La fréquence du trouble explosif intermittent sous-estimée

Le trouble explosif intermittent, caractérisé par des explosions de colère violentes, survenant par exemple dans la rage au volant ou la violence conjugale, serait plus courant que ce que les experts estimaient, selon une récente étude financée par le National Institute of Mental Health américain. Il pourrait affecter jusqu'à 7.3% des adultes américains.

Ce trouble est caractérisé par des attaques de colère explosive qui sont hors de contrôle et hors de proportion avec les événements et qui conduisent à des voies de fait graves ou à la destruction de biens.
Commençant typiquement vers le début de l'adolescence, ce trouble précède souvent, y disposant peut-être, des diagnostics de dépression, d'anxiété, et d'abus de drogues ou d'alcool. Dans cette étude, 82% des gens qui présentaient le trouble explosif avaient aussi reçu un de ces diagnostics.

Peu de gens présentant le trouble sont traités selon l'un des auteurs. Ils ne pensent habituellement pas qu'ils ont un problème. Ils pensent que quelqu'un d'autre a un problème. Mais il y a des traitements efficaces, tels que la thérapie cognitive comportementale et les antidépresseurs de la classe des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine, indique le chercheur.

Pour recevoir le diagnostic, une personne doit avoir eu trois épisodes au cours de la vie d'agressivité impulsive hors de proportion avec l'événement précipitant.

Les gens qui ont eu trois épisodes à l'intérieur d'une année ont un trouble plus sévère et persistent, particulièrement s'ils ont attaqué des gens et la propriété. 4% des adultes seraient concernés par ce niveau de sévérité, associé à une difficulté de fonctionnement importante, avec une moyenne de 43 attaques au cours de la vie.

Le trouble peut disposer à la dépression, l'anxiété et l'abus d'alcool et de drogue en amenant des expériences de la vie stressantes, telles que les difficultés financières et le divorce.

Bien que la prévalence de ce trouble estimée dans cette étude soit plus élevée que ce que les recherches antérieures indiquaient, les chercheurs croient qu'elle est conservatrice.

Par exemple les explosions de colère chez les gens qui ont un trouble bipolaire ont été exclues. Les recherches antérieures ont montré peu de chevauchement entre le trouble explosif intermittent et les autres troubles associés avec la violence impulsive telles que les troubles de la personnalité antisociale et limite (borderline).

L'étude a été réalisée avec 9,282 personnes.

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