soit
physiquement observable ou identifiée par l’électroencéphalogramme
[Swartz, 2000], est la manifestation
de la dépolarisation des neurones du cortex
cérébral. Il est fort probable que l’effet thérapeutique
découle de la dépolarisation de structures cérébrales
plus profondes. C’est pourquoi, la tachycardie centrale,
dont le foyer d’origine se situe dans une structure
cérébrale profonde, semble un meilleur
indicateur de l’efficacité de la stimulation électrique.
Cette tachycardie, qui remplace la bradycardie
vagale qui suit le début de la stimulation électrique,
provient d’un centre cardio-accélérateur situé dans
l’hypothalamus. Selon les ésultats d’une étude incluant 24 patients, ceux qui avaient une tachycardie centrale plus importante
avaient besoin au total de moins de séances d’ECT
que les autres patients. Cette étude
récente confirme l’utilisation, par plusieurs médecins,
de la tachycardie centrale comme indicateur de la
propagation intracérébrale de la dépolarisation.

Tous cela nous amène au pour ou contre, voici donc les arguments
Les risques probants:

les risques d’ordre cardiovasculaire, respiratoire
ou allergique, inhérents à l’anesthésie
et à la curarisation;

l’existence de lésions expansives intracrâniennes
sans hypertension intracrânienne;

la proximité d’un épisode d’hémorragie
cérébrale;

un infarctus du myocarde récent ou une
maladie emboligène;

la présence d’anévrismes ou de malformations
vasculaires avec risque d’hémorragie;

l’existence d’un décollement de la rétine;

L’existence d’un phéochromocytome;

la prise de certains médicaments (par exemple,
des anticoagulants).

Conséquences sur les fonctions cognitives

Parmi les effets négatifs de l’ECT sur la cognition,
il est utile de distinguer les effets immédiats, les
effets à moyen terme et les effets à long terme.
Immédiatement après une séance d’ECT, le
patient est dans un état de confusion, et ce pour une
période pouvant aller de quelques minutes à
quelques heures. L’utilisation de la technique unilatérale
droite, d’impulsions courtes et de charges
électriques moins importantes diminue la durée de
cette période de confusion.
Les effets à moyen et à long terme comprennent
des conséquences sur la mémoire ainsi que sur
d’autres fonctions cognitives. En ce qui a trait aux
effets sur la mémoire, les électrochocs peuvent altérer
la mémoire antérieure aux séances (amnésie rétrograde)
et la mémorisation de nouveaux événements
(amnésie antérograde). L’amnésie antérograde
disparaît généralement en quelques mois, plus rapidement
que l’amnésie rétrograde. Un certain nombre
de patients subissent des effets permanents sur la
mémoire antérieure, sans que les études disponibles
ne soient en mesure de préciser ce risque.
La technique d’administration de la stimulation
électrique et le dosage de l’agent anesthésiant
jouent un rôle prépondérant dans la réduction au
minimum de ces effets néfastes.

Malgré de nombreuses recherches sur les
différents changements observés dans des modèles
animaux et chez l’humain, les liens entre ces changements
et l’effet thérapeutique de l’ECT restent
toujours inconnus. Trois grandes théories cherchent à
expliquer les modes d’action des électrochocs : a)
selon la théorie des neurotransmetteurs, l’ECT agirait
de façon analogue à celle des antidépresseurs en
influençant les systèmes dopaminergique, sérotonique
et adrénergique; b) selon la théorie hormonale, l’effet
thérapeutique proviendrait de changements au
niveau de certaines hormones d’origine hypophysaire;
c) selon la théorie anticonvulsivante, le mode
d’action de l’ECT serait relié à ses effets sur le seuil
convulsif

Cependant, mises ensemble, la multitude des
séquelles biochimiques de la stimulation électroconvulsivante,
les lacunes de notre connaissance
quant à leurs corrélations fonctionnelles et les
difficultés d’extrapolation d’un modèle animal à
l’humain ou d’un état normal à un état pathophysiologique,
rendent difficile l’attribution de
l’effet thérapeutique de l’ECT à la modification observable d’un transmetteur, d’un récepteur ou
d’un système en particulier

Bonjour à tous... je veux mettre mon grain de sel Smile

Je suis bipolaire et biochimiste(l'un va sans l'autre Laughing out loud ), je me suis intéressé aux traitements par électrochoc, car dans mes Hi et Down j'ai de sérieux troubles hallucinatoire et cognitif, je peux avoir un Hi de deux mois et plus rien me rappeller... c'est pénible sur le système. Mais bon, ont a trouver la juste médicamentation dans mon cas et je répond très bien au Lithium. Commençons:
Les risques:
Les risques associés aux électrochocs sont de
trois ordres : les complications physiques, la possibilité
d’une atteinte cérébrale et les conséquences négatives
sur les fonctions cognitives.

Complications physiques
Les principaux risques d’atteinte à l’intégrité
physique associés à l’ECT sont liés aux effets de
l’anesthésie, aux effets de la stimulation électrique sur
le système cardiovasculaire et aux impacts musculosquelettiques
de la convulsion. Notons cependant
que dans ce dernier cas, l’évolution de la méthode ’utilisation des électrochocs a permis d’éliminer les
problèmes musculo-squelettiques.

Atteinte cérébrale
Aucune étude chez l’humain n’a permis de
démontrer une atteinte des structures cérébrales à la
suite de l’administration d’électrochocs. Cependant,
des recherches récentes en épilepsie montrent un effet
des convulsions dans des modèles animaux et chez
l’humain. Les changements notés comprennent la
prolifération des cellules gliales et la perte neuronale
au niveau de l’hippocampe, ainsi qu’une réorganisation
des connexions synaptiques. À la lumière de
ces résultats et selon l’avis de plusieurs chercheurs
consultés, les électrochocs sont probablement
responsables de changements structurels ténus au
niveau de l’hippocampe, similaires à ceux qui sont
observés à la suite des convulsions épileptiques.

Bonjour à toi.

Je veux te faire part de mon expérience concernant la thérapie par électrocs. Pour te faire une histoire pas très longue, à la suite d`une séparation difficile, j`ai fait une dépression majeure suivi de 5 tentatives de suicide accompagné de longues périodes d`hospitalisation et cela dans une période de 4 ans. Je pleurais constamment, j`étais renfermée, je m`isolais et ne voyait pas d`espoir de m`en sortir. Lors de ma dernière hospitalisation, je n`étais plus moi-même et par les multiples médicaments que je prenais j`en étais rendu à halluciner, j`étais toute perdue et comme dernier recours, mon psychiatre m`a suggéré vivement de suivre la thérapie avec electrocs-chocs. Il m`a dit que je réduirais de facon significative les médicaments si je répondais à cette thérapie et comme je n`avais plus rien à perdre j`ai recu 12 traitements soit 1 électroc aux 2-3 jours. Tout se fait sous anesthésie générale qui dure à peine 5 min. et après tu retournes à ta chambre. Moi, j`étais particulièrement fatiguée entre chaque traitement mais le résultat en a valu la peine.. mais il ne faut pas s`attendre à un résultat immédiat style du jour au lendemain, tu vois le résultat quelques temps après. Pour ce qui est de la perte de mémoire, c`est vrai que j`en ai perdu pas de facon dramatique. Tu sais on a des gens autour de nous qui peuvent nous aider lorsque un détail nous manque.

Donc, en résumé pour moi ce fut bénéfique tandis que pour d`autres cela ne fonctionnent pas. Alors je te souhaite bonne chance dans le traitement que tu choisiras et si tu fais confiance à ton médecin il te guidera vers le meilleur traitement pour toi.

Amicalement,
Emotive

Merci pour ton témoignage Mika.

Dans quel état étais-tu avant de faire des électrochocs? Et quels ont été les effets sur toi?

Moi, je pleure beaucoup, je ne parle plus m'étant complétement renfermée, j'ai la tête en compote, je n'ai plus goût à rien du tout et surtout, je ne ressens plus rien. Bref, je me sens vraiment mal.

Merci pour ta réponse.

A bientôt Smile

Re:Traitements de le dépression par electrochocs...

Bonsoir Poulette 59.Je t,écris ces petits mots pour te rassurer sur les électrochocs.Moi aussi je suis bi-polaire et maniaco-dépressive ,je suis très fragile à succomber,alors n'aie pas peur pour le électrochcs on est sous anesthésie générale et tu te réveille très reposé ,mais c'est certain tu vas avoir pour quelque mois une perte de mémoire très minime.À ma première dépression en 1998 j'ai eu plus de six traitements et en 2000 j'en ai eu six autres et c'est généralement très efficace n'aie pas peur tu vas voir tu vas t'en sortir avec une médication à ta sortie de la clinique.,Sois patiente car moi j'ai pensé au suicide et aujourdh'ui ça va très bien.Je te souhaite bonne chance et bon courage ,je suis certaine que ça ira très bien .Je sais ce que tu vis car je l'ai vécu et je vais penser à toi.Mika2 : Smile Wink

je ne peux hélas pas t'apporter d'expérience concernant les électrochocs...
mais je peux te dire que toi aussi, tu t'en sortiras.

Courage.

Calinessa, du nord aussi. Wink

Bonjour Boultit,

Je vous remercie pour votre réponse.

Je vous souhaite également de joyeuses fêtes.

Chers amis internautes, n'hésitez pas à me faire part de vos témoignages, je suis réellement en grande détresse.

Merci d'avance.
Poulette59

Rebonjour

En vous relisant, j'ai bien saisi que vous n'étiez pas à votre première dépression, je m'excuse de mon erreur ceci pourrait changer la donne mais prenez le temps de bien en discuter avec votre médecin.

Je vous aime Boultit Passez de Bonnes Fêtes.

Le soleil reviendra .

Bonjour Poulette 59

J'ai un fils qui a subit deux séries d'électrochocs et ce apres plusieurs rechutes, il est diagnostiqué «Bipolaire» Je suis du Québec.

Nous vivons les suites de ces traitments avec lui, un jour à la fois, sans vraiment savoir ce que cela a bien pu lui donner, les changements sont tres minimes, et il a perdu beaucoup de mémoire depuis.

Je ne crois pas que vous pourriez recevoir de tels traitements avec une première dépression, cette remarque est gratuite, mais de par mon expérience, et mon vécu à côtoyer des gens atteint par la maladie mentale... je suis portée à croire ce que j'avance.

Pour ce qui est de la réputation de barbarie entourant ces traitements, je n'y ai vu rien de barbarre tout a été fait sous anesthésie et avec préparations adéquates, ce n'est qu'une question de seconde. Rien de similaire à ce qui se faisait par le passé . Je n'ai pas assité et j'ai quand même fait confiance au psychiâtre.

Je suis solidaire avec vous et croyez moi Le Soleil revient toujours.

Jer vous Aime et vous porterai dans mon coeur .

Boultit