Schizophrénie: remise en question de la médication hâtive

Selon une revue des recherches publiées sur le sujet, il n'y aurait pas de preuves que s'abstenir de traiter par médicament les premiers épisodes de schizophrénie soit dommageable à long terme. Ce qui jette le doute sur la pratique actuelle, recommandée par l'American Psychiatric Association, de traiter immédiatement, souvent avant que le diagnostic devienne évident, avec des anti-psychotiques pour au moins un an.
Selon l'auteur, ces résultats sont importants car ces anti-psychotiques peuvent avoir de sérieux effets secondaires chez près de la moitié des patients, tels que la prise de poids importante, l'agitation, les mouvements involontaires et l'apparition du diabète à l'âge adulte.

Ces résultats controversés ouvrent la voie pour des recherches visant à identifier les nombreux patients qui n'ont pas besoin de la médication pour que leur état s'améliore. Dans les 25 dernières années, selon l'auteur, il y a eu peu d'efforts pour identifier les 25% à 40% de ceux qui peuvent se rétablir à l'aide de traitement psychosocial et ceux qui ne peuvent être aidés par les médications actuelles. La recommandation actuelle de traiter avec des antipsychotiques immédiatement à la première appartion d'un épisode de schizophrénie empêche cette recherche.

La recherche a été réalisée par une équipe de l'Université of Southern California. Six recherches, publiées depuis 1950 ont été analysées.

Source: www.usc.edu

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