En 2003, une étude (1) analysant les recherches existantes sur l'efficacité du debriefing psychologique ne trouvait pas d'évidence convainquante que le debriefing réduit l'incidence de stress pos-traumatique. Certaines recherches avec groupe contrôle suggèrent même qu'il peut interférer avec le rétablissement naturel.
Alors que la plupart des participants interrogés disent avoir été aidés par ces interventions, les recherches contrôlées (c'est-à-dire qui comparent l'évolution des participants à celle de non-participants) montrent peu ou aucun effet de prévention par rapport au stress post-traumatique. Le fait que les gens rapportent avoir été aidés peut n'être qu'une expression polie de reconnaissance pour l'attention reçue selon les auteurs. (Nous pouvons aussi faire d'autres hypothèses telle qu'une aide réelle ressentie à court terme.) "La plupart des recherches, précisent-ils, montrent que les gens ayant bénéficié d'un debriefing n'évoluent pas mieux que ceux n'en ayant pas reçu.
Selon les auteurs, la vaste majorité des survivants de traumatisme surmontent leurs réactions initiales sans aide professionnelle.
D'autres facteurs tels que l'histoire familiale de troubles psychologiques et le réseau familial et d'amis s'avèrent être de meilleurs prédicteurs de l'évolution par rapport au stress post-traumatique.
Une recherche publiée en 2006 (2) va dans le même sens. Les chercheurs ont évalué l'évolution des survivants de l'explosion d'un entrepôt de pièces pyrotechniques aux Pays-Bas.
Ils n'ont pas observé de bénéfices à la ventilation émotionnelle et aux interventions d'information sur les symptômes de stress post-traumatique, d'anxiété et de dépression. Le debriefing émotionnel semblait avoir eu un effet négatif chez les participants ayant des symptômes d'hyperactivation (sursauts, hypervigilance, etc.).
Psychomédia avec sources:
(1) Richard J. M. et al. "Does Early Psychological Intervention Promote Recovery From Posttraumatic Stress?" Psychological Science in the Public Interest, November 2003.
(2) Sijbrandij, M. and al. (2006). Emotional or educational debriefing after psycholocial trauma. British Journal of Psychiatry, 189, 150-155.
Voyez également:
Qu'est-ce que le stress post-traumatique
DOSSIER: Traumatismes et état de stress post-traumatique
Alors que la plupart des participants interrogés disent avoir été aidés par ces interventions, les recherches contrôlées (c'est-à-dire qui comparent l'évolution des participants à celle de non-participants) montrent peu ou aucun effet de prévention par rapport au stress post-traumatique. Le fait que les gens rapportent avoir été aidés peut n'être qu'une expression polie de reconnaissance pour l'attention reçue selon les auteurs. (Nous pouvons aussi faire d'autres hypothèses telle qu'une aide réelle ressentie à court terme.) "La plupart des recherches, précisent-ils, montrent que les gens ayant bénéficié d'un debriefing n'évoluent pas mieux que ceux n'en ayant pas reçu.
Selon les auteurs, la vaste majorité des survivants de traumatisme surmontent leurs réactions initiales sans aide professionnelle.
D'autres facteurs tels que l'histoire familiale de troubles psychologiques et le réseau familial et d'amis s'avèrent être de meilleurs prédicteurs de l'évolution par rapport au stress post-traumatique.
Une recherche publiée en 2006 (2) va dans le même sens. Les chercheurs ont évalué l'évolution des survivants de l'explosion d'un entrepôt de pièces pyrotechniques aux Pays-Bas.
Ils n'ont pas observé de bénéfices à la ventilation émotionnelle et aux interventions d'information sur les symptômes de stress post-traumatique, d'anxiété et de dépression. Le debriefing émotionnel semblait avoir eu un effet négatif chez les participants ayant des symptômes d'hyperactivation (sursauts, hypervigilance, etc.).
Psychomédia avec sources:
(1) Richard J. M. et al. "Does Early Psychological Intervention Promote Recovery From Posttraumatic Stress?" Psychological Science in the Public Interest, November 2003.
(2) Sijbrandij, M. and al. (2006). Emotional or educational debriefing after psycholocial trauma. British Journal of Psychiatry, 189, 150-155.
Voyez également:
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