Des cellules immunitaires patrouillent l'intestin pour s'assurer que les microbes nuisibles provenant des aliments n'envahissent pas le corps. Des cellules qui peuvent déclencher une inflammation sont équilibrées par d'autres qui favorisent la tolérance, ce qui permet de protéger le corps sans endommager les tissus sensibles.

Lorsque l'équilibre penche trop vers l'inflammation, une maladie inflammatoire de l'intestin peut en résulter.

Luisa Cervantes-Barragan et Marco Colonna de l'Université de Washington à St. Louis ont, avec leurs collègues, découvert qu'un type de cellule immunitaire favorisant la tolérance apparaît chez les souris qui portent une bactérie intestinale spécifique, la Lactobacillus reuteri, qui fait normalement partie du microbiome.

Ils ont aussi découvert que la bactérie a besoin de tryptophane, un élément constitutif des protéines, pour déclencher l'apparition de ces cellules immunitaires. Ces travaux sont publiés dans la revue Science.

Des aliments riches en protéines contiennent des quantités appréciables de tryptophane : noix, œufs, graines, légumineuses, volailles (dinde, poulet...), yogourt, fromage et même, le chocolat.

Lorsque des souris portant la bactérie recevaient le double de tryptophane dans leur alimentation, le nombre de ces cellules augmentait d'environ 50 %. Lorsque la quantité de tryptophane était divisée par deux, le nombre de cellules diminuait de moitié.

Les humains ont les mêmes cellules immunitaires qui favorisent la tolérance que les souris et la plupart portent la bactérie, précisent les chercheurs. Et, des mutations dans les gènes liés au tryptophane ont été trouvées chez des personnes atteintes d'une maladie inflammatoire de l'intestin.

Si les résultats de cette étude sont confirmés chez l'humain, une combinaison de L. reuteri et d'une alimentation riche en tryptophane pourrait favoriser un environnement intestinal plus tolérant et moins inflammatoire, ce qui pourrait représenter un soulagement pour les gens qui souffrent de douleur abdominale et de diarrhée, concluent les chercheurs.

Un type de syndrome du côlon irritable lié à un épuisement du système immunitaire

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Psychomédia avec source : Washington University School of Medicine - St-Louis.
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