Les stratégies mentales des athlètes olympiques peuvent vous aider

Avant d'exécuter une figure complexe, un patineur artistique doit la visualiser mentalement. Cela fonctionne presque instantanément selon Randy Garder, deux fois médaillé olympique. "Une fois que vous voyez le mouvement en esprit, vous pouvez le faire."
La visualisation, le développement de la concentration et le choix stratégique de buts font partie de l'entrainement des athlètes. Plusieurs de leurs techniques peuvent aider les sportifs amateurs à améliorer leur performance ou encore aider une personne à perdre du poids.

La visualisation permet d'entrainer des habiletés, de se préparer à se concentrer sur les aspects pertinents au bon moment et de se préparer à réagir à des imprévus.

Le conditionnement émotionnel et mental est crucial car, à tous les niveaux de compétition, tous sont plutôt égaux physiquement. Ce sont ceux qui peuvent composer avec le bruit, le stress, la pression et la distraction qui sont ceux qui gagnent selon Jenny Susser, psychologue du sport. C'est aussi important que l'entrainement physique.

Dans une figure de patin artistique, par exemple, vous devez vous concentrer sur votre partenaire et ne pas porter attention à la foule ou au comportement des juges. L'anxiété, les doutes, les peurs peuvent aussi être réduits en dirigeant son attention sur des éléments particuliers. Un athlète doit observer et identifier quelles sont les distractions qui lui nuisent afin de mieux contrôler son attention.

Établir de bons buts est une clé très importante selon Susser. Un but doit être spécifique, mesurable, orienté vers l'action et réaliste tout en mettant au défi. Il doit aussi être réalisable dans un temps raisonnable afin que les résultats encourageants maintiennent la motivation. Des buts orientés vers l'action sont centrés sur ce qu'il faut faire pour l'obtention du résultat désiré.

Pour se fixer de bons buts, l'ajustement des attentes est un aspect important. Prendre régulièrement quelques minutes de préparation pour ajuster ses attentes peut aider grandement. Se remettre à l'exercice après quelques années, par exemple, n'est pas facile. Sans préparation, le désappointement est assez probable.

Source: Webmd


Sandra Laoura, à peine revenue de blessure, décroche à Turin la médaille de bronze en ski de bosses:
"Le fait de m'être blessée m'a permis d'arriver plus fraîche ici, raconte Sandra Laoura, mais surtout de mettre en place un travail de visualisation, et de vidéo important. Je sais mieux me gérer."
Le Monde

La skieuse acrobatique québécoise Stéphanie St-Pierre à la veille des jeux de Turin:
L'athlète âgée de 20 ans mise grandement sur la visualisation dans sa préparation psychologique. Depuis un an, elle revoit dans sa tête le moindre détail afin de ne pas se laisser distraire par les à-côtés des Jeux olympiques (la présence des médias, les gradins remplis, l'aménagement du site, etc). «Au bout du compte, c'est une piste de bosses avec deux rampes de saut comme dans n'importe quelle compétition de la Coupe du monde.»
Cyberpresse


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