Avec la saison estivale qui s'amorce et les vacances qui débutent, le ministère québécois de la Santé a publié un communiqué pour sensibiliser « à la nécessité de prendre des mesures pour se protéger contre l'infection à la maladie de Lyme et tout particulièrement les personnes qui pratiquent des activités extérieures dans certaines régions plus à risque ».

Le communiqué indique aussi qu'un traitement préventif par antibiotiques pourrait être prescrit dans certaines situations chez des personnes piquées par une tique, dans les deux MRC où le risque est plus élevé.

Voici le texte du communiqué :

« Il faut que les gens prennent conscience du fait qu'une piqûre de tique peut ne pas être banale. Dans certaines régions du sud du Québec, notamment l'Estrie, la Montérégie et le Centre-du-Québec, le risque de contracter la maladie de Lyme est réel, et ses conséquences peuvent être importantes, surtout si l'infection n'est pas détectée et traitée à temps. J'invite donc la population à prévenir cette infection en prenant les précautions nécessaires avant de pratiquer des activités extérieures », a déclaré le directeur national de santé publique, docteur Horacio Arruda.

Pour éviter d'être piqué par une tique dans les zones plus à risque, il est recommandé, lors d'une activité en milieu forestier ou dans la haute végétation entre avril et novembre, de porter des vêtements longs et de couleur claire et d'utiliser un chasse-moustique contenant du DEET ou de l'icaridine pour les parties exposées, hormis le visage. Il est préférable de n'emprunter que les sentiers et d'éviter de marcher dans les herbes hautes. Ces quelques mesures simples et efficaces permettront de bien profiter de l'été, sans risquer de nuire à sa santé.

Il est également important de bien examiner sa peau au retour d'une telle activité, afin de détecter la présence possible d'une tique sur le corps. En cas de piqûre, il est important de retirer la tique adéquatement, dès qu'on s'en aperçoit, de l'endroit où elle s'est fixée sur la peau, idéalement dans un délai de 24 heures. Si des manifestations cliniques telles que des rougeurs à l'endroit de la piqûre, de la fièvre, des maux de tête, de la fatigue, une raideur à la nuque ou des douleurs aux muscles ou aux articulations surviennent au cours du mois suivant, contactez le service Info-Santé au numéro de téléphone 8-1-1.

Des zones plus à risque

Un ensemble d'indicateurs laissent croire que le risque d'infection est plus élevé dans les MRC de Brome-Missisquoi et de la Haute-Yamaska. Dans ce contexte, la Direction régionale de santé publique de l'Estrie (DRSP) indique qu'un traitement préventif par antibiotiques pourrait être prescrit dans certaines situations chez des personnes piquées par une tique, dans ces deux MRC. Pour plus d'informations, consultez le site de la DRSP à l'adresse suivante : www.santeestrie.qc.ca.

« La maladie de Lyme est en progression au Québec depuis quelques années déjà, mais demeure assez mal connue de la population. En raison de l'augmentation notable du nombre de cas acquis au Québec depuis quelques années, il demeure crucial d'informer les gens des risques de contracter cette maladie, lors d'activités extérieures dans certaines régions plus à risque, ainsi que des mesures à prendre pour protéger leur santé », a conclu le docteur Arruda.

Pour ce qui est des informations détaillées concernant l'ensemble du Québec, visitez le http://sante.gouv.qc.ca/problemes-de-sante/maladie-de-lyme/.

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