La Chine a récemment lancé un projet d'éducation visant une population de 100 millions d'étudiants et élèves dans 10 000 écoles. 100 millions de yuans seront consacrés dans les années à venir à promouvoir l'éducation à la sexualité et l'éducation de la prévention du sida ainsi qu'à venir en aide aux enfants et orphelins victimes du virus. (1)
La Chine a attendu longtemps avant de reconnaître le sida. Voir: La Chine éduque ses étudiants face au sida.

Un problème de sang contaminé négligé a contribué au développement du sida dans ce pays. Voici l'historique que fait Wikipédia de cette affaire:

"Dans les années 1990, dans la province du Henan, les autorités, et notamment Liu Quanxi, directeur de la Santé du Henan, ont été responsables de la transmission du virus à très grande échelle par transfusion sanguine. Les dons étant rémunérés, les donneurs (essentiellement des paysans pauvres) affluaient en masse, alors que les conditions sanitaires étaient précaires et qu'il n'y avait aucun suivi des produits. La contamination a même touché les donneurs, avec des partages de seringue, et du sang d'autres donneurs réinjectés après extraction du plasma. Cette épidémie a laissée la province exsangue, avec de nombreux orphelins ; on estime que certains villages, dits « villages sida », ont été touchés à 80 %. Ces pratiques n'ont été interdites qu'en 1998. L'affaire a été révélée par le docteur Gao Yaojie en 1996.

On suppose que les autorités locales ont eu l'appui du pouvoir central ; ainsi, le docteur Gao Yaojie n'a-t-il pas pu se rendre à New York recevoir le prix Jonathan Mann à l'ONU en 2001. On peut également signaler l'enlèvement le 24 août 2002 de Wan Yanhai, fondateur de l'association Aizhi Action Project, qui avait contribué à diffuser l'information sur ce scandale ; il fut libéré le 20 septembre. Ma Shiwen, un des responsables de la Santé du Henan, fut arrêté en août 2003 pour avoir révélé des secrets sur le scandale du sang contaminé.

Les autorités ayant totalement abandonné ces personnes, des émeutes ont eu lieu. Certains ont même tenté de contaminer des habitants de la ville de Tianjin en les piquant avec des aiguilles infectées en signe de protestation.

Au total, la population de 23 provinces (sur 30) serait concernée par les conséquences de ces pratiques, et notamment le Henan, l'Anhui, le Hubei et le Hebei, avec des centaines de milliers, voir selon certains plus d'un million de personnes contaminées." (2)

Sources:
(1) Ttoute la Chine, 25 décembre 2006
(2) Wikipédia : L'affaire du sang contaminé