Les souris ainsi modifiées semblent présenter certains comportements des personnes
atteintes de la maladie. Les chercheurs estiment que ce modèle aidera à identifier de
meilleurs traitements. Ils testent actuellement l'efficacité des médicaments
antipsychotiques (neuroleptiques) actuellement sur le marché.
Les chercheurs ont créé ces souris en supprimant, dans les interneurones, un gène potentiellement associé à la schizophrénie, le ErbB4. Les interneurones sont des cellules nerveuses (ou neurones) qui contribuent, en exerçant une action inhibitrice, à ralentir les neurones (appelés les cellules pyramidales) du cortex préfrontal liés aux prises de décision.
Dans des travaux précédents, l'équipe de recherche avait identifié comment le gène ErbB4 et un autre gène, le neuregulin-1, travaillaient ensemble pour équilibrer l'activité de ces cellules pyramidales. Ils rapportaient en 2007, dans la revue Neuron, que ces deux gènes contribuaient à maintenir un équilibre sain entre excitation et inhibition en augmentant la libération de GABA, un neurotransmetteur inhibiteur important pour la communication entre cellules dans le cortex préfrontal.
La suppression du gène ErbB4 altère l'équilibre entre excitation et inhibition en empêchant l'apport de l'inhibiteur GABA aux cellules pyramidales. Ce qui a eu pour effet de provoquer, chez les souris, des comportements potentiellement similaires à certains comportements caractéristiques de la schizophrénie, notamment un trouble de la mémoire à court terme.
Dr. Mei fait l'hypothèse que chez les personnes schizophrènes, les interneurones du cortex préfrontal ne jouent pas normalement leur rôle d'inhibition des cellules pyramidales et que le niveau de base d'excitation de ces dernières est probablement élevé.
Psychomédia avec source:
Science Daily
Tous droits réservés
Voyez également:
DOSSIER Psychomédia: Schizophrénie et trouble psychotiques
Les chercheurs ont créé ces souris en supprimant, dans les interneurones, un gène potentiellement associé à la schizophrénie, le ErbB4. Les interneurones sont des cellules nerveuses (ou neurones) qui contribuent, en exerçant une action inhibitrice, à ralentir les neurones (appelés les cellules pyramidales) du cortex préfrontal liés aux prises de décision.
Dans des travaux précédents, l'équipe de recherche avait identifié comment le gène ErbB4 et un autre gène, le neuregulin-1, travaillaient ensemble pour équilibrer l'activité de ces cellules pyramidales. Ils rapportaient en 2007, dans la revue Neuron, que ces deux gènes contribuaient à maintenir un équilibre sain entre excitation et inhibition en augmentant la libération de GABA, un neurotransmetteur inhibiteur important pour la communication entre cellules dans le cortex préfrontal.
La suppression du gène ErbB4 altère l'équilibre entre excitation et inhibition en empêchant l'apport de l'inhibiteur GABA aux cellules pyramidales. Ce qui a eu pour effet de provoquer, chez les souris, des comportements potentiellement similaires à certains comportements caractéristiques de la schizophrénie, notamment un trouble de la mémoire à court terme.
Dr. Mei fait l'hypothèse que chez les personnes schizophrènes, les interneurones du cortex préfrontal ne jouent pas normalement leur rôle d'inhibition des cellules pyramidales et que le niveau de base d'excitation de ces dernières est probablement élevé.
Psychomédia avec source:
Science Daily
Tous droits réservés
Voyez également:
DOSSIER Psychomédia: Schizophrénie et trouble psychotiques
Des chercheurs ont créé ce qu'ils considèrent comme un premier modèle animal de la

Hypertension: la marche à bon pas peut compenser la disposition génétique
Des doutes sur la théorie du bon cholestérol
Les types de gras et non la quantité totale liés à la mémoire et aux capacités mentales
À calories égales, manger de soir et de nuit ferait prendre plus de poids
Les parents seraient plus heureux
Les oméga-3 réduiraient les dommages cérébraux causés par le sucre
DMS-5 : la définition des maladies mentales ne doit pas être laissée aux seuls psychiatres, estiment certains
Le sommeil atténue la disposition génétique à la prise de poids
Stress et détresse psychologique des agriculteurs
Deux clés pour devenir plus heureux et le rester
DSM-5: deux diagnostics controversés sont retirés
Les antidépresseurs font plus de mal que de bien, estiment des chercheurs
Cancer du sein: abandonner les buts inatteignables et en fixer de nouveaux favorise le bien-être
Apprendre avant le sommeil favorise la mémorisation
Antipsychotiques, antidépresseurs et anticonvulsivants largement prescrits de façon non conforme au Québec
États généraux de l'action et de l'analyse féministes, 25 et 26 mai à Québec
TEST : Évaluez votre niveau d'intelligence émotionnelle
TEST : Perte de mémoire normale, déficit cognitif léger, maladie d'Alzheimer ?
De l'ignorance à la confiance envers les gouvernements
DOSSIER: Stress et anxiété
DOSSIER: Maigrir sainement
Insomnie: 4 façons de ralentir avant le coucher afin de favoriser le sommeil
Quels sont les différents types de psychothérapie ?
DOSSIER La psychothérapie pour le traitement de la dépression
Dépression, trouble bipolaire: les neuroleptiques prescrits sans tenir compte du poids et des facteurs de diabète
Les médecins ne meurent pas comme plusieurs: ils évitent les traitements excessifs
Les antidépresseurs entraîneraient une dépendance et un sevrage
