Le déremboursement de la viscosupplémentation, c'est-à-dire les injections intra-articulaires d’acide hyaluronique (Durolane, Arthrum, Synvisc-One, Euflexxa) pour le traitement de l'arthrose a été annoncé par la direction de la sécurité sociale (DSS) et la direction générale de la santé (DGS) dans une lettre d’intention envoyée aux fabricants de ces produits.

L'Association de lutte antirhumatismale (AFLAR), qui compte plusieurs laboratoires pharmaceutiques dans ses « partenaires institutionnels », exprime son désaccord et sa déception dans un communiqué.

D'autres médicaments contre l'arthrose, les anti-arthrosiques symptomatiques d’action lente (AASAL) tels que Chondrosulf, Art 50, Voltaflex, Piasclédine… sont déremboursés depuis mars 2015.

En 2013, la revue Prescrire considérait que « les injections intra-articulaires d'acide hyaluronique soulagent au mieux modestement les patients souffrant d'arthrose du genou, au prix de réactions locales, et parfois d'effets indésirables graves. »

L'efficacité de ces médicaments n'est pas démontrée, indiquait la revue. Dans une étude publiée en 2012, rapportait-elle, qui synthétisait les essais ayant comparé l'acide hyaluronique au placebo ou à l'absence de traitement chez environ 12 500 patients, l'effet antalgique apparaissait faible. Les résultats étaient identiques, quels qu'aient été la durée du suivi (3 mois, 6 mois ou plus de 6 mois), le nombre d'injections, ou le type de substance injectée. « Des hospitalisations, des pertes d'autonomie et autres événements graves survenus à la suite de l'injection intra-articulaire ont été rapportés chez plus de 3 500 patients. »

En juin 2015, la revue estimait aussi que les AASAL déremboursés n'étaient « pas utiles ».

Psychomédia avec source : Doctissimo.
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