Schizophrénie : le manque d'une protéine réduit les connections cérébrales

Les symptômes de la schizophrénie pourraient être provoqués par un faible niveau d'une protéine nécessaire pour la communication entre les cellules nerveuses, selon une étude publiée dans les Proceedings of the National Academy of Science.

Peter Penzes et Michael Cahill de l'Université Northwestern ont constaté que de faibles niveaux de la protéine kariline dans le cortex frontal étaient liés à une faible quantité de voies de connections, les épines dendritiques (1), entre les cellules nerveuses. La circulation des informations entre les cellules subit ainsi un embouteillage. Les informations prennent plus de temps à se rendre d'une cellule à l'autre ou ne se rendent pas.
Les chercheurs ont constaté cet effet de la kariline en créant un modèle de souris ayant un faible niveau de kariline. Elles ont développé les symptômes de la schizophrénie à l'adolescence (à l'âge de 2 mois). Ce qui imite le délai d'apparition de la maladie chez l'humain. Dans le développement normal, la production de kariline augmente à l'adolescence.

"Cette découverte ouvre une nouvelle direction pour le traitement des symptômes cognitifs de la schizophrénie pour lesquels il n'y a actuellement pas de traitement", dit Penzes. "Elle suggère que stimuler l'activité de la kariline pourrait améliorer ces symptômes."

Les seuls traitements pour la schizophrénie sont les médicaments antipsychotiques. Ils agissent sur les hallucinations et ont un effet calmant mais ils n'améliorent pas la mémoire de travail (la capacité de retenir et utiliser l'information pour une tâche ou un raisonnement), la capacité de penser et le comportement social, explique Penzes.

(1) Les dendrites des cellules nerveuses, et plus particulièrement les épines dendritiques, reçoivent les informations des autres cellules nerveuses.

Psychomédia avec source:
Eurekalert

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DOSSIER: Schizophrénie et troubles psychotiques