Une vie de solitude

Bonjour à tous
Pour la première fois je me confie , l'exercice n'est pas facile pour moi mais j'aimerais avoir un avis sur mon problème. Voilà , en dehors de mes collègues et de quelques liens familiaux je n'ai aucune relation sociale .Je me suis isolé dés l'adolescence et depuis ma vie est partagé entre le travail et la télé , mon unique compagne. Evidemment dans un tel contexte je n'ai jamais eu la moindre relation amoureuse, ce qui serait inquiétant si j'avais 20 ans mais j'en ai bientôt le double!!
Vous comprennez maintenant le désastre .Pourtant j'ai toujours aspiré a une vie "normale". Je vous fais une petite confidence : je ne suis pas un extra terrestre mais un être humain avec tout les sentiments les envies les besoins que cela comporte. je vis donc dans la frustration depuis 20ans , et croyez moi ça n'est pas facile. Peut être a vécu quelque chose de similaire , comment s'en est il sorti?

Je ne sais pas si ce message sucitera un quelconque intêret ,sans doute est il un peu maladroit mais vous avez à faire à un type sur les jantes .
Amitiés

vie de merde

47 ans, pas d' amis, ni d' amies des jours complets à voir personne sauf ma sœur et mes parents, vie de merde écoeuré, plus les réflexions dans l' entourage ou les plus cons savent bien me fairent remarquer devant tout le monde que j' ai toujours été célibataire à 46 ans.vie de merde, j' en ai marre

Une vie de solitude :

Moin j'ais 48 ans, et aucune femme ne veut de moi parce que je suis moche. Je suis rejeté par les autres. Je fait avec, je n'ai pas le choix. Je n'attends rien de la vie, mais je sais que le jour de ma mort sera une délivrance pour moi.

Solitude

Je vis sensiblement la meme chose

Salut,

Au risque de répèter ce que d'autres ont déjà dit, vous n'êtes pas seul à vivre cette situation. Il est effectivement difficile pour beaucoup de gens que la solution n'est pas si simple que juste "sortir" de chez vous.
Je sais que vous ne souhaitez pas de conseils mais je vais renréchir sur le message de Yohan. Il existe des approches psychologiques très efficaces pour aider à modifier les situations d'isolement. Évidement, l'exploration des motivations profondes de ce qui vous a mené là peut être long mais la vie peut changer relativement rapidement.
Sans vouloir trivialiser la situation, le physique même le plus ingrat n'est pas un obstacle insurmontable à l'amour et l'affection. Par contre, nos malaises par rapport à notre apparence est parfois un défi énorme à l'intimité avec les autres.
bonne journée
D.

Ptijan,

Oui, me décider à changer m'a conduit non pas à une nouvelle vie, mais une autre dimension beaucoup plus riche de ma vie. Je ne connais pas tous les détails de votre vie, aussi, je ne vous juge nullement.

Je sais cependant, par expérience, que l'orsqu'on se retrouve face à un mur, on est certain de ne pouvoir continuer. Toutes les issues nous permettant de passer le mur semblent infranchissables. On cherche souvent les yeux fermés, refusant de voir certains moyens nous permettant de franchir ce mur qui se dresse devant nous.

Regardez l'échelle qui est au bout du mur; elle n'est peut-être pas en bon état, mais... si vous pouviez simplement jeter un oeil discret de l'autre côté... Vous oseriez peut-être un petit pas de plus pour vous asseoir sur le rebord du mur et observer ce qui se trouve de l'autre côté.

Un petit pas vous conduira à en faire un autre, à votre rythme...

Courage !

Gia

Chère Gia

Bien sur que je vous crois, je ne suis pas le seul à avois des difficultés hélas, et ça me désole plus que ça ne me rassure. Vous avez tenté de mettre fin à vos jours, j' imagine que ça à du provoquer un choc dans votre famille et que cet évênement à été le point de départ vers une nouvelle vie.

Moi je n'en suis jamais arrivé la , et je ne compte pas non plus y arriver rassurez vous.
Ma venu sur ce site n'est pas vraiment un acte de courage, c'est en constatant une énième fois que ma vie n'a été jusqu'ici qu'un gâchis monstrueux que je me suis décidé à confier un peu de mon fardeau qui devient trop lourd à porter.Aussi, je m'accroche à ce que je peux , même à de maigres espoirs de plus en plus illusoirs.
Voyez vous ma vie est sérieusement entamée , ça commence à être la panique.

Quant aux rapports sentimentaux , laissez moi vous préciser que j'ai été très tôt coupé de la mixité et , pour être clair , je n'ai jamais pu amorcer un début de conversation, j'ignore tout jusqu'au moindre contact physique et même verbal. Croyez moi , il y a un gouffre immense entre une existence normale et la mienne.

Consulter , j'y pense , il faudrait que je change radicalement de vie, et c'est pour protéger les dernières personnes de mon entourage , devenues trop fragiles pour supporter un boulversement brusque que j'y renonce pour le moment .Merci d'avoir pris de votre temps pour me lire et me répondre sachez que j'apprécie chaque encouragement .

Amicalement

Bonsoir ptijan,

Si je vous disais que dès l'âge de 4 ans, j'ai commencé à subir des traumatismes et que ça s'est terminé à l'âge de 34 ans ? Me croiriez-vous si je vous disais que j'ai vécu en enfer plus souvent qu'à mon tour, que j'ai voulu mourir et que ça n'a pas marché (quand la vie se rit de vous... Laughing out loud ), mais qu'aujourd'hui j'ai réussi le trois-quart de mes objectifs me permettant de vivre une vie équilibrée et que je suis enfin heureuse et sereine ?

C'est une question de motivation, de rage de vivre. Le fait de partager aujourd'hui sur ce forum prouve déjà une chose, c'est que vous ne croyez pas vraiment qu'il est trop tard, sinon vous n'auriez pas dépasser votre difficulté à parler de vous et de ce que vous vivez... Vous êtes à un doigt (le petit !) de faire des choses concrètes pour vous aider à trouver un équilibre.

Vous croyez vraiment qu'une femme qui s'intéresserait véritablement à vous partirait comme ça en courant ? Y'a bien des gens de condamner, alors ! Elle le ferait si vous lui déballiez tout ça au cour de la première heure de votre première rencontre. Mais si vous lui donnez le temps d'apprendre à connaître ce qu'il y a de beau en vous... Elle sera patiente et sûrement flattée de vous initier aux joies de l'amour !

Allez consulter d'abord. Demander de l'aide n'est pas une preuve de faiblesse, mais de courage et votre présence sur ce site me dit que vous n'en manquez pas !

Bonne chance.

Gia

Bonjour Liza54,

je me suis retrouvé dans beaucoup de vos déscriptions : enfance de solitude, liens familiaux uniquement etc.
Contrairement à vous, j'ai mal vécu cette atmosphère de replis et cette différence avec les autres. Du fait, ne pouvant (ou ne sachant) pas m'exprimer, à 23 ans j'ai voulu en finir...
Aujourd'hui à 32 ans et grâce à une psychothérapie ça va beaucoup mieux. J'ai encore des difficultés relationnelles mais je me sens mieux et ne désespère pas.
Je vous conseillerais donc d'ouvrir des portes, de tenter des choses pour faire émerger la capacité que vous avez (comme tout le monde!) de nouer des contacts, amitiés, amour... Je sais c'est très dure quand on a jamais été habituer à s'ouvrir mais je crois qu'il faut se donner des chances. L'aide d'un psychothérapeute est sans doute primordial car il est très difficile de changer seul un rapport aux autres établi depuis l'enfance.
Bon courage.

Meme situation

Bonjour à tous,

Je suis moi aussi 1 éternelle solitaire , timide, renfermée, isolée. Par choix jusqu'ici . J'ai toujours rejeté les autres , depuis toute petite . Je jouais seule , je me baladais seule. Mon emploi du temps se limitait au travail scolaire (bourreau de travail), à la télé/lecture , quelques balades en pleine nature et réunions de famille (famille très sympa pour la plupart, ouf). Mais j'étais heureuse comme ca !

Je n'avais quasiment pas d'amies , mes quelques amies étaient +/- comme moi . Ma famille n'a jamais été spécialement sociable (mes parents n'ont jamais invités leurs amis/collègues à la maison, les coups de téléphone étaient réservés à la famille...) En bref, je me sentais normale , je n'avais pas l'impression d'avoir de complexes ou de problèmes . Je voyais bien que les autres élèves de ma classe avaient 1 vie différente , et ca me posait aucun problème du moment qu'ils ne me cherchaient pas d'ennuis (ouf, la plupart du temps, on me laissait tranquille).

J'ai vécu comme ca très longtemps ! J'ai maintenant 28 ans , et je n'ai jamais eu de copain . Les ami(e)s sympas que je fréquente ne font que passer. Les collègues aussi . Je sens une immense tristesse grandir en moi, j'en est assez de cette vie inintéressante . J'ai un collègue très gentil qui me tend la main (pas que pour de l'amitié) et je n'arrive meme pas à aller vers lui . JE VEUX CHANGER MAIS JE NE SAIS PAS CHANGER !
Au secours !

Rebonjour
J'ai hésité un peu avant de vous envoyer ce dernier message, qui n'a d'autre but que de vous remercier.
J'ai été très touché par vos encouragements. En lisant vos réponses je me suis rendu compte que des gens qui souffrent, ou qui ont souffert peuvent garder intacte leur capacités d'écoute et de compassion, bravo.
Bien que je ne suis toujours pas résolu à me faire aider, cette solution reste dans un coin de ma tête ...peut être un jour.
Il ne me reste qu'a espérer croiser la route d'une fille sympathique, même rondelette, et ayant des qualités de coeur beaucoup trop rares à notre époque, qui acceperait de me dispenser quelques leçons particulières Wink .A moi qui, depuis ma déja lointaine petite enfance, n'a plus reçu aucun geste d'affection , même le plus anodin.
Sur ce je vous dis au revoir, à mon tour de vous souhaiter bon courage et bonne chance, car finalement nous en avons tous besoin.

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Pour faire suite à ptijan,

Je peux te dire que je suis une fille très ordinaire et rondelete. Ce n'est pas mon physique qui attire les gens. C'est plutôt ma gentillesse, mon humour et ma joie de vivre.

Vois-tu moi aussi j'ai eu une enfance difficile. J'ai été tout comme toi ridiculisée, humiliée... et j'en passe.

Je suis devenue très agressive arrivée à l'âge adulte à vivre tous ses frustrations. j'ai consulté un psy pour comprendre. j'ai appris à connaitre tous mes mécanismes de défenses. C'est normal de les utiliser à mauvais écient si on a été persécuté. Ce que je perçois, c'est que tu évites de vivre des moments qui pourrait te faire revivre l'humiliation de ton enfance. Je persiste à te suggérer de consulter, surtout que tu n'as rien à perdre et tout à gagner. Wink

J'ajouterais que si je renconterais un gars d'environs 40 ans et qui n'aurais pas d'expérience pratico pratique sur le plan sexuel, je ne partirais pas à la cours, au contraire... Je me sentirais privilègiez de lui apprendre à bien le faire hihi Laughing out loud

J'espère de tout mon coeur que tu te décideras un jours à tendre la main pour demander de l'aide.

Tout le monde vaux la peine qu'on les aime et qu'on les aide :!:

Amicalement,
Jojo

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Bonjour Ptijan,

Un petit mot pour vous dire de ne pas vous décourager et que vous pouvez vous en sortir. Si je me permets de dire cela c'est parce que j'ai un parcours à peu près similaire au votre avec une grande solitude et un replis sur moi même qui m'a posé des problèmes à l'adolescence et encore maintenant.
Vous dites que vous n'arriverez pas à consulter un psy... c'est ce que je me suis dit pendant des années, ne voyant pas ce que cela pourrait m'apporter. Finalement ne voyant pas d'issue, j'ai accepté d'en voir un, me disant que cela ne pouvait pas être pire... Là, après un (long) temps d'adaptation, les choses ont commencé à ce dénouer et je me sens mieux et m'accepte petit à petit.

Ceci pour vous dire que vous ne risquerez rien à voir quelqu'un si ce n'est de vous sentir mieux.
Comme d'écrire ici peut libérer, parler avec une personne compétente peut aussi améliorer votre situation.

Bon courage, Yohan.

Un grand merçi de m'avoir répondu.
Je me doute bien qu'il est difficilement compréhensible pour quelqu'un qui a une vie équilibrée d'imaginer que l'on puisse vivre de cette façon, mais j'ai beaucoup de mal à parler de moi c'est pourquoi je n'ai reussi qu'a mettre le dixième de ce que je voulais écrire. En fait je ne m'attendais même pas a une réponse.
Bien sûr plusieurs raisons m'ont conduites à m'isoler autant. En premier lieu j'ai subi un attouchement sexuel vers l'âge de dix ans . Il ne s'agit pas d'un viol , j'ai pu m'echapper avant que n'arrive le pire . Je n'ai jamais su évaluer toutes les conséquences de cet évênement, mais je suis sûr qu'il a contribué à amorcer une méfiance envers les gens.
Ensuite le climat familial à cet époque était disons assé tendu, je ne souhaite pas en dire plus sur ce point désolé.A la période charnière de l'adolescence ou tout se construit (ou se détruit) j'ai pris conscience que j'avais (et que j'ai toujours ) un physique franchement en dessous de la moyenne. Quand on est pas bien dans sa peau et en plus affublé d'un physique ingrat à cet âge il n'est pas rare que l'on subi des humiliations et autres remarques désobligeantes, et la scolarité devient rapidement un enfer. C'est à ce moment que j'ai commencer à me cloisonner de plus en plus , contenant difficilement des colères dévastatrices.
Mes résultats scolaires sont devenus rapidement catastrophiques, ce qui m'a conduit vers des emplois peu attrayant et peu valorisant.
Je vous passe les détails mais mon parcours scolaire à été dur quasiment jusqu'a la fin
A la sortie de cette longue période, entrant dans l'âge adulte , j'étais déja bien abimé. Devenu méfiant , méprisant j'en voulais à la terre entière.
La suite, c'est un cercle vicieux: plus on s'enferme, moins on devient attrayant pour les autres et plus on s'enferme.
Il y a maintenant un tel décalage entre une personne "normale" et moi qu'une rencontre et devenue impossible.Imaginons qu'une femme s'intéresse à moi (déja là nous sommes en pleine science fiction) , le jour ou je lui avouerais tout mon manque d'expérience je suis sûr qu'elle me battrait le record du cent mêtres féminin.
Voila j'ai tenté de résumer un peu de ce qui ma amené à une vie quasi monacale. On peut dire que madame la chance à fait un sacré détour le jour ou je suis venu au monde . Oui aujourd'hui je peux être symphatique aimable et gentil . mais je jamais pu me défaire de mon passé, je cultive toujours mes vieilles rancoeurs. A ce stade je pense que l'on va me conseiller de consulter directement un psy . J'y ai beaucoup réfléchis, je ne crois pas que j'y arriverais . Ceci dit je ne voudrais pas vous décourager de m'encourager mais mon "mode de vie" est tellement enraciné, et depuis si longtemps . Finalement je ne suis pas certain d'être venu chercher des solutions( je ne crois plus qu'elles existent pour moi il est trop tard) mais simplement apporter un petit témoignage qui , j'espère servira aux plus jeunes qui peuvent prendre le même chemin désastreux.
Sur ce je vous renouvelle mes amitiés sincères et encore merçi.

Cher ptijan,

Je peux seulement vous félicitez du premier pas que vous faites, soit vous confiez. Par contre, vous solicitez en moi bien des questions : pourquoi se retrait social ? est-ce du à une gène ou une timidité profonde :oops: ? faites-vous de l'évitement ? Avez-vous peur de la réaction des gens ou vous pensez à ce point être inintéressant ?

Pour ma part, je peux vous dire que c'est pas si difficle de faire des rencontres. Les clubs sociaux, les activités sportives ou les lieux d'échanges sont des endroits propices pour rencontrer des gens. Il faut aussi trouver des sujets de discussions. Parlez de votre travail, de vos passe temps, de voyage, de lecture, de vos connaissances, etc. et surtout soyez à l'écoute des autres. Les gens aiment bien quand on est attentif à eux. Wink

Vous me sembler fort sympatique, donc tentez quelque chose...

Je vous souhaite tout la meilleure chance du monde et un peu de courrage, vous allez trouver !!!

Amitié